Publié le 27 Avril 2019


Bonjour à tous

Derrière la fenêtre, la nuit, les étoiles, les planètes habitées, les comètes, l'inconnu... Là-haut, dans les nuages, un avion fragile confondu avec "une étoile de trop", un pilote livré à lui-même, sans radio ni lien avec le monde, se battant avec la pluie qui lui fouette le visage, se dirigeant à la blancheur de l'écume des vagues, un homme libre et heureux !

Paru en 1929, "Courrier sud" est le premier roman d'Antoine de Saint-Exupéry, largement inspiré de l'expérience de l'auteur. Economie de mots, images fortes, poésie extraordinaire, ce livre d'une humanité rare raconte l'odyssée des pionniers de l'aéropostale, aventuriers qui jouent "parfois à pile ou face avec la mort", les blousons de cuir qui protègent mal du froid, les commandes coincées en vol et débloquées à coups de talon, la vie comme un voyage et chaque rencontre comme une escale. Et à chaque escale vers l'Afrique et l'Amérique du sud, les visages éphémères, l'attente, les minutes où se mêlent "patience, silence et solitude", le souffle et le parfum puissant de l'aventure.

Hélas, l'homme libre et heureux doit parfois se poser et retrouver ses semblables, le "monde imposé", organisé, géométrique, routinier, immuable, "réglé par le destin". Au sol, dans l'agitation nocturne de la ville, le pilote redevient un "archange triste" dans une foule anonyme, un amant perdu dont le seul souffle de vie se concentre dans des étreintes passagères et silencieuses, parfois dans une histoire d'amour malheureuse. Et dans cette foule rampante, l'inquiétude, la peur, le doute, une imperfection effrayante qui obligent les héros désabusés à fuir à nouveau vers le ciel, vers un autre point de vue sur le monde, détaché des contingences du quotidien.

Derrière la fenêtre, l'aube se lève, la Lune pâlit... Les hommes sont passés... Certains ne reviendront plus. Mais le courrier, plus précieux que la vie, est arrivé à destination...

Tonton Daniel

 

courrier sud

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #le voyage

Repost0

Publié le 26 Avril 2019

"En Suède, la « honte de prendre l'avion » plombe déjà le trafic aérien.
Né fin 2018, le mouvement « flygskam » consiste à boycotter l'avion face à l'urgence climatique. Il contribue à un recul du nombre de passagers dans le pays depuis le début de l'année. Le train fait figure de grand gagnant.

Avec la jeune Greta Thunberg en tête de proue du mouvement pour le climat, l'avenir de la planète s'écrira-t-il en suédois ? Un nouveau mot de la langue scandinave s'est en tout cas déjà imposé : « Flygskam ».

L'expression, qui signifie littéralement « la honte de prendre l'avion », est apparue en fin d'année dernière - l'un des trente-trois mots à avoir intégré la langue suédoise en 2018, selon le site «  The Local  » - et désigne le mouvement qui consiste à privilégier les autres moyens de transport que l'avion pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Son occurrence ne cesse, depuis, de se multiplier, et bien au-delà de son pays natal. Derrière le buzz sur les réseaux sociaux, les chiffres publiés par le secteur des transports commencent déjà à témoigner d'un changement de comportement des Suédois depuis le début d'année.

En février, l'opérateur Swedavia AB, qui gère dix aéroports dans le pays, dont les deux principaux situés à Stockholm et Göteborg, a ainsi fait état pour la première fois en une décennie d'une baisse de son trafic passager. Un recul plus marqué sur les vols intérieurs (- 6 % sur un an) que sur les vols internationaux (- 2 %).

Les chiffres publiés pour l'ensemble des 38 aéroports du pays au premier trimestre 2019 par l'Agence suédoise des transports ont ensuite confirmé cette tendance : le nombre de passagers a diminué de près de 4,4 % sur un an, dont - 5,6 % sur les vols intérieurs.

Swedavia reconnaît l'impact du mouvement « flygskam » mais l'identifie comme « un facteur parmi d'autres » pour expliquer ce recul. « Après une décennie de forte hausse et un record à 42 millions de passagers l'an dernier, il n'est pas inhabituel de voir ensuite une hausse plus modérée, voire un déclin », explique l'opérateur suédois.

Celui-ci souligne également l'impact d'une nouvelle taxe sur l'aviation qui tire les prix des billets vers le haut depuis l'an dernier, la « volatilité des marchés financier et immobilier » ainsi que la faiblesse de la couronne suédoise pour expliquer que les Suédois aient moins voyagé ces derniers mois.

Le mouvement inquiète en tout cas suffisamment le secteur aérien pour que plusieurs acteurs aient récemment annoncé qu'ils « compenseraient » les émissions de dioxyde de carbone de leurs clients. La compagnie aérienne suédoise BRA et le voyagiste suédois Ving ont promis de le faire dès ce printemps, tout comme la compagnie belge TUI pour ses clients scandinaves, rapporte le site spécialisé suédois «  Vagabond  ».

