Publié le 30 Avril 2007


Bonjour à tous

Sarkozy en mai 1968 n'avait que 13 ans. Il a déclaré hier en meeting à Bercy : "Dans cette élection, il s'agit de savoir si l'héritage de mai 68 doit être perpétué ou s'il doit être liquidé une bonne fois pour toutes."
Alors, petit rappel de cette petite Révolution qu'a été mai 1968 :

"Les causes de ce mouvement sont diverses selon les analystes. Mais toutes tournent autour de l'idée qu'une grande rigidité cloisonnait les relations humaines et les mœurs dans toute la société." (Wikipedia)

En réalité, les évènements du printemps 1968 ont démarré partout dans le monde, y compris aux Etats-Unis et dans les pays du bloc communiste : la "Guerre froide" ne laissait aucun choix idéologique autre que le manichéisme ambiant : pas de compromis ni de demi-mesure, encore moins de libre-arbitre. La résurgence d'un parti centriste proposant une autre voie rappelle à Sarkozy que les français ont fait plusieurs fois la Révolution : juste retour des choses, il a peur à son tour pour ses idées et pour lui-même...
Retour à mai 68 : dans les entreprises, des grèves spontanées (10 millions de grévistes) entrainent des revendications "qualitatives (pour plus d'autonomie, responsabilité du salarié, forme de co-gestion des entreprises)." Pas vraiment un programme de droite...
Après les universités et Daniel Cohn-Bendit, c'est tout le milieu scolaire et éducatif qui est remis en cause : "De disciple, l'élève devient un sujet pouvant intervenir dans la pédagogie dont il est l'objet. La dimension de la parole libre, du débat, s'accroît. La discipline autoritaire fait place à la participation aux décisions." Ce qui permettra enfin après 68 une participation des parents d'élèves aux conseils de classe : Sarkozy voudrait-il annuler ce progrès évident ?
Cette ouverture au dialogue marquera tous les domaines et tous les niveaux de la vie des français : monde du travail et éducatifs donc, mais aussi milieux catholiques (les catholiques traditionnalistes doivent subir le Concile de Vatican II),
familiaux ou culturels. C'est le vrai début de la mondialisation, ou plutôt d'une prise de conscience que le monde a changé.
On remet en cause le modèle occidental et la société de consommation. On donne priorité à de nouvelles valeurs : autonomie, créativité, "valorisation de l'individu impliquant le refus des règles traditionnelles de la société et la remise en cause de l'autorité."
Cette aspiration à la vie individuelle et à l'auto-décision permettra une plus grande diffusion des idées féministes (Gisèle Halim), anti-militaristes (José Bové), écologistes (Brice Lalonde), ou la création de nombreuses ONG (Bernard Kouchner) :
toutes ces valeurs sont-elles les vôtres M. Sarkozy ? D'après vos déclarations d'hier, après 1968, il n'y avait "plus de valeurs !"
Enfin, pour l'anecdote, je rappelle que les Accords de Grenelle autorisant une augmentation du SMIC, une réduction du temps de travail ou la création de sections syndicales d'entreprise, seront signés le 25 mai 1968 grâce aux négociations menées par un certain Jacques Chirac... On comprend mieux que Sarko veuille tirer un trait sur cet héritage !!!

Votez Ségolène !

Tonton Daniel

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Publié le 29 Avril 2007

Bonjour à tous

Sarko et Ségo sont dans un bateau.
Sarko tombe à l'eau entre les deux tours... ;-)))
Que se passe-t-il ?

1-Ségo rit et succède à Jacquot

2-Bayrou rit et affronte Ségo

3-Bové rit : on reprend à zéro...

La réponse se trouve sur http://www.elections-presidentielles-2007.org/pratique/deces.html :

"1- Déces d'un candidat avant la date du dépot des candidatures.(moins de 7 jours):

Si, dans les sept jours précédant la date limite du dépôt des présentations de candidatures, une des personnes ayant, moins de trente jours avant cette date, annoncé publiquement sa décision d'être candidate décède ou se trouve empêchée, le Conseil Constitutionnel peut décider de reporter l'élection.

2- Déces d'un candidat entre la date du dépot des candidatures et le premier tour:

Si, avant le premier tour, un des candidats décède ou se trouve empêché, le Conseil Constitutionnel prononce le report de l'élection.

