Publié le 30 Janvier 2011

Bonjour à tous

 

Après le "car-surfing", le "wild balconning", le "happy slapping" et le "binge drinking", voici la dernière mode adolescente, le "eyeballing", pratique aussi dangereuse et débile que les précédentes ! Vous ne connaissez pas toutes ces tendances et vous en êtes restés aux "jeux" de la tomate ou du foulard ? Alors, je vous rafraichis la mémoire : le "car-surfing" consiste à faire du surf sur le toit d'une voiture en mouvement ! Le "wild balconning" est pour vous si vous avez un balcon élevé surplombant une piscine... Le "happy slapping" est plus pervers car il faut être plusieurs pour administrer des baffes gratuitement et filmer sa victime... Quant au "binge drinking" qui vous permet de prendre une cuite le plus rapidement possible, il est déjà dépassé et remplacé par le "eyeballing", phénomène venu des campus britanniques et relayé par internet, qui consiste à s'administrer de l'alcool en le versant directement... dans l'oeil ! La rumeur prétend que l'ivresse est ainsi plus rapide, ce qui est bien entendu entièrement faux car "l'ivresse par voie oculaire n'existe pas". Au contraire, l'alcool versé sur le globe oculaire va abîmer la surface de l'oeil et la cornée sera endommagée de manière irréversible.
Quelle sera la prochaine invention adolescente pour se faire remarquer, se démarquer des générations précédentes ou avoir le sentiment d'exister ?

 

http://tontondaniel.over-blog.com/article-skins-party-46119186.html

 

http://tontondaniel.over-blog.com/article-3615414.html

 

Tonton Daniel

 

 

eyeballing

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #anglais

Repost 0

Publié le 28 Janvier 2011


Bonjour à tous

 

"La guillotine - plus généralement la peine capitale et les différents modes d'administration de la mort - aura été la grande affaire de ma vie". Ainsi débute "Le lièvre de Patagonie"...
Si certains livres sans intérêt laissent le lecteur indifférent et sont vite oubliés, d'autres, en revanche, invitent à la réflexion et à la méditation au détour d'un mot, d'une phrase, d'une idée ou d'une image, et restent longtemps gravés dans les mémoires. "Le lièvre de Patagonie" appartient sans aucun doute à cette deuxième catégorie.
Impossible de résumer le dernier ouvrage de Claude Lanzmann, pavé de 700 pages, tour à tour auto-biographie, témoignage historique et journalistique, tourbillon philosophique ou, comme le suggère l'auteur lui-même, narration d'une respectable et primordiale "relation au temps et à autrui".

 

Claude Lanzmann, juif résistant de la première heure, grand témoin de son siècle, "spécialiste de la désobéissance" auto-proclamé, solide sportif et voyageur infatigable, fait revivre pour nous sa famille, ses amis Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, ses amours, ses passions, ses espoirs. Au fil des pages se croisent des écrivains et des résistants, des hommes politiques et d'anciens déportés, des philosophes et des paysans, des religieux et des actrices, tous ceux, anonymes ou célèbres, qui ont fait le 20e siècle.

 

Malgré de fréquents retours en arrière, la langue est fluide, le style parfait, parfois docte et savant. Le récit est parfois cruel mais souvent passionnant, toujours riche et foisonnant, passant de la visite d'un bordel parisien aux rencontres les plus improbables. Avec la dénonciation des horreurs de la guerre, de la peine capitale, des dictatures politiques, de l'assimilation et de l'oubli, des camps de concentration et d'extermination, la violence est omniprésente, illustrée par le récit terrifiant de suicides, de tortures et d'exécutions, la description insupportable d'une décapitation, le meurtre d'une femme enceinte ou la remémoration olfactive des camps de la mort...

 

Claude Lanzmann est aussi le réalisateur du film "Shoah" qui occupe une grande place dans sa vie et dans ce livre. Véritable leitmotiv du "lièvre" et oeuvre d'une vie, le film a occupé son auteur pendant douze ans. Préparation, financement, anecdotes, découvertes et problèmes de tournage expliquent les 150 pages dédiées aux souvenirs de cette aventure humaine et à la construction de ce témoignage unique dédié au devoir de mémoire.

