Publié le 31 Juillet 2009


Bonjour à tous


Savez-vous à quoi servent les préservatifs aujourd'hui au Congo ? A cirer les chaussures !


"A Bandundu, les organisations qui luttent contre le VIH/sida et les maladies sexuellement transmissibles sont très inquiètes. De nombreux habitants de cette ville congolaise utilisent en effet le lubrifiant des préservatifs (souvent distribués gratuitement) pour donner de l’éclat à leurs chaussures. Un détournement inquiétant.


“Réduire l’usage du condom à un simple cirage est un acte d’immaturité flagrante et un sabotage”, proteste le chef d’antenne du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) à Bandundu, le Dr Philémon Sikulisimwa. La pratique fait grincer des dents dans les organismes qui battent la campagne pour l’utilisation des préservatifs dans la lutte contre la propagation du VIH/sida et des infections sexuellement transmissibles. Des actions timides sont menées pour y mettre un terme, notamment auprès des groupes jugés très vulnérables en matière de propagation du sida.


L’utilisation du lubrifiant des condoms comme cirage résulte de l’imagination d’un groupe de policiers et de militaires de la ville en formation en 2007 dans un camp militaire. “N’ayant pas de sous pour nous acheter une boîte de cirage noir, nous avons commencé à utiliser le lubrifiant des préservatifs pour cirer nos bottes”, explique, sous couvert de l’anonymat, un jeune militaire. La “découverte” s’est alors rapidement répandue dans la ville, suscitant beaucoup de curiosité auprès du reste de la population civile. D’autant que le préservatif, vendu 50 francs (0,05 euro) les trois pièces sur le marché local, paraît bien moins cher qu’une boîte de cirage (350 francs, 0,35 euro).


“C’est la pauvreté qui pousse les gens à utiliser ce lubrifiant comme cirage, surtout qu’on distribue gratuitement les préservatifs”, explique Bienvenu Mayembe, qui en fait lui-même usage. “Ça va avec les chaussures de toutes les couleurs et l’opération est simple”, affirme pour sa part un jeune du quartier Ngamilele, Christian Bakandowa.


Pour lutter contre la propagation du VIH/sida et des IST à Bandundu, on a installé des distributeurs automatiques de condoms dans divers lieux publics de la ville. Ce qui permet à de nombreuses personnes de s’en procurer facilement. D’autres s’approvisionnent dans des pharmacies. “Un jeune – qui s’est défendu d’être un obsédé sexuel – en achète tous les trois jours”, témoigne Théo Ntela. Ce vendeur de pharmacie se frotte les mains, car, dit-il, “le produit, qui se vendait assez mal, s’écoule maintenant plus vite…” Mais, si après usage certains cireurs prennent le soin de jeter les condoms dans des endroits inaccessibles, comme les fosses septiques, d’autres les abandonnent n’importe où. Des enfants s’en emparent souvent et en font leur objet de jeu, en soufflant dedans comme dans les petits ballons de baudruche. “Cela représente un danger en termes d’insalubrité et de maladie”, s’inquiète Kambusi Fofana, étudiant en sciences biomédicales au centre universitaire de Bandundu.


“Nous avons commencé à sensibiliser policiers et militaires”, indique Séverin Mitinimi, du bureau local du Programme national multisectoriel de lutte contre le sida (PNMLS)".

(Source mediacongo.net reprise dans Courrier International n°975 du 9 juillet 2009)


http://tontondaniel.over-blog.com/article-24031949.html


http://www.congoblog.net/kinshasa-petits-boulots-et-debrouille-au-quotidien-pour-survivre/?nomobile


http://www.afrik.com/article15317.html


http://www.jetsettershoes.com/blog/preservatif-nouveau-cirage.html


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Publié le 30 Juillet 2009


Bonjour à tous


J'avais déjà évoqué l'effet nocebo (opposé de l'effet placebo) le 8 février dernier :
http://tontondaniel.over-blog.com/article-27683760.html
Malgré les doutes de certains médecins et scientifiques, je suis intimement convaincu du pouvoir de l'auto-suggestion et certain que notre psychisme peut réguler notre santé physique.
Ce que confirme l'article suivant, signé par Helen Pilcher, paru dans la très sérieuse revue scientifique New Scientist et repris dans Courrier international n° 976 du 16 juillet 2009 :


"Attention : se croire malade peut rendre malade !
L’effet “nocebo”, moins étudié que son jumeau bénéfique, le placebo, est un phénomène psychosomatique souvent ravageur.

