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Publié le 19 Mai 2017


Bonjour à tous

Le saviez-vous ? La Russie développe depuis quelques années un concept de centrale nucléaire flottante ! Cette étude est liée à la construction dans les années 70 de la centrale nucléaire de Bilibino dans l'extrême nord-est de la Russie. Située à 5600 km de Moscou au nord du cercle polaire arctique dans le district autonome de Tchoukotka, la centrale qui regroupe quatre réacteurs d'une puissance de 48 MW est la plus septentrionale du monde. Unique centrale dans le monde construite sur du pergélisol (permafrost), ses fondations seraient potentiellement instables à cause du réchauffement climatique mondial et de la fonte de ce pergélisol. Le sujet des risques sismiques ou telluriques reste confidentiel mais les journalistes interdits de visite sur le site rappellent également que la centrale de Bilibino mise en service en 1976 appartient à la génération de celle de Tchernobyl.

Spécialiste de la construction de navires, de brise-glaces et de sous-marins à propulsion nucléaire, la Russie a lancé depuis 1957 plus de 250 unités regroupant 900 réacteurs. Forts de cette expérience en propulsion navale atomique, les ingénieurs soviétiques ont donc développé un concept de réacteur sur barge, autonome, mobile et remorqué. Premier d'une série de huit unités principalement destinées à alimenter en énergie les villes côtières le long du passage du Nord-Est dans l'Arctique russe, l'Akademik Lomonosov sera relié à des réseaux de petites communautés isolées et à des activités industrielles onshore et offshore.

Terminée en 2007 dans des chantiers navals proches de Saint-Pétersbourg et propriété de la société Rosatom, la coque de 144 mètres de long de l'Akademik Lomonosov a reçu ses deux réacteurs nucléaires en 2009 et été lancée en juin 2010. Les deux réacteurs sont dérivés de modèles conçus pour des brise-glaces, alimentent des turbines à vapeur produisant 70 MW électriques, dix fois moins que de classiques réacteurs nucléaires à eau pressurisée, et seront rechargés en combustible tous les trois ans. D'une durée de vie de 40 ans, la barge comprend également une unité de désalinisation d'une capacité quotidienne de 240 000 m3 ainsi qu'un module de stockage de déchets radioactifs. Avec un équipage de 70 personnes, l'unité devrait enfin être opérationnelle en 2019 dans la région du Kamchatka dans l'océan Pacifique pour prendre le relais de la centrale de Bilibino en fin de vie.

D'autres projets permettant à la Russie de trouver un débouché économique et valoriser sa longue expérience des propulseurs nucléaires sont à l'étude pour des unités plus petites, utilisées sur des fleuves dans des régions éloignées des côtes. Chine, Malaisie, Indonésie, Algérie ou Argentine ont déjà annoncé leur intérêt pour ce genre d'installations.

En plus des risques inhérents à la production nucléaire (fuites, accidents ou recyclage des déchets), les opposants au projet dénoncent les risques de terrorisme, le détournement de l’uranium hautement enrichi à des fins militaires, les possibilités de tsunami dans une région à forte activité sismique et les risques de contamination du milieu sous-marin mais aussi la perturbation des écosystèmes marins dûe à une désalinisation massive ou l’insuffisance des moyens de sauvetage locaux en cas d'accident. Sans oublier l'immersion par l'URSS depuis 1965 d'innombrables fûts de déchets nucléaires dans l'Océan Arctique et la Mer de Kara en raison d'infrastructures de stockage et de recyclage insuffisantes. Ni les dizaines de sous-marins militaires russes déclassés toujours chargés de combustible nucléaire, en attente de démantèlement depuis des années et dont le très mauvais état de certains empêche tout remorquage...

D'aucuns rappellent aussi l'histoire du Sturgis MH-1A, Liberty ship de l'US Navy transformé en 1968 pour recevoir un réacteur nucléaire de 10 MW et destiné à fournir de l’électricité à une base militaire américaine située au bord du canal de Panama. Malgré les demandes de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique et de l’Organisation Maritime Internationale, le Sturgis et son réacteur n'étaient toujours pas recyclés 37 ans après leur fin de mission en 1976. Abandonné au milieu de l'impressionante flotte de réserve de James River en Virginie depuis cette date, son démantèlement a enfin débuté en avril 2015 pour s'achever en principe en 2018, un an avant la mise en service théorique de l'Akademik Lomonosov et l'arrêt de la centrale de Bilibino...