 

Comment conclure ce trop court article ? Claude Lanzmann, l'homme qui a croisé un lièvre en Patagonie un soir de révélation aura perçu ce sentiment de Vivre sans égal qu'il nomme "incarnation" et qu'il a tenté de nous faire partager au fil des pages. Cet homme refuse de voir le monde comme un spectacle et veut ETRE sur la scène. Il avoue aimer "la vie à la folie" et déclare "Je ne suis ni blasé ni fatigué du monde, cent vies, je le sais, ne me lasseraient pas" !

 

Tonton Daniel

 

 

le lièvre de patagonie

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

Repost 0

Publié le 27 Janvier 2011


Bonjour à tous

 

Société de consommation oblige, cette rubrique "Déchets et recyclage" devient jour après jour un inventaire à la Prévert ! Après les noyaux d'olive, les voitures, les avions, les matelas ou les résidus d’avortement, voici un nouveau sujet inattendu mais combien d'actualité grâce à la directive sur les équipements électriques et électroniques : le recyclage des vibromasseurs et autres sex-toys à moteur !

 

"Un sex-toy contient des composants électroniques et il ne doit pas être jeté à la poubelle : il doit être recyclé... La protection de l'environnement touche tous les secteurs, y compris celui-ci, tout comme l'utilisation de préservatifs écolos.
Aux Etats-Unis, Dreamscapes LLC, une éco-entreprise de produits pour adultes, a récemment lancé un programme innovant, où les citoyens peuvent envoyer leurs sex-toys en fin de vie pour qu'ils soient recyclés. Les produits sont d'abord nettoyés et ensuite désossés : coque en plastique, silicone, moteur, etc, avant d'être confiés à des entreprises de recyclage spécialisées. En leur renvoyant votre sex-toy, l'entreprise vous donne un bon de réduction de 10 $ sur un achat futur chez eux !
En Angleterre, LoveHoney, qui vend des sex-toys en ligne propose aussi à ses clients de reprendre leur vibromasseur "Rabbit" pour le recycler, en contrepartie de quoi, ils reversent £1 à l’ONG World and Trust .
En France, allez à la déchetterie la plus proche de chez vous...sans honte !"

 

(source : http://www.mylittlebuzz.com/?post/recyclage-des-sex-toys-1207)

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jouet_sexuel

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9chets_d'%C3%A9quipements_%C3%A9lectriques_et_%C3%A9lectroniques

 

Tonton Daniel

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #déchets et recyclage

Repost 0

Publié le 26 Janvier 2011


Bonjour à tous

 

Dans le film "Soleil vert" sorti sur les écrans en 1973, les cadavres humains étaient reconditionnés en aliments protéinés destinés à nourrir une population exsangue et affamée... De manière plus réaliste, voici un autre sujet à propos duquel s'affrontent inlassablement pragmatisme et idéologie : peut-on et doit-on récupérer la chaleur générée par les incinérations de cadavres humains dans nos crématoriums de la même manière que l'on récupère celle de nos déchets ménagers pour alimenter les réseaux de chauffage urbain ?

 

"La mort, une énergie renouvelable comme les autres ?

 

Dans la ville de Redditch, près de Birmingham  en Angleterre, un conseil de quartier milite pour chauffer le nouveau complexe sportif grâce à la chaleur émise par le crématorium voisin. Selon les membres du conseil, la chaleur captée pourrait permettre d’économiser près de 17.000 euros par an. Mais certains ont des scrupules à utiliser la chaleur générée par les incinérations, rapporte le quotidien britannique The Guardian.

 

«Nager dans une piscine chauffée grâce à la mort de ses proches, c’est un peu étrange»
Des réunions avec les habitants de Redditch vont être organisées pour débattre du projet. Si tout le monde s’accorde sur la nécessité d’économiser l’énergie, l’origine de la chaleur pourrait en gêner certains. Ainsi, Simon Thomas, des pompes funèbres locales, est sceptique sur l’acceptabilité du projet: «Je ne sais pas si les gens seront à l’aise de nager dans une piscine chauffée grâce à la mort de leurs proches. C’est un peu étrange», juge-t-il.

 

Du côté du conseil de quartier, on est plus pragmatique: «Je préfère utiliser l’énergie plutôt que de la voir sortir de la cheminée et chauffer le ciel, plaide Carole Gandy, présidente du conseil de quartier. Cela ne fera aucune différence pour les gens qui utilisent le crématorium. Ce n’est pour l’instant qu’une proposition mais, pour ma part, je soutiens ce projet car il permettra à la mairie d’économiser de l’argent et, à plus long terme, d’économiser de l’énergie comme on nous recommande de le faire.»

