Articles avec #le saviez-vous tag

Publié le 27 Août 2017


Bonjour à tous

Le saviez-vous ? Moins radioactif que l'uranium naturel mais très dangereux par inhalation, l'uranium appauvri a souvent été utilisé dans le passé comme lest dans la fabrication d'avions de ligne américains par les compagnies Boeing, Lockheed et McDonnell-Douglas ! Il fut également employé comme lestage de quilles de voiliers de course comme celle du Pen Duick VI d'Eric Tabarly en 1973 ! Quant aux applications militaires, l'uranium appauvri a longtemps servi en raison de sa forte densité à la fois de blindage pour chars et comme composant de projectiles anti-chars. Utilisé dans les années 90 pendant la guerre du Golfe, la guerre du Kosovo et la guerre d'Irak, son usage a enfin été interdit en 2001 par le Conseil de l'Europe.

Matériau très dense par nature avec une masse volumique proche de celle du tungstène, l'uranium appauvri a été employé jusqu'à la fin des années 80 comme contrepoids dans les structures du Boeing 747 pour modifier le centre de gravité au niveau des ailes et ainsi réduire vibrations et oscillations à grande vitesse. Sur chaque appareil, 300 à 400 kg d'uranium furent ainsi installés dans les supports extérieurs des moteurs, les gouvernes de profondeur et de direction de l'empennage arrière.

Reconnu très toxique en cas de crash ou d'accident car alors vaporisé en microparticules dans l'atmosphère (les exemples comme celui du 747 Cargo de la compagnie El Al en 1992 à Amsterdam sont nombreux), l'uranium appauvri a été remplacé peu à peu par du tungstène. Malgré ces précautions, on estimait à sept tonnes la quantité d'uranium appauvri sur les avions d'Air france toujours en activité en 2001 et l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) trouvait encore en 2013 de l'uranium appauvri provenant de vieux 747 stocké et oublié dans certains aéroports civils...

On peut supposer que, contrairement aux avions de ligne classiques, les deux 747 construits dans les années 80 et estampillés "Air Force One" depuis 1990 ont été débarrassés de leur dangereuse cargaison...???

Tonton Daniel

 

uranium appauvri et avions de ligne

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #le saviez-vous, #transports, #énergie & matières premières

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Publié le 19 Août 2017


Bonjour à tous

Le saviez-vous ? Inspirée par l'essai nucléaire du 27 janvier 1951 dans le Nevada voisin, la municipalité de Las Vegas s'auto-proclama "Atomic City" pour une campagne de publicité destinée à remplir ses nouveaux hôtels et casinos ! Cocktails atomiques, coiffures atomiques, réceptions atomiques... Des hôtels comme le Desert Inn proposaient beaucoup plus cher les suites en terrasse donnant au nord et permettant de voir les champignons atomiques... La mode est alors à l'atome. Le lancement par Louis Réard en 1946 du bikini dont le nom faisait référence à l'atoll où se déroula l'un des premiers essais nucléaires dans le Pacifique fit lui aussi l'effet d'une bombe dans le milieu de la mode parisienne !

A Vegas, un producteur de spectacles fit également la promotion d'un jeune chanteur de rock'n roll qui fut surnommé "America's only atomic-powered singer" et qui explosa plus tard sous son vrai nom d'Elvis Presley ! Et de 1952 à 1957 furent organisés quatre concours de beauté dont les lauréates élues parmi les plus belles showgirls de la ville furent nommées respectivement "Miss Atomic Blast", "Miss A-Bomb", "Miss Cue" et "Miss Atomic Bomb" !

Si cette élection de mauvais goût fit long feu, un autre concours incompréhensible fut mis en place en Russie de 2004 à 2011 par la société Rosenergoatom. "Miss atome" était choisie parmi le personnel travaillant dans le secteur nucléaire russe. Afin d'être élues, toutes ces "bombes atomiques" devaient "irradier" intérieurement et extérieurement... De quoi inspirer aujourd'hui les dirigeants de Corée du nord ?

Tonton Daniel

 

miss bombe atomique

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #le saviez-vous, #USA, #russie-urss

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Publié le 19 Mai 2017


Bonjour à tous

Le saviez-vous ? La Russie développe depuis quelques années un concept de centrale nucléaire flottante ! Cette étude est liée à la construction dans les années 70 de la centrale nucléaire de Bilibino dans l'extrême nord-est de la Russie. Située à 5600 km de Moscou au nord du cercle polaire arctique dans le district autonome de Tchoukotka, la centrale qui regroupe quatre réacteurs d'une puissance de 48 MW est la plus septentrionale du monde. Unique centrale dans le monde construite sur du pergélisol (permafrost), ses fondations seraient potentiellement instables à cause du réchauffement climatique mondial et de la fonte de ce pergélisol. Le sujet des risques sismiques ou telluriques reste confidentiel mais les journalistes interdits de visite sur le site rappellent également que la centrale de Bilibino mise en service en 1976 appartient à la génération de celle de Tchernobyl.

