Publié le 31 Mai 2007


Bonjour à tous

Jean-Claude Brialy est décédé hier mercredi à l'âge de 74 ans.
Cet homme m'a toujours fasciné grâce à ses multiples facettes... Fils de militaire, dandy à la ville comme à l'écran, toujours élégant et piquant dans ses propos, acteur, comédien, metteur en scène, animateur, mais aussi châtelain, homme du monde, écrivain, restaurateur, directeur de théâtre...
Homosexuel déclaré, il gardera toute sa vie l'image du "gendre idéal". Grand esprit, drôle, vif, intelligent, il a cotoyé les plus grands noms du siècle, de Cocteau à Piaf, de la Callas à Boris Vian, de Truffaut à Jean Marais, de Sacha Guitry à Arletty, tout en restant modeste, abordable et fidèle en amitié.
50 ans de carrière et 200 films, il a toujours été boulimique de travail, mais avait toujours le temps de faire la fête et de consacrer du temps à ses amis et son public.
Les éloges sont aujourd'hui unanimes, et comme toujours, on ne se rend compte que trop tard de la valeur de certains êtres d'exception...

Tonton Daniel

Avec Françoise Christophe dans "Le roi de coeur"

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Publié dans #portraits

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Publié le 30 Mai 2007


Bonjour à tous

Jusqu'ici, Sarkozette, c'était pour moi le surnom (gentil) que mon frère avait donné à sa fille de 7 ans qui voulait tout commander... Depuis hier, je crois que je vais l'appliquer à notre Garde des Sceaux, la ci-devant Rachida Dati...
Pour illustration, cette dépêche datée d'hier mardi :
 
"La SDJ de Paris-Match proteste contre des "pressions" de Rachida Dati
 
La Société des journalistes (SDJ) de Paris-Match proteste contre "des pressions exercées par la garde des Sceaux" Rachida Dati visant à empêcher la publication de photos de jeunesse "dont la reproduction avait pourtant été autorisée par son père", dans un communiqué mardi.

"Dans un contexte d'insécurité, où des journalistes sont incités au départ, la direction de notre rédaction ainsi que la direction générale des rédactions de Lagardère Active, ont choisi de céder. La SDJ le déplore", ajoute l'organisation.

Olivier Royan, directeur de la rédaction de Paris-Match, a expliqué que Mme Dati lui avait fait savoir que "ni elle ni ses frères et soeurs ne souhaitaient la publication de photos de famille dans ce reportage".

"Comme ces photos ont un caractère privé, et malgré leur côté un peu banal -il s'agit de scènes d'enfance- nous avons décidé de respecter la loi", a ajouté M. Royan.

"La liberté de la presse doit s'exercer dans le respect des personnes et Mme Dati n'a fait que faire respecter son droit à la vie privée", a expliqué de son côté le ministère de la Justice.

"Il n'y a aucune raison de polémiquer ni de parler de pressions", a indiqué pour sa part à l'AFP Didier Quillot, PDG de Lagardère Active. "Il s'agit simplement de respecter le droit (...) Nous avons considéré que l'autorisation du père de Mme Dati, seul, ne suffisait pas car il s'agit de la vie privée et de l'enfance de Mme Dati et de ses frères et soeurs", a-t-il poursuivi.

"Nous avons donc considéré que son accord, ainsi que celui de ses frères et soeurs, étaient indispensables. C'est le simple et strict respect de la vie privée", a conclu M. Quillot.

Selon la SDJ de Paris-Match, la reproduction de ces photos avait été autorisée par le père de la garde des Sceaux "lors d'un rendez-vous avec nos reporters".

"Au terme de longues tractations, l'article a été maintenu mais vous ne verrez pas dans notre prochaine édition ces banales photos de famille", ajoute-t-elle. "Et ce bien qu'une partie d'entre elles ait déjà été montrée dans un documentaire diffusé sur la chaîne marocaine 2M".

"Les photographies publiées (ndlr: dans la prochaine édition) sont celles qui ont été sélectionnées par la Chancellerie", souligne la SDJ.

Elle note que l'actionnaire majoritaire de Paris-Match, Arnaud Lagardère, "auquel nous avions demandé de nous recevoir afin de garantir l'indépendance éditoriale de nos titres, ne nous a toujours pas dit quand nous pourrions le rencontrer".