 

(source : http://www.20minutes.fr/article/658678/planete-chauffer-piscine-grace-crematorium-idee-ecolo-jour)

 

http://tontondaniel.over-blog.com/article-6857013.html

 

http://tontondaniel.over-blog.com/article-recyclage-dechets-anatomiques-65530994.html

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Soleil_vert_(homonymie)

 

Tonton Daniel

 

 

BBQ

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #déchets et recyclage

Repost 0

Publié le 22 Janvier 2011


Bonjour à tous

 

Que font les centres hospitaliers des déchets anatomiques humains ? Dans la rubrique "déchets et recyclage", voici un article de Horst Güntheroth paru dans l'hebdomadaire allemand Stern qui nous explique ce que deviennent calculs, appendices, membranes amniotiques, foetus mort-nés, membres amputés ou graisses issues de liposuccions...

 

"Des jambes et des reins mis à la poubelle :

 

Organes, membres, graisse : les chirurgiens produisent des tonnes de rebuts organiques, dont le traitement soulève des problèmes éthiques et juridiques. Le cas de l’Allemagne.

 

Le système de santé produit une quantité incroyable de déchets anatomiques. A eux seuls, les chirurgiens allemands coupent chaque année 60 000 cuisses, pieds et orteils à la suite d’accidents, de troubles de la circulation et de tumeurs. A cela s’ajoutent tous les tissus et organes que les médecins retirent d’un corps vivant ou mort lors des opérations ou des autopsies : bras, appendice, peau, graisse, os, reins, cœur, cerveau. Résultat : plusieurs milliers de tonnes de déchets organiques s’accumulent ici ou là.

 

Nombreux sont ceux qui souhaitent s’en servir pour l’enseignement et la recherche, pour la mise au point de nouvelles substances ou pour des greffes. Dans les années 1970 et jusqu’à l’apparition du sida, les crèmes cosmétiques pour la peau contenaient fréquemment des extraits de placenta et de membranes amniotiques, expulsés après l’accouchement. Aujourd’hui, une femme enceinte peut faire don de ces membranes avant la naissance : elles serviront à traiter certaines pathologies de la cornée ou des valvules cardiaques. Mais, pour le gros du biomatériel humain, c’est une autre histoire.

 

Les responsables du traitement des déchets anatomiques humains ne communiquent sur leur activité qu’avec beaucoup de réticence. La Directive sur le traitement correct des déchets provenant des établissements du service de santé, élaborée collectivement par les ministères de l’Environnement des différents Länder, attribue à ces déchets le code 180102. D’après ce texte, “les déchets anatomiques et les organes, y compris les sacs et les réserves de sang, doivent être traités séparément sur place et expédiés vers une unité particulière d’élimination (un incinérateur autorisé) sans avoir été mélangés avec des déchets ménagers” et dans “des conteneurs appropriés hermétiquement fermés”.

 

Dans un grand hôpital universitaire comme celui de la Charité, à Berlin (14 500 employés, 130 000 malades soignés quotidiennement), le personnel soignant jette tous les jours de grandes quantités de tissus organiques dans des tonneaux de plastique de 30 ou 60 litres placés dans les blocs opératoires ou les laboratoires. “Nous produisons à peu près 25 tonnes de déchets organiques par an”, déclare Claudia Peter, du service communication. Les conteneurs, hermétiques et verrouillés, sont stockés au frais et ramassés tous les deux ou trois jours par une entreprise spécialisée. Remondis Medison est l’une d’elles. Basée à Lünen, en Rhénanie-du-Nord - Westphalie, elle opère dans toute l’Allemagne et à l’international. Elle fournit à ses clients les tonneaux vides et elle les achemine, une fois pleins, vers un incinérateur spécialisé où ils sont brûlés à 1 100 °C, en même temps que des déchets industriels dangereux. Les cendres sont ensuite entreposées en lieu sûr, par exemple dans une mine désaffectée.

 

Le traitement est très coûteux

 

Mais cette procédure n’est vraiment pas bon marché : le traitement de 1 tonne de déchets anatomiques coûte 1 000 à 2 000 euros. Ce qui explique que les entreprises médicales ne se débarrassent pas toutes de leurs “déchets 180102” de cette façon. Certains médecins privés jettent tout simplement les déchets anatomiques à la poubelle avec les déchets ménagers – par exemple la graisse issue d’une liposuccion ou des morceaux de peau dans le cas des chirurgiens esthétiques. Les gynécologues peuvent en faire autant avec les résidus d’avortement. Tout cela étant parfaitement légal si ces déchets ne sont pas infectieux.

