Publié le 30 Juin 2008


Bonjour à tous


J'ai d'abord cru à un canular, mais il est facile de vérifier sur internet que ce qui suit est la pure vérité. Le 11 juin 2008, le Canard enchainé faisait paraitre un article incroyable dénonçant les pratiques des multinationales de l'agroalimentaire qui ont récemment utilisé de l'huile frelatée en provenance d'Ukraine ! Depuis, aucune nouvelle de ce scandale alimentaire :


"Le 21 avril 2008, le groupe Saipol, numéro un français de la transformation des oléagineux et propriétaire de Lesieur, prévient la Répression des Fraudes qu'il y a un problème dans son usine de Sète, raffinerie de l’huile de tournesol brute. Une grande quantité d’huile achetée en Ukraine est complétée à l’”huile de moteur“, huile minérale dérivée d’hydrocarbure. Le canard enchainé déclare que, selon ses sources, sur 2800 tonnes d’huile livrées en France, 19 tonnes étaient de l'huile de moteur.


Le 23 avril, la France informe les pays européens : cette cargaison fait partie d’un lot de 40 000 tonnes distribué en France, aux Pays-Bas, en Italie et en Espagne. La tonne d’huile de tournesol brute coûtant 1800 euros et 280 tonnes d’huile de moteur y ont été amalgamées, un bénéfice de 504 000 dollars a pu être fait par les escrocs.


Le 26 avril, la Commission européenne et la répression des fraudes donne l’alerte. Officiellement, l’huile frelatée et les plats préparés sont retirés des rayons. Carrefour Promodès déclare qu'ils ont retiré près de 200 produits ! Mais la question reste posée : combien de produits contenant de l’huile frelatée ont-ils été distribués entre-temps ?


Le 2 mai, la Commission européenne autorise la vente d'aliments contenant moins de 10% d’huile de tournesol frelatée !!!


La mayonnaise, les plats cuisinés, la vinaigrette industrielle, les conserves à l’huile préparées avec de l’huile de moteur peuvent être achetées à l'insu des consommateurs dans les grandes surfaces. On la trouverait également dans le Surimi, le cèleri rémoulade, la soupe de poisson en conserve, le poisson pané, les paupiettes de veau, le thon et les sardines à l’huile, la pâte à tartiner chocolatée, les gauffrettes à la confiture, les barres céréalières pour enfants, les cookies, le tarama, la sauce béarnaise."


"Le Canard enchainé a également publié des notes internes de l'ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), qui montrent l'envers du décor, comment les industriels vivent la crise, en priant que l'info ne soit pas reprise et que le temps efface rapidement cette histoire :


"Il a été décidé hier en réunion de crise à l'ANIA de ne pas répondre au Canard enchaîné formellement. Un projet de communiqué de presse, préparé la semaine dernière, a été réactualisé. Le communiqué de presse ne sera pas diffusé en proactif. Nous attendons la prochaine parution du Canard Enchaîné et les éventuelles reprises par la presse pour réagir.'
'Par rapport à l'article de mercredi dernier, cette nouvelle parution n'apporte pas d'éléments clés supplémentaires et n'est pas à la Une du journal. En revanche, de nombreuses marques sont citées, ainsi qu'une liste à la Prévert de nombreux produits incorporant de l'huile de tournesol, ce qui n'était pas le cas la semaine dernière mais que l'on craignait."


http://news.autoplus.fr/news/11214/De-l--039-huile-de-moteur...dans-la-mayonnaise


http://www.destinationsante.com/fr_depeche.php?id_rubrique=327&id_article=25252&cat=1


http://www.notre-planete.info/forums/read.php?42,45988


http://fr.wikipedia.org/wiki/Saipol


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Publié le 29 Juin 2008


Bonjour à tous


Aujourd'hui, le dictateur zimbabwéen Robert Mugabe s'est fait réélire président de son pays à l'âge de 84 ans après une parodie d'élection dénoncée par le reste de la planète. Un article de Chiko Chikaya pour Mail & Guardian paru dans Courrier International n° 920 du 19 juin 2008 nous éclaire un peu plus sur le système en place en dressant le portrait de l'épouse du président, Grace Mugabe, de 40 ans sa cadette, digne héritière de Lucrèce Borgia, de Marie-Antoinette et d'Imelda Marcos :


"L’épouse de Robert Mugabe, Grace, est détestée par la population zimbabwéenne. Son goût pour le pouvoir et le shopping provoque la colère d’une société civile qui se sent méprisée.


