Présentation

Recherche

Recommander

chine

Mardi 6 mars 2007


Bonjour à tous

Le marché automobile chinois se classe désormais au deuxième rang mondial, et l’industrie
des véhicules motorisés fournit des emplois à 1,7 million de travailleurs chinois.
Ce virage s’est manifesté si rapidement que McDonald’s confiait récemment s’attendre à
ce que la moitié de ses nouveaux points de vente en Chine soient des drive-in.
Voilà qui pourrait du coup contribuer à faire doubler la demande chinoise en pétrole brut
et créer une hausse marquée des émissions de gaz à effet de serre, selon les prévisions
du gouvernement et des groupes environnementaux.
Pour compliquer les choses, l’essence chinoise renferme de hauts niveaux de soufre et
d’autres polluants. Il faudra des années, et des milliards de dollars, pour améliorer
les raffineries chinoises afin qu’elles produisent un combustible de qualité.
Près de 1 000 nouvelles voitures prennent quotidiennement d’assaut les rues de Beijing (Pékin),
engorgeant une cité qui étouffe déjà sous la pollution.
Les niveaux de dioxyde d’azote surpassent déjà de 78 % les limites recommandées par l’OMS.

Dans un récent numéro de Courrier International, on apprend que le parc automobile
chinois regroupe environ 20 millions de véhicules, soit 2.6% du parc mondial.
Le même article précise que les routes chinoises ont fait 90000 morts en 2006,
soit environ 10% des victimes de la circulation sur la planète, et qu'elles sont
donc parmi les plus dangereuses du monde.
Selon l'OMS, le bilan officiel est sous-évalué et serait en réalité deux fois plus élevé.
Les piétons, surtout dans les campagnes, sont les principales victimes des accidents
de la circulation, qui coûteraient à la Chine plus de 12,5 milliards de dollars chaque année.

Les accidents de la circulation recensés en 2002 ont fait 1,2 million de victimes
dans le monde et 50 millions de blessés qui ont coûté 407 milliards d'euros à la
communauté internationale.
Les plus touchés sont les piétons et les deux-roues, motorisés ou non.
Le nombre de morts dûs aux accidents de la route pourrait bondir en 2020 de la onzième
à la troisième place des causes de mortalité dans le monde.
A cause de la circulation en Chine ???

Tonton Daniel

PS : merci à Romain pour les infos.

Par tonton daniel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 15 avril 2007


Bonjour à tous

J'ai trouvé en fouillant sur le net un article du journaliste Luke Anthony Patey pour Enjeux Internationaux qui éclaire d'un jour réaliste mais hélas sans surprise les conflits actuels en Afrique et au Soudan en général, et au Darfour en particulier :

"Darfour - Khartoum s’offre la protection de Pékin - 27.03.2007 :
 
Premier importateur du pétrole soudanais, la Chine soutient sans réserve le régime d’Omar El-Béchir, mis au ban de la communauté internationale. Ni la situation au Darfour ni les violations des droits de l’homme n’ont le moindre effet sur l’attitude des autorités chinoises.

Depuis les premières découvertes réalisées par l’américain Chevron au début des années 1980, le pétrole joue un rôle crucial dans la dynamique interne des conflits soudanais. Conscient de l’importance des gisements, le président de l’époque, Nemeiri, avait modifié les frontières des Etats du Sud afin de garantir au Nord un accès aux futurs profits générés par l’or noir. Cette nouvelle injustice poussa le Sud à se rebeller sous la bannière de l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA). En 1983, la guerre civile embrasa le pays.