3- Déces d'un candidat entre les deux tours:

En cas de décès ou d'empêchement de l'un des deux candidats les plus favorisés au premier tour avant les retraits éventuels, le Conseil Constitutionnel déclare qu'il doit être procédé de nouveau à l'ensemble des opérations électorales ; il en est de même en cas de décès ou d'empêchement de l'un des deux candidats restés en présence en vue du second tour. "
 
Et, dans ce dernier cas, Jacquot reste au pouvoir si la date de la deuxième élection dépasse la date de fin de son mandat...
Mais je ne m'inquiète pas : les crocodiles ont la peau dure !

 

Tonton Daniel

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Publié le 27 Avril 2007


Bonjour à tous

Le philosophe Michel Onfray (l'un des plus brillants esprits du moment) a été reçu le 20 février dernier par Nicolas Sarkozy pour le mensuel Philosophie Magazine et relate cet "entretien" le 19 avril dernier :

D'emblée, le ton est donné : "Agressivité de sa part.(...) il n'arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit impossible à contenir ou à canaliser. Une, deux, dix, vingt phrases autistes."
"Poursuite du monologue. Logorrhée interminable. Vacheries lancées comme le jet de fiel d'une bile malade ou comme un venin pulsé par le projet du meurtre."
Plus loin, le mot est lâché : Onfray parle de "haine"... L'entretien vire au "happening hystérique"...
Diagnostic de Michel Onfray : "La force affichée masque mal la faiblesse viscérale et vécue (...) du chef de horde possédé par les esprits de la guerre." Pour lui, la racine du problème est la croyance insensée de Sarkozy que "le mal existe comme une entité séparée, claire, métaphysique, objectivable, à la manière d'une tumeur, sans aucune relation avec le social, la société, la politique, les conditions historiques. Je le questionne pour vérifier mon intuition : de fait, il pense que nous naissons bons ou mauvais et que, quoi qu'il arrive, quoi qu'on fasse, tout est déjà réglé par la nature."
Et de rappeler que cette croyance de la Génétique toute-puissante est "une position intellectuelle tellement répandue outre-Atlantique !" Facile et commode...
Conclusion de Michel Onfray : (Sarkozy)"se défie des questions car il redoute les réponses" et "court tout le temps pour n'avoir pas à s'arrêter sur lui-même."

Traduction (de votre serviteur) : Sarko est un grand malade mental ! Votez Ségolène !

Tonton Daniel

Merci à Sylvie pour l'envoi du texte original.

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Publié le 26 Avril 2007


Bonjour à tous

Quelques extraits du brûlot consacré à Nicolas Sarkozy par le magazine Marianne le 14 avril 2007 :

A propos du ministre Azouz Begag : "Explosion de fureur de Sarkozy qui menace de "casser la gueule de l'insolent" et lui hurle par saccades rageusement répétitives qu'il est "un connard, un salaud, qu'il ne veut plus jamais le voir sur son chemin."

"Il n'a cessé de traiter de "connards" ses propres conseillers et animateurs de campagne, accusés d'être responsables de la moindre difficulté de campagne."

Au journal Libération : "Vous êtes un journal de merde ! Avec des journalistes de merde!"

A la direction de France 3 : "Si je suis élu, je vous ferai tous virer !"

"Parlant de Michèle Alliot-Marie qu'il soupçonnait à tort d'avoir joué un rôle trouble dans l'affaire Clearstream, ne l'appelle-t-il pas "la salope" ?"

"Le préfet Dubois (...) est débarqué du jour au lendemain parce qu'il aurait ricané des ennuis conjugaux du ministre."

"Quand Paris Match avait publié un reportage sur les amours new-yorkaises de Cécilia et de son chevalier servant, il avait effectivement proclamé à la cantonade qu'il aurait la peau du directeur de la rédaction Alain Genestar."

"Les confrères étrangers osent" :
Pour une radio suédoise : "un risque de dicature"
Pour la télévision croate : " un portrait à faire dresser les cheveux sur la tête"
Pour le Suddeutsche Zeitung de Munich : "un macho sans scrupule et brutal"
Pour le Frankfurter Zeitung : "L'homme politique le plus ambitieux et le plus impitoyable d'Europe."
Pour le Tageszeitung de Berlin : "Un Georges Bush tricolore."
Pour la presse italienne : "(...) proximité avec la droite post-fasciste."
Pour la presse britannique, une identification avec Mme Thatcher, et pour les journaux scandinaves, un aventurier néo-bonapartiste...

La députée UMP Nadine Morano : "A la trappe !"

"Un homme dont l'unique véritable sujet de préoccupation est lui-même, sa propre saga et sa quête obsessionnelle du pouvoir."