A la fin des années 1970, Sam Shoeman apprend qu’il souffre d’un cancer du foie en phase terminale et qu’il ne lui reste plus que quelques mois à vivre. Shoeman meurt effectivement quelques semaines plus tard et pourtant les résultats de l’autopsie révèlent que les médecins s’étaient trompés : la tumeur était en réalité minuscule et il n’y avait aucune trace de métastases. “Il n’est pas mort du cancer, il est mort parce qu’il croyait qu’il était en train de mourir du cancer”, résume Clifton Meador, professeur à l’école de médecine Vanderbilt de Nashville. “Quand tout le monde vous traite comme un mourant, vous finissez par croire que vous êtes mourant. Tout votre être est convaincu qu’il va mourir.” Les cas comme celui de Sam Shoeman sont peut-être les formes les plus extrêmes d’un phénomène assez répandu.
En effet, il est possible qu’un grand nombre de patients subissent des effets secondaires uniquement parce qu’on les a avertis qu’ils risquaient d’en subir. En outre, les personnes qui pensent être sujettes à certaines maladies ont plus de chances d’en être atteintes que celles qui sont convaincues du contraire.

Le fait de se croire malade peut-il effectivement rendre malade ? L’idée peut paraître tirée par les cheveux, pourtant l’inverse a été scientifiquement démontré. C’est le célèbre effet placebo, le pouvoir de suggestion capable de guérir. Les placebos ne font pas de miracles, mais ils produisent des effets physiologiques mesurables. L’effet placebo a malheureusement un jumeau maléfique : l’effet nocebo, qui apparaît lorsqu’une attitude pessimiste suffit à produire des effets nocifs sur la santé d’un patient. Le terme “nocebo” – en latin “je nuirai” – n’est apparu que dans les années 1960, et les connaissances sur ce phénomène sont nettement plus réduites que celles sur l’effet placebo. Après tout, il n’est pas si simple, d’un point de vue éthique, d’obtenir une autorisation pour mener des études visant à rendre malades les volontaires. Tout indique que l’effet nocebo peut prendre des proportions graves. “La ‘mort par incantation vaudoue’, si tant est qu’elle existe, pourrait être une forme extrême de l’effet nocebo”, explique Robert Hahn, anthropologue au Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) d’Atlanta, en Géorgie, et spécialiste de ce phénomène.


Une étude rétrospective de 15 essais cliniques menés sur des milliers de patients – certains prenants des bêtabloquants [médicaments bloquant l’action d’hormones comme l’adrénaline, souvent utilisés en cardiologie], d’autres servants de groupe de contrôle [a qui l’on donne un placebo] – a révélé que l’ensemble des volontaires se plaignaient des mêmes effets secondaires : fatigue, symptômes dépressifs et dysfonctionnements sexuels. Certains ont même dû interrompre l’essai en raison de ces désagréments. L’effet nocebo s’observe couramment dans la pratique médicale. Près de 60 % des patients suivant une chimiothérapie commencent à se sentir mal avant même de commencer le traitement. “Cela peut se produire plusieurs jours avant, ou bien sur le trajet [pour l’hôpital]”, explique Guy Montgomery, psychologue clinicien à l’école de médecine Mount Sinai, à New York. Parfois, le simple fait d’entendre la voix du médecin suffit à rendre malades certains patients.