Cela conduisit Chevron à suspendre ses opérations en 1984, avant de se retirer complètement, en 1992. Le nouveau gouvernement islamiste, dirigé par le président Omar El-Béchir, cherchait alors ardemment des financements afin d’intensifier sa lutte contre la SPLA et de parrainer un audacieux projet d’islamisation du pays tout entier. Mais les compagnies intéressées par l’exploitation des ressources pétrolières du pays ne se bousculaient pas au portillon. De surcroît, les relations entre le Soudan et les Etats-Unis se sont rapidement dégradées. Les déclarations de soutien à l’Irak lors de la guerre du Golfe, les violations flagrantes des droits de l’homme et l’octroi de l’asile à des terroristes internationaux, dont Oussama Ben Laden, ont avivé les tensions entre les deux pays et conduit Washington à appliquer des sanctions économiques.

En conséquence, le Soudan s’est retrouvé forcé de dépendre de petites compagnies inexpérimentées pour exploiter ses champs pétrolifères (jusqu'en) 1995, avec l’arrivée de la China National Petroleum Corporation (CNPC) et de l’entreprise malaisienne Petronas, deux compagnies pétrolières publiques. (...)

Un oléoduc de 1 600 kilomètres reliant les champs pétrolifères du Sud à Port-Soudan, sur la mer Rouge, a rapidement été construit par les Chinois. Les exportations ont débuté en 1999. Khartoum a tiré les leçons du départ de Chevron. La protection des champs d’or noir est devenue essentielle pour le développement de l’industrie pétrolière et, par voie de conséquence, pour la survie du régime. Le président El-Béchir a donc fait appel à une tactique classique pour « sécuriser » les régions riches en pétrole. Dans le but d’attiser les tensions ethniques, il a fourni des armes aux tribus nomades arabes et leur a permis officieusement de piller et de détruire les communautés d’éleveurs tout le long de la frontière traditionnelle entre le Nord et le Sud, là où des gisements de pétrole avaient été découverts.

Bien que les rebelles du Sud eux-mêmes soient loin d’être des novices en matière de pillage de populations innocentes, ils ont aisément trouvé de nouvelles recrues. La stratégie gouvernementale du « diviser pour régner » a fini par créer des conflits locaux entre des groupes qui, au départ, étaient complètement étrangers à l’opposition idéologique entre le Nord et le Sud. Le pétrole alimente ainsi le cycle de violence.

Les revenus du pétrole permettent à Khartoum de renforcer ses capacités militaires en achetant des armes à la Russie et à la Chine, notamment des bombardiers Antonov et des hélicoptères de combat, utilisés pour raser les villages du Sud et garantir la circulation ininterrompue du pétrole. (...)

Grâce aux investissements asiatiques, les revenus économiques de Khartoum sont restés intacts. La Chine, en particulier, domine l’industrie pétrolière au Soudan. En 2005, ce colosse économique en pleine croissance couvrait environ 7 % de ses besoins en pétrole grâce à l’or noir soudanais. Ironie de l’histoire, bien qu’elles aient abouti au retrait des compagnies pétrolières occidentales, les campagnes de désinvestissement n’ont pas réussi à affaiblir le gouvernement de Khartoum ni à modifier sa tactique militaire. Elles ont en effet laissé le champ libre à des entreprises asiatiques qui n’ont pas à se préoccuper de pressions de leurs opinions publiques en matière de droits de l’homme. (...)

Soucieuse de s’assurer une part suffisante des réserves pétrolières mondiales pour soutenir son économie en pleine croissance, la Chine conjugue ses activités pétrolières au Soudan avec son droit de veto en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, ce qui limite sérieusement l’influence de l’ONU sur Khartoum.
Bien que la Chine ne souhaite pas mettre en péril ses relations commerciales avec les Etats-Unis en passant pour complice d’une répression au Darfour que Washington a qualifiée de génocide, elle est clairement opposée à l’idée d’une « obligation de protéger » qui forcerait les Nations unies à intervenir. Le conflit au Darfour marque ainsi un tournant crucial pour la Chine en sa qualité de puissance mondiale émergente."

Pouvoir politique, conflits inter-ethniques, ventes d'armes, violence, corruption et intérêts économiques sont ici plus qu'ailleurs étroitement liés : l'Afrique subit et concentre une fois encore l'avidité et la convoitise du reste du monde...

