Publié le 31 Mai 2014

Bonjour à tous

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #publicité, #sexualité, #humour

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Publié le 28 Mai 2014

Bonjour à tous

Symbole de la renaissance d'une ville marquée par la grande guerre et par l'arrêt de l'exploitation minière en 1990, le musée du Louvre-Lens a ouvert ses portes en décembre 2012 sur le site d'un ancien carreau de mine réhabilité. Annexe ou antenne autonome du musée de Paris, le Louvre-Lens ne possède pas de collection permanente mais accueille des expositions "représentatives de l'ensemble des collections du musée du Louvre et renouvelées régulièrement". Au centre d'un parc de vingt hectares, le site est relié au centre-ville par d'anciens cavaliers miniers, ces anciennes voies ferrées destinées au transport du charbon, désormais transformés en chemins d'accès piétonniers.

Pendant moderne de celle du Louvre-Paris, la Grande galerie, bâtiment principal du musée, abrite jusqu'à fin décembre 2017 la "Galerie du temps", exposition semi-permanente de 200 oeuvres d'art issues des collections du musée parisien et présentées dans un ordre chronologique depuis l'Antiquité jusqu'au XIXe siècle. Statues grecques, sarcophages égyptiens, bas-reliefs assyriens, fresques romaines, émaux médiévaux, objets religieux, vierges polychromes, faïences persanes, meubles Empire, portraits et paysages des écoles flamande, espagnole ou française, tous les départements du Louvre sont ici représentés par des pièces uniques considérées pour certaines comme des chefs-d'oeuvre. Si le choix des oeuvres peut paraitre restreint ou arbitraire, il doit être le prétexte à de nouvelles visites, des recherches ou des approfondissements de la part du public. Dans cet espace magnifique, de verre et d'aluminium, clair et spacieux mais malgré tout un peu bruyant, les visiteurs sont au plus près des oeuvres et peuvent également contempler au sous-sol les coulisses du musée, réserves et ateliers de restauration placés derrière de grandes vitres tactiles.

Avant même l'ouverture du Louvre-Lens, le musée parisien a annoncé une nouvelle délocalisation avec l'ouverture dans le Golfe Persique du Louvre-Abou Dhabi en 2015, relançant la polémique sur le rôle de l'Art en général et sur celui des musées en particulier. Cette décision pragmatique a été fondée sur le double et paradoxal constat que la Culture et l'Art sont universels et qu'aujourd'hui, comme une simple entreprise commerciale ou industrielle, un musée, fut-il national, doit obligatoirement se développer pour survivre, s'étendre, se franchiser, s'exporter ou se délocaliser comme l'ont déjà fait le musée Guggenheim à Bilbao, l'Ermitage à Amsterdam, la Tate Gallery à Liverpool ou le centre Beaubourg à Metz. Mais, entre mondialisation, partenariat privé et mécénat industriel, le débat entre idéologues et pragmatiques à propos de l'accès gratuit et universel à la Culture est loin d'être clos. D'aucuns avancent également l'argument que nombre d'oeuvres conservées dans les grands musées occidentaux ont souvent été pillées au cours des siècles et principalement lors des fouilles coloniales au XIXe siècle et qu'une "relocalisation", même très partielle, serait un juste retour des choses. D'autres rappellent les conditions de travail épouvantables des ouvriers à Abou Dhabi...

Le temps des musées poussiéreux, coûteux et peu fréquentés est révolu. Avant-hier lundi, la présence de nombreux jeunes enfants admiratifs était un formidable message confirmant le double rôle des musées du XXIe siècle, leur vocation "encyclopédique" et la conservation de la mémoire d'une part, leur rôle éducatif et la diffusion des "Lumières" d'autre part. A la fois résumés de la Culture mondiale et facteurs de développement social, les musées contemporains permettent désormais des échanges internationaux, génèrent un nouveau tourisme culturel et sont résolument tournés vers l'avenir.

A l'extérieur du Louvre-Lens, se détachant à l'horizon sur un ciel contrasté, les silhouettes des anciens terrils évoquent par leur forme les pyramides antiques et celle du Louvre à Paris... Ici plus qu'ailleurs, le passé, le présent et l'avenir se sont rejoints pour une renaissance spectaculaire !

Tonton Daniel

Photo prise lundi à l'entrée de la Grande galerie :

le louvre-lens

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #sur les routes de france, #les arts

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Publié le 27 Mai 2014

Bonjour à tous

Avez-vous bouclé vos ceintures ? Nous embarquons ce soir à bord de l'ISS, la Station Spatiale Internationale ! Par la magie d'internet et grâce à un seul clic de souris, nous voici à 350 km d'altitude et nous filons à la vitesse fascinante de 26.000 km/h ! Inutile de vous pencher au hublot : grâce à quatre caméras extérieures positionnées sur le module Colombus et protégées des fortes variations de température, vous avez pu admirer il y a quelques instants le soleil se lever au-dessus du Pacifique nord. Vous avez loupé le spectacle ? Inutile de vous alarmer, le soleil se couchera dans 45 minutes au large de l'Afrique du sud et se lèvera à nouveau dans 90 minutes sur le nord du Japon. Entre temps, vous aurez pu admirer d'énormes masses nuageuses sur l'océan, les côtes chiliennes, les sommets enneigés de la Cordillère des Andes et la pampa argentine. Sur votre gauche, voici les structures extérieures de la station, ses différents modules et ses gigantesques panneaux solaires. En cas de perte de signal vidéo, un écran bleu vous fera patienter mais vous pourrez écouter en direct les conversations entre l'équipage de l'ISS et le contrôle au sol.

Evidemment, le paysage change à chaque révolution car l'ISS ne survole jamais le même endroit deux fois de suite. Soyez patients car, même à 26.000 km/h, la lenteur est de mise dans l'espace. Les images sont parfois floues, le soleil est parfois éblouissant, on ne comprend pas toujours où l'on se trouve et vous ne verrez ici ni George Clooney ni Sandra Bullock ! En revanche, vous vivrez forcément une fantastique émotion devant la courbure de la Planète Bleue et un moment absolu de grâce et de poésie, très éloigné de toutes les basses contingences humaines. Bon voyage !

Tonton Daniel

Sur les sites suivants, la webcam sur ustream.tv et la position de l'ISS sur heavens-above (deux fenêtres à ouvrir simultanément, la deuxième à mettre à jour régulièrement) :

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #astronomie et espace

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Publié le 24 Mai 2014

Bonjour à tous

Amis botanistes, la Galerie de Botanique du Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris a réouvert ses portes après quatre ans de travaux ! Située dans l'un des bâtiments du Jardin des Plantes, la Galerie accueille depuis 1636 le plus grand et le plus ancien herbier du monde. Huit millions de spécimens de végétaux sont ici conservés, plantes à fleurs, fougères, graines (séminothèque), fruits (carpothèque), bois (xylothèque), mousses, algues et lichens, ainsi que 500 000 spécimens de champignons et 500 000 "types", références internationales d'espèces décrites par les botanistes depuis 450 ans.

La quantité impressionnante d'échantillons ramenés dès le XVIIe siècle par les grands voyageurs naturalistes (Tournefort, Jussieu, Brongniart, Lamarck ou Adanson) a très vite nécessité la création d'un système de classement des végétaux récoltés (classification initialement géographique mais aujourd'hui "phylogénétique" - classification APG3) ainsi qu'un développement de la taxinomie, une des nombreuses branches de la botanique dédiée à la description des végétaux. Au fil du temps, la collection de l'Herbier National a permis de comprendre le rôle essentiel des végétaux sur la planète. Complémentaire des serres permettant l'étude de végétaux vivant loin de leur milieu naturel, cet ensemble permet de nos jours les échanges entre chercheurs, l'information auprès du public et les analyses génétiques prouvant les hybridations et l'évolution dans le temps et dans l'espace de la biodiversité végétale. La rénovation s'est accompagnée en outre de la numérisation de 6 millions de planches de l'herbier "réel" et de la création d'un herbier "virtuel", base de données unique au monde et aujourd'hui accessible à tous. Malgré certains fantasmes, l'Herbier National n'est pas une banque de gênes au contraire de la Réserve mondiale de semences du Svalbard en Norvège car, faute de techniques de séchage moderne, l'ADN des anciens échantillons a été irrémédiablement endommagé au fil du temps.

Oubliez les anciennes vitrines de bois, pleines de charme mais mal adaptées à la science moderne, aux normes anti-incendie et anti-vol ! Désormais, les collections sont archivées à température et humidité contrôlées, donc non accessibles au visiteur. En revanche, la visite publique commence dans le grand hall où trône le plus volumineux des échantillons de l'Herbier National, une tranche de séquoia géant de 2,70 m de diamètre et âgée de 2200 ans. Graines, planches, photos et spécimens spectaculaires précèdent la grande galerie qui présente ensuite dans ses vitrines les grandes expéditions, les techniques de prélèvement et de conservation, les cires, gravures et dessins de Robillard d'Argentelle, André Pierre Pinson et Pierre Bulliard ainsi que l'importance des plantes alimentaires et la chimie des végétaux utilisée en pharmacie, en cosmétique ou en médecine. Derrière certaines vitrines, de discrètes ouvertures permettent d'apercevoir quelques dossiers en attente de classement.

L'herbier national a donc aujourd'hui une double valeur scientifique et historique alors que ses collections ne cessent de s'enrichir (de 10 000 à 15 000 spécimens s'y ajoutent chaque année) et que l'installation de nouvelles bornes éducatives et interactives est prévue avant la fin de l'année. De quoi réveiller les vocations de tous les botanistes en herbe !

Tonton Daniel

Photos prises durant la visite :

la galerie de botanique
la galerie de botanique
la galerie de botanique
la galerie de botanique

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france

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Publié le 23 Mai 2014

Bonjour à tous

Bien avant que Jean Patou ne crée son malicieux "Adieu sagesse" en 1925, le Dhammapada, l'un des plus anciens textes bouddhiques connus à ce jour, proposait cette jolie sentence :

"Le parfum des fleurs ne remonte pas le vent, non plus le parfum du bois de santal, du tagara ou du jasmin. Le parfum de l'attentif peut remonter le vent, l'homme excellent parfume toutes les directions".

Autre traduction trouvée sur le net :

"La senteur des fleurs, ou du santal, ou de l’encens, ou du jasmin ne remonte pas le vent ; mais le parfum de la sagesse remonte le vent. Dans toutes les directions, l’homme sage répand le parfum de sa vertu".

Tonton Daniel

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #le parfum, #extraits et citations

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