L’optimisme ou le pessimisme influent sur la santé


Plus inquiétant encore, l’effet nocebo peut être contagieux. Cela fait des siècles que les médecins ont observé des cas de propagation de symptômes inexpliqués au sein d’un groupe. Le phénomène est connu sous le nom de “phénomène psychogénique de masse”. Irving Kirsch et Giuliana Mazzoni, deux psychologues de l’université de Hull, au Royaume-Uni, se sont récemment intéressés à l’une de ces manifestations. Dans le cadre de leur étude, les deux scientifiques ont demandé à certains membres d’un groupe d’étudiants de respirer des échantillons d’air en leur faisant croire qu’ils contenaient “une substance potentiellement nocive pour l’environnement” et susceptible d’entraîner des maux de tête, des nausées, des démangeaisons et de la somnolence. La moitié des volontaires assista ensuite à une projection montrant une femme développant – apparemment – tous ces symptômes après avoir respiré un échantillon d’air. Résultat : les étudiants qui avaient respiré un échantillon de cet air étaient plus susceptibles de signaler le même genre de symptômes que les autres. Les symptômes étaient même plus prononcés chez les femmes qui avaient assisté à la projection. Voilà qui place les médecins dans une situation particulièrement délicate. “D’un côté, les gens ont le droit de savoir à quoi s’attendre, de l’autre, le fait de les informer peut augmenter le risque d’apparition des effets annoncés”, explique Giuliana Mazzoni. Cela signifie que les médecins doivent être très attentifs à leur façon de formuler les choses afin de réduire les effets négatifs, ajoute Guy Montgomery. “Tout est dans la façon de le dire.”


Le phénomène suscite encore trop de questions. Quels sont les facteurs déclencheurs de l’effet nocebo ? Combien de temps les symptômes peuvent-ils durer ? On ne sait pas non plus quelles sont les personnes à risque. L’optimisme ou le pessimisme de chacun peuvent avoir une incidence mais aucun trait de caractère ne permet de faire des prédictions. Le phénomène touche aussi bien les hommes que les femmes, même si celles-ci signalent davantage de symptômes que les hommes. “Les femmes tendent à se fonder davantage sur leurs expériences passées, tandis que les hommes sont plus réticents à en tenir compte”, note Enck.


L’effet nocebo relève du domaine de la croyance


Une chose est sûre, ces phénomènes de nature apparemment psychologique ont des conséquences très réelles dans le cerveau. L’année dernière, utilisant la technique de tomographie par émission de positrons, Jon-kar Zubieta, de l’université du Michigan, a observé que l’effet nocebo était lié à une baisse de la dopamine et de l’activité opioïde dans le cerveau. Cela expliquerait pourquoi l’effet nocebo tend à exacerber les sensations de douleur. En parallèle, Fabrizio Benedetti, de la faculté de médecine de Turin, a découvert que les douleurs liées à l’effet nocebo pouvaient disparaître grâce à une substance appelée proglumide, qui bloque les récepteurs de la cholécystokinine (CCK), une hormone. Typiquement, l’anticipation d’une douleur est source d’anxiété, ce qui active les récepteurs CCK et augmente les sensations douloureuses.


Reste que la cause première de l’effet nocebo ne relève pas du domaine de la neurochimie mais bien de la croyance. Ainsi que l’explique Hahn, les chirurgiens se montrent généralement hésitants quand il s’agit d’opérer des patients qui sont convaincus qu’ils vont mourir car c’est souvent ce qui se produit. Une étude a révélé que les femmes qui se croient particulièrement sujettes au risque d’arrêt cardiaque ont quatre fois plus de chances de mourir de maladie cardio-vasculaire que les autres femmes présentant les mêmes facteurs de risque.


Les preuves ont beau s’accumuler, il est difficile d’accepter, à l’ère de la raison, que des croyances puissent tuer. Après tout, la plupart d’entre nous éclateraient sûrement de rire si un homme étrangement attifé se mettait à sauter autour de nous en agitant un os et en nous disant que nous allons mourir. Mais imaginez quel effet cela vous ferait d’entendre la même chose de la bouche d’un médecin propre sur lui, bardé de diplômes, avec tous vos résultats d’examens dans son ordinateur ? Le contexte social et culturel est crucial, explique Enck. Peut-être faudra-t-il attendre de découvrir les fondements médicaux et biologiques de la “mort vaudoue” pour reconnaître que ce phénomène est bien réel et qu’il peut affecter n’importe quel individu".


Tonton Daniel

 

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Publié le 29 Juillet 2009


Bonjour à tous


"Le gaspacho (gazpacho en espagnol) est un potage à base de légumes crus pressés, servi froid et répandu dans le sud de l'Espagne et le sud du Portugal.
La base est faite de tomates pressées, le tout allongé avec de l'eau, voire des glaçons, ce qui forme le potage. Aux tomates peuvent être ajoutés du pain émietté ainsi que des légumes tels que le concombre, le poivron ou l'oignon, cuits ou crus, et pressés eux aussi. Cette préparation liquide est relevée avec de l'ail, du sel, de l'huile et du vinaigre. Elle peut être ou non servie avec des légumes coupés en dés.
Comme il est composé de légumes crus, le gaspacho contient plus de vitamines qu'un potage de légumes cuits.
Selon les régions, il se prépare de différentes manières".

