Publié le 27 Avril 2025


Adapter un chef-d'œuvre du cinéma italien des années 70 en pièce de boulevard pour le théâtre parisien n'était peut-être pas une très bonne idée…

"L’Argent de la Vieille", extraordinaire confrontation devant une table de jeu entre une odieuse milliardaire américaine et un couple de miséreux italiens aussi bêtes que cupides et envieux est aujourd'hui devenu une farce fade et inepte, un vaudeville pathétique et sans esprit, une caricature prétexte à jeux de mots faciles et dialogues outranciers autour d'une partie de belote à laquelle on ne croit pas une seconde !

Tout l'intérêt du scénario original, réflexion acide et corrosive sur la lutte des classes et fable sur le pouvoir de l'argent, s'éclipse derrière un premier degré sans finesse ni profondeur. Noirceur, cynisme et méchanceté sur grand écran ont laissé place à paillettes, frivolités et vulgarité sur la scène parisienne du Théâtre Libre.

Malgré des seconds rôles qui se donnent à fond, la fascinante, mystérieuse et spirituelle Amanda Lear semble s'ennuyer à des années-lumière de la composition de Bette Davis. Exercice en demi-teinte, donc, pour l'inoxydable phénomène qui, du haut de ses 85 printemps et après un parcours aussi hétérogène qu'hétéroclite et hétérodoxe, survivra forcément à cette nouvelle aventure...

Tonton Daniel

 

l'argent de la vieille

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france

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Publié le 25 Avril 2025


"Pendant que la Russie tente de conquérir des mètres carrés en Ukraine, elle perd des berceaux. En janvier, les naissances ont atteint un niveau historiquement bas. Comment le pays perd son combat démographique.

Le démographe Alexeï Rakcha évoque un « antirecord ». D’après l’agence russe Rosstat, seuls 195.432 bébés sont nés en Russie en janvier et février, en chute de 3 % par rapport à début 2024. « Il faut se méfier des chiffres mensuels », prévient Sergei Zakharov, chercheur à l’Institut de Démographie de l’Université de Strasbourg (IDUS). Mais la tendance est bien là : en 2023, seuls 1,26 million de bébés étaient venus au monde en Russie selon Rosstat, un total historiquement bas. Et en 2024, le taux de fécondité avait chuté à 1,4 enfant par femme – un niveau inférieur à celui de la France (1,62).

La natalité est en berne, concède l’expert de l’histoire démographique de la Russie, et l’invasion de l’Ukraine n’encourage pas les Russes à la reproduction. « La guerre n’est jamais le bon moment pour faire des bébés », note-t-il. Des centaines de milliers d’hommes sont au front, l’économie patine et l’avenir est plus incertain qu’en temps de paix. Certes, la chute n’est pas « si dramatique » par rapport à 2021, lorsque le taux de fécondité s’élevait à 1,5. Mais d’année en année, la Russie que Vladimir Poutine espère tant étendre aux frontières se vide de l’intérieur.

D’ailleurs, cette mauvaise pente démographique ne date pas d’hier : les bébés se raréfient depuis la fin des années 1990. « La Russie a une longue histoire de baisse de la natalité » désormais, observe Sergei Zakharov, qui explique que la population décroît. Après la chute de l’URSS, la Russie comptait 148,5 millions d’habitants dans ses nouvelles frontières. Plus de trente ans plus tard, elle a perdu quelque quatre millions d’habitants.

« Depuis 2007, Vladimir Poutine et son gouvernement ont mis en place des politiques natalistes » pour enrayer la situation, souligne Sergei Zakharov. Les familles ont notamment bénéficié du « capital maternité » qui permettait à l’origine de soutenir financièrement à partir du second enfant. Elle est désormais versée dès le premier enfant et bénéficie d’une revalorisation annuelle.

D’après le journal économique Vedomosti, cité par Courrier International, le « plus cher » des « projets nationaux » de la Russie à l’horizon 2030 concernera la famille. Mais pour Sergei Zakharov, c’est peine perdue : « Ces politiques marchent seulement sur du court terme. Comme dans beaucoup de pays, on donne de l’argent, mais ça ne suffit pas. » Le pays a affiché une légère remontée dans les années 2010 mais celle-ci est restée temporaire.

L’autre pan de l’action pro-nataliste du gouvernement se niche au cœur de son discours. Mais alors que Vladimir Poutine annonçait « l’année de la famille » pour 2024, les discours traditionalistes ne semblent pas avoir de prise sur la population russe. « La France est bien plus centrée sur la famille que la Russie, contrairement à ce que les discours de propagande du gouvernement pourraient faire croire. Regardez les taux de divorce en Russie, je ne sais même pas quel pays peut nous faire concurrence sur le sujet ! », s’exclame Sergei Zakharov. En 2024, selon Elena Mikhailova, du Centre russe de recherche sur l’opinion publique (VCIOM), 8 mariages sur 10 se terminent en divorce dans le pays.