Tonton Daniel

 

une centrale nucléaire flottante

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Publié le 17 Avril 2017


Bonjour à tous

Malgré les apparences et quelques odeurs évidentes, la visite guidée du musée des égoûts de Paris se révèle réellement passionnante ! Situé paradoxalement dans le très chic 7e arrondissement de la Capitale et géré par la Section de l'Assainissement de Paris (SAP), le musée permet de comprendre le parcours des eaux usées et des eaux pluviales parisiennes depuis les bouches d’égouts, les collecteurs et les déversoirs d'orage jusqu'aux stations de relevage et aux stations d'épuration situées en aval de l'agglomération parisienne.

Grâce à l'application d'évidentes et nécessaires normes environnementales, la gestion des égoûts est désormais tournée vers l'avenir, assainissement de la Seine où vivent aujourd'hui plusieurs dizaines d'espèces de poissons, récupération d'énergie et de calories au moyen de pompes à chaleur et d'échangeurs thermiques destinés à chauffer écoles, piscines, gymnases et bâtiments administratifs.

Fourmillant d'anecdotes historiques, techniques et humaines aussi invraisemblables qu'ahurissantes, le parcours est aussi l'occasion d'en savoir plus sur l'envers du décor et sur la difficulté d'un métier qui a peu évolué depuis le XIXe siècle. Si les matériels n'ont presque pas changé depuis cette époque, les tenues des égoutiers au contraire répondent aux plus strictes normes de sécurité, détecteurs de gaz, lampes à LED, talkies-walkies ou protections physiques comprenant une collerette protégeant le cou des gouttes et des chutes de blattes !

Très nombreuses dans les égoûts (mais invisibles lors de la visite au contraire d'un surmulot aux yeux brillants !), ces dernières nourrissent en partie une population de rats estimée à environ quatre millions d'individus. Les gaspards sont d'ailleurs aujourd'hui en train de pulluler mystérieusement à Paris au point que certains parcs (square Saint-Jacques ou jardin Joseph Migneret rue des Rosiers par exemple) sont fermés en surface et qu'une campagne de dératisation massive doit débuter prochainement. En revanche, on n'a jamais trouvé dans les égoûts de la Capitale qu'un seul crocodile transféré en 1984 à l'aquarium de Vannes où il se porte désormais très bien !

Pas de quoi effrayer le fantôme de Jean Valjean qui fréquentait beaucoup les égoûts de Paris au début du XIXe siècle selon Victor Hugo...

Tonton Daniel

 

Quelques photos prises ce matin :

 

les égouts de paris
les égouts de paris
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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france, #le saviez-vous

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Publié le 15 Avril 2017


Bonjour à tous

Une semaine après les frappes américaines en Syrie et alors qu'un porte-avions de l'US Navy se rapproche de la Corée du nord, le président Donald Trump a donné son autorisation pour l'emploi le 13 avril 2017 sur le sol afghan de la plus puissante bombe non-nucléaire de l'arsenal américain. La GBU-43/B Massive Ordnance Air Blast Bomb, abrégée par le sigle MOAB, est une bombe de démolition à effet de souffle massif, guidée par GPS et par une centrale inertielle, ne pouvant être larguée que par un avion de transport type MC-130 en raison de son poids et de son encombrement. Dans les médias anglais, un nouveau sens a été donné à l'acronyme MOAB : Mother Of All Bombs, "la mère de toutes les bombes" !

Conçue en 2002 par des ingénieurs américains afin d'être utilisée lors de la guerre en Irak, la MOAB aurait été construite à 17 exemplaires et testée pour la première fois le 12 mars 2003. A cette occasion, l'onde de choc aurait provoqué un panache de poussière et de fumées visible à plus de 32 kilomètres. Surnommée également "la bombe atomique du pauvre", elle mesure neuf mètres de long, pèse 10,3 tonnes, contient 8,48 tonnes d'explosif H6 (mélange de RDX ou cyclotriméthylènetrinitramine, de TNT et de poudre d'aluminium), soit une puissance explosive comparable à 11 tonnes de TNT (1/30ème de la plus petite bombe nucléaire américaine actuelle).

Lors de sa première utilisation au combat le 13 avril dernier, la bombe a été larguée sur un complexe de tunnels sous-terrains et de grottes minées abritant un fief de l'organisation sunnite jihadiste Daech (Etat Islamique) situé dans une zone montagneuse inhabitée de l'est de l'Afghanistan. L'explosion a résonné à des kilomètres à la ronde, donnant aux plus proches habitants l'impression d'un violent séisme. Le dernier bilan donné par le ministère afghan de la Défense (allié des troupes américaines à la fois contre les talibans et contre Daesh) fait état de 92 morts parmi les troupes de l'Etat Islamique qui sont implantées depuis peu près de Kaboul et qui recrutent désormais parmi les talibans sunnites afghans et pakistanais.

Il se murmure dans les chancelleries et les états-majors occidentaux que la Russie aurait testé en septembre 2007 une bombe thermobarique surnommée "père de toutes les bombes" qui serait quatre fois plus puissante que la MOAB américaine... Sacrée famille !