( source http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaspacho )


Le gaspacho fut "inventé" par les muletiers espagnols qui mélangeaient les différents ingrédients qu'ils transportaient : tomates, ail, huile d'olive, pain sec...
J'ajoute que le nom "gaspacho"est d'origine arabe ("pain trempé") comme 5000 à 6000 mots du vocabulaire castillan.
( http://fr.wikipedia.org/wiki/Castillan )


Une des innombrables recettes de gaspacho andalou relevée sur le net :


"Un gaspacho pour 6 personnes environ :
1 kg de tomates mures émondées et épépinées
1 gros oignon épluché et finement haché
1 poivron vert et 1 rouge épépinés et coupés en petits dés
1 concombre épluché épépiné et taillé aussi en petits dés
3 gousses d'ail dégermées et écrasées
10 cl d'huile d'olive
sel et poivre de Cayenne ou poudre de piment d'Espelette
100 g de panure


1) Mixez (ou écrasez au pilon dans un mortier) l'ail et les tomates coupées en morceaux,
2) Puis à la spatule en bois ajoutez l'huile d'olives goutte à goutte comme si vous montiez une mayonnaise,
3) ajoutez l'oignon haché, les dés de poivrons et de concombres, salez et poivrez a votre goût,
4) ajoutez la panure,
5) Ajoutez alors un demi litre d'eau glacée,
6) Mettez à couvert au réfrigérateur et servez au minimum 3 heures après.


Idéal pendant l'été ! Bon appétit !


Tonton Daniel





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Publié le 29 Juillet 2009


Bonjour à tous


De nouvelles violences inter-religieuses au Nigéria ont fait près de 300 morts depuis dimanche.
Dépêche du mardi 28 juillet :


"Au moins 150 morts dans les violences au Nigeria, sécurité renforcée :


Les affrontements dans le nord du Nigeria dimanche et lundi entre forces de l'ordre et islamistes radicaux ont fait au moins 150 morts, poussant le président Yar'Adua a décréter l'"alerte totale" des forces de sécurité.
Le bilan officiel communiqué lundi fait état de 55 morts dans les Etats de Bauchi et Yobe. Mardi, des journalistes locaux ont indiqué avoir vu la veille une centaine de cadavres entreposés dans un poste de police à Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno.
"D'après ce que nous avons vu, il y aurait plus de 100 corps amenés dans la cour du commissariat", a affirmé l'un d'eux, Ibrahim Bala, travaillant pour une radio locale. Un témoignage corroboré par une autre journaliste ayant requis l'anonymat.
Les violences dans le nord du Nigeria ont éclaté dimanche matin, quand des islamistes radicaux de la secte "Taliban", appelée en langue haoussa "boko haram" ("l'éducation occidentale est un pêché") ont tenté d'attaquer un poste de police dans l'Etat de Bauchi, selon la police.
Elles se sont ensuite propagées dans la région, touchant en tout quatre Etats: Bauchi, Borno, Kano et Yobe.
En réponse, le président Umaru Yar'adua, lui-même originaire du nord du pays, a ordonné lundi soir aux services de sécurité de se mettre en "alerte totale".
Le chef de l'Etat, qui était lundi en déplacement dans le sud-ouest du pays pour l'inauguration d'une centrale électrique, leur a ordonné "de prendre toutes les mesures nécessaires pour contenir et repousser les attaques".
Maiduguri a été placée sous couvre-feu de 19H00 à 06H00 du matin. Mardi matin, les combats avaient cessé et la ville était calme en apparence, selon des témoins.
Les rues étaient désertes, policiers et militaires quadrillaient la ville à la recherche de militants de la secte qui se réclame des talibans d'Afghanistan.
Selon la police ainsi que des témoins dans plusieurs villes du nord, les "talibans" ont mis le feu notamment à des églises et des postes de police.
A Potiskum, à 200 km à l'ouest de Maiduguri, ils ont égorgé lundi un pompier et brulé vif un policier, selon des sources policières.
Dans la nuit de dimanche à lundi, ils avaient déjà brûlé vif un officier des douanes et égorgé un ingénieur local à Gamboru-Ngala (Etat de Borno), ville frontalière du Cameroun, selon un témoin.
Les militants islamistes ont mené leurs attaques munis d'arcs, de flèches, de cocktails Molotov et de bâtons, selon la presse.
La secte des "talibans", dont le berceau est Maiduguri, s'est fait connaître en 2004 quand elle a établi sa base dans le village de Kanamma (Etat de Yobe), à la frontière avec le Niger.
Composée essentiellement d'étudiants en rupture d'université, elle comptait à ses débuts environ 200 membres. Sa taille actuelle est inconnue. A l'instar de l'ancien régime taliban en Afghanistan, elle veut instaurer un Etat "islamique pur" dans le nord du Nigeria.
Depuis 2004, des heurts entre ces "talibans" et les forces de l'ordre ont éclaté de manière sporadique dans différents Etats du nord, mais le bilan des violences depuis dimanche est le plus lourd que la secte ait enregistré à ce jour.
Le nord du Nigeria, pays d'au moins 140 millions d'habitants, est à dominante musulmane et le sud est majoritairement chrétien. Douze Etats septentrionaux ont instauré la charia (loi islamique) depuis 2000".