Dans ce contexte, Moscou peut-il miser sur un baby-boom postguerre en Ukraine ? « C’est très difficile de prédire cela mais après la Seconde Guerre mondiale, la Russie n’a pas fait partie des pays qui ont vécu un baby-boom. Notamment parce que le pays n’a pas bénéficié d’une grande amélioration de la vie quotidienne. La fertilité était déjà assez basse avant la guerre. Et puis le marché du mariage était brisé », explique Sergei Zakharov.

Des millions d’hommes étaient en effet morts au combat. La guerre en Ukraine, elle, n’a jusqu’ici pas été aussi meurtrière pour la Russie, même si l’on estime que plusieurs centaines de milliers de Russes ont perdu la vie en Ukraine, selon des estimations occidentales. Ces disparus n’arrangeront pas la situation. D’après le magazine Géo, les femmes représentent déjà environ 54 % de la population. Sergei Zakharov l’admet, il n’est « pas optimiste » quant à la démographie russe. « C’est une société vieillissante et le taux de fécondité va probablement baisser encore » dans les années à venir. Et ouvrir un nouveau front pour Moscou."

Source : https://www.20minutes.fr/monde/russie/4149180-20250423-russie-guerre-jamais-bon-moment-faire-bebes-comment-pays-perd-combat-demographique

 

démographie russe

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #démographie, #russie-urss

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Publié le 20 Avril 2025

Quel est donc ce Grand Secret auquel faisait allusion l'écrivain René Barjavel en 1973 dans son roman du même nom ? Complot politique ? Guerre bactériologique ? Procédé médical confidentiel ? Dès les premières pages, un papillon brun taché de bleu, une "phrase clé", une île mystérieuse et quelques indices a priori incohérents laissent d'abord imaginer une conspiration mondiale impliquant les principaux dirigeants de la planète, puis la politique-fiction se colore de science-fiction quand survient au milieu du livre la révélation, la découverte d'un virus très contagieux capable de procurer l'immortalité à tous les êtres vivants, végétaux, animaux et humains ! Le rêve absolu de l'Humanité serait-il enfin atteint ?

Au contraire, prévient l'auteur dans la deuxième partie de l'ouvrage ! Dans un système clos où les instincts sexuels resteraient incontrôlables, l'immortalité entrainerait rapidement des effets secondaires dévastateurs, une surpopulation inévitable puis pollutions, asphyxie, famines et meurtres, la fin de la solitude, du silence, de la réflexion, de toute vie individuelle au profit d'un organisme collectif, monstrueux et abrutissant... Bref, la promesse d'un paradis harmonieux en apparence mais la réalité d'une malédiction très concrète, le temps figé d'un "bagne pour l'éternité", un monde absurde, stérile, physiologiquement et sentimentalement, vidé de toute peur, de sentiments ou d'amour.

Il nous faut donc accepter avec sagesse le cycle naturel de la vie et de la mort, ne pas chercher à franchir cette "nouvelle frontière" et nous résoudre à mourir. "La vie sans la mort rend la vie impossible" rappelle le philosophe qui voulait il y a déjà un demi-siècle nous mettre en garde contre les progrès fulgurants de la science, de la technologie et de la médecine. Cinquante ans plus tard, "Le Grand Secret" garde toute sa force à l'heure de l'explosion démographique, de l'épuisement des ressources naturelles et de l'intelligence artificielle. Roman d'anticipation, réflexion sur nos structures sociales et politiques, parabole écologiste sur la finitude de notre planète, incitation prophétique à la vigilance contre le transhumanisme moderne, le message de René Barjavel est le même que le "Carpe diem" des épicuriens et des hédonistes de l'Antiquité, le "Memento mori" du christianisme médiéval ou le "Et in Arcadia ego" des humanistes de la Renaissance : la connaissance, la compréhension et l'acceptation de notre disparition inéluctable doivent nous permettre de profiter et de jouir sans souffrance de chaque moment qui passe lors de notre court séjour sur Terre.

