Publié le 29 Janvier 2014

Bonjour à tous

Attention ! A la lecture de cet ouvrage, risque de fou-rire dans les transports en commun ! Lecture à éviter si vous êtes timide ou katagélophobe. On vous aura prévenus !

Conçu comme un abécédaire qui recense tout ce qui peut faire peur potentiellement à Paris, "Je suis parisien mais je me soigne" du journaliste et écrivain Pierre Antilogus vous rappellera peut-être l'humour du livre "Les parisiens" d'Alain Schifres. Phobies absurdes et thérapies encore plus déjantées sont au rendez-vous : de la bobophobie à la placedelétoilophobie, en passant par l'embouteillageophobie et la kebabophobie, la couloiràbusophobie ou l'intramurophobie, vous vous retrouverez forcément dans l'un des symptômes décrits. En ce qui me concerne, ce serait plutôt la musicowagonophobie, l'ipodophobie ("Hantise d'avoir à subir le rythme assourdi mais lancinant de la musique de merde que votre voisin écoute dans le bus ou le métro") ou la culothermophobie ("Sentiment de répugnance diffus qu'on éprouve en s'asseyant dans les transports en commun sur une banquette préalablement tiédie par le postérieur d'un autre voyageur")... Hum ! Ca sent le vécu, tout çà !

"Je suis parisien..." est aussi une mine d'informations aussi réelles que saugrenues sur la Capitale, son Histoire, sa géographie, ses monuments, ses curiosités, sa faune et ses habitants. Dans ce guide touristique original, vous retrouverez les défuntes motocrottes entre deux manifs, des "crétins à trotinette" entre deux expositions, l'incontournable B.H.V. et le non moins essentiel P.S.G., des joueurs d'accordéon dans le métro, des chanteuses dans des souterrains, des fanfares d'amoureux et des voisins faisant la fête à des macarons de Ladurée dans des parcs ouverts le dimanche sous le regard de Karl Lagerfeld, de Lacan et du docteur Freud... Et oui ! Paris, tourbillon incessant et réverbère céleste, ville universelle et centre du monde, c'est tout cela en même temps !

Euh... Bon, d'accord, je m'emballe ! Redescendons sur les pavés et revenons à nos moutons franciliens : ce petit livre est à recommander à tous les touristes et gens de passage, provinciaux apeurés ou étrangers anxieux, ainsi qu'aux parisiens de tout poil et à ceux d'entre vous qui désirent simplement muscler leurs zygomatiques ! A consommer avec parcimonie (un ou deux chapitres par jour) mais on pourra dépasser la dose prescrite en cas de grande inquiétude ou de forte angoisse !

Tonton Daniel

je suis parisien mais je me soigne

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Publié le 26 Janvier 2014

Bonjour à tous

C'est dans le cadre splendide du Salon d'Honneur du Grand Palais à Paris que la Réunion des musées nationaux propose jusqu'au 16 février l'exposition "Cartier - Le style et l'histoire" consacrée au célèbre joaillier de la rue de la Paix. Plus qu'une simple exposition de bijoux et de pierres précieuses, l'évènement retrace un "chapitre de l'histoire de l'art" et l'évolution du style artistique à travers plusieurs époques, depuis le XIXe siècle jusqu'aux années 1970. Style "guirlande", arts déco, influences orientales, mélanges de couleurs en "tutti-frutti", pierres énormes, c'est toute l'histoire du "joaillier des rois" qui est évoquée ici, le parcours de celui qui lança parfois les modes au service d'une clientèle toujours en mouvement, têtes couronnées, riches héritières, stars de cinéma et trendsetters de la Café Society.

Dès l'entrée, c'est un éblouissement ! Le visiteur est accueilli par un spectaculaire manège de diadèmes près duquel se détache l'incroyable saphir poire de 478 cts de la reine Marie de Roumanie... Dans une vitrine, une broche draperie irréelle avec pendentif en perle rose de conque de 111 grains... Le défilé de pièces mythiques commence ! Voici, pour illustrer les anciens "bijoux de commande", le légendaire et démesuré grand collier de cérémonie du Maharajah de Patiala et ses 3000 diamants et pierres précieuses... Ici, toute en élégance, la broche-pince épaulette en émeraudes et diamants de Mme Marjorie Merriweather Post, puis les pendants d'oreilles "Tigres" de Barbara Hutton, le fabuleux collier "hindou" de Daisy Fellowes, les rubis extraordinaires d'Elizabeth Taylor...