Dépêche du mercredi 29 juillet :


"Nigeria : poursuite de combats avec les extrémistes islamistes :


Des combats entre forces de l'ordre et extrémistes islamiques dans le nord du Nigeria se sont poursuivis dans la nuit de mardi à mercredi à Maiduguri et ont repris dans l'Etat voisin de Yobe, ont indiqué des habitants.
Des témoins ont entendu toute la nuit des tirs dans certains quartiers de Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno, où les affrontements de lundi ont fait plus de 200 morts.
"Ca n'a pas arrêté. A mon avis les combats ont été favorisés par la lune qui éclairait bien. Et puis les tirs ont cessé vers 04H30 (03H30 GMT) dans le quartier Bayan", a déclaré  par téléphone Abdul Mimini Hassan, un habitant de la ville.
Des affrontements ont été ensuite signalés à Ungwani Shamu, un quartier voisin à environ un kilomètre des bases des extrémistes "talibans". "J'entends des coups de feu de temps en temps. On ne peut pas sortir, trop dangereux. Je pense que les militaires traquent les extrémistes", a poursuivi Hassan.
Les forces de l'ordre ont lancé mardi une vaste offensive pour venir à bout de la secte islamiste dirigée par Mohamed Yusuf, qui a son fief à Maiduguri.
L'armée a notamment bombardé au mortier une mosquée, considérée comme un repère de "talibans", ainsi que le domicile de Mohammed Yusuf à Maiduguri. "Nous ne savons pas s'il a été tué ou s'il a pu s'échapper", a confié un policier .
Juste avant son départ mardi après-midi pour le Brésil, le président Umaru Yar'Adua avait affirmé que "d'ici à la fin de la journée, tout serait rentré dans l'ordre" à Maiduguri. Dans l'Etat de Yobe, voisin de celui de Borno, "les combats ont repris ce matin entre les soldats et des membres des +talibans+ à Hawan Malka, à l'extérieur de Potiskum", a indiqué un habitant, Kabiru Hardewa, joint par téléphone.
"Des troupes ont été déployées hier (mardi). Elles sont engagées dans des combats sérieux", a-t-il poursuivi, ajoutant que les forces de l'ordre traquaient environ 300 membres de la secte qui se seraient cachés dans une forêt à 20 km de Potiskum.
Composée essentiellement d'étudiants en rupture d'université, la secte comptait à ses débuts environ 200 membres, mais sa taille actuelle est inconnue. A l'instar de l'ancien régime taliban en Afghanistan, elle veut instaurer un Etat "islamique pur" dans le nord du Nigeria.Les violences dans le nord du Nigeria ont éclaté dimanche matin, quand des islamistes de la secte "Taliban", appelée en langue haoussa "boko haram" ("l'éducation occidentale est un péché"), ont tenté d'attaquer un poste de police dans l'Etat de Bauchi. Elles se sont ensuite propagées dans la région, touchant en tout quatre Etats: Bauchi, Borno, Kano et Yobe. Selon un expert occidental du renseignement, toutes ces attaques étaient "coordonnées".
Le bilan provisoire de trois jours de violences est d'au moins 260 morts".

