Publié le 28 Février 2009


Bonjour à tous


La manière dont on présente officiellement le palais de Versailles m'a toujours fait sourire : demeure du Roi-soleil, vitrine de la France, chef-d'oeuvre de l'architecture, raffinement ultime... Avec des fêtes somptueuses dans les plus beaux jardins du monde, les perruques poudrées, la danse, Molière, l'étiquette, les bonnes manières, les marbres et les dorures... Comme beaucoup de films, "Si Versailles m'était conté" de Sacha Guitry ou la série des "Angélique Marquise des Anges" étaient bien sages et bien proprets... Sans parler des films américains aseptisés comme "Valmont", "Les liaisons dangereuses" ou le décalé "Marie-Antoinette" de Sofia Coppola.


Mais la réalité était bien différente. Et d'abord, pendant toute la période de son règne, Louis XIV n'a habité qu'un château perpétuellement en chantier ! Bruits, poussières et échaffaudages ! Il y avait aussi le manque d'hygiène (on faisait une toilette sèche sans eau), les mauvaises odeurs (on amenait les chèvres dans les appartements pour les traire), les rats dans la galerie des glaces, les hommes qui urinaient dans les escaliers, les clystères en public, le froid hivernal qui faisait geler le vin à table, la viande qu'on mangeait si faisandée qu'elle était souvent presque pourrie... Le roi recevait souvent quand il était sur la chaise percée à se soulager ! "À cette époque, on prêtait de l'importance à connaître l'état des selles, les médecins croyaient que les humeurs trahissaient l'état intérieur" (http://tontondaniel.over-blog.com/article-13072527.html).


Quant aux relations humaines, c'était les intrigues de cour, les prérogatives et les jalousies des courtisans, les poisons et les messes noires, les rumeurs et les scandales, les turpitudes sexuelles, les maitresses affichées et les bâtards cachés... Un excellent film réaliste fut celui de Bertrand Tavernier "Que la fête commence", dans lequel il rappellait par exemple les orgies et les débauches du Régent Philippe d'Orléans qui aurait aussi engrossé une de ses filles...


De Versailles on retient aujourd'hui quelques symboles, la mise en scène du pouvoir, le culte monarchique, la victoire de l'homme sur la nature... Et quelques lieux célèbres, galerie des batailles, chapelle royale, grands et petits appartements, galerie des glaces... Malgré un nombre de visiteurs extraordinairement faible (aucune attente à la caisse), notre visite d'hier m'a laissé un arrière-goût d'amertume... La faute peut-être aux dorures fraichement posées dans la cour de marbre, sur les toits du petit château ou sur la nouvelle grille royale inaugurée en 2008 qui contrastent désagréablement avec le crépis tombant en morceaux dans les cours intérieures...
Alors que chaque visite du parc, en été comme en hiver, de jour comme de nuit, a toujours été un enchantement !


http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Versailles


http://www.gvn.chateauversailles.fr/


http://www.podcast.chateauversailles.fr/


http://fr.wikipedia.org/wiki/Versailles_et_ses_r%C3%A9pliques


http://fr.wikipedia.org/wiki/Us_et_coutumes_%C3%A0_la_cour_de_Versailles


http://tontondaniel.over-blog.com/article-4914012.html


http://tontondaniel.over-blog.com/article-26773947.html


Tonton Daniel


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Publié le 27 Février 2009


Bonjour à tous

La crise ! Encore la crise ! Toujours la crise ! Où l'on apprend l'existence de "soupes populaires pour enfants" dans l'un des pays les plus riches du monde... Deuxième article consacré à l'Allemagne pauvre, écrit par Guido Kleinhubbert pour l'hebdomadaire allemand d'investigation Der Spiegel et repris par Courrier International dans son n° 955 du 19 février 2009 :

"ALLEMAGNE •  Le boom des soupes populaires pour enfants 

Faute de moyens, de plus en plus de parents envoient leur progéniture dans des cantines gratuites. Un phénomène qui suscite l’inquiétude des associations caritatives mais n’émeut guère les collectivités publiques.

