Publié le 30 Septembre 2015

Bonjour à tous

Evoquée ici même dès juillet 2006, la sécheresse continue de s'amplifier en Californie, dans le Nevada et dans tout l'ouest des Etats-Unis. Le constat est dramatique : disparition des neiges au-dessus de 2000 mètres dans les montagnes de la Sierra Nevada, lacs artificiels et réserves d'eaux atteignant des niveaux bas records, rivières asséchées, incendies et feux de forêt de plus en plus fréquents et de plus en plus étendus, zones résidentielles dévorées par les flammes, pénurie d'eau potable, terrains agricoles ravagés et récoltes anéanties, puits et nappes phréatiques à sec, paysages aux couleurs jaune paille... sans compter le coût financier et les nombreuses victimes parmi la population et les pompiers. Régulé par le célèbre barrage Hoover et alimenté par le fleuve Colorado, le lac Mead qui alimente 40 millions d'habitants dans sept états riverains laisse apparaitre des rives blanchies et asséchées sur plusieurs dizaines de mètres... Alors que les célèbres séquoias géants de Californie meurent aujourd'hui de soif et perdent leur feuillage normalement persistant et toujours vert, de nombreux analystes prévoient désormais des déplacements massifs de population pour raison climatique au sein même des Etats-Unis !

Les causes de cette catastrophe annoncée sont multiples, à la fois naturelles et humaines : perturbations des courants marins dans l'océan Pacifique et baisse des précipitations, mais aussi pollution, explosion démographique, émissions de gaz à effet de serre et développement de l'exploitation du gaz de schiste très gourmande en eau. Toutes raisons auxquelles on pourra ajouter entre autres problèmes ahurissants une soixantaine de golfs 18 trous à Las Vegas en bordure du désert de Mojave, des systèmes automatiques d'arrosage du goudron dans les rues des quartiers huppés de Los Angeles ou la construction controversée d'un troisième pipe-line géant reliant le lac Mead dont le niveau est déjà très critique à la capitale du jeu Las Vegas...

Les réponses de certains californiens à cette crise laissent sans voix : beaucoup d'entre eux, soucieux des apparences mais pas de leur environnement, préfèrent remplacer leur pelouse desséchée par du gazon synthétique ou peindre leur terrain en vert à grand coup de pulvérisateurs plutôt que de donner le spectacle d'une herbe roussie ! Hallucinant cautère sur une jambe de bois ! D'autres, plus croyants ou moins pragmatiques, placardent partout des affiches "Pray for rain" ("Priez pour la pluie") alors que les plus raisonnables remplacent devant leur maison leurs rosiers et leurs magnolias par des cactus et des plantes grasses !

Si les mentalités n'évoluent guère chez l'Oncle Sam à propos des dérèglements climatiques à grande échelle, quelques scientifiques tirent enfin le signal d'alarme et les pouvoirs publics commencent à prendre des décisions de sauvegarde : restrictions drastiques de consommation d'eau, y compris pour les agriculteurs et les producteurs d'oranges, distribution de bouteilles d'eau potable, interdiction de remplissage des piscines et d'arrosage des gazons et des jardins d'agrément, menaces d'amendes et de contraventions... Mais peu de décisions sont prises en amont concernant par exemple une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les sociologues californiens, eux, pointent du doigt une situation révélatrice des inégalités sociales dans un état riche où certains parmi les plus démunis n'ont plus accès à l'eau courante et doivent se laver dans des installations collectives et pour l'instant provisoires...

A la veille de la COP21, la conférence sur le climat qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre prochains à Paris, allons-nous assister à une prise de conscience collective et à un revirement du plus gros pollueur de la planète ? Dans le cas contraire, à l'instar de la mer Morte au Proche-Orient, du lac d'Ourmia en Iran, du lac Tchad en Afrique ou de la mer d'Aral en Asie centrale, le lac Mead sera bientôt totalement asséché et il sera alors définitivement trop tard !

Tonton Daniel

http://tempsreel.nouvelobs.com/galeries-photos/photo/20140827.OBS7277/grand-format-secheresse-aux-usa-18-alarmantes-photos-avant-apres.html

http://tontondaniel.over-blog.com/article-3392128.html

http://tontondaniel.over-blog.com/article-35553800.html

sécheresse en californie
sécheresse en californie
sécheresse en californie

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Publié le 29 Septembre 2015

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Publié le 28 Septembre 2015

Bonjour à tous

Pointant son nez par-dessus une palissade informe comme le ferait un animal emprisonné dans une cage, les ailes serrées entre des bâtiments gris comme celles d'un oiseau pris au filet, un avion de ligne aux formes très particulières est coincé depuis 1985 sur un minuscule terrain de Kazan, en Russie occidentale. Il ne s'agit pas d'un mirage (!) mais de l'un des rares et derniers Tupolev 144 ayant survécu tout à la fois aux accidents, au ferraillage et aux rigueurs du temps, immobilisé pour le restant de ses jours dans la cour de l'Institut Universitaire de la ville.

