jardins d'orient

Publié le 3 Juillet 2016

Bonjour à tous

A l'origine étaient l'aridité du désert, les oasis, les fleuves de Mésopotamie et les palmiers dattiers. Puis, avec la civilisation humaine, vinrent les canaux, les aqueducs, les fontaines, les bassins d'irrigation, les jardins suspendus de Babylone et de Ninive. Enfin furent dessinés les premiers jardins orientaux, géométriques, rectangulaires, fermés sur eux-mêmes et séparés en quatre parties égales par autant de canaux représentant les fleuves du paradis.

D'abord utilitaire et nourricier, puis symbolique et princier, l'espace clos devient peu à peu un lieu de détente, de délices, de musique ou de contemplation. Au jardin qu'elle structure, l'eau est partout, elle rafraichit, désaltère, murmure avec les oiseaux et permet une profusion de jasmins, d'orangers, de roses de Damas, de tulipes turques et de plantations luxuriantes. Dans les jardins paisibles de Shalimar à Lahore, de l'Alhambra de Grenade ou du Taj Mahal à Agra, parfums des fleurs, saveur des dattes et des oranges, ombre des arbres, bruissement du vent, chatoiement des céramiques, confort des pavillons et raffinement des kiosques éveillent les sens, inspirent les poètes et favorisent les rencontres galantes...

Bien des siècles plus tard et loin des routes orientales, construite sur le parvis autour de son jardin éphémère et en intérieur le long d'un canal bleu azur aux fontaines de marbre blanc, l'exposition Jardins d'Orient présentée par l'Institut du Monde Arabe à Paris nous invite aujourd'hui à un voyage immobile, silencieux, intérieur et philosophique. Prenez un siège, fermez les yeux, enivrez-vous du parfum des roses et du murmure de la fontaine... Le "pairi-daeza" persan désignant un espace fermé n'aurait-il pas donné naissance à notre "paradis" ?

Tonton Daniel

jardins d'orient

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france, #au jardin

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