 

En Allemagne, les déchets ménagers sont eux aussi “éliminés thermiquement”, mais les cendres sont utilisées entre autres dans les travaux publics comme matériau de remblai. La réglementation actuelle pose donc un problème éthique.

 

Certains commencent à manifester leur mécontentement. Les spécialistes de médecine légale, par exemple : il arrive que des organes prélevés en tant que pièces à conviction soient conservés longtemps après l’enterrement du défunt. La famille de celui-ci peut certes les faire inhumer par la suite, mais elle n’en exprime que très rarement le souhait. Ces organes deviennent alors des déchets anatomiques humains. “Le fait qu’un cerveau ou un cœur que nous avons conservés ou préparés soient ensuite éliminés nous met très mal à l’aise depuis longtemps”, confie le Pr Markus Rothschild, chef de l’Institut de médecine légale de l’université de Cologne. Avec l’aide des services chargés de l’entretien des cimetières et la municipalité, ces déchets seront désormais incinérés tous les un ou deux ans et les cendres recueillies dans une urne qui sera inhumée au cimetière.

 

Il y a longtemps que le traitement réservé aux enfants mort-nés et aux fœtus issus de fausses couches horrifie une grande partie du personnel hospitalier. En général, on les enterre quand ils pèsent plus de 500 grammes ; les autres sont jetés. Mais il est désormais possible de faire inhumer les fœtus les plus légers : même si la mère et le père n’expriment pas ce souhait, de nombreux hôpitaux ont pour politique de les enterrer, ne serait-ce qu’anonymement dans des fosses communes.

 

Les personnes amputées ne veulent pas non plus qu’on se débarrasse froidement d’une partie d’eux-mêmes. “La perte d’un membre représente une grande douleur morale”, confie Monika Neumann, de l’association Berliner Amputierten-Initiative. Elle a elle-même été amputée de la jambe gauche à la suite d’une embolie et a été horrifiée quand elle a appris ce qu’on en avait fait. “On devrait pouvoir incinérer un membre amputé et l’inhumer sous une forme ou une autre si l’intéressé le souhaite.”

 

Un méli-mélo juridique

 

Médecins, administrations, juristes et hommes politiques vont avoir du pain sur la planche. Car la question concerne à la fois la réglementation des déchets, celle des obsèques, celle de la propriété et d’autres textes – un méli-mélo particulièrement tortueux. Prenons par exemple les biobanques, qui collectent des échantillons de tissu ou de sang avec des données relatives au malade et aux symptômes permettant des recherches exhaustives. Comment traiter ces matériaux et les données enregistrées en respectant à la fois la loi Informatique et libertés, la réglementation des dons d’organes et de tissus, et l’éthique ? Nul ne le sait.

 

Une personne a déjà le droit de récupérer après ablation une partie de son corps – sauf en cas de risque de contagion. En général, les médecins refusent de remettre le morceau amputé au patient, et celui-ci ne le demande d’ailleurs que très rarement. Il y a cependant toujours des chirurgiens qui acceptent de laisser au patient un souvenir de l’opération, par exemple un calcul ou un appendice. Les femmes qui viennent d’accoucher se voient remettre leur placenta et les membranes amniotiques si elles le désirent. Elles en font ensuite ce qu’elles veulent, y compris des choses étranges : certaines les enterrent au pied d’un arbre dans leur jardin, d’autres en font des remèdes homéopathiques, voire les mangent (il paraît que ça renforce les défenses naturelles…).

 

“Quand un malade déclare avant l’opération vouloir rapporter chez lui la partie de son corps qu’on doit enlever, il faut la lui remettre, sauf si des raisons sérieuses s’y opposent”, explique Tade Spranger, juriste et chercheur à l’université de Bonn. “Mais, s’il n’exprime pas ce souhait avant, le bien est juridiquement considéré comme abandonné et sans maître, comme les vieux objets encombrants dont on veut se débarrasser : une fois que le meuble est dans la rue, tout le monde peut le récupérer.”

 

Tonton Daniel

 

 

NONOSSE

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #déchets et recyclage

Repost 0