La SDJ indique être soutenue, dans cette protestation, par les SDJ du Journal du Dimanche (JDD), Elle, Première et Télé7Jours, publications appartenant au groupe Lagardère.

Cette protestation de la SDJ d'un des titres de la galaxie Lagardère intervient quelques jours après un premier incident. Mi-mai, le JDD avait renoncé à publier un article révélant que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté au second tour de l'élection présidentielle le 6 mai.

La Société des journalistes du JDD avait alors accusé Arnaud Lagardère, patron du groupe propriétaire du journal et proche de Nicolas Sarkozy, d'être intervenu pour que l'article ne soit pas publié et avait dénoncé "une censure inacceptable".

Encore une candidate au poste de "Première Ministre" ???
La bio de Sarkozette : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rachida_Dati

Tonton Daniel

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Publié le 29 Mai 2007


Bonjour à tous

Petit rappel de ce que représentent les élections législatives :

Les élections législatives servent à élire les représentants du peuple français à l'Assemblée nationale (chambre "basse" du Parlement, la chambre "haute" étant le Sénat) . Les 577 députés à l'Assemblée nationale sont élus pour cinq ans, au suffrage universel direct, au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, dans le cadre de 577 circonscriptions (555 circonscriptions en métropole et 22 outre-mer). Celles-ci, délimitées à l'intérieur de chaque département, tiennent compte de l'importance de la population. Leur nombre varie ainsi de 2 à 24, selon le département. On compte ainsi un député pour environ 100.000 français.
Les députés sont investis d'un mandat national. Bien que chacun d'eux soit l'élu d'une seule circonscription, il représente la nation tout entière (élection locale, mandat national).
L'Assemblée nationale se renouvelle intégralement, en principe tous les cinq ans, sauf si le Président de la République exerce son droit de dissolution (Chirac le 21 avril 1997) ou s'il y a lieu de procéder à des élections partielles en cas de vacance de sièges.
Le contrôle de l'élection est assuré par le Conseil constitutionnel.

Sont électeurs les Français des deux sexes âgés de dix-huit ans, jouissant de leurs droits civils et politiques et n'étant pas dans un cas d'incapacité prévu par la loi.
Peuvent faire acte de candidature et être élus les Français des deux sexes âgés de vingt-trois ans et n'étant pas dans un cas d'incapacité ou d'inéligibilité prévu par la loi. Dans tous les cas, le scrutin a lieu un dimanche, le second tour se tenant, s'il y a lieu, le dimanche qui suit le premier tour.

Le scrutin est dit majoritaire (au contraire du scrutin proportionnel) : pour être élu dès le premier tour, il faut obtenir la majorité absolue, c'est-à-dire plus de la moitié des suffrages exprimés, et un nombre de suffrages au moins égal au quart des électeurs inscrits. Si aucun candidat n'y parvient, il y a lieu à un second tour de scrutin auquel ne peuvent se présenter que les candidats ayant obtenu au premier tour un nombre de suffrages au moins égal à 12,5 % des électeurs inscrits. Pour être élu au second tour, la majorité relative suffit : l'emporte donc le candidat qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages.

Pour en savoir plus et consulter la carte des circonscriptions, le CV de votre député sortant, ou les modalités sur le financement des candidats :

http://www.assemblee-nationale.fr/12/qui/circonscriptions/

Les anecdotes : la moyenne d'âge était de 53 ans en 1997, les femmes n'étaient que 62 en 1998 (très loin de la parité et de certains de nos voisins européens...), le "perchoir" est l'ancien fauteuil présidentiel de Lucien Bonaparte en 1999. L'Assemblée nationale siège au Palais Bourbon construit au XVIIIe siècle pour la duchesse de Bourbon, fille de Louis XIV et de madame de Montespan, et couvre plus de 34000 m2. Outre les 577 députés, le Palais regroupe environ 2500 personnes, dont environ 1200 fonctionnaires de l'Etat.
Le XIIème Parlement des enfants, qui s’est tenu le 11 juin 2005, s’est conclu par l’adoption d’une proposition de loi visant à lutter contre la pollution due aux sacs plastique en rendant obligatoire l’utilisation de sacs uniquement biodégradables. Ces dispositions ont été reprises dans le projet de loi d'orientation agricole.
Les galeries et tribunes sont ouvertes au public le jour des séances publiques, alors que le Président de la République n'a pas le droit de venir à l'Assemblée depuis 1873 !