Spécialiste de la construction de navires, de brise-glaces et de sous-marins à propulsion nucléaire, la Russie a lancé depuis 1957 plus de 250 unités regroupant 900 réacteurs. Forts de cette expérience en propulsion navale atomique, les ingénieurs soviétiques ont donc développé un concept de réacteur sur barge, autonome, mobile et remorqué. Premier d'une série de huit unités principalement destinées à alimenter en énergie les villes côtières le long du passage du Nord-Est dans l'Arctique russe, l'Akademik Lomonosov sera relié à des réseaux de petites communautés isolées et à des activités industrielles onshore et offshore.

Terminée en 2007 dans des chantiers navals proches de Saint-Pétersbourg et propriété de la société Rosatom, la coque de 144 mètres de long de l'Akademik Lomonosov a reçu ses deux réacteurs nucléaires en 2009 et été lancée en juin 2010. Les deux réacteurs sont dérivés de modèles conçus pour des brise-glaces, alimentent des turbines à vapeur produisant 70 MW électriques, dix fois moins que de classiques réacteurs nucléaires à eau pressurisée, et seront rechargés en combustible tous les trois ans. D'une durée de vie de 40 ans, la barge comprend également une unité de désalinisation d'une capacité quotidienne de 240 000 m3 ainsi qu'un module de stockage de déchets radioactifs. Avec un équipage de 70 personnes, l'unité devrait enfin être opérationnelle en 2019 dans la région du Kamchatka dans l'océan Pacifique pour prendre le relais de la centrale de Bilibino en fin de vie.

D'autres projets permettant à la Russie de trouver un débouché économique et valoriser sa longue expérience des propulseurs nucléaires sont à l'étude pour des unités plus petites, utilisées sur des fleuves dans des régions éloignées des côtes. Chine, Malaisie, Indonésie, Algérie ou Argentine ont déjà annoncé leur intérêt pour ce genre d'installations.

En plus des risques inhérents à la production nucléaire (fuites, accidents ou recyclage des déchets), les opposants au projet dénoncent les risques de terrorisme, le détournement de l’uranium hautement enrichi à des fins militaires, les possibilités de tsunami dans une région à forte activité sismique et les risques de contamination du milieu sous-marin mais aussi la perturbation des écosystèmes marins dûe à une désalinisation massive ou l’insuffisance des moyens de sauvetage locaux en cas d'accident. Sans oublier l'immersion par l'URSS depuis 1965 d'innombrables fûts de déchets nucléaires dans l'Océan Arctique et la Mer de Kara en raison d'infrastructures de stockage et de recyclage insuffisantes. Ni les dizaines de sous-marins militaires russes déclassés toujours chargés de combustible nucléaire, en attente de démantèlement depuis des années et dont le très mauvais état de certains empêche tout remorquage...

D'aucuns rappellent aussi l'histoire du Sturgis MH-1A, Liberty ship de l'US Navy transformé en 1968 pour recevoir un réacteur nucléaire de 10 MW et destiné à fournir de l’électricité à une base militaire américaine située au bord du canal de Panama. Malgré les demandes de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique et de l’Organisation Maritime Internationale, le Sturgis et son réacteur n'étaient toujours pas recyclés 37 ans après leur fin de mission en 1976. Abandonné au milieu de l'impressionante flotte de réserve de James River en Virginie depuis cette date, son démantèlement a enfin débuté en avril 2015 pour s'achever en principe en 2018, un an avant la mise en service théorique de l'Akademik Lomonosov et l'arrêt de la centrale de Bilibino...

Tonton Daniel

 

une centrale nucléaire flottante

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Publié le 17 Avril 2017


Bonjour à tous

Malgré les apparences et quelques odeurs évidentes, la visite guidée du musée des égoûts de Paris se révèle réellement passionnante ! Situé paradoxalement dans le très chic 7e arrondissement de la Capitale et géré par la Section de l'Assainissement de Paris (SAP), le musée permet de comprendre le parcours des eaux usées et des eaux pluviales parisiennes depuis les bouches d’égouts, les collecteurs et les déversoirs d'orage jusqu'aux stations de relevage et aux stations d'épuration situées en aval de l'agglomération parisienne.