Copie quasi parfaite du Concorde franco-britannique, le légendaire Tupolev 144, amèrement surnommé "Concordski" par les observateurs occidentaux, ne fut produit en pleine Guerre Froide qu'à 16 exemplaires de 1968 à 1985. Malgré le spectaculaire accident du Bourget de juin 1973 qui coûta la vie à 14 personnes lors d'un vol de démonstration, le supersonique symbolisa pendant quelques temps l'orgueil de l'Union Soviétique et l'ambition de ses dirigeants. Aujourd'hui, grandeur et décadence, l'exemplaire n°05-1 n'est plus qu'un vestige, une épave clouée au sol, attendant la rouille et l'oubli, l'un des nombreux fantômes d'une époque définitivement disparue.

Tonton Daniel

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tupolev_Tu-144

http://englishrussia.com/2014/09/08/hidden-tu-144-in-kazan-outskirts/

http://tontondaniel.over-blog.com/article-23050209.html

un avion dans le jardin

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Publié le 24 Septembre 2015

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Publié le 22 Septembre 2015

Bonjour à tous

En 2010, le scénariste Gabor Rassov signait une pièce au sujet très original, "Les Amis du placard", dans laquelle un couple de petits bourgeois esseulés achetait un couple de chômeurs pour s'en faire de nouveaux amis ! Esclaves modernes, animaux de compagnie ou simples marchandises, ces "amis" étaient vendus sous garantie et donc échangeables, se nourrissaient des restes en étant logés dans un simple placard d'où leurs propriétaires pouvaient les sortir en cas de besoin...

Aujourd'hui, la fiction a presque rattrapé la réalité : au Japon, grâce à une dizaine de sites et d'entreprises comme Book-a-friend ou Client Partners, il est désormais possible de louer des amis à l'heure ou à la journée, ou plutôt comme le précisent ces nouveaux commerçants "de louer leur temps libre"... Se faire accompagner au restaurant, embaucher quelqu'un pour vous photographier, payer un inconnu pour faire la queue à votre place, trouver un "créateur d'alibi", un petit ami factice, un guide privé, un compagnon de sport, un capitaine de soirée qui vous ramène après une soirée alcoolisée ou tout simplement quelqu'un à qui parler..., toutes les formules sont possibles pour sauver les apparences. Malgré les sous-entendus et les inévitables rapprochements avec les services d'escorts occidentaux, ces "amitiés" nippones et tarifées relèvent en réalité davantage d'un simple service commercial dans un pays où "ce qui importe avant tout, c'est ce que les autres attendent de vous".

Pour illuster cette pratique à la fois symptomatique d'une société de plus en plus déshumanisée et contradictoire à l'heure des réseaux sociaux, voici l'article signé Agnès Redon paru le 07 septembre 2015 sur le site figaro.fr :

"Pour échapper à la solitude, de plus en plus de Japonais louent des "amis" :

Pour quelques heures, des agences nippones proposent à leur clientèle des compagnons sur mesure. Au pays du Soleil-Levant, ils sont de plus en plus nombreux à être lost in solitude.

Deux fois par mois, Yoshi, un ingénieur-informaticien de 31 ans, s’offre ce petit plaisir. Pour l’heure du déjeuner, le samedi, il retrouve Asakura et Chiaki dans un karaoké de la capitale. Les deux jeunes amies passent la journée avec lui à pousser la chansonnette, faire du lèche-vitrines et papoter. Lors de cette demi-journée accompagnée qui lui coûtera une centaine d’euros, Yoshi va confier ses soucis personnels, notamment sur le deuil de son grand-père récemment décédé. « J’ai commencé à louer des amis il y a quatre mois parce que je voulais rassurer mon grand-père mourant en montrant que j’étais entouré d’amis. Depuis son décès, je continue à faire appel à leurs services car c’est l’occasion pour moi de rencontrer des personnes différentes de celles de mon environnement professionnel », explique-t-il.