A 12 h 30 précises, la foule arrive. Des enfants de 3 à 4 ans prennent d’assaut les hautes marches du perron. Des écoliers arrivent avec leur gros cartable sur le dos. Des adolescentes de 15 ans viennent, leur bébé dans les bras, escortées de plusieurs frères et sœurs. Tout ce petit monde fonce droit au réfectoire. Au menu aujourd’hui : pâtes et escalope de dinde. Tous les midis, dans le quartier berlinois de Hellesdorf, l’Arche sert gratuitement le déjeuner à 500 enfants. L’établissement – qui abritait une école à l’ère de la RDA – est devenu la soupe populaire la plus célèbre d’Allemagne. En 2008, ses cuisiniers ont servi 200 000 repas à leurs petits clients, soit 20 % de plus que l’année précédente.
La même augmentation a été constatée dans la petite centaine de restaurants de l’association Deutsche Tafel. Gerd Haüser, le patron de l’organisation, estime à 250 000 le nombre d’enfants qui viennent régulièrement prendre des repas que l’association distribue bénévolement. Ce chiffre effrayant en dit long sur l’Allemagne, sur ses habitants qui vivent au seuil de la pauvreté et sur l’échec des responsables politiques. Pour Gerd Haüser, cet afflux d’enfants est une conséquence directe de la baisse des allocations familiales introduite, en 2005, par la loi dite Hartz IV [du nom de Peter Hartz, ex-directeur du personnel de Volkswagen, chargé de la réforme du marché du travail sous le gouvernement de Gerhard Schröder]. Les parents perçoivent aujourd’hui 211 euros par enfant de moins de 14 ans. Jugé anticonstitutionnel, ce montant devrait être revu à la hausse. Mais la plupart des familles ont renoncé depuis longtemps à savoir combien il leur en coûterait de nourrir leur enfant et elles envoient leur progéniture à la soupe populaire sans sourciller. Et aucun responsable associatif ne croit qu’augmenter les allocations de 20 euros par mois incitera les parents à refaire la cuisine. Au contraire, plus il s’ouvre de restaurants gratuits, plus il y a de clientèle. “L’offre crée aussi en partie la demande”, estime Gerd Haüser. Le Löwenhaus, un établissement de l’Arbeiter-Samariter-Bund situé à Harburg, un quartier de Hambourg, propose un forfait tout compris : trois repas par jour, une aide aux devoirs et des excursions. Mais pourra-t-il financer à long terme cette prise en charge des enfants ? Rien n’est moins sûr. Les institutions sont de plus en plus nombreuses à jouer des coudes pour récupérer le surplus des supermarchés, les subventions ne suffisent plus. Toutes les cantines gratuites se trouvent confrontées au même dilemme moral. Pour des questions de trésorerie, elles devraient limiter le nombre de couverts. Mais comment pénaliser les enfants pour les faiblesses supposées des parents ? A midi, un petit garçon fait irruption au Löwenhaus. Personne ne le connaît. Il balbutie son prénom. Eugen. Quand on lui demande son âge, il montre sept doigts. “Un gamin comme ça, on ne peut pas lui dire : désolé, rentre chez toi”, explique l’un des responsables de l’établissement.

L’État et les Länder se renvoient la balle

En ces temps de crise économique, de hausse du chômage et de baisse des dons, le système de restauration gratuite montre ses limites. Les associations caritatives ne voient qu’une issue : il faudrait que les écoles prennent enfin à leur charge les enfants dans le besoin. Cette solution, pourtant unanimement considérée comme logique, n’est toujours pas applicable en Allemagne. Depuis des années, la classe politique débat pour savoir qui devrait supporter le coût d’une restauration scolaire gratuite. Les Länder estiment qu’une telle mesure sociale relève de la responsabilité de l’Etat, tandis que les autorités fédérales rappellent que la politique scolaire est l’affaire des Länder.
Dans les faits, les filiales de la Deutsche Tafel et de l’Arche en viennent de plus en plus souvent à proposer des repas gratuits dans les cantines scolaires – comme dans l’école primaire du Priesterweg, à Potsdam, située dans un quartier où vivent de nombreuses familles monoparentales et sans emploi. Elvira Eichelbaum, la directrice, a fait le premier pas. Il y a quelques mois, on lui a amené une élève de CP en larmes. Epuisée, la petite fille s’était évanouie en classe. Elle n’avait pas mangé depuis des jours. Afin que cela ne se reproduise plus jamais, Elvira Eichelbaum a sollicité des fonds publics et, dans un premier temps, mis en place un service de déjeuner, pour 2,70 euros par jour et par enfant – somme trop élevée pour la plupart des parents. Elle a tenté d’obtenir des subventions de l’Etat et du Land. En vain. A l’issue d’un rendez-vous, elle a été invitée à déjeuner à la cantine du ministère de l’Education du Brandebourg. Là, elle a pu découvrir que les salariés de l’administration, eux, bénéficiaient de repas subventionnés. Coût du plat principal : entre 0,80 et 1,60 euro". 