Tonton Daniel

PS : dates des élections : les dimanches 10 et 17 juin prochains.

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Publié le 28 Mai 2007


Bonjour à tous
 
Je n'ai pas pu répondre à l'un de mes collègues qui m'a interrogé aujourd'hui sur la fête de la Pentecôte, alors un petit tour sur Wikipedia qui a décidément réponse à tout :

"La Pentecôte est une fête chrétienne qui commémore la descente du Saint-Esprit sur les apôtres, ainsi que Jésus l'avait annoncé lors de la dernière Cène.
Les premiers disciples reçurent l'Esprit Saint dix jours après l'Ascension de Jésus.
La Pentecôte est célébrée le septième dimanche après Pâques. La date de la Pentecôte est variable puisque les 50 jours sont décomptés à partir de Pâques, elle-même une fête mobile (c'est-à-dire dont la date varie d'une année à l'autre)."

D'où une autre interrogation sur les autres fêtes religieuses du calendrier chrétien et ce classement chronologique en partant du 1er janvier :

Certaines fêtes ont une date fixe par rapport au calendrier civil, qui est solaire :

6 janvier    : l’Épiphanie
2 février    : la Chandeleur
25 mars      : l’Annonciation
6 août       : la Transfiguration
15 août      : l’Assomption de Marie
1er novembre : la Toussaint
8 décembre   : l’Immaculée Conception
25 décembre  : Noël

D’autres fêtes sont mobiles mais liées à une date fixe du calendrier civil :

le cinquième dimanche avant Noël : la Fête du Christ Roi
le quatrième dimanche avant Noël : premier dimanche de l’Avent

Toutes celles qui sont liées à Pâques sont fixées selon un calendrier lunaire et sont donc mobiles par rapport au calendrier civil. Pâques est défini dans la liturgie catholique comme le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps !

le sixième mardi, veille des Cendres, 40 jours avant Pâques : le Mardi gras
le sixième mercredi, 39 jours avant Pâques : le Mercredi des Cendres
le dernier dimanche avant Pâques : le Dimanche des Rameaux
la dernière semaine avant Pâques : la Semaine sainte
le jeudi précédent Pâques : le Jeudi saint, célébration de l’Eucharistie pour commémorer la Cène
le vendredi précédent Pâques : le Vendredi saint, commémoration de La Passion et de la Crucifixion du Christ
le premier dimanche qui suit (ou qui coincide avec) la première pleine lune suivant l'équinoxe du printemps : Pâques, célébration de la Résurrection
le Jeudi saint, le Vendredi saint, Pâques : le Triduum pascal
les 3 jours précédant l’Ascension, 36 à 38 jours après Pâques : les Jours des Rogations
le sixième jeudi, 39 Jours après Pâques : l’Ascension, Jeudi de l’Ascension
le septième dimanche, 49 jours après Pâques : la Pentecôte
le dimanche après Pentecôte, 56 jours après Pâques : la Fête de la Sainte Trinité
jeudi suivant la Trinité, 60 jours après Pâques : la Fête-Dieu

J'ai relevé également sur le calendrier : Présentation, Carême, Visitation, Sainte Croix, Innocents...

Moi qui ne suis pas très croyant (doux euphémisme.....), je suis très étonné de la définition de ces fêtes religieuses fixées d'après un calendrier astronomique et finalement très pragmatique...

Tonton Daniel

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Rédigé par tonton daniel

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Publié le 27 Mai 2007


Bonjour à tous

A l'occasion des prochaines élections législatives en Turquie, j'ai découvert l'existence d'une communauté très peu connue chez nous mais qui représente pourtant 25 % de la population turque, soit environ 15 millions d'habitants : les alévis. Les Alévis constituent le bas de la pyramide sociale turque, sont républicains et laics, même s'ils soutiennent la liberté de culte. Ils sont peut-être plus nombreux car beaucoup dissimulent leur appartenance. Une très forte majorité du peuple kurde est alévie, ce qui rapproche la communauté alévie de la question kurde.