Le cas de Yoshi est loin d’être isolé. Tokyo compte plus de 30 millions d’habitants, et la solitude est en hausse constante : selon l’Institut de recherche nippon NLI, les personnes vivant seules seront la norme dans le pays d’ici à 2020. L’une des conséquences les plus redoutées est le kodokushi, la mort dans la solitude, quand des parents ne reçoivent jamais la visite de leurs enfants trop occupés par leur carrière et finissent leur vie seuls. « Avant de monter cette entreprise, je travaillais dans un salon de beauté et j’avais remarqué que les gens avaient besoin de parler. Beaucoup me confiaient qu’ils n’avaient pas d’amis, d’où l’idée de cette agence », explique Megumi Furukawa, 32 ans, fondatrice de la prospère entreprise qui compte une centaine de clients par mois.

“Sauver les apparences”

Chez Support One, comme dans d’autres agences de ce type à Tokyo, si le service le plus plébiscité est la location d’amis, des clients louent aussi des membres de la famille. Cette demande se présente notamment lorsqu’un client estime que « ses parents ne sont pas assez présentables pour le jour de leur mariage », raconte Megumi Furukawa. La location d’amis n’est donc pas seulement réservée aux victimes de la solitude. Elle permet de sauver les apparences dans une société conservatrice et d’échapper à la pression sociale. Ainsi, nombreux sont les clients qui ne peuvent pas confier certains secrets, qu’ils estiment inavouables, à leurs vrais proches. Haru, 39 ans, une des amies éphémères de l’agence, se montre compatissante lorsqu’elle évoque ses clients. Ce commerce émergent au Japon lui semble symptomatique de cette société qui interdit de parler franchement de ses problèmes, même à des amis. « La conception de l’amitié est très différente entre le Japon et les États-Unis, où j’ai vécu pendant dix ans. Cette location permet à mes clients de s’échapper de cette société moutonnière, où tout le monde doit se ressembler et ne jamais montrer ses failles », analyse-t-elle. Pour beaucoup, « ces personnes manquent de confiance en elles et la pression sociale les rend particulièrement sensibles au jugement des autres », explique l’actrice.

Une forme de liberté, donc, ajoute-t-elle en citant l’exemple d’un client de 35 ans qui n’osait pas demander conseil à ses amis pour avoir une petite amie. « Avec moi, il pouvait poser toutes ses questions sur les rapports hommes-femmes, sans honte ni gêne », raconte-elle. Mais les personnes ayant recours à ses services ne cherchent pas systématiquement une oreille compatissante. Les conseils et les discussions plus légères sont aussi très demandés. C’est ainsi qu’une fois par semaine, un retraité de 70 ans loue quelques heures du temps de Haru, car il aime parler de sa passion pour le vin. Même s’il est entouré, ses proches trouvent ce sujet barbant. Maintenant qu’il loue une amie, il se sent libre d’en parler à volonté.

Être à l’écoute des problèmes de l’autre, s’en préoccuper et apporter un soutien infaillible… « L’amitié implique son lot de responsabilités que la plupart des clients ne souhaitent pas assumer : pour ceux qui recherchent une oreille attentive ou un bon moment sans lendemain, louer un ami est beaucoup plus simple ! » explique Megumi Furukawa.

Une tradition millénaire

Si ces relations éphémères semblent bien éloignées d’un véritable échange, c’est aussi parce qu’elles sont très encadrées : pas question d’aller au-delà de la relation amicale, le contrat l’interdit. Les amis de location n’ont pas le droit de rencontrer leur client en dehors du temps contractuel, de jouer le rôle du petit ami et de se rendre seul au domicile d’un client, encore moins de monter dans sa voiture. Pas question non plus de se toucher. Megumi Furukawa veille au grain et à ce que son entreprise ne soit pas assimilée à un service de rencontres amoureuses. « Depuis très longtemps, les Japonais paient cher des jeunes femmes pour leur conversation, sans attendre d’elles une relation sexuelle. C’était notamment le travail des geishas », explique-t-elle. C’est aussi le travail de ce qu’on appelle les hôtesses, des femmes qui ont pour rôle de tenir compagnie à leurs clients masculins en leur offrant boissons et conversation. Dans la continuité de ces services, le temps d’une soirée, la compagnie d’un acteur ou d’une actrice soulage désormais le vague à l’âme de ces Nippons solitaires".

Source : http://madame.lefigaro.fr/societe/japon-comment-jai-loue-un-ami-280815-97930

Tonton Daniel

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