Sa Grâce a parlé. La femme de Robert Mugabe a déclaré, avec toute l’autorité d’une première dame : “Morgan Tsvangirai ne mettra jamais les pieds à la Maison blanche [palais présidentiel].” Elle l’aurait même dit de façon plutôt imagée : “Morgan peut toujours rêver et admirer la Maison blanche de l’extérieur, mais, même si Robert perdait, Morgan n’en verrait jamais l’intérieur.”


Du Grace au mieux de sa forme. L’audace. L’arrogance. Qu’aucune biographie du personnage n’ait encore été rédigée reste un mystère. Nous savons tous qu’elle dispose de pouvoirs considérables et qu’elle exerce une redoutable influence sur le dirigeant présumé du Zimbabwe.


Mais qui diable est Grace Marufu Mugabe ? G, Gigi ou Gire (nous ne manquons pas de surnoms pour elle) reste l’incarnation du ridicule aux yeux des Zimbabwéens. Elle est arrivée aux commandes à la suite d’une promotion canapé. Elle était la secrétaire de Mugabe, et l’on ne peut qu’imaginer ce qui s’est dit et fait entre le vieillard et la belle et vaine jeune femme.


Nos deux tourtereaux ont tout d’abord dû régler un détail : chacun d’eux était marié. L’épouse de notre cher dirigeant était mourante, et la secrétaire avait son aviateur de mari. Facile : il a suffi d’envoyer l’aviateur en formation permanente en Chine. Puis G n’a plus eu qu’à prendre son mal en patience en attendant l’inévitable, le décès de la première dame. Tout cela sous le sceau du secret. Deux enfants plus tard, un mariage est orchestré, mais pas avant que deux journalistes n’aient été accusés de diffamation pour nous avoir prématurément donné quelques détails sur un mariage civil entre notre Cher Dirigeant et la Secrétaire. Leur crime avait été de mettre noir sur blanc ce que nous savions tous.


Quelques mois plus tard, le ma­riage de G est célébré avec un faste inouï ; tous les dirigeants de la SADC (Communauté pour le développement de l’Afrique australe) sont là pour féliciter le jeune-vieux couple. Mais nous autres, les Zimbos [les Zimbabwéens] de base, nous avons compris que nous allons déguster. Marie-Antoinette et Imelda Marcos se sont réincarnées dans l’ancienne secrétaire. Elle achète par camions entiers – Gucci, Vuitton, Jimmy Choo, au choix. Mais, comme elle n’est en réalité qu’une villageoise parvenue, son côté mal dégrossi a du mal à disparaître. Vous pouvez piller les caisses de l’Etat autant que vous le voulez, la classe, ça ne s’achète pas. Et, bien sûr, elle n’est pas la plus discrète des femmes. L’un de ses nombreux amants se trouverait actuellement six pieds sous terre (victime d’un accident de voiture suspect) et un autre serait en fuite à Londres. N’étant pas particulièrement intelligente, elle ne nous a pas laissé beaucoup de grandes phrases. Il fut un temps où elle parlait de nous comme de “mon peuple”. Ce qui avait de quoi nous faire frissonner.


Grace a pillé les fonds destinés aux fonctionnaires


Son mari venait de revendiquer le pays comme étant sa propriété privée (“Tony Blair, gardez votre Angleterre, moi, je garde mon Zimbabwe”), et maintenant, c’était elle qui nous revendiquait, nous. Visions de plantations et d’esclaves. Du roi Léopold III au Congo. Puis elle a pillé les fonds mis de côté par les fonctionnaires dans l’espoir de bénéficier d’un logement construit par l’Etat. Ce butin en poche, elle a fait ériger un abominable Neverland [ranch de Michael Jackson], surnommé “Graceland”. Où elle n’a jamais passé une nuit. Un jour où on lui demandait comment elle avait accumulé ses richesses, elle a répondu en toute sincérité (avec son rouge à lèvres flamboyant et la moue méprisante) : “Ndinongosona zvinhu ndichitengesa [Je fais mes vêtements moi-même, et je les vends].” Ma tante de 70 ans a manqué en tomber de sa chaise. Grace a parfois cet effet-là sur les gens.