Grâce à l'application d'évidentes et nécessaires normes environnementales, la gestion des égoûts est désormais tournée vers l'avenir, assainissement de la Seine où vivent aujourd'hui plusieurs dizaines d'espèces de poissons, récupération d'énergie et de calories au moyen de pompes à chaleur et d'échangeurs thermiques destinés à chauffer écoles, piscines, gymnases et bâtiments administratifs.

Fourmillant d'anecdotes historiques, techniques et humaines aussi invraisemblables qu'ahurissantes, le parcours est aussi l'occasion d'en savoir plus sur l'envers du décor et sur la difficulté d'un métier qui a peu évolué depuis le XIXe siècle. Si les matériels n'ont presque pas changé depuis cette époque, les tenues des égoutiers au contraire répondent aux plus strictes normes de sécurité, détecteurs de gaz, lampes à LED, talkies-walkies ou protections physiques comprenant une collerette protégeant le cou des gouttes et des chutes de blattes !

Très nombreuses dans les égoûts (mais invisibles lors de la visite au contraire d'un surmulot aux yeux brillants !), ces dernières nourrissent en partie une population de rats estimée à environ quatre millions d'individus. Les gaspards sont d'ailleurs aujourd'hui en train de pulluler mystérieusement à Paris au point que certains parcs (square Saint-Jacques ou jardin Joseph Migneret rue des Rosiers par exemple) sont fermés en surface et qu'une campagne de dératisation massive doit débuter prochainement. En revanche, on n'a jamais trouvé dans les égoûts de la Capitale qu'un seul crocodile transféré en 1984 à l'aquarium de Vannes où il se porte désormais très bien !

Pas de quoi effrayer le fantôme de Jean Valjean qui fréquentait beaucoup les égoûts de Paris au début du XIXe siècle selon Victor Hugo...

Tonton Daniel

 

Quelques photos prises ce matin :

 

les égouts de paris
les égouts de paris
les égouts de paris

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france, #le saviez-vous

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Publié le 15 Avril 2017


Bonjour à tous

Une semaine après les frappes américaines en Syrie et alors qu'un porte-avions de l'US Navy se rapproche de la Corée du nord, le président Donald Trump a donné son autorisation pour l'emploi le 13 avril 2017 sur le sol afghan de la plus puissante bombe non-nucléaire de l'arsenal américain. La GBU-43/B Massive Ordnance Air Blast Bomb, abrégée par le sigle MOAB, est une bombe de démolition à effet de souffle massif, guidée par GPS et par une centrale inertielle, ne pouvant être larguée que par un avion de transport type MC-130 en raison de son poids et de son encombrement. Dans les médias anglais, un nouveau sens a été donné à l'acronyme MOAB : Mother Of All Bombs, "la mère de toutes les bombes" !

Conçue en 2002 par des ingénieurs américains afin d'être utilisée lors de la guerre en Irak, la MOAB aurait été construite à 17 exemplaires et testée pour la première fois le 12 mars 2003. A cette occasion, l'onde de choc aurait provoqué un panache de poussière et de fumées visible à plus de 32 kilomètres. Surnommée également "la bombe atomique du pauvre", elle mesure neuf mètres de long, pèse 10,3 tonnes, contient 8,48 tonnes d'explosif H6 (mélange de RDX ou cyclotriméthylènetrinitramine, de TNT et de poudre d'aluminium), soit une puissance explosive comparable à 11 tonnes de TNT (1/30ème de la plus petite bombe nucléaire américaine actuelle).

Lors de sa première utilisation au combat le 13 avril dernier, la bombe a été larguée sur un complexe de tunnels sous-terrains et de grottes minées abritant un fief de l'organisation sunnite jihadiste Daech (Etat Islamique) situé dans une zone montagneuse inhabitée de l'est de l'Afghanistan. L'explosion a résonné à des kilomètres à la ronde, donnant aux plus proches habitants l'impression d'un violent séisme. Le dernier bilan donné par le ministère afghan de la Défense (allié des troupes américaines à la fois contre les talibans et contre Daesh) fait état de 92 morts parmi les troupes de l'Etat Islamique qui sont implantées depuis peu près de Kaboul et qui recrutent désormais parmi les talibans sunnites afghans et pakistanais.

Il se murmure dans les chancelleries et les états-majors occidentaux que la Russie aurait testé en septembre 2007 une bombe thermobarique surnommée "père de toutes les bombes" qui serait quatre fois plus puissante que la MOAB américaine... Sacrée famille !

Tonton Daniel

 

moab
moab

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #actualité, #le saviez-vous, #USA, #international

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