Puisque l'aérien a du plomb dans l'aile, le ferroviaire, lui, fait logiquement figure de grand gagnant. SJ AB, principal opérateur ferroviaire du pays, a ainsi enregistré une hausse de 10 % de son chiffre d'affaires au premier trimestre 2019 sur un an. Le gouvernement suédois a, de plus, annoncé fin mars qu'il investirait 50 millions de couronnes (soit près de 4,8 millions d'euros) dans de nouveaux trains de nuits vers des villes européennes, sans préciser pour le moment lesquelles.

Faut-il y voir le point de départ d'un mouvement plus vaste sur le continent ? Pour le moment, les chiffres publiés par la plupart des aéroports des pays voisins témoignent toujours d'une hausse continue du trafic passagers, à l'image du reste du monde . Mais au vu de l'effervescence actuelle des mouvements pour le climat, à Londres comme à Paris , il n'est pas à exclure que la « honte de prendre l'avion » puisse s'étendre à d'autres pays aussi rapidement qu'en Suède."

Source : lesechos.fr

 

flygskam

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #actualité, #dérèglements climatiques, #environnement, #europe, #transports

Repost0

Publié le 23 Avril 2019


Bonjour à tous

"Et si la culture de l'abondance nous éloignait du bonheur ?" A écouter le sociologue américain Barry Schwartz disserter dans "Le paradoxe du choix", le nombre d'options proposé à chacun d'entre nous par notre société occidentale n'est pas gage de liberté mais d'aliénation ! Publié en 2004, son livre dont le sous-titre original est "Why more is less" dresse une liste non exhaustive de tous les choix de vie, de produits et de services auxquels nous pouvons être confrontés : choix de partenaire, voie professionnelle, élection politique, destination de vacances, placements financiers, achat de voiture ou, plus prosaïquement, menu au restaurant, programme de télévision et marque de céréales au supermarché ! Selon l'auteur, "l'état délègue à l'individu la responsabilité de la prise de décision". Gérer sa vie et faire des choix est donc un fléau imposé depuis Adam Smith par une société occidentale individualiste : chacun est responsable du bon et du mauvais qui lui arrive !

Le tri des informations parmi de nombreuses options, alternatives ou éventualités et les choix qui en découlent sont d'abord énergivores et chronophages au détriment des relations humaines, amicales et familiales. Impliquant par nature projection, comparaison, élimination, concession, renoncement et sacrifice, ils génèrent ainsi regrets, jalousie, rancœurs, frustration, déceptions, agressivité, mal-être, conflits, anxiété et stress. Surtout pour les "Monsieur Plus" qui désirent toujours le meilleur et ignorent que "le mieux est l'ennemi du bien". Un "Sam Suffit", en revanche, moins influencé par publicitaires et spécialistes en marketing, se contentera d'un choix rapide sans se prendre la tête à deux mains, regardera vers l'avenir sans se préoccuper de l'expérience collective et profitera davantage du temps présent. Carpe diem !

Hélas, malgré les affirmations de Barry Schwartz, le problème de "l'overdose de shopping" dans une société d’hyper-consommation et d'abondance matérielle n'est pas le seul auquel est confronté l'être humain sur sa petite planète. Sur le fond de cette étude, on retiendra donc principalement les arguments de la décroissance et l'accès au bonheur envisagé grâce au choix de la "simplicité volontaire". Quant à la forme, on pourra regretter des digressions inutiles, quelques arguments pas toujours convaincants, des portes ouvertes à des raisonnements parfois simplistes et des conclusions pour le moins arbitraires. La vie n'est faite que de choix ? Vous pouvez faire celui de ne pas lire ce livre !

"Un tien vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l’auras."
"Le petit Poisson et le Pêcheur" - Jean de La Fontaine - 1668

Tonton Daniel
 

le paradoxe du choix

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #économie

Repost0

Publié le 20 Avril 2019


Bonjour à tous

Aujourd'hui retraités dans leur grand appartement parisien, Edith et Paul profitent pleinement de la vie. Leur quotidien parfois ennuyeux est rythmé par l'arthrose, les problèmes de prostate, les parties de golf entre amis et les séries télé américaines. Seize ans ont passé depuis le départ de leur fils Tanguy pour la Chine quand celui qui fut naguère surnommé "le parasite", "l'inamovible" et "le pékinois" débarque un soir à l'improviste, accompagné de ses problèmes et de sa fille ! Le coucou est de retour au nid !

Dix-huit ans plus tard, Étienne Chatiliez reprend les mêmes et recommence. Malgré Éric Berger, Sabine Azéma et André Dussollier, "Tanguy, le retour" est, hélas, beaucoup moins drôle que le premier opus éponyme sorti sur les écrans en 2001, film qui fut en son temps un véritable phénomène de société. En plus de quelques sourires, ce retour prévisible ne propose en filigrane qu'une réflexion douce-amère sur le temps qui passe, le sens de la famille et la place des personnes âgées dans notre société. Pas assez pour en faire autre chose qu'une suite décevante et inutile...

Bof !

Tonton Daniel

 

tanguy, le retour

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #cinéma

Repost0

Publié le 15 Avril 2019

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #actualité, #paris - ile de france

Repost0