"Le ministre libéral François Goulard ne le dissimule pas : " Son égotisme, son obsession du moi lui tient lieu de pensée. La critique équivaut pour lui à une déclaration de guerre qui ne peut se terminer que par la reddition, l'achat ou la mort de l'adversaire."

Dominique de Villepin : "Sa violence intérieure, son déséquilibre personnel l'empêchent d'atteindre à la hauteur de la présidence."

"L'ancien vice-président du RPR des Hauts-de-Seine Jean-François Probst confirme : "(...) Il est fasciné par ce qui brille, les nouveaux riches, le show off, les copains à gourmettes même s'ils trichotent avec les règles communes, Tom Cruise qu'il reçoit à Bercy, ébloui, et fait raccompagner en vaporetto."

"De très nombreux élus UMP : "(...) Il a un problème de nerfs, de paranoia."

"Donc, il y aurait s'agissant du caractère de Sarkozy et de son rapport à la démocratie, comme un lourd secret qui au mieux préoccupe ses amis, au pis angoisse ou affole ceux qui savent, un terrible non-dit dont bruissent les milieux politico-journalistiques, mais que les media s'interdisent ou se voient interdire de dévoiler. Il fait peur !"

"Le problème Sarkozy, vérité interdite, est ailleurs. Ce que même la gauche étouffe, pour rester sagement confinée dans la confortable bipolarité d'un débat hémiplégique, c'est ce constat indicible : cet homme, quelque part, est fou ! Et aussi fragile."

"Ecoutons ce que nous confie ce député UMP, issu de l'UDF, officiellement intégré à la meute de Sarkozy : "On dit qu'il est narcissique, égotiste. Les mots sont faibles. Jamais je n'ai rencontré une telle capacité à effacer spontanément du paysage tout, absolument tout, ce qui ne renvoie pas à lui-même. Sarko est une sorte d'aveugle au monde extérieur dont le seul regard possible serait tourné vers son monde intérieur. Il se voit, il se voit même constamment, mais il ne voit plus que çà."

"Après la défaite de 1995, ne s'est-il pas livré , dans le journal Les Echos, sous pseudonyme, à une descente en flammes de ses propres comparses : François Fillon ? "Un nul qui n'a aucune idée." Michel Barnier ? "Le vide fait homme." Philippe Douste-Blazy ? "La lâcheté faite politicien." Alain Juppé ? "Un dogmatique rigide. Fabius en pire." Quant à Villepin, il s'est plu, si l'on en croit Franz-olivier Giesbert, à lui promettre de finir "pendu au croc d'un boucher."

"Il vit constamment dans les enquêtes d'opinion."

"D'ailleurs, il refuse les débats."

"Cette abyssale hypertrophie du moi, à l'évidence, entretient chez Sarkozy cette hargne de conquête, de contrôle, cette boulimie de pouvoir exclusif."

Et ceci sur plusieurs pages (!) que vous pouvez consulter intégralement :

http://www.marianne2007.info/-Le-vrai-Sarkozy-en-acces-libre-!_a1180.html

Tonton Daniel

26 avril 1937 : Guernica
26 avril 1986 : Tchernobyl
26 avril 2007 : Sarkozy

 

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Publié le 25 Avril 2007

Bonjour à tous

François Bayrou s'est exprimé aujourd'hui sur ses intentions pour le 2e tour des présidentielles.
Il ne donnera aucune consigne de vote en estimant (à juste titre) que chaque électeur est libre de son choix et possède de plein droit son libre-arbitre.
Néanmoins, il a critiqué (légèrement) le programme de Ségolène Royal, et dénoncé (très ouvertement) la personnalité de Nicolas Sarkozy, allant dans le sens du magazine Marianne il y a quelques jours qui nous expliquait l'autoritarisme du candidat UMP.
Il a aussi accepté de dialoguer (sous conditions) avec Ségolène Royal suite à la main tendue par cette dernière.
Nicolas Sarkozy, égal à lui-même, a refusé tout débat, faisant preuve d'une rigidité bien connue, et estimant avec un orgueil bien visible qu'il n'avait pas à discuter avec un perdant : "Quand il y a une compétition de football, il y a une finale, et la finale, c'est entre le numéro un et le numéro deux. Le numéro trois fait autre chose, mais il n'est pas dans la finale".

Et bien moi, je préfère le dialogue, l'ouverture, l'union nationale et les mains tendues aux inflexions rigides, autoritaires, égocentriques et fermées de celui que Marianne décrit entre les lignes comme un névrosé en puissance.

Tonton Daniel

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