Historiquement, ils sont rattachés à l'islam chiite mais depuis l'islamisation sunnite de la Turquie au XVIe siècle ils en sont aujourd'hui très éloignés. En effet, ils prient Allah, mais ne lisent pas le Coran, n'ont pas de mosquée, ne font pas le pélerinage à La Mecque (ce n’est pas une obligation car ils pensent que Dieu est présent dans chaque homme), et ne pratiquent pas le jeûne du ramadan de la même manière (ils boivent du vin sans condition). La majorité musulmane en Turquie étant sunnite, les alévis ont depuis 5 siècles été persécutés à la fois par le pouvoir politique en place et les autorités religieuses. Ils prônent en effet la séparation des pouvoirs religieux et politiques. Les sunnites les considèrent comme des hérétiques, des libertins, des débauchés ou des ivrognes...
Les Alévis se nomment eux-même "bektashis", ne se définissent pas comme musulmans mais comme "syncrétistes" pour qui "le chamanisme, c’est-à-dire la recherche de Dieu dans la nature avec l’aide d’un guide, le chamane, compte autant que les religions du Livre." Bref, "une sorte d’hédonisme d’inspiration musulmane". Ils se considèrent Alévis avant d’être Turcs ou Kurdes. Leur croyance les rapproche des Alaouites de Syrie.
La femme est pour eux l'égale de l'homme, ne porte pas le voile, assiste à des cérémonies religieuses mixtes. La polygamie n'existe pas. Le rituel consiste principalement en des chants pacifiques et des danses très mystiques, et se termine par un repas rituel où vin et nourriture sont mis en commun.
 
Dans les années 20, les alévis ont soutenu le mouvement de laicisation instauré par Mustafa Kemal Atatürk mais se sont dissociés des idées fédéralistes du leader après son intransigeance face au désir d’indépendance des Kurdes (Ataturk n’a jamais aidé les minorités).
Les alévis vivaient initialement en milieu rural. Les pressions ottomanes et sunnites les ont contraints à y rester et/ou s'y cacher. En mars 1995, lors d’un rassemblement culturel près d’Ankara, trente-sept bektashis sont tués dans un attentat perpétré par des fondamentalistes sunnites. Dans les années 1960, avec l’exode rural, ils ont commencé à émigrer dans les grandes villes comme Istanbul, Ankara ou Izmir.

Il existe des communautés alévies en Albanie, en Bulgarie et surtout parmi la population kurde.
Le peuple alévi n'est toujours pas reconnu auhourd'hui par le pouvoir central d'Ankara, ne touche aucune subvention au contraire du clergé sunnite alors que ses prières se font en langue turque et pas en arabe ! Il faut savoir que seules les minorités chrétiennes et juives sont reconnues par la Constitution et le traité de Lausanne constitutif de l'État turc en 1923. Malgré tout, les Kurdes et les Turcs alévis sont unis dans leur souhait de s'intégrer à la société turque.

Leur mouvement, non-violent par nature, s’oppose à celui des intégristes et est en train de vivre un renouveau en s’appuyant sur une myriade d’associations culturelles réparties dans tous les pays d'Europe, et notamment en Allemagne, foyer d'une importante communauté turque ouvrière. Ces associations réclament toutes la démocratie en Turquie, la reconnaissance du pluralisme et la défense d’une vraie laïcité, qui garantisse le droit d’existence de toutes les communautés confessionnelles non-sunnites. "Les Alévis ne demandent rien d’autre que d’être des citoyens turcs, ce qu’on leur refuse parce qu’ils n’entrent pas dans les canons de la turcité définie par les tenants du kémalisme passé et présent. Comment dans ces conditions, les Kurdes, les Circassiens, les Gitans, les Arméniens et les diverses communautés chrétiennes restantes, pourront être considérés comme citoyens turcs à part entière ?"

Avec ce nationalisme ravageur, l’uniformisation du peuple turc n’est donc pas pour demain...

Tonton Daniel

En jaune sur la carte de la Turquie, les régions à forte population alévie :

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #international

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