the dictator

Publié le 14 Juillet 2012


Bonjour à tous

 

70 ans après la sortie de son "Dictateur" dénonçant Hitler et le nazisme et 50 ans après celle de son "Roi à New-York" dénonçant l'intolérance et le maccarthysme, Charles Chaplin aurait certainement adoré le ton décalé, loufoque et irrespectueux du dernier film de Larry Charles, "The dictator", sorti sur nos écrans le 20 juin dernier avec le controversé Sacha Baron Cohen dans le rôle-titre. Après Ali G, Borat et Bruno, ce quatrième personnage interprété par l'acteur britannique est tout aussi caricatural que les premiers : le dictateur d'une république africaine fictive et gorgée de pétrole, fils spirituel (au propre et au figuré) de Saddam Hussein et de Mouammar Kadhafi, se rend à New-York pour s'expliquer devant les Nations Unies. Enlèvements, sosies, déguisements et rencontres improbables sont autant de prétextes pour un film à double lecture, à la fois très drôle et très corrosif.

 

Car Charles et Baron Cohen appuient et tapent là où çà fait mal ! Tout le monde en prend pour son grade, dictateurs politiques, spécialistes des médias, faiseurs de peur, écolos déphasés, compagnies pétrolières, dirigeants chinois, iraniens, saoudiens, américains... à l'exception peut-être de l'état d'Israël, mais le très pratiquant Sacha Baron Cohen n'a pas encore osé franchir le pas de la critique religieuse...

 

Selon sa sensibilité, chacun trouvera donc son compte dans ce film à double lecture : pour les uns une grosse farce avec un fantoche de pacotille qui nous est presque sympathique et, pour les autres, une carte de l'Afrique sur laquelle le pays du dictateur prend la place de la réelle Érythrée, l'une des dictatures les plus sanglantes du monde selon certains spécialistes au même titre que la Syrie de Bachar el-Assad et la Corée du nord de Kim Jong-eun...

 

La tirade finale comparant à mots couverts et voilés les Etats-Unis d'Amérique à une dictature identique aux pires régimes de la planète vaut à elle seule le prix de la séance. Le message est clair : il y a dictateur et dictateur, dictature et dictature. Le tout finissant par une pirouette sur... la dictature de l'amour ! Oui, décidément, Chaplin aurait beaucoup apprécié ce "Dictateur" moderne beaucoup plus intelligent que ne le laissent supposer les outrances du scénariste-acteur-producteur !

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sacha_Baron_Cohen

 

http://tontondaniel.over-blog.com/article-4124007.html (Ali G)

 

http://tontondaniel.over-blog.com/article-4595676.html (Borat)

 

Tonton Daniel

 

 

the dictator

 

 

 

 

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #cinéma

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