Publié le 28 Septembre 2024

Musée Bourdelle - Paris 15e

 

musée bourdelle
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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france, #les arts

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Publié le 22 Septembre 2024

Après 1500 ans de luttes, de règne et de magnificence, Venise s'est finalement effondrée ! Rongée par les siècles, le sel marin et l'inexorable élévation des eaux de l'Adriatique, la Sérénissime n'a pas résisté aux vagues permanentes, à une ultime tempête et à tous les mauvais choix qu'ont pu faire les hommes pour sa sauvegarde. Emergeant du brouillard tel un fantôme, la Cité des Doges n'est plus que ruines, silence et deuil...

Heureusement, "Le naufrage de Venise" imaginé en 2022 par la navigatrice Isabelle Autissier, aujourd'hui écrivaine et présidente d'honneur du WWF France, reste pour l'instant une fiction. Incarnée par trois caractères aussi différents que complémentaires, images du passé, du présent et de l'avenir, la ville y présente tour à tour le visage ridé d'une femme issue d'une ancienne dynastie vénitienne proche du "rivage de la vieillesse", le masque arrogant d'un affairiste sans scrupules complice du surtourisme et de la folie consumériste et enfin le profil volontaire d'une jeune fille qui choisira l'écologie radicale afin de protéger sa chère cité d'un chaos annoncé.

Depuis des siècles, Venise s'enfonce inexorablement et naturellement mais doit aujourd'hui combattre les effets cumulés de la montée des eaux et du creusement de la lagune, du pompage de la nappe phréatique, du passage des paquebots et des navires pétroliers, de la pollution industrielle et même de la construction du MOSE, gigantesque barrage mobile sensé la préserver mais dont l'utilisation de plus en plus fréquente perturbe les marées, modifie la circulation des sédiments et asphyxie peu à peu la lagune, sa faune et sa flore.

Née de l'eau et désormais menacée de submersion, la "Cité flottante" est devenue à son corps défendant le reflet d'une civilisation menacée d'anéantissement, partagée entre profit et dégradation de l'environnement. Afin de "Sauver Venise" du Déluge et compléter les mesures actuelles jugées trop insuffisantes, de nombreuses solutions sont évoquées, mêlant usages du passé, technologies modernes et observation du milieu naturel. Mais faut-il légiférer dans l'urgence ou convaincre sur un temps long ? "Le naufrage de Venise est un lieu commun" rappelle Isabelle Autissier dans cette parabole très symbolique qui pourrait malgré tout préfigurer une bien réelle catastrophe et une pitoyable mise en scène des ruines : "Venise reste sublime dans sa déchéance"... 

Pour la planète en revanche, pas de spectacle possible en cas d'éventuel cataclysme. Faute de metteur en scène et de spectateurs.

Tonton Daniel
 

le naufrage de venise

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #environnement

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Publié le 15 Septembre 2024

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paroles et musique

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Publié le 10 Septembre 2024

"Nous, homo sapiens, ne sommes pas QUE des singes !" s'écrie le neurobiologiste Alain Prochiantz, professeur au Collège de France et membre de l’Académie des sciences, dans son ouvrage paru en 2019 "Singe toi-même". Si nous partageons plus de 98% de notre génome avec des primates comme les chimpanzés et les bonobos, il refuse le "brouillage des frontières", affirme que nous sommes "plus que nos gènes" et rappelle que cette minuscule différence dans notre patrimoine génétique a généré au fil de l'évolution des spécificités indiscutables, tant physiologiques que sociales et culturelles.

Au fil de quinze chapitres, le scientifique évoque une machinerie à la fois imparfaite et incroyablement complexe, les bases et la méthylation de l'ADN, les marqueurs épigénétiques, l'expression des gènes, leur traduction en protéines et les mutations parfois bénéfiques de celles-ci au gré de l'évolution et de la sélection naturelle. Il raconte le phénomène de néoténie, l'importance des connexions neuronales, le développement du cerveau humain et celui du cortex cérébral. Il décrit l'apparition de la bipédie, du langage articulé, de la pensée symbolique et de la théorie de l'esprit ayant mené à une vie sociale complexe basée sur l'entraide, les échanges et la coopération. Au fil du temps, Sapiens se serait donc démarqué de sa famille jusqu'à transcender sa nature et faire naître les arts, la culture et la science.