Tonton Daniel

 

moab
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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #actualité, #le saviez-vous, #USA, #international

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Publié le 27 Mars 2017


Bonjour à tous

Rédigé dans une langue mystérieuse par un auteur inconnu, incompréhensible de par sa nature et a priori incomplet, le manuscrit de Voynich est aujourd'hui le codex le plus énigmatique et le plus hermétique du monde. Sans doute fabriqué au XVe siècle d'après une datation au carbone 14, le recueil écrit sur du parchemin est mentionné dès le XVIIe siècle et aurait appartenu successivement à un alchimiste praguois au XVIIe siècle, à l'empereur Rodolphe II, à la reine Christine de Suède, au fond bibliothécaire du Vatican avant de parvenir en 1912 dans les mains de l'antiquaire américano-polonais Wilfrid Voynich qui lui a donné son nom et en 1969 à la bibliothèque de l'Université Yale, son propriétaire actuel.

Composé de 234 pages réparties en vingt cahiers et six sections principales (herbier, astronomie, biologie, cosmologie, pharmacologie et recettes), le manuscrit de Voynich utilise un alphabet de 20 à 30 signes sans ponctuation et est illustré de nombreuses et curieuses enluminures, plantes fantastiques, signes du zodiaque, châteaux fantaisistes et vêtements européens du moyen-âge, femmes nues et couronnées nageant dans un étrange réseau de tubes...

Malgré toutes les techniques modernes, codage lettre-à-lettre, stéganographie, chiffrements polyalphabétiques ou par dictionnaire, aucun linguiste ni aucun cryptographe n'a jamais pu déchiffrer le manuscrit et donc en expliquer le contenu. Toutes les hypothèses sont donc permises sur le fond comme sur la forme.

Sur la forme, malgré des rapprochements avec les alphabets phénicien et araméen, des langues sémitiques comme l'hébreu et l'arabe, des langues orientales comme le sino-tibétain ou le mandchou, voire un mélange de néerlandais médiéval, d'ancien français et de vieux haut-allemand, les spécialistes ont envisagé un langage visuellement codé, un langage inventé de toutes pièces, un langage naturel exotique écrit avec un alphabet inventé ou la transcription d'une langue orale polyglotte...

Sur le fond, les mêmes spécialistes ont dressé un inventaire à la Prévert regroupant médecine égyptienne, culte d'Isis, pharmacopée de médecine médiévale, herbier astrologique, l'égyptologue Jean-François Champollion, le calendrier agricole chinois, une recette moyenageuse pour créer la pierre philosophale ou l'élixir de longue vie, un pseudo-herbier alchimique "illustré d'images inventées par un charlatan pour impressionner ses clients", allant jusqu'à relever dans le manuscrit médiéval d'étranges images de galaxie visibles à l'aide d'un télescope ou de cellules vues dans un microscope !

Autre explication avancée par les plus rationnalistes, la simple mystification. Avec son contenu invraisemblable, son alphabet ésotérique et ses plantes chimériques, le manuscrit de Voynich ne serait que l'oeuvre d'un habile faussaire.

Quant à l'auteur de l'ouvrage, de nombreux noms ont été avancés parmi lesquels celui du mathématicien et astrologue anglais John Dee associé à l'alchimiste Edward Kelley, célèbres faussaires et complices du XVIe siècle ayant, entre autres exploits, inventé de toutes pièces un langage mystérieux, l'énochien, prétendu "langue des anges", afin de rédiger et vendre un grimoire au très crédule empereur Rodolphe II pour une somme astronomique. D'aucuns ont aussi évoqué un auteur natif d'Asie de l'Est venu en Europe avec Marco Polo ou Vasco de Gama en s'appuyant sur la première page du manuscrit sur laquelle deux symboles rouges rappellent des titres de style chinois. Parmi d'autres signatures possibles, Wilfrid Voynich lui-même, marchand de livres anciens ayant les connaissances et les moyens nécessaires à la création d'un faux lui assurant gloire et postérité.

Seule certitude scientifique, l'âge du vélin sur lequel est rédigé le document... Le manuscrit de Voynich garde toujours son mystère...

Tonton Daniel

 

le manuscrit de voynich
le manuscrit de voynich
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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #le saviez-vous

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Publié le 3 Mars 2017


Bonjour à tous

Edifié en 1787 sur un terrain de quatre hectares en bordure du parc de Versailles pour le gouverneur du domaine royal, le pavillon de la Lanterne a longtemps été éclipsé par son prestigieux et monumental voisin. Invisible depuis la route, entièrement entourée de hauts murs et jamais ouverte au public, y compris durant les Journées du patrimoine, la résidence d'Etat est aujourd'hui l'un des lieux les plus secrets et les plus discrets de la République française...