http://tontondaniel.over-blog.com/article-20227997.html

Tonton Daniel

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Publié le 26 Février 2009


Bonjour à tous

Suite de nos vacances parisiennes hier après-midi avec la visite de l'Hôtel national des Invalides. J'ai longtemps cru, sans doute parce qu'y reposent ses cendres, que ce gigantesque bâtiment avait été construit par Napoléon Ier pour ses grognards blessés durant ses multiples campagnes. Non point ! Il a été édifié bien plus tôt sous Louis XIV mais pour les mêmes raisons : loger les soldats invalides de retour de la guerre (A noter qu'une partie du financement s'est faite sur leur dos en retenant une partie de leur solde !). On retrouve d'ailleurs la fleur de lys royale sur les majestueuses portes de l'Eglise du Dôme (où se trouve l'empereur déchu) et sur le dallage en marbre de celle-ci.

Outre les musées de l'armée et des plans-reliefs, l'Hôtel des Invalides propose à la visite l'église Saint-Louis, le récent Historial Charles-de-Gaulle et un "panthéon militaire", complément du Panthéon "civil" de la montagne Sainte-Geneviève, où sont inhumés les hauts gradés militaires ayant combattu pour la France, Turenne, Vauban, Jourdan, Foch, Lyautey, Juin... et bien sûr le petit caporal...

La nécropole étant fermée à la visite, nous nous sommes contentés de la contemplation du monumental sarcophage en porphyre rouge dans lequel furent placés en 1840 les six cercueils successifs (en fer-blanc, acajou, deux en plomb, ébène et chêne) contenant les cendres de Napoléon. Autour de nous, beaucoup de visiteurs et de touristes ravis de partager pendant quelques minutes la légende napoléonienne !

Rien de tout cela en ce qui me concerne car j'ai toujours considéré le personnage comme un petit bonhomme, arriviste, calculateur, opportuniste et frustré. Le despote qui tira un trait sur la République en s'auto-proclamant empereur souffrait sans aucun doute de mégalomanie et d'un orgueil démesuré. Au contraire des autres visiteurs, la couleur rouge sombre du sarcophage m'a plutôt évoqué le rétablissement de l'esclavage aux Antilles et en Louisiane en 1802 et le sang versé entre toutes les campagnes de guerre de 1797 à 1815 !

Extrait de l'article de Wikipedia consacré à Napoléon Ier :
"Les libertés d’expression, de réunion, de circulation et de presse sont supprimées au profit d’un état autoritaire et d’une surveillance très accrue de la population, orchestrée par Fouché. L’égalité proclamée dans le Code civil n’est pas respectée : la femme dépend de son mari ; les patrons ont un très grand pouvoir sur les ouvriers, le livret ouvrier les réduisant à être des quasi-serfs ; l’esclavage est rétabli dans les colonies ; les fonctionnaires sont privilégiés en matière de Justice… Ensuite, l’instauration des préfets, qui sont l’équivalent des intendants, la création du conseil d’État, équivalent du conseil du roi, d’une nouvelle noblesse basée sur la notabilité, les faux plébiscites organisés (des votes sont inventés, il n’y a pas de secret de vote, on ratifie un fait déjà accompli…) font redouter le pire aux jacobins".