Mais il lui arrive aussi d’être créative. Comme lorsqu’elle a suggéré que les premières dames africaines se réunissent tandis que ces messieurs s’occupaient des affaires importantes. Lors de l’une de ces rencontres, elle s’est retrouvée en compagnie de Mariam Abacha, l’épouse de cet infâme dictateur [Sani Abacha, qui a dirigé le Nigeria de 1993 à 1998]. Plus tard, Mariam allait être arrêtée à l’aéroport, en route pour l’Arabie Saoudite avec des valises bourrées de milliards de dollars. Son époux venait de mourir brutalement (au lit avec des prostituées), non sans avoir au préalable carotté environ 5 milliards de dollars. Gigi se souvient-elle de tout cela ? Voit-elle le parallèle ? J’en doute.


G, du reste, est une déception dans un domaine auquel les Zimbos accordent une grande importance. Elle n’est pas particulièrement douée pour les études. Elle a raté son bac alors qu’elle vivait déjà dans la grande maison blanche. Dans un pays où l’on attache une grande valeur à l’éducation, voir une quasi-illettrée aux côtés de quelqu’un qui s’enorgueillit d’avoir décroché sept diplômes universitaires (sans compter ses compétences dans le secteur de la violence) était un scandale national. Aujourd’hui, nous ne pouvons que nous inquiéter un peu plus. La vue de Bob ne s’arrange guère. Qui va lui lire le Mail & Guardian ? G aurait du mal avec une phrase comme “le Zimbabwe est un désastre total”. Bob lui-même, probablement poussé par Gire, a exigé du rédacteur en chef du Herald [le grand quotidien gouvernemental] : “Merci d’augmenter la taille des caractères pour que je puisse lire.” Par conséquent, vous autres patrons de presse du Cap et de Johannesburg, qui êtes en train de vous demander ce que vous pourriez bien dénicher comme nouveau best-seller, voici un indice : Gigi, mémoires d’une première dame."


http://tontondaniel.over-blog.com/article-12814845.html


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Publié le 29 Juin 2008


Bonjour à tous


Alors que la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice est en visite officielle en Chine, des émeutes ont éclaté dans le sud du pays hier suite à un viol non puni perpétré par le neveu d'un notable local :


Dimanche 29 juin :
"Des émeutes ont éclaté dans le sud-ouest de la Chine, où des villageois ont incendié des bâtiments gouvernementaux pour protester contre la conduite d'une enquête policière sur la mort d'une adolescente, ont indiqué dimanche des habitants et l'agence Chine nouvelle.
Les violences sont survenues samedi dans le canton de Wengan, dans la province montagneuse du Guizhou.
Des photos publiées sur l'internet ont montré plusieurs milliers de personnes rassemblées devant le commissariat de Wengan. Les vitres du commissariat étaient brisées et de la fumée s'échappait du bâtiment.
Selon des villageois, la colère est montée après l'annonce samedi après-midi à l'hôpital de la mort de l'oncle de la jeune fille décédée.
L'oncle, qui s'était élevé contre les résultats de l'enquête ayant conclu au suicide, serait mort après avoir été passé à tabac.
"Son oncle, qui a été tabassé par la police ou des voyous à la solde de la police, est mort samedi", a affirmé une habitante, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat par crainte de représailles.
"Comme l'oncle enseignait dans une école locale, des dizaines d'élèves sont allés demander des comptes à la police, c'est à ce moment-là que certains d'entre eux ont été frappés. Après avoir été tabassés, ils ont incendié des locaux et des voitures de police", a-t-elle ajouté.
Des forums sur l'internet ont affirmé que l'adolescente avait été violée et tuée il y a neuf jours et que la police avait tenté d'étouffer l'affaire pour protéger le principal suspect, identifié comme le fils d'un haut dirigeant de Wengan.
Des responsables locaux étaient injoignables dimanche matin.
Certains villageois ont indiqué que jusqu'à 200 membres des forces de sécurité étaient arrivés dans la nuit de samedi à dimanche à Wengan, où les lignes téléphoniques ont été coupées.
La plupart des pages internet faisant référence aux émeutes étaient par ailleurs inaccessibles dimanche.
La Chine contrôle étroitement la Toile et les internautes chinois ont accès à une version allégée de l'internet, avec des sites censurés, notamment des sites d'information, ceux appartenant à des organisations de défense des droits de l'Homme et tous ceux jugés subversifs par le pouvoir communiste.
L'agence de presse officielle Chine Nouvelle n'a donné pas de détails sur l'origine des troubles à Wengan, se bornant à qualifier de "criminels" les auteurs des violences à la suite du "mécontentement" à propos des investigations sur la mort de la jeune fille.
"Un groupe d'individus non identifiés a incité la foule à attaquer les locaux de la police, ceux du gouvernement du district et l'immeuble du parti communiste", indique l'agence. "Après cela, un petit nombre de criminels a saccagé les locaux et même incendié des bureaux et plusieurs voitures".
Toutefois, la foule s'était dispersée dimanche et l'incident "n'a pas connu d'escalade", selon Chine Nouvelle."


