Publié le 31 Mai 2017


Bonjour à tous

Recueil de chroniques parues en 1967 dans un quotidien américain anticonformiste, le "Journal d'un vieux dégueulasse" de Charles Bukowski n'a pas volé son titre provocateur !

Routards anonymes, ivrognes invétérés, tueurs fous, artistes suicidaires, nymphomanes et "trous vérolés" se croisent entre meublés sordides, bars glauques et bordels infâmes où trainent également "chaussettes raides de crasse", salves de vomissure, "tapis grouillant de cafards", morpions et mouches à merde... Dans ce décor apocalyptique, les occupations ne manquent pas, paris sportifs, concours d'ivrognerie, bagarres de marginaux, tentatives de suicide, masturbation ou sodomie auxquelles s'ajoutent entre deux éjaculations en "coulées de lave" quelques pratiques sexuelles extrêmes comme sado-masochisme, scatophilie, viols collectifs, nécrophilie ou mutilations de cadavres...

Néanmoins, faut-il uniquement se fier aux apparences surréalistes du fantasme et du délire éthylique ? Caché derrière des phrases provocantes sur la forme car sans majuscules, le fond laisse deviner en filigrane un message beaucoup plus subtil. Entre deux gueules de bois, le lettré Bukowski interroge "le genre humain" et dénonce en vrac tous les défauts de ses contemporains, bêtise, hypocrisie, avarice, mesquinerie, méchanceté... La Société des Hommes étant selon lui gangrénée par nature, le monde entier est concerné, bourgeois, journalistes, publicitaires, prosélytes de tout poil, "politicaille opportuniste", artistes tarés, "famille castratrice", systèmes scolaire et médical, imposteurs religieux et révolutionnaires... Bukowski prétend avec ironie et désespoir qu'on peut aimer les êtres humains... à condition de mal les connaitre ! Seuls quelques écrivains surnagent hors du lot commun, Kerouac, Verlaine, Baudelaire, Genet, Céline, Camus, Kafka ou Tolstoï.

Se définissant lui-même comme un "Homme Frigorifié", indifférent depuis toujours aux passions humaines et au temps qui passe, poète maudit qui sortit ivre-mort du plateau d'Apostrophes en 1978, vieux dégueulasse lucide et désinhibé qui refusait les conventions, épicurien qui criait "Merde pour le boulot !", Charles Bukowski a montré au-delà de la provocation verbale que la vraie vulgarité n'est pas celle des mots mais celle des actes.

Tonton Daniel

 

journal d'un vieux dégueulasse

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Publié le 29 Mai 2017

le pont-vieux d'orthez
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Publié le 19 Mai 2017


Bonjour à tous

Le saviez-vous ? La Russie développe depuis quelques années un concept de centrale nucléaire flottante ! Cette étude est liée à la construction dans les années 70 de la centrale nucléaire de Bilibino dans l'extrême nord-est de la Russie. Située à 5600 km de Moscou au nord du cercle polaire arctique dans le district autonome de Tchoukotka, la centrale qui regroupe quatre réacteurs d'une puissance de 48 MW est la plus septentrionale du monde. Unique centrale dans le monde construite sur du pergélisol (permafrost), ses fondations seraient potentiellement instables à cause du réchauffement climatique mondial et de la fonte de ce pergélisol. Le sujet des risques sismiques ou telluriques reste confidentiel mais les journalistes interdits de visite sur le site rappellent également que la centrale de Bilibino mise en service en 1976 appartient à la génération de celle de Tchernobyl.

Spécialiste de la construction de navires, de brise-glaces et de sous-marins à propulsion nucléaire, la Russie a lancé depuis 1957 plus de 250 unités regroupant 900 réacteurs. Forts de cette expérience en propulsion navale atomique, les ingénieurs soviétiques ont donc développé un concept de réacteur sur barge, autonome, mobile et remorqué. Premier d'une série de huit unités principalement destinées à alimenter en énergie les villes côtières le long du passage du Nord-Est dans l'Arctique russe, l'Akademik Lomonosov sera relié à des réseaux de petites communautés isolées et à des activités industrielles onshore et offshore.

Terminée en 2007 dans des chantiers navals proches de Saint-Pétersbourg et propriété de la société Rosatom, la coque de 144 mètres de long de l'Akademik Lomonosov a reçu ses deux réacteurs nucléaires en 2009 et été lancée en juin 2010. Les deux réacteurs sont dérivés de modèles conçus pour des brise-glaces, alimentent des turbines à vapeur produisant 70 MW électriques, dix fois moins que de classiques réacteurs nucléaires à eau pressurisée, et seront rechargés en combustible tous les trois ans. D'une durée de vie de 40 ans, la barge comprend également une unité de désalinisation d'une capacité quotidienne de 240 000 m3 ainsi qu'un module de stockage de déchets radioactifs. Avec un équipage de 70 personnes, l'unité devrait enfin être opérationnelle en 2019 dans la région du Kamchatka dans l'océan Pacifique pour prendre le relais de la centrale de Bilibino en fin de vie.