Hélas, si l'histoire se révèle passionnante, le récit désordonné et truffé de termes techniques imposés sans explications n'aide pas à sa compréhension. Quant au fond du raisonnement, l'auteur semble en permanence hésiter entre orgueil et humilité, entre glorification et condamnation de notre espèce ! Ainsi, il constate que "la sédentarisation et le développement des liens sociaux ont fait baisser l'agressivité de Sapiens" mais dans le même temps que l'être humain est capable de racisme, de misogynie et de fanatisme religieux. Il affirme que "La Nature n'a pas besoin de nous pour poursuivre son évolution aveugle, sans fin et sans finalité" mais dénonce dans le même temps la "folie naturaliste" et l'extrémisme écologique. Il évoque "le faible polymorphisme génétique des humains" et donc "le caractère imbécile des discours racistes", mais, en bon spéciste, justifie dans le même temps le caractère indispensable de l'expérimentation animale dans le cadre de la recherche médicale...

De nos jours, l'évolution naturelle se poursuit et chaque bébé porte des dizaines de mutations par rapport au génome de ses parents, potentiellement favorables à son existence et à son développement. Malheureusement, "tout indique que Sapiens travaille à l'accélération de sa perte" soupire Alain Prochiantz en conclusion, suggérant que notre espèce animale est capable grâce à ses extraordinaires facultés de dégrader radicalement son environnement et de compromettre ainsi sa propre survie à long terme. Nous ne sommes pas que des singes ? Quoique... Chez Sapiens, l'intelligence est parfois individuelle, la bêtise souvent collective.

Tonton Daniel
 

singe toi-même

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #zoologie

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Publié le 5 Septembre 2024

Connaissez-vous l'île paradisiaque de Psimythos ? Située en pleine mer Egée, ce minuscule territoire grec aux eaux turquoise et au sable blond ne compte que 250 habitants, la Nature y est préservée depuis toujours, la météo est idéale 365 jours par an, son patrimoine culturel est exceptionnel avec notamment un magnifique temple d'Aphrodite et le camping y est autorisé et gratuit. Psimythos aurait échappé au tourisme de masse grâce au tournage sur le site dans les années 80 d'un film pornographique ayant entraîné une censure implacable et son exclusion de tous les guides touristiques jusqu'à nos jours !

L'histoire est trop belle ? Et pour cause ! Tout comme avant elle Ifkinthos et Kivdilos au début des années 2000, Psimythos est une pure invention, un canular lancé sur les réseaux sociaux par le journaliste grec Kostas Maniatis (alias Beat Bukowski) afin de dénoncer le snobisme de certains internautes, la privatisation des plages par les groupes hôteliers et le surtourisme dans son pays.

Les grecs, eux, ne sont pas tombés dans le panneau, nombre d'entre eux ayant même alimenté la fausse page Wikipedia consacrée à cet Eden et supprimée depuis. Certains ont rédigé un guide de voyage, créé un site psimythos.gr, posté des photos de la pleine lune locale ou imaginé la bande-annonce d'un documentaire consacré à l'endroit. Les détails les plus farfelus ont rapidement circulé, nuit du 15 août éclairée de bûchers de chaussures sur la plage, omelette aux "oeufs de dauphin" (!) ou même autorisation de conserver des antiquités trouvées sur le site ! A priori mal informé, le très réel ministre de la santé grec aurait, lui, réagi vigoureusement à l'annonce du départ supposé du seul médecin de l'île faute de maladies à soigner !

Au-delà de la mystification, le surtourisme est devenu un fléau indéniable sur notre petite planète. Pollutions générées par les transports, montagnes de déchets, gaspillage de l'eau potable, dégradation des sites, perturbations de la faune et de la flore, conflits avec les populations locales... Déjà, Venise, Barcelone, Dubrovnik, le Machu Picchu, l'Everest, les calanques marseillaises ou les plages thaïlandaises ont pris des mesures pour réduire l'invasion de la marabunta humaine...

Moralité de cette fable moderne sur la crédulité humaine et le pouvoir des réseaux sociaux : ne jamais croire tout et n'importe quoi... et garder le sens de l'humour !

Source : Magazine 28' - Arte - 04.09.2024 / Internet

Tonton Daniel
 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #europe, #humour, #actualité, #environnement, #le voyage

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