Dimanche 29 juin :
"Des milliers d'émeutiers ont incendié des bâtiments de l'administration et de la police, samedi dans un comté du centre-sud de la Chine, lors de troubles survenus parce que la police aurait étouffé des informations sur la mort d'une jeune fille, ont rapporté des habitants et certains médias chinois.
Dix mille personnes se sont massées autour de bâtiments administratifs du comté de Weng'an dans la province de Guizhou, samedi après-midi, en réclamant justice après la mort de la jeune fille, dont le corps avait été retrouvé dans une rivière, a expliqué un habitant.
"Les habitants étaient très fortement en colère face à l'injustice des autorités locales", a dit cet habitant, un responsable d'une administration locale, interrogé par téléphone.
"Environ 10.000 personnes ont convergé vers le lieu (du siège des autorités locales) et ont incendié le bâtiment des bureaux du parti du comté, et ont brûlé d'autres bureaux de l'administration du comté", a-t-il dit.
"Ils ont mis le feu à une vingtaine de véhicules, dont certains de la police", a dit ce responsable.
La colère des habitants a éclaté parce que les autorités affirmaient que la jeune fille, âgée de 15 ans, s'était suicidée en se jetant dans une rivière, alors que selon la famille, elle a été violée et sans doute assassinée par le neveu d'un notable de la région, ont déclaré des habitants.
L'émeute a conduit le chef de la sécurité publique de la province à se rendre précipitamment sur les lieux pour tenter d'apaiser la situation, écrit l'agence de presse Chine nouvelle dans une dépêche diffusée des heures après les comptes rendus de témoins qui ont circulé sur des sites internet et blogs chinois.
La foule a commencé à se disperser vers 02h00 dimanche (18h00 GMT samedi) et l'ordre est revenu peu à peu dans le chef-lieu du comté, ajoute Chine nouvelle.
Des blogs liés au populaire site internet chinois Sina.com (www.sina.com.cn) ont diffusé des photos sur lesquelles on voit des milliers de personnes encerclant un commissariat de police, des policiers anti-émeutes gardant ce bâtiment incendié, et des véhicules de police renversés et carbonisés.
Les autorités s'emploient actuellement à étouffer tout signe d'agitation dans le pays à l'approche des Jeux olympiques de Pékin en août. Le président Hu Jintao a déclaré que la priorité numéro un, d'ici aux JO, était de garantir la stabilité du pays."


http://www.youtube.com/watch?v=I3dqK7-__3M&NR=1


Cà commence à bouger en Chine ! Ou plutôt : çà commence à se savoir ! Grâce à internet et aux téléphones mobiles malgré la censure ! La technologie au service de la Démocratie !


Tonton Daniel

 

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Publié le 28 Juin 2008


Bonjour à tous


Article paru dans 20minutes.fr :


"Si vous pensez que le «Dap» est un nouveau shampoing ou que le «High Five» est le tournoi des cinq nations des fumeurs de beuh*, c’est que vous n’êtes pas trop branché «Hand Shake». Une pratique qui s’étend pourtant des cours de lycée de Marly-Gomont jusqu’au discours d’investiture de Barack Obama où le candidat démocrate «shake» sa femme sur scène devant ses militants pour fêter sa victoire…


Alors que l’on se serre virilement la main à la Défense et que l’on se claque la bise dans le showbiz, la rue s’amuse depuis belle lurette à se saluer avec des gestes codés où s’entrechoquent doigts, paumes et poings. Petit guide d’un langage non-verbal aux déclinaisons quasi-infinies.


Historiquement, le «Dap», acronyme de «Dignity and pride», est un geste très simple où deux poings fermés se cognent pacifiquement. Créé par les esclaves noirs américains dans les champs de cotons au début du 17è siècle, le «Dap» se démocratise lors de la guerre du Vietnam où soldats blancs et noirs combattent ensemble. Véritable signe d’amitié et d’appartenance à une communauté, le «Dap» a connu de multiples évolutions grâce à l’arrivée du «High Five**».