Tonton Daniel
 

le grand secret

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #démographie, #la mort

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Publié le 13 Avril 2025

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #pays basque

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Publié le 2 Avril 2025

Saviez-vous que de très nombreuses personnes dans le monde ne supportent pas le fromage ? Quel qu’il soit ! A pâte cuite ou molle, de vache ou de brebis, de ferme ou industriel, Camembert, Brie ou Maroilles, Feta ou Mozzarella, Munster ou  Saint-Nectaire, Bleus, Tommes ou Crottins… Ces personnes confrontées quotidiennement aux "fromages qui puent" souffrent de tyrophobie, affection reconnue aujourd'hui comme une vraie maladie, à l'étymologie incertaine mais qui doit probablement son nom à la tyrosine, l'un des acides aminés entrant dans la composition des protéines du lait.

"C’est la Journée mondiale de la raclette et pourtant tout le monde ne va pas célébrer ce mercredi la gloire du fromage fondu. 
« Entre l’odeur et l’aspect des fils du fromage fondu, c’est l’horreur », admet Pauline, 34 ans. Alors quand vient la saison de la raclette, que notre lectrice juge « de plus en plus longue », c’est un combat de tous les jours. « Notre communauté lutte pendant cette période très difficile, c’est un cauchemar », souffle celle qui a répondu à notre appel à témoignages.

Même si près d’un kilo de fromage à raclette est ingurgité en France par an et par personne selon Les Echos, pour Pauline « c’est une saison épouvantable ». Et la trentenaire est loin d’être la seule à fuir les dîners entre amis pendant l’hiver. « Je déteste le fromage à raclette, l’odeur je ne supporte pas et le goût du fromage fondu je ne peux pas », lâche Nat, 36 ans. « C’est un moment compliqué parce que les Français en font une obsession », abonde Maxime, 34 ans, particulièrement dégoûté par « le fromage fondu dégoulinant, l’odeur nauséabonde qui se dégage et la lubie de se réunir, finalement, autour d’un repas pas très sexy et gargantuesque ».

Le jeune parisien parvient tout de même à prendre sur lui pour ne plus rater ces soirées conviviales entre amis. Maxime a ainsi ses petites techniques pour survivre : ouvrir la fenêtre et manger de tout, sauf du fromage. Pour celui qui est « incapable de manger un bout de n’importe quel fromage », il y a deux communautés de Français bien distinctes : ceux qui adorent le fromage, tous les fromages, « un peu comme le bon vin » et ceux qui le détestent. Mais c’est donc compter sans nos tyrophobes, comme Karen : « ce n’est pas vraiment quelque chose qui m’est désagréable, mais j’ai une peur bleue du fromage. »

« Le côté coulant, la texture, l’odeur. L’ensemble me terrifie au plus haut point. Je redoute plus particulièrement ceux avec du pourri (Fourme d’Ambert, Roquefort etc.) », poursuit notre internaute de 33 ans pour qui « l’Emmental et la raclette fondue sont acceptables, une fois fondus correctement et sans croûte. » L’odeur du fromage fondu, si douce pour certains, est aussi le premier repoussoir de Pauline : « c’est infâme, ça sent la vieille chaussette trouée. » Le pire des fromages selon elle : le Reblochon, « chaud comme froid ». Pour Maxime qui a le chèvre en horreur, c’est davantage le processus de fabrication du fromage qui le « dégoûte », « cette extension du lait en solide, la manière dont c’est fait, la transformation d’un produit brut par une technique d’affinage et de fermentation… »

Pauline est persuadée que ces détracteurs du fromage « sont bien plus nombreux qu’on ne le pense », et une étude vient mettre des chiffres sur ce ressenti. Quelque 6 % de personnes interrogées par des chercheurs du Centre de recherche en neurosciences de Lyon affirment avoir une aversion pour le fromage contre 2,7 % pour le poisson et 2,4 % concernant la charcuterie.

Pour le bien de cette étude scientifique publiée en 2016, des experts se sont en effet penchés sur cette curiosité culinaire : la haine du fromage. Ils ont observé sur 30 volontaires divisés en deux groupes égaux qu’une partie du cerveau qui réagit à la faim était « totalement inactive lors de la présentation d’une odeur et d’une image de fromage chez les personnes aversives », explique le site du CNRS.

Plus encore, il semblerait que les aires cérébrales de la récompense s’activent également chez les personnes qui détestent le fromage lorsqu’on leur en présente, mais en réponse à un stimulus aversif. Ainsi, cette étude permet de penser que « le circuit de la récompense peut aussi encoder le dégoût », conclut le CNRS. Texture, goût ou odeur, qu’importe d’où vient le dégoût il mène Pauline à l’aversion et lui rend, dans tous les cas, la raclette « insupportable »."

Source : https://www.20minutes.fr/societe/4066724-20231213-cauchemar-peur-bleue-pourquoi-certains-detestent-raclette-voire-fromage-tout-court

Tonton Daniel
 

tyrophobie

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #le saviez-vous

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