Pour conclure, cette autre phrase, tirée de l'article de Wikipedia consacré à l'Hôtel national des Invalides :
"L'alignement de canons sur l'esplanade est hautement symbolique. Ces canons sont en effet pointés vers le palais de l'Élysée pour rappeler à son locataire qu'en France c'est le Peuple qui est souverain et qu'il peut à tout moment reprendre les armes".

Compris Nico ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Invalides

http://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_Ier

http://fr.wikipedia.org/wiki/Grognard

http://tontondaniel.over-blog.com/article-6614781.html

Tonton Daniel


Deux photos prises hier :






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Publié le 25 Février 2009


Bonjour à tous


Visite hier après-midi d'un des plus beaux musées de Paris, le musée d'Orsay, dédié aux beaux-arts de la période 1848-1914. Peintures, sculptures, dessins, pastels, mobilier sont exposés de manière logique et aérée dans ce qui fut autrefois la gare de la compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans créée pour l'Exposition Universelle de 1900. Le bâtiment a été réhabilité par une idée de génie en 1986, permettant au musée d'Orsay de prendre le relais de son voisin, le musée du Louvre situé en face sur l'autre rive de la Seine.


Le nombre de chefs d'oeuvre exposés à Orsay est incroyable et tous les courants de la peinture de cette époque sont représentés.
Cézanne, Corot, Courbet, Degas, Gauguin, Manet, Matisse, Monet, Pissarro, Renoir, Sisley, Van Gogh... et tous les impressionnistes nous ont ici laissé des témoignages incroyables et magiques d'une époque oubliée qui renait pendant quelques heures, rêverie ou nostalgie, avec les régates sur la Seine, les déjeuners sur l'herbe, les meules de foin, les bals de canotiers, l'absinthe et les champs de coquelicots...
Un temps où le temps s'écoulait lentement...


Pour l'anecdote, on peut également redécouvrir à Orsay "L'Origine du monde" de Courbet, sans doute le tableau le plus dérangeant et le plus osé du musée et de l'histoire de l'Art en général.


http://www.musee-orsay.fr/fr/accueil.html


http://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_d'Orsay


http://fr.wikipedia.org/wiki/Gare_d%27Orsay


http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Origine_du_monde


Tonton Daniel



Les Coquelicots de Monet :



L'Origine du Monde de Courbet :



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Publié le 24 Février 2009


Bonjour à tous


Entendu hier au soir une mère de famille parlant fort à une table voisine au restaurant : "Oui ma chérie ! La rhubarbe, c'est un fruit très sucré !"


Non madame ! Tout faux ! La rhubarbe n'est pas un fruit ! Ne vous en déplaise !


C'est une plante vivace aux grandes feuilles vertes qui peut atteindre trois mètres de hauteur, aimant les sols riches et une exposition ensoleillée, et dont les seules parties comestibles sont les tiges sucrées de couleur rouge (pétioles des feuilles). Les feuilles, pleines d'acide oxalique, sont même considérées comme toxiques en provoquant nausées, vomissements, crampes abdominales et diarrhées. A forte dose, l'acide oxalique peut même provoquer des calculs rénaux.


La rhubarbe doit son nom à la Volga ("Rha" en grec) et aux "barbares venus de l'est" ("Barbarum" en latin), ce qui indique sa provenance orientale (Sibérie ou Chine). Elle était à l'origine conidérée comme une plante médicinale (Rhubarbe officinale) et fut introduite en Europe au XVIIIe siècle grâce au développement des échanges commerciaux avec l'Orient. La petite Histoire décrit la patience d'un marchand russe qui fut ainsi le premier à faire pousser des plants de rhubarbe importés au jardin botanique de Saint-Pétersbourg en 1750.


Consommées crues ou cuites, souvent en tartes, en compote ou en confiture, les tiges doivent être blanchies à l'eau bouillante avant la cuisson pour diminuer un peu leur acidité. La rhubarbe n'est donc pas un fruit, madame,  et si on veut vraiment faire une comparaison, sa partie comestible serait plus proche des cardes de blettes !


Tonton Daniel







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