Ayant survécu à la Révolution, à l'Empire et à la Restauration, la Lanterne devient propriété de la République afin d'être louée par l'Etat à différents locataires, hauts fonctionnaires ou hôtes étrangers comme le millionnaire américain James Gordon Bennett en 1872. Après la libération y logeront successivement un vice-président du Conseil, un ambassadeur des États-Unis et un Président de l'Assemblée nationale avant que le Général De Gaulle n'attribue la Lanterne en 1959 à l'usage du Premier ministre en fonction. Exception notable, le passage du ministre de la culture André Malraux et de sa compagne Louise de Vilmorin de 1962 à 1969.

Depuis, tous les premiers ministres de la Ve République, de Michel Debré à Dominique de Villepin, en passant par Georges Pompidou, Jacques Chirac, Laurent Fabius ou Jean-Pierre Raffarin, passeront plus ou moins de temps à la Lanterne à l'exception notable d'Edith Cresson. Michel Rocard y fera construire piscine et court de tennis pendant son ministère (il sera d'ailleurs épinglé par le Canard enchaîné pour dépenses somptuaires), Mazarine Pingeot, fille du président François Mitterrand, y montera à cheval, Édouard Balladur y fera enterrer son chien, Lionel Jospin et son épouse y viendront souvent après en avoir interdit le survol. Certains y auraient même travaillé, loin des hypothétiques micros installés dans le Pavillon de musique de Matignon par Valéry Giscard d'Estaing pour espionner son premier ministre Jacques Chirac...

C'est en 2007 que les français redécouvrent la Lanterne grâce au président Nicolas Sarkozy qui y séjourne d'abord avec son épouse Cécilia avant d'y organiser en 2008 son diner de noces avec Carla Bruni et d'y faire un malaise vagal en juillet 2009. C'est au tout début de son mandat que le Président décide sans vergogne de l'utilisation exclusive et monarchique du domaine par la présidence, "échangeant" la Lanterne à Matignon avec le domaine de Souzy-la-Briche. D'aucuns affirmeront alors que les feux de la Lanterne devaient servir à reconquérir Cécilia et le dauphin Louis, à l'instar de Louis XVI offrant Trianon à Marie-Antoinette ! Anne Sinclair n'a-t-elle pas décrit l'endroit comme "Un peu du Petit Trianon, une pincée de résidence secondaire style "Maisons et Jardins" et un zeste d'auberge à Barbizon" ? Plus tard, accompagné de Valérie Trierweiler ou de ses enfants, François Hollande viendra souvent à la Lanterne. Aujourd'hui mis à disposition de l'Elysée, le site reste néanmoins officiellement attribué à Matignon qui continue d'en supporter les frais d'entretien, ce que dénonce régulièrement la Cour des comptes depuis 2013.

Avec un seul étage, le logis principal ne comporte que quelques pièces, personnel, cuisines, garages et services de sécurité occupant les deux ailes latérales. Elegant, paisible, confortable, proche de Paris, à l'abri des regards, bien protégé et à échelle humaine, le domaine présente tous les attraits d'une résidence secondaire où le temps semble s'arrêter et où il fait bon vivre à l'ombre des arbres centenaires. L'exact contraire du Fort de Brégançon ! Ajoutons que les invités et les proches collaborateurs n'ont accès ni au jardin privatif ni à la porte dérobée ouvrant directement sur le parc du château de Versailles de jour comme de nuit... Quant à la cave à vins, emplie de prestigieux Bordeaux amenés par Jacques Chaban-Delmas, elle est réputée pour être la plus belle de la République selon Dominique de Villepin qui regretta après l'élection de Nicolas Sarkozy qu’elle soit mise à disposition "d’un buveur de jus d’orange"...

Avec sa double exposition et ses 36 hautes fenêtres laissant généreusement entrer le soleil, la Lanterne a bien mérité son nom. Une lanterne forcément magique, où les ors de la République brillent en secret sous un voile désespérément opaque. On en comprendrait presque l'acharnement de certains à vouloir se faire élire à la tête de l'Etat...

Tonton Daniel

Sources :

http://www.vanityfair.fr/actualites/france/articles/10-choses-lanterne-trierweiler-hollande/2149

http://www.francetvinfo.fr/politique/six-choses-que-vous-ignorez-sur-la-lanterne-residence-d-ete-de-francois-hollande_663635.html

http://www.lefigaro.fr/politique/2013/08/02/01002-20130802ARTFIG00220-francois-hollande-succombe-aux-charmes-de-la-lanterne.php

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140801.OBS5282/la-lanterne-residence-des-vacances-de-francois-hollande.html

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-lanterne-fuite-a-versailles_540348.html

 

la lanterne

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #le saviez-vous, #histoire, #architecture

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