Tonton Daniel

Par tonton daniel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 19 avril 2007


Bonjour à tous

Je viens de terminer l'excellent bouquin de Xavier Harel "Afrique, pillage à huis clos" qui décrit
toutes les magouilles politico-financières autour des intérêts pétroliers en Afrique : hallucinant !
Y sont cités tout du long la quasi-totalité des pays africains et des majors pétrolières occidentales.
Avec une grande partie consacrée au Congo-Brazzaville et à Elf, une autre à la Guinée Equatoriale et à ExxonMobil, et
aussi le Nigéria, le Gabon, l'Angola, BP, Shell, Total, Chevron Texaco, Petronas, ENI, Saipem, etc...
Sans oublier les hommes politiques (tous les français jusqu'à Chirac, Georges W. Bush et Condoleezza Rice,
Tony Blair ou le fils de Margaret Thatcher...), les banques (BNP Paribas et les autres) et les paradis fiscaux comme le Royaume-uni...

L'auteur souligne aussi la présence croissante (mais pas récente !) de la Chine sur le continent noir et notamment
au Soudan (je vous en parlais il y a quelques jours : http://tontondaniel.over-blog.com/article-6389673.html )
Je retranscris quelques paragraphes parmi les plus intéressants du chapitre 14 :

"Les liens entre l'empire du Milieu et l'Afrique sont anciens. Durant la dynastie Ming (1368-1644), les Chinois conduisaient déjà des expéditions maritimes sur la côte orientale de l'Afrique."
(...)
"Mais c'est évidemment le soutien de la Chine maoiste aux luttes anticoloniales qui a permis un rapprochement entre Pékin et de nombreux pays africains. Lors de la conférence de Bandung, en Indonésie, le 1er ministre chinois Chou En-Lai apporte ainsi son soutien aux luttes d'émancipation des peuples tunisien, algérien et marocain contre le colonialisme français. De même, dans les années 60, la Chine soutient les mouvements nationalistes antiportugais au Mozambique et en Angola."
(...)
"40 ans plus tard, même si les considérations mercantiles ont pris le pas sur les luttes idéologiques, les relations entre la Chine et l'Afrique reposent toujours sur les mêmes fondements. Le principe de "non-ingérence dans les affaires intérieures" reste un des piliers de la politique étrangère chinoise, qui lui permet de marquer des points auprès des états les plus répressifs."
(...)
"L'activité de la Chine s'étend à l'autre géant africain du pétrole, le Nigéria. (...) En avril 2005, Olusegun Obasanjo et Hu Jintao ont signé à Pékin un partenariat stratégique. L'année suivante, la CNOOC (China National Offshore Oil Corporation) acquérait un important gisement pétrolier et gazier pour 2.27 milliards de dollars, tandis que la CNPC (China National Petroleum Corporation) obtenait quatre licences d'exploration."
(...)
"La Chine ne se comporte pas très différemment des grandes puissances : elle acquiert des matières premières, vend des produits finis et cible ses investissements en fonction de ses intérêts stratégiques."

On peut vraiment parler de stratégie à long terme !

Tonton Daniel

Par tonton daniel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 8 août 2007


Bonjour à tous

8 AOÜT
Superstition oblige, les autorités chinoises ont fixé la date de cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin au 08/08/08 à 8h08 ! Inutile de préciser que le chiffre 8 en Chine est considéré comme bénéfique et synonyme de prospérité ! De nombreux bâtiments sont construits pour présenter ce chiffre. Par exemple, la Jin Mao Tower, plus haut gratte-ciel de la République Populaire de Chine, compte 88 étages.
Sachant qu'en Chine on peut acheter son numéro de téléphone, on imagine facilement les prix que peuvent atteindre les numéros finissant par 8, 88 ou 888 !
Le chiffre 4 est lui signe de malchance (la prononciation du chiffre 4 étant similaire à celle du mot "mort"), et est donc volontairement "oublié" lors de la numérotation des étages d'un bâtiment ou lors de la numérotation des suites d'un hôtel.
La bière 1664 a d'ailleurs dû être renommée 1668 pour être commercialisée en Chine par Kronenbourg.
Boeing aurait même rebaptisé 787 son projet 7E7, concurrent de l'Airbus A380, pour conquérir le marché chinois...

