Publié le 25 Septembre 2013


Bonjour à tous

Le musée de la publicité, une des quatre entités du musée des Arts Décoratifs de Paris, présente jusqu'au 6 octobre "Pub mania, ils collectionnent la publicité", une exposition doublement consacrée aux objets publicitaires et aux collectionneurs qui les recherchent avec passion.

Ne sont présentés ici que des objets "publicitaires" : affiches, calendriers, chromos, éventails, porte-clés, boites en métal, pins, briquets, télécartes... tous supports de marques souvent oubliées et tous distribués gratuitement depuis l'avènement de la publicité au début du XIXe siècle. Dans les vitrines, pas de timbres, de monnaies, de cartes postales ni de flacons de parfum mais une quantité incroyables de souvenirs et quelques marques emblématiques comme Perrier, LU, La Vache qui rit, Dunlop, Banania, Michelin ou Saint-Raphaël. Qualifiées avec justesse de "témoignages de la vie quotidienne" et de "mémoire collective d’une époque", ces marques furent parfois associées à de grandes signatures d'artistes comme Cassandre, Poulbot, Mucha ou Savignac. Renforcée par le cadre délabré des salles du musée, la nostalgie ne perdure aujourd'hui que grâce à la caravane publicitaire du Tour de France cycliste et à ses "cadeaux" très laids fabriqués à la chaine à l'autre bout du monde...

Au-delà des objets exposés dans ce cabinet de curiosités d'un nouveau genre, les conservateurs du musée et les commissaires de l'exposition ont voulu analysé la psychologie des collectionneurs : quel instinct ou quel besoin incitent un homme à accumuler des objets, et en l'occurrence ici des pièces sans valeur initiale et sans rapport avec l'art ? La conclusion est sans appel, il s'agit d'une certaine forme de passion amoureuse qui emploie le même vocabulaire : manque affectif, frustration, insatisfaction, désir, jalousie, obsession, fièvre, partage, fierté... L'objet de collection devient la substitution symbolique d'un manque affectif, et le collectionneur un homme à la fois frustré et passionné grâce auquel les objets d'aujourd'hui, publicitaires ou pas, feront les collections des musées de demain !

http://tontondaniel.over-blog.com/article-publicite-perrier-41278109.html

http://tontondaniel.over-blog.com/article-28491788.html (Musée des Arts Décoratifs)

Et la rubrique "Publicité" :

http://tontondaniel.over-blog.com/tag/publicité/

Tonton Daniel

pub mania

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Publié dans #publicité, #paris - ile de france

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Publié le 24 Septembre 2013

Bonjour à tous

"Après trois vols, 200 heures sur orbite et deux sorties dans l'Espace, Yuri Lonchakov a décidé de quitter le corps des cosmonautes russes. "Il a trouvé un job plus intéressant", explique son supérieur Sergei Krikalev. D'ailleurs, comme l'indique l'agence Ria Novosti, le métier de camionneur est plus populaire chez les jeunes Russes que celui de cosmonaute..."

(Source : Magazine Ciel et Espace n°521 - Octobre 2013)

Victoire du pragmatisme sur l'idéologie, l'Espace ne fait plus rêver au pays de Youri Gagarine : les Russes préfèrent apparemment des activités moins glorieuses mais plus rémunératrices ! Pas encore atteint par la limite d'âge, Lonchakov était destiné à retourner dans l'Espace en mars 2015. Il n'a pas choisi de devenir camionneur comme le laissent supposer les lignes précédentes mais aurait quitté l'agence Roscosmos afin de rejoindre la compagnie gazière Gazprom pour un meilleur salaire. A priori, selon certaines sources, il y aurait une épouse avide d'argent derrière cette décision inhabituelle et très individualiste... Une décision très... terre-à-terre !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Yuri_Lonchakov

http://tontondaniel.over-blog.com/article-32075713.html

Tonton Daniel

un cosmonaute blasé

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Publié dans #astronomie et espace, #russie-urss

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Publié le 20 Septembre 2013


Bonjour à tous

Ne vous endormez surtout pas ! Et ne faites confiance à personne ! Voilà le double conseil de S.J.Watson dans son premier roman "Avant d'aller dormir". C'est une histoire toute simple, celle d'une femme amnésique qui essaye de retrouver la mémoire et qui découvre peu à peu que les apparences autour d'elle sont pour le moins trompeuses. A partir de cette intrigue pas très passionnante a priori et en s'inspirant peut-être des scénarios des films "Memento" de Christopher Nolan et "Un jour sans fin" de Harold Ramis, S.J.Watson a pourtant écrit un formidable thriller sur fond de mensonges et de grisaille londonienne.

L'histoire démarre de façon étrange, oscille très vite entre histoire d'amour et possible récit d'une conspiration, amenant le lecteur à échafauder toutes sortes d'hypothèses au même rythme que l'héroïne. Avec une logique imparable et implacable, grâce à des indices disséminés comme les pièces d'un puzzle, l'auteur nous entraine dans le labyrinthe de la mémoire et joue avec notre perception du temps qui passe comme le chat avec la souris. Des souvenirs fugitifs comme des éclairs, le tic-tac d'une pendule, un journal secret dans une mise en abyme vertigineuse, la lecture devient de plus en plus oppressante et captivante jusqu'à la révélation et la redécouverte de secrets bien enfouis. Impossible d'en dire davantage au risque de dénaturer l'intrigue diabolique de cette première oeuvre magistrale !

