digue

Publié le 12 Juillet 2016

Bonjour à tous

"Santé sexuelle : Comment utiliser une digue, ce préservatif pour cunnilingus et anulingus. A l'image du préservatif, ce dispositif permet de se prémunir des infections sexuellement transmissibles.

Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir. Mais là où il y a un risque inutile d’attraper une infection sexuellement transmissible (IST), il n’y en a pas vraiment non plus. D’où l’importance d’avoir des rapports sexuels protégés. Si le port du préservatif en cas de pénétration et, dans une moindre mesure, de fellation, est entré dans les mœurs, l’usage de moyens de protection en cas de cunnilingus ou d’anulingus l’est nettement moins. Pourtant, les risques d’attraper des IST lors de ces rapports bucco-génitaux sont bien réels. Mais il est possible de s’en protéger. Comment ? En utilisant une digue dentaire.

Une digue dentaire, à l’origine, c’est un champ opératoire, ce petit carré de latex ou de polyuréthane mince et souple utilisé par le dentiste quand il soigne une ou plusieurs dents, qu’il veut isoler du reste de la bouche et de la salive. Mais, vous le savez désormais, la digue dentaire est aussi un rempart contre les IST en cas de rapport bucco-génital ou bucco-anal. D’ailleurs l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (INPES) le rappelle : la bouche est un organe sexuel à part entière.

Populaire, la sexualité orale est de plus en plus plébiscitée, en particulier chez les adolescents, entre partenaires de même sexe, mais pas que, et nombreux sont ceux qui considèrent qu’elle est sans risque. Or cette pratique peut être à l’origine d’IST entre partenaires tant au niveau buccal qu’ano-génital. « La bouche est potentiellement vectrice et victime d’IST, a indiqué le Dr Fabrice Campana, chirurgien-dentiste au Centre Massilien de la Face à Marseille, lors d'une conférence sur la santé bucco-dentaire donnée par l' Association dentaire française (ADF). Une trentaine de bactéries, virus et parasites se transmettent sexuellement y compris lors de pratiques oro-génitales (fellation, cunnilingus, anulingus) ». VIH, herpès, papillomavirus, hépatite B, gonocoques ou encore chlamydias peuvent ainsi se transmettre en pratiquant le sexe oral. « Tout comme la syphilis, qui est en forte recrudescence depuis quelques années, alerte le Dr Campana. Justement du fait d’ une sexualité orale non protégée ».

Donc, quand l’ambiance se réchauffe, au même titre que l’on sort un préservatif au moment de la pénétration, on pense désormais à utiliser une digue avant de passer aux caresses bucco-génitales. Encore faut-il arriver à se procurer ce moyen de protection peu connu, mais qui fait de plus en plus parler de lui. Comme un préservatif classique, la digue est, bien sûr, à usage unique et à jeter après utilisation. Faute de campagne de prévention d’ampleur sur elle, la digue reste assez méconnue et boudée, d’autant qu’il faut un peu d’entraînement avant de maîtriser son usage.

Enfin, histoire d’être complètement au taquet sur le volet de la sexualité orale bien protégée, il faut savoir qu’une mauvaise hygiène bucco-dentaire, tout comme la présence d’une blessure ou d’une inflammation muco-gingivales favorisent la transmission des IST. Il y a un certain timing à respecter, préconise le Dr Campana. Il est recommandé d’éviter le brossage et l’utilisation de fil dentaire dans l’heure précédant et suivant un rapport sexuel oral".

(Source : http://www.20minutes.fr)

Tonton Daniel

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #sexualité

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