Les chinois, extrêmement superstitieux, consultent astrologues et voyants (y compris sur internet !), entreprennent voyages ou travaux en fonction du calendrier, alors que le pays du feng-shui se concentre pleinement sur la science et la modernisation.
On peut lire à propos de superstition en Chine l'article suivant sur le site de Courrier International :

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=67201

Encore plus sérieusement, on pourra consulter les sites d'Amnesty International et Reporters sans frontières à propos des JO de Pékin en 2008 :

http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/agir/actions_en_cours/chine/jo_2008_le_sport_version_droits_humains

http://www.rsf.org/rubrique.php3?id_rubrique=19

Tonton Daniel

Par tonton daniel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 6 février 2008


Bonjour à tous


Rien ne va plus en Chine à la veille du nouvel an et de l'entrée dans l'année du rat qui débute demain 7 février ! Alors que les premiers pétards et feux d'artifice ont été allumés pour faire fuir les démons, une grande partie du pays le plus peuplé de la planète paye les conséquences du dérèglement climatique mondial.


Les intempéries ont en effet empêché le retour chez eux de millions d'ouvriers migrants à l'occasion des grandes retrouvailles familiales et du début des grandes vacances d'hiver (200 millions de passagers étaient attendus cette semaine dans les gares).
Gares (800 000 voyageurs bloqués dans les deux gares de Canton où une jeune femme est morte piétinée dans une bousculade), aéroports (8 000 vols ont été annulés ou retardés), réseau routier, voies de chemin de fer, tous les moyens de communication ont été bloqués par des intempéries exceptionnelles et sans pareilles depuis 50 ans.
Trois semaines de chutes de neige et de verglas dans le centre et le sud ont affecté au moins 105 millions de personnes et fait plus de 60 morts malgré la mobilisation de l'armée et de 250 000 militaires. Les problèmes d’approvisionnement en charbon, pétrole, électricité et vivres ont également fait s'envoler les cours du carburant et des produits alimentaires de base (porc, riz, légumes). L'eau potable a même été rationnée par endroits et les réseaux de communication paralysés.
Les pertes financières sont gigantesques pour l'industrie, les services et surtout l'agriculture, car on estime à 10% les terres cultivées du pays touchées par le gel.


Les chinois étant très superstitieux, comment vont-ils interpréter ce message du ciel pour la future année olympique ? La Chine, un des pays les plus pollueurs de la planète, et qui n'a toujours pas ratifié le Protocole de Kyoto, devient pourtant peu à peu sensible aux problèmes environnementaux et au réchauffement climatique : suppression des sacs en plastique, création de villes écologiques, surveillance de la natalité, nombre croissant des réserves naturelles, incitation au recyclage, reboisement, suppression des ampoules à filament, développement de toilettes sèches, multiplication des panneaux solaires, parc éolien, éducation des enfants... Mais n'est-il pas déjà trop tard ?
La surpopulation, l'urbanisation croissante, les décharges, la hausse du parc automobile, la consommation de charbon... provoquent inondations, asséchement ou réchauffement des fleuves, lessivage des sols, érosion, déplacement de populations, désertification et avancée du désert de Gobi, tempêtes de sable, épidémies, disparition d'espèces animales et végétales... et sont très probablement l'une des causes majeures des intempéries catastrophiques de cette semaine !


Tonton Daniel


diapo_chine5.jpg

Par tonton daniel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés