Publié le 29 Juillet 2015

Bonjour à tous

Fidèle à sa démarche éclectique et didactique, la Pinacothèque de Paris présente jusqu'au 4 octobre prochain une sélection de peintures et de gravures flamandes du XVe au XVIIe siècle prêtées par l'industriel allemand Hans Rudolf Gerstenmaier qui dévoile aujourd'hui de nombreux trésors de sa collection privée comme la magnifique Vierge dite de Cumberland signée par Rubens et présente sur l'affiche de l'exposition.

Dès la première salle, le parcours artistique reflète l'opposition entre Pays-Bas protestants et Flandres catholiques instituée depuis l'indépendance des Provinces-Unies au nord et la fin de la domination espagnole en cette fin de XVIe siècle. Au nord, des natures mortes, une peinture décorative et des supports de petite taille grâce à l'émergence d'une bourgeoisie protestante et les efforts de mécènes encourageant l'art profane. Plus au sud, des thèmes bibliques et mythologiques, des tableaux de plus grande taille et des oeuvres commandées par les institutions religieuses.

Au fil du parcours se succèdent natures mortes, portraits, paysages et scènes religieuses signés Rubens, Van Kessel ou Jan Brueghel ainsi qu'une exceptionnelle série de gravures à l'eau-forte signée Van Dyck. Très courte, l'exposition s'achève rapidement et l'on pourra regretter l'absence de peinture de genre ou de marines, choix restrictif fait par M.Gerstenmaier. Les amateurs retiendront surtout la fraicheur et les couleurs extraordinaires des fleurs et des fruits exotiques des natures mortes ayant fait la renommée de la peinture flamande du XVIIe siècle.

Tonton Daniel

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de rubens à van dyck

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Publié dans #paris - ile de france, #les arts

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Publié le 26 Juillet 2015

Bonjour à tous

"L'avenir n'est pas écrit" affirment d'une même voix deux des généticiens français les plus célèbres du moment. Interrogés par le journaliste scientifique Fabrice Papillon, Axel Khan et Albert Jacquard débattent et dialoguent avec passion des grands sujets qui animent notre société moderne, le mystère de la vie et de la mort, la sélection naturelle et l'évolution des espèces, l'éternel débat entre inné et acquis, l'intelligence de l'espèce humaine, mais aussi la question des libertés individuelles, les liens entre sexualité et hérédité ou l'avenir des manipulations génétiques et des OGM... Au-delà de l'"ADN poubelle" non porteur de gènes, des acides aminés et du hasard, les deux généticiens évoquent la souffrance, l'euthanasie, les soins palliatifs, le suicide assisté ou l'eugénisme sans oublier quelques sujets économiques, l'autorégulation des marchés dans le système libéral, la mondialisation, les dépôts de brevets ou la prééminence des grandes firmes sur les Etats !

Dans cette réflexion à deux voix, entre un agnostique convaincu et un déiste prudent, les désaccords sont souvent francs et fréquents, en particulier à propos de la religion et de l'importance du Mystère "sans intention". Engagés politiquement et socialement, les deux hommes dénoncent toutes les idéologies et confrontent leurs visions humanistes de l'existence, celle d'Axel Khan étant davantage matérialiste, pragmatique, scientifique, évolutionniste, pleine de certitudes, alors qu'Albert Jacquard, disparu en 2013, semble laisser plus de place au doute, à l'imagination et à l'incertitude. Leurs points communs ? "Une même conviction que le programme génétique n'écrit le destin ni des individus ni des sociétés" (pas de déterminisme) et l'affirmation que l'évolution culturelle remplace désormais l'évolution biologique, ce que Jacques Monod affirmait dans "Le hasard et la nécessité" en rappelant que la survie des organismes supérieurs dépend désormais de leur comportement et non plus de leur environnement ou de leur nature.

Malgré son aspect philosophique, le livre n'est jamais ardu ni rébarbatif. Ecrit en 2001 avant certaines découvertes récentes (croisement entre Homo sapiens et Homo neanderthalensis par exemple), il est toujours d'actualité grâce aux très nombreux sujets abordés. En revanche, malgré la dénonciation de la politique malthusienne chinoise "moralement indéfendable mais démographiquement nécessaire", on pourrait peut-être souligner l'absence de débat sur le sujet brûlant, tabou et polémique de l'évolution démographique galopante.

En conclusion, allons-nous vers un épanouissement général ou une extinction progressive ? Pour Axel Khan et Albert Jacquard, une seule chose est certaine : contrairement à celui des planètes et de l'Univers, l'avenir des Hommes n'est pas écrit !

Tonton Daniel

l'avenir n'est pas écrit

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Publié dans #littérature, #démographie

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Publié le 25 Juillet 2015

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paroles et musique

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Publié le 22 Juillet 2015

les roses du parc de saint-cloud 22 07 2015
les roses du parc de saint-cloud 22 07 2015
les roses du parc de saint-cloud 22 07 2015
les roses du parc de saint-cloud 22 07 2015
les roses du parc de saint-cloud 22 07 2015
les roses du parc de saint-cloud 22 07 2015
les roses du parc de saint-cloud 22 07 2015
les roses du parc de saint-cloud 22 07 2015

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Publié le 19 Juillet 2015

Bonjour à tous

Parmi les nombreuses espèces animales et végétales ayant colonisé accidentellement de nouveaux territoires à cause des activités humaines, on appelle plantes obsidionales (ou polémochores) les végétaux "qui sont arrivés sur un territoire par fait de guerre". D'origine latine, "obsidional" qualifie ce qui est relatif aux sièges militaires alors que "polémochore", d'origine grecque, signifie "dispersé par fait de guerre". Les deux termes sont employés depuis 1870, date à laquelle des botanistes ont remarqué l'apparition de nouvelles plantes autour de Paris, apportées volontairement ou non et sans aucun doute possible par les troupes allemandes et prussiennes assiégeant la Capitale.

La Première Guerre Mondiale a aussi été la cause de l'invasion en Lorraine et dans la région de Verdun de nombreuses plantes étrangères transportées dans le fourrage des chevaux et sous les semelles des fantassins : laîche fausse-brize (Carex brizoides) et géranium des près (Geranium pratense) apportés par les troupes allemandes, bermudienne ou herbe aux yeux bleus (Sisyrinchium montanum), glycérie striée (Glyceria striata) et scirpe vert noirâtre (Scirpus atrovirens) accompagnant les soldats américains par exemple.

Aujourd'hui, contrairement aux plantes exportées, transportées et diffusées volontairement à des fins alimentaires ou ornementales, les graines invasives appartiennent le plus souvent à des espèces férales, espèces introduites par accident lors des échanges commerciaux internationaux ou à cause du tourisme de masse. Très bien acclimatées et menaçant parfois les niches écologiques et les écosystèmes régionaux naturels, elles sont l'une des nombreuses conséquences de la mondialisation et les héritières directes des plantes obsidionales et polémochores à l'heure des drones, des satellites et des conflits informatiques !

Tonton Daniel

plantes obsidionales et polémochores

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #environnement, #lexique, #au jardin

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