Les vitrines se succèdent, rappelant que Cartier, à toutes les époques, a su proposer des objets luxueux et raffinés, montres bracelets, pendules "mystérieuses", objets de sac uniques comme ce flacon à parfum daté de 1925 et constitué d'une émeraude gravée et creusée fermée par une autre émeraude, le tout pesant plus de 184 cts ! Certainement l'un des flacons les plus fascinants, les plus fragiles et les plus coûteux de l'histoire de la parfumerie !

Viennent ensuite l'audacieuse broche "flamant" de la duchesse de Windsor, le magnifique diadème "Halo" porté par Kate Middleton lors de ses noces avec le prince William d'Angleterre en avril 2011, l'une des nombreuses broches de la reine Elisabeth II avec l'exceptionnel Williamson, diamant rose de 23 cts. Des photos, des tableaux, des archives, quelques dessins préparatoires... Là, après le souvenir intemporel de Grace Kelly, de Marilyn Monroe ou de Gloria Swanson, les prodigieux colliers "Serpent" et "Crocodiles" de l'extravagante actrice Maria Félix paraissent dormir sous la garde de l’épée d’académicien de Jean Cocteau...

Après un hommage justifié à Jeanne Toussaint, directrice artistique de la Joaillerie Cartier de 1933 à 1970, la visite s'achève devant un dernier chef-d'oeuvre, la formidable broche-pince "Panthère" et son fantastique saphir cabochon cachemire de 152 cts, offerte en 1949 par le Duc de Windsor à Wallis Simpson. Une pièce parfaite qui nous laissera bien après notre départ des éclairs de lumière dans les yeux, à la manière de ces larmes de diamants Cartier que pleurait Josette Day sur grand écran dans l'inoubliable "La belle et la bête" en 1946...

Tonton Daniel

cartier

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Rédigé par tonton daniel

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Publié le 22 Janvier 2014

Bonjour à tous

"I want to step out

Down the Champs-Elysées,

From the Arch of Triumph

To the Petit Palais.

That's for me :

Bonjour, Paris !"

Ainsi débute le salut à la Capitale que chantaient Fred Astaire, Audrey Hepburn et Kay Thompson dans le célébrissime "Funny face" tourné par Stanley Donen en 1957. Construit à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900 à l'emplacement du défunt Palais de l'Industrie et dès son origine siège du musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, le Petit Palais reste aujourd'hui méconnu des parisiens malgré son emplacement prestigieux, son architecture monumentale, ses décors peints, ses espaces lumineux et ses grandes salles d'exposition.

Il est vrai que les collections permanentes peuvent paraitre disparates : on trouve sur les deux niveaux du Petit Palais des antiquités grecquo-romaines, des objets d'arts du Moyen Âge et de la Renaissance, des tableaux des écoles flamandes, hollandaises et françaises des XVIIe et XVIIIe siècles, la plus grande collection publique d'icônes en France, des sculptures de Dalou ou de Rodin, des meubles art déco, des bijoux, des gravures, des photographies..., tout un inventaire à la Prévert qui peut à la fois déconcerter le visiteur et ravir les amateurs d'art.

Mais le Petit Palais c'est aussi et surtout son magnifique et intime jardin intérieur, cloitre profane isolé des bruits de la Capitale, endroit hors du temps où l'on peut boire un chocolat chaud en admirant le péristyle et en rêvant près des minuscules bassins... Une adresse à transmettre en chuchotant afin de conserver ce petit paradis intact le plus longtemps possible... Chut !

Tonton Daniel

le petit palais

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Publié le 18 Janvier 2014

Bonjour à tous

Substantif féminin employé principalement en Logique et en Philosophie.