Souvent illustré par l’expression «Tape m’en cinq», le «High Five» a été popularisé par Glenn Burke, star du baseball dans les années 1970. Très vite repris par les jazzmen puis les stars du Motown***, le «High Five» se répand comme une traînée de poudre aux Etats-Unis. Il est par la suite mixé avec le «Dap» par les gangs qui y voient l’occasion de créer leur propre langage gestuel. Très vite, les célèbres gangs californiens «Crips» et «Bloods» se distinguent avec des «shake» particuliers où se mêlent toutes sortes de combinaisons. Et les stars de la NBA d’emboîter rapidement le pas diffusant cette culture des signes dans les classes moyennes américaines. Au début des années 1990, on se souvient particulièrement du mémorable «shake» entre Will Smith et Jazzy Jeff dans la série culte «Le Prince de Bel Air».


Depuis, le «hand shake» a dépassé toutes les frontières socioculturelles. Américanisation globale oblige, il touche chaque bande qui possède sa propre façon de se saluer."


*   beuh = marijuana, chanvre (cannabis) fumé sous forme d'herbe
**  high five = mains tapées paume contre paume doigts vers le haut
*** motown = célèbre label américain de musique soul


http://www.youtube.com/watch?v=fQNiN-9vaCM
(Will Smith et Jazzy Jeff)


http://www.youtube.com/watch?v=EGBikSDv4nM
(Barack et Michelle Obama)


http://www.youtube.com/watch?v=hFdlgGLRoUQ
(Motown)


Et à propos de "shake", ne manquez surtout pas les télétubbies :
http://www.youtube.com/watch?v=M2SFBLOI2aQ


Tonton Daniel


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Rédigé par tonton daniel

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Publié le 27 Juin 2008


Bonjour à tous


Grâce aux voyages et au cinéma, nous savons tous comment trinquer dans toutes les langues : Prosit!, Cheers!, Ganbei!, Skol!, Salud!, Salute!, Kampaï!, Na zdorovie!, Sherefé!, Mazel tov! Mais d'où vient l'expression populaire " faire tchin-tchin" employée pour trinquer quand on boit avec quelqu'un ?


Choquer son verre contre celui d'un autre avant de boire est une habitude prise au moyen-âge quand nourriture et boissons empoisonnées faisaient des ravages et facilitaient les successions royales ! A cette occasion, il était donc d'usage de choquer chacun à son tour son verre plein au-dessus de celui du voisin en faisant volontairement tomber quelques gouttes dans l'autre verre. Ainsi, on partageait sa confiance et un éventuel poison avec son voisin. D'où les deux "tchin" !


D'après Wikipedia, "Certains défendent l'idée que le fait de trinquer est simplement un moyen d'utiliser tout nos sens au moment de boire avec un ami. En effet, quand on boit, on fait appel à quatre de nos sens, la vue en regardant le verre, le toucher en tenant le verre, l'odorat en sentant le verre et enfin le goût en buvant le verre. Le fait de trinquer nous permet tout simplement de faire travailler notre cinquième sens : l'ouïe."


Quant à l'expression "porter un toast", elle date elle aussi du moyen-âge :
"Le mot anglais "toast", qui désigne le pain grillé dès le XIVe siècle, est emprunté à l’ancien français "tostée", de "toster" (griller, rôtir); tostée, tranche de pain grillée qu’on mange en buvant un pot, étant elle-même tirée du latin tostus, participe passé du verbe torrere, “griller”.
Au XIe siècle, il était d’usage de mettre une tranche de pain grillé et épicé, la tostée, au fond d’une coupe de vin pour honorer une personne en particulier. La coupe faisait alors le tour de tous les convives qui en buvaient une gorgée et la dernière personne, celle qu’on célébrait, avait l’honneur de vider la coupe et de manger la tostée imbibée d’alcool. Ce serait ensuite, au XIIe siècle, que cette pratique aurait migrée en Angleterre, anglicisant le mot sous la forme de toast, avant de revenir en France bien plus tard, au XVIIIe siècle, sous la forme de l’expression “porter un toast”, alors que la coutume ancestrale avait disparue depuis longtemps."


Aujourd'hui, on ne choque plus les verres qu'une seule fois, sans faire tomber une seule goutte, ce qui serait très mal vu, surtout dans les pays anglo-saxons où l'on se contente de lever son verre sans le choquer. Seul le "bling" est doublé, chez les rappeurs et certains chefs d'état !


Tonton Daniel


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