Publié le 30 Septembre 2025

Dans un monde aujourd'hui saturé d'images, les publicitaires du monde entier cèdent souvent à la surenchère, quittes à oublier la fragilité de notre écosystème ou les valeurs des marques qu'ils représentent.

Dernier exemple en date, le gigantesque spectacle pyrotechnique organisé en Chine le vendredi 19 septembre dans la région autonome du Tibet pour la marque de vêtements et d'équipements outdoor Arc’Teryx (marque d'origine canadienne ayant successivement appartenu à l'entreprise française Salomon, à la firme allemande Adidas, au groupe finlandais Amer Sports et aujourd'hui à la multinationale chinoise Anta Sports). Nommé "Rising Dragon", le feu d’artifice en trois parties tiré sur les contreforts tibétains de l’Himalaya était destiné à faire la promotion d’une nouvelle ligne de vêtements de montagne haut de gamme. Retiré depuis, le film tourné pour l'occasion montrait une interminable file de bouquets multicolores suivant la ligne de crêtes à 5.500 mètres d’altitude !

Grave erreur de communication ! Le site naturel, considéré comme sacré au Tibet, a été largement recouvert de déchets d'explosifs, la faune a fui l'endroit et les réseaux sociaux du monde entier se sont déchaînés en dénonçant l'hypocrisie de la marque : "Tout ce spectacle va à l’encontre du but de la randonnée" ! Après la riposte citoyenne et la chute en bourse de 8% des titres du groupe, les autorités chinoises ont annoncé ouvrir une enquête et Arc’Teryx, qui a toujours affirmé être écoresponsable, a présenté ses excuses dès le 22 septembre sur Instagram et sur le réseau social chinois Weibo avant de s'engager à prendre des mesures très vagues de "restauration écologique"...

Avis à tous les publicitaires : dans la mythologie chinoise, le dragon est capable de générer des tempêtes et doit être considéré avec précaution !

Sources : Internet

Tonton Daniel
 

publicité arc'teryx

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #économie, #chine

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Publié le 24 Septembre 2025

Douze années ont passé. La petite mercière d'Arras qui avait gagné le gros lot de l'EuroMillions et réfléchi à la manière de tout dépenser a maintenant 51 ans. Volée à l'époque par son mari, elle a rouvert boutique et retrouvé son blog après quelques hésitations mais ne lui a jamais pardonné sa trahison et sa cupidité. Avant de mourir honteux et repenti, le margoulin a néanmoins restitué une grosse partie de la somme dérobée. Que va alors faire Jocelyne de son magot retrouvé ? Une deuxième liste ?

Après "La liste de mes envies", ce deuxième opus signé lui aussi par Grégoire Delacourt s'avère encore plus niais et convenu que le premier ! Dégoulinante de naïveté et de sentiments sirupeux, cette nouvelle réflexion sur l'argent qui rend fou accumule toutes les faiblesses : scénario cousu de fil blanc, personnages caricaturaux, notes en bas de pages insupportables et banalités sans fin : "malgré la fortune, on est toujours seul", "il faut vivre sa vie et non la rêver", "on veut toujours ce qu'on n'a pas", "fait-on plaisir à l'autre pour soi ou pour lui", aucun trésor ne peut effacer ou modifier le passé, l'argent n'achète ni l'amitié ni le bonheur, les nouveaux riches s'ennuient après avoir matérialisé leurs rêves et sont nostalgiques des jours heureux et pauvres...

Grâce à l'inévitable et très prévisible coup de théâtre final, Jocelyne, arrivée à l'âge de la retraite, rédigera-t-elle une troisième liste dans douze ans ?

Tonton Daniel
 

ma deuxième liste

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

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Publié le 21 Septembre 2025

Dans un futur dystopique, Clarissa, romancière en manque d'inspiration, réside depuis peu dans une tour ultra-moderne n'abritant qu'artistes et créateurs de toutes nationalités. Portant le même prénom que le célèbre personnage de Mrs Dalloway créé par Virginia Woolf en 1925, elle a choisi les derniers jours de la romancière anglaise comme sujet de son prochain livre et a nommé "Dalloway" l'interface domotique gérant à sa place tous les aspects pratiques de son quotidien. Peu à peu, cette dernière devient curieuse, intrusive, voire menaçante… et s'interroge sur le suicide du fils de Clarissa, lui aussi noyé comme Virginia Woolf...