Définition : contradiction dans un raisonnement, puis, par extension, problème insoluble et inévitable, obstacle insurmontable.

Synonymes : sophisme, embarras, impasse, antinomie.

Etymologie : du grec, constitué de "a" (privatif) et de "poros" (chemin, issue), puis du latin "aporia".

Citations :

- "Toutes les expressions, les phrases dans lesquelles nous utilisons le mot temps, quand on les analyse, aboutissent à des contradictions ou à des apories."

(Etienne Klein - Entretien magazine HDS - Janvier 2014)

- "L'Aporie, chez certains rhéteurs, n'est rien autre chose que la figure à laquelle nous donnons plus communément le nom de Dubitation; et en effet un homme qui doute semble ne trouver aucune voie pour se tirer de l'incertitude où il est."

(Nicolas Beauzée - 1789)

- "Dans ce cas, nouvelle aporie : comment Paul réussit-il à la fois à être en 62 un vieillard, en 36 un enfant et, au tout début du siècle, un nouveau-né? J’attends, sans illusion de succès, qu’on résolve pour moi ces énigmes. — Et encore ne fais-je ici allusion qu’aux impossibilités de la chronologie…"

(Bernard Dubourg - La fabrication du Nouveau Testament - 1989)

Tonton Daniel

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Rédigé par tonton daniel

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Publié le 17 Janvier 2014

Bonjour à tous

"La Cour de cassation a confirmé qu'un parfum n'était pas une oeuvre de l'esprit susceptible d'être protégée par le droit d'auteur, déboutant la société Lancôme qui poursuivait un marchand de parfums sur les marchés...

Lancôme entendait poursuivre au civil ce vendeur ambulant de parfums de "marques non connues et non déposées", qui avait été relaxé au pénal au bénéfice du doute. Elle reprochait à une fragrance baptisée "La valeur" d'être une contrefaçon de son "Trésor". Seule la fragrance était concernée, mais ni le flacon ni l'emballage.

Mais la cour d'appel de Nancy avait refusé par principe qu'un parfum bénéficie d'une protection des droits d'auteur, suivant en cela des jurisprudences de la Cour de cassation de 2006 et 2009.

Lancôme s'étant pourvu en cassation, la chambre commerciale financière et économique de la plus haute juridiction judiciaire française a confirmé sa propre jurisprudence et débouté le parfumeur.

En effet, selon la Cour "le droit d'auteur ne protège les créations dans leur forme sensible, qu'autant que celle-ci est identifiable avec une précision suffisante pour permettre sa communication". Or, selon les hauts magistrats, "la fragrance d'un parfum, qui, hors son procédé d'élaboration, lequel n'est pas lui-même une oeuvre de l'esprit, ne revêt pas une forme présentant cette caractéristique (et) ne peut dès lors bénéficier de la protection par le doit d'auteur".

La Cour de cassation a par contre estimé, contrairement à la cour d'appel, que le commerçant ambulant pouvait être poursuivi en dommages et intérêts pour concurrence déloyale.

Selon l'avocat du commerçant devant la Cour de cassation, Me Jean-Philippe Duhamel, la haute juridiction a ainsi confirmé son avis selon lequel un parfum "ne peut pas être décrit de façon suffisamment objective et précise, contrairement à une oeuvre littéraire, musicale ou picturale". Il a ainsi fait un parallèle avec la dégustation de vin, qui relève également d'une "perception subjective" pouvant varier d'une personne à l'autre -notamment lors de tests à l'aveugle - même chez des dégustateurs confirmés.

La première décision de la Cour de cassation initiant cette jurisprudence très critiquée par les parfumeurs, avait paradoxalement été prise non dans une affaire de contrefaçon mais dans le cas d'une salariée licenciée et qui réclamait la propriété des fragrances qu'elle avait créées en tant que "nez" pour un parfumeur, notamment le parfum "Dune" de Christian Dior."

(Source : dépêche agence de presse - 08 janvier 2014)

Tonton Daniel

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Rédigé par tonton daniel

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