http://tontondaniel.over-blog.com/article-25292324.html


Tonton Daniel






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Publié le 28 Juillet 2009


Bonjour à tous


Quand la Chine s'éveillera... à la révolte ! Le jour où l'on découvre une affaire de corruption en Namibie impliquant Hu Haifeng, fils du président chinois Hu Jintao et ancien dirigeant de la société Nuctech, on peut également lire la dépêche suivante sur le site E24.fr :


"Des salariés chinois furieux tuent leur patron :


Pour la première fois apparemment en Chine, des salariés rendus furieux par l'annonce de leur licenciement pour cause de fusion de leur entreprise ont battu à mort l'un de ses dirigeants.


Le rachat de l'usine sidérurgique publique Tonghua Iron and Steel, premier producteur de la province de Jilin (nord-est), a été annulé après que son directeur-général a été battu à mort par des employés à qui il venait d'annoncer une vague de licenciements dans le cadre de sa prochaine fusion, a indiqué lundi 27 juillet un responsable gouvernemental. Si les conflits sociaux sont de plus en plus fréquents en Chine et prennent parfois une tournure violente, il semble que c'est la première fois que des milliers de salariés en colère en viennent à tuer un patron.


"J'ai entendu des cas de patrons sequestrés récemment, mais pas de patrons battus à mort de cette façon (...) à ma connaissance c'est la première fois, en tout cas la première fois que c'est annoncé", a déclaré Jean-Philippe Béja, du Centre d'études français sur la Chine contemporaine (CEFC) à Hong Kong. Vendredi dernier, des employés de Tonghua ont battu à mort leur nouveau directeur-général, Chen Guojun, qui venait de menacer de licencier jusqu'à 30.000 salariés, a rapporté lundi le China Daily.


Quelque 3.000 ouvriers ont bloqué la production et s'en sont pris à Chen Guojun après l'annonce d'un rachat de leur unité par le groupe privé Jianlong. "Chen a déçu et provoqué les ouvriers en annonçant que la plupart d'entre eux seraient mis au chômage dans les trois jours", a indiqué le China Daily. "La foule a été saisie de fureur lorsque Chen a fait savoir que le nombre total de travailleurs serait réduit à 5.000".
Après avoir violemment battu le directeur-général, les employés de Tonghua ont affronté la police et empêché l'ambulance d'accéder à Chen Guojun. Grièvement blessé, celui-ci a succombé après avoir finalement pu être transporté à l'hôpital dans la soirée.


Contacté lundi, un porte-parole du gouvernement provincial de Jilin a confirmé le décès du patron, tout en refusant de fournir des précisions. "Le gouvernement provincial de Jilin a décidé d'arrêter la fusion", a indiqué ce responsable, nommé Li. "La police a lancé une enquête sur le meurtre". L'agence officielle Chine Nouvelle a expliqué que le rachat avait été annulé "pour empêcher la situation de s'aggraver".


Dans un communiqué publié lors du week-end, le Centre d'information pour les droits de l'Homme basé à Hong Kong a affirmé que 30.000 ouvriers avaient pris part au mouvement de protestation et que les violences avaient fait une centaine de blessés. "Je n'ai jamais rien vu de comparable," a déclaré Geoff Crothall, chercheur au China Labour Bulletin basé à Hong Kong. "Dans la plupart des cas de privatisations, les employés redoutent d'être licenciés avec des indemnités dérisoires qui ne leur permettront de vivre que quelques années", dit-il.


Le 15 juin, dans la ville méridionale de Dongguan, un ouvrier d'une compagnie métallurgique avait poignardé à mort deux patrons taiwanais et grièvement blessé un troisième cadre, en raison d'un conflit du travail, devant 200 collègues qui n'étaient pas intervenus.
La Chine recense chaque année des dizaines de milliers "d'incidents de masse", la dénomination officielle pour les conflits sociaux, émeutes, manifestations souvent déclenchés par des affaires présumées de corruption, ou d'abus de la part de responsables locaux".


Tonton Daniel






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