D'autres projets permettant à la Russie de trouver un débouché économique et valoriser sa longue expérience des propulseurs nucléaires sont à l'étude pour des unités plus petites, utilisées sur des fleuves dans des régions éloignées des côtes. Chine, Malaisie, Indonésie, Algérie ou Argentine ont déjà annoncé leur intérêt pour ce genre d'installations.

En plus des risques inhérents à la production nucléaire (fuites, accidents ou recyclage des déchets), les opposants au projet dénoncent les risques de terrorisme, le détournement de l’uranium hautement enrichi à des fins militaires, les possibilités de tsunami dans une région à forte activité sismique et les risques de contamination du milieu sous-marin mais aussi la perturbation des écosystèmes marins dûe à une désalinisation massive ou l’insuffisance des moyens de sauvetage locaux en cas d'accident. Sans oublier l'immersion par l'URSS depuis 1965 d'innombrables fûts de déchets nucléaires dans l'Océan Arctique et la Mer de Kara en raison d'infrastructures de stockage et de recyclage insuffisantes. Ni les dizaines de sous-marins militaires russes déclassés toujours chargés de combustible nucléaire, en attente de démantèlement depuis des années et dont le très mauvais état de certains empêche tout remorquage...

D'aucuns rappellent aussi l'histoire du Sturgis MH-1A, Liberty ship de l'US Navy transformé en 1968 pour recevoir un réacteur nucléaire de 10 MW et destiné à fournir de l’électricité à une base militaire américaine située au bord du canal de Panama. Malgré les demandes de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique et de l’Organisation Maritime Internationale, le Sturgis et son réacteur n'étaient toujours pas recyclés 37 ans après leur fin de mission en 1976. Abandonné au milieu de l'impressionante flotte de réserve de James River en Virginie depuis cette date, son démantèlement a enfin débuté en avril 2015 pour s'achever en principe en 2018, un an avant la mise en service théorique de l'Akademik Lomonosov et l'arrêt de la centrale de Bilibino...

Tonton Daniel

 

une centrale nucléaire flottante

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Publié le 13 Mai 2017


Bonjour à tous

Malheureusement, on ne peut que les regarder, les admirer... mais pas les photographier ! Propriétés du prince qatari Cheikh Hamad bin Abdullah Al-Thani, des centaines de bijoux et joyaux aussi somptueux et fabuleux qu'exotiques et extravagants sont présentés jusqu'au 5 juin au Grand Palais à Paris. Outre les regalia et les insignes royaux fabriqués depuis le XVIe siècle pour les souverains indiens par les plus grands orfèvres et bijoutiers, l'exposition "Des grands Moghols aux Maharajahs" rassemble beaucoup d'objets usuels sertis d'or, de perles et de pierres précieuses qui laissent deviner le train de vie de ces monarques de légende !

Chasse-mouches, boites à bétel, repose-bras, anneaux à faucons, aspersoir à eau de rose, bagues d'archer, ornements de turbans ou réservoirs de pipes à eau côtoient ainsi émeraudes gravées, spinelles impériaux, flacons en cristal de roche, coupes en jade et en néphrite, diamants exceptionnels comme l'Oeil du Tigre, l'Agra ou le Diamant rose de Golconde, ainsi que quelques pièces légendaires et inestimables telles l'extraordinaire dais de perles et diamants de Baroda ou le collier aux 2930 diamants du Maharajah de Patiala et son célèbre diamant jaune de 234 carats déjà présenté dans ce même Salon d'Honneur du Grand Palais pour l'exposition Cartier en 2014.

Pendant votre visite, cherchez bien les rares saphirs exposés. Contrairement aux autres pierres et gemmes qui possèderaient une dimension mystique bénéfique et des pouvoirs surnaturels à l'instar de la verte émeraude adulée par les Moghols musulmans, le saphir associé à Shani et à Saturne serait porteur pour les hindous de maléfices et de malédictions... Par mesure de précaution, on évitera donc de les photographier... Sait-on jamais ?

Tonton Daniel

 

 

Quelques photos prélevées sur internet :

 

joyaux de la collection al thani
joyaux de la collection al thani
joyaux de la collection al thani
joyaux de la collection al thani
joyaux de la collection al thani
joyaux de la collection al thani
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joyaux de la collection al thani

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france, #les arts

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Publié le 10 Mai 2017

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france

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