Le film adapté de l'oeuvre de S.J.Watson sortira dans les salles l'année prochaine. Réalisé par Rowan Joffe, il réunira Nicole Kidman, Colin Firth et Mark Strong et sera certainement l'occasion de méditer à nouveau sur le temps qui passe, sur nos souvenirs, sur nos expériences et, comme l'écrit si bien S.J. Watson, sur la "sagesse accumulée" à transmettre aux générations futures.

A propos du futur, cela me rappelle vaguement quelque chose... mais... je ne sais plus... j'ai oublié... je crois que je vais aller dormir...

Tonton Daniel

avant d'aller dormir

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Publié dans #littérature

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Publié le 16 Septembre 2013


Bonjour à tous

Dans le cadre du festival Normandie Impressionniste, le musée Christian Dior de Granville présente jusqu'au 22 septembre prochain l'exposition "Impressions Dior" pour laquelle 70 robes de la célèbre maison de haute couture sont associées à des chefs-d'œuvre impressionnistes du XIXe siècle prêtés par différents musées parisiens et normands.

On l'ignore bien souvent mais la ligne "Corolle" et le "New Look" créés par le couturier Christian Dior en 1947 lui furent en grande partie inspirés par les fleurs de son jardin à l'instar d'un Claude Monet devant ses Nymphéas ! Ne disait-il pas lui-même avoir voulu créer "des femmes-fleurs aux tailles fines comme des lianes et aux jupes larges comme des corolles" ? Aujourd'hui, les fleurs offrent toujours leurs couleurs et leurs parfums aux visiteurs de la villa des Rhumbs à Granville, la villa natale du couturier qui abrite désormais le musée qui lui est dédié.

Commençons la visite par le rez-de-chaussée qui ressemble avec ses fresques murales à un véritable jardin fleuri : tissus imprimés, fleurs brodées et jupes corolles se parent de violettes, de roses, de myosotis, de muguets, de nénuphars et de papillons et semblent descendre des toiles voisines de Monet, Renoir ou Degas sur lesquelles mousselines, soie et organdi reflètent de magnifiques jeux de lumière. La simplissime et sublime "robe-tulipe" résume à elle seule l'inspiration impressionniste des différents créateurs de la maison Dior, Pierre Cardin, Yves Saint-laurent, Gianfranco Ferré ou John Galliano.

Au premier étage, sous le regard de Manet et de Morisot, nous voici plongés dans le boudoir d'une femme élégante où bas, guêpières et déshabillés semblent tout droit sortis d'un tableau de Degas. Malgré la vitre, le visiteur pourrait presque s'enivrer des parfums précieux posés sur la coiffeuse avant d'admirer la robe "Madeleine Dior", signée Galliano, créée en hommage à la mère du couturier.

Au dernier niveau enfin, côtoyant Cézanne et Toulouse-Lautrec, les extraordinaires créations de John Galliano et ses robes "Monet", "Renoir", "Seurat" et "Manet" feraient presque oublier les frasques et les déclarations inacceptables du trublion anglais.

A l'issue de la visite, le parcours impressionniste retourne logiquement dans le parc où des bornes parfumées font revivre les grandes réalisations olfactives de François Demachy, parfumeur-créateur de Christian Dior Parfums, en associant ses fragrances à quelques tableaux impressionnistes. Ainsi, Diorissimo et son sillage "muguet" illustrent Van Gogh, alors que les notes de Diorama rappelle Renoir et que les accords de Grand Bal accompagnent celui peint par Degas en 1879.

Peintres, parfumeurs et couturiers se sont tous inspirés des beautés de la Nature, ils ont construit leurs tableaux, composé leurs parfums et imaginé leurs robes à partir des mêmes éléments. Avoir rassemblé dans ce lieu magique qu'est la villa des Rhumbs tableaux, robes et parfums était donc une évidence et une idée que M. Dior lui-même aurait sans doute beaucoup aimé !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Dior

http://tontondaniel.over-blog.com/article-stars-en-dior-109675256.html

Tonton Daniel

impressions dior
impressions dior
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Publié dans #sur les routes de france

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Publié le 12 Septembre 2013


Bonjour à tous

En hommage à Albert Jacquard, polytechnicien, écrivain, chercheur, généticien, philosophe et grand humaniste disparu hier mercredi à l'âge de 87 ans, un court extrait de son livre "Le souci des pauvres" retrouvé ce soir au fond de ma bibliothèque :

"Compter les années, ou les jours, qu'il me reste à parcourir n'a finalement aucun intérêt. Seul compte l'usage que, heure après heure, je serai capable d'en faire, sans trop m'interroger sur "l'après". Pour certains, cet "après" sera la rencontre de l'inimaginable ; ils l'attendent avec confiance, presque avec impatience. Pour moi il ne "sera" pas ; le verbe "être" aura perdu toute réalité."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Jacquard

Tonton Daniel

albert jacquard

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Publié dans #portraits

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