Sur fond de pandémie et de réchauffement climatique, l'auteure Tatiana de Rosnay et le réalisateur Yann Gozlan ont imaginé une mise en abyme et un thriller très efficaces mais aux thèmes souvent débattus,  création associée à la névrose des artistes, liberté individuelle, claustration volontaire, conscience synthétique, pouvoir invisible ou libre-arbitre de l'être humain soumis à un système intrusif d'intelligence artificielle. L'originalité est surtout à rechercher dans le dédoublement de personnalité de l'héroïne. Comme dans le récit de Virginia Woolf, Clarissa et Dalloway sont ici très différentes mais se confondent finalement en une seule entité au risque de sombrer ensemble dans la paranoïa, la schizophrénie ou la folie. Dans une inévitable confrontation finale, laquelle parviendra à survivre à l'autre ?

Secondée par Anna Mouglalis, Lars Mikkelsen (le frère de) et Mylène Farmer prêtant sa voix à l'I.A., Cécile de France est magnifique comme à son habitude. Quant aux téléphones, caméras et algorithmes, ils semblent comme dans le film être aujourd'hui partout. Faisons-nous face à un cauchemar annoncé et à un futur terrifiant ? Comme Big Brother avant elle, Dalloway entend tout, voit tout et veut tout savoir !

Tonton Daniel
 

dalloway

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #cinéma

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Publié le 19 Septembre 2025

Diffusé hier soir sur France 5, le documentaire "Le trésor caché du Moyen Age" s'est révélé être une véritable enquête scientifique et historique doublée d'un reportage passionnant, émouvant et intelligent entièrement consacré à un chef-d'oeuvre exceptionnel de l'art médiéval, "Les Très Riches Heures du Duc de Berry", manuscrit considéré aujourd'hui comme le plus précieux et le plus célèbre du monde.

Commandé par le richissime duc Jean Ier de Berry au début du XVe siècle à trois artistes de génie, les frères Limbourg, peintres et enlumineurs néerlandais, l'ouvrage est constitué de 206 feuillets de vélin en peau de chevreau répartis en 31 cahiers reliés présentant calendrier et données astronomiques, évangiles et psaumes en latin, offices des morts et de la semaine comme tous les livres d'heures "liturgiques" de son temps. Mais ce qui le rend unique entre tous est l'ensemble de ses 131 enluminures et miniatures peintes avec une minutie incroyable et des détails parfois invisibles à l'oeil nu !

Témoignages rarissimes de l'architecture médiévale et de la vie quotidienne au Moyen Age, les scènes montrent aussi bien le travail des paysans aux champs que le Mont Saint-Michel, le palais du Louvre, la cathédrale Notre-Dame de Paris, les châteaux de Saumur, de Chambord et de Chantilly tels qu'ils étaient il y a 600 ans. Initié en 1411 mais achevé en 1486 par d'autres artistes et copistes, le recueil, par son naturalisme innovant et son réalisme extraordinaire, a inspiré au cours des siècles suivants de nombreux peintres parmi lesquels Rembrandt, Vermeer ou Van Gogh.

Disparu vers 1630 puis retrouvé en 1855, celui qu'on a surnommé "le Livre Cathédrale" ou "la Joconde des manuscrits" est désormais propriété inestimable de l'Institut de France depuis la mort en 1897 du Duc d'Aumale, son dernier gardien. Très rarement visible, cette fragile merveille est malgré tout sortie récemment des collections du musée Condé de Chantilly pour rejoindre discrètement les sous-sols du Louvre afin de bénéficier des techniques les plus modernes mises au service de sa restauration et de sa sauvegarde mais évidemment incapables de dissiper ni son pouvoir de fascination ni sa part d'ombre et de mystère. Privilège de tous les chefs-d'oeuvre intemporels.

Tonton Daniel
 

les très riches heures du duc de berry
les très riches heures du duc de berry
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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #télévision, #histoire, #les arts, #secrets et mystères

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Publié le 17 Septembre 2025

Le saviez-vous ? L'un des plus anciens satellites artificiels de l'espace, le satellite Vanguard 1 lancé par les États-Unis il y a 67 ans le 17 mars 1958 (cinq mois après le Spoutnik soviétique), est toujours en rotation autour de la Planète bleue !

En raison de sa petite taille, la sphère d’aluminium de 1,5 kg et de 16 cm de diamètre fut lancée avec une charge utile minuscule (piles au mercure, émetteurs de télémesure et de balise, thermistances mesurant sa température intérieure). Avec ses six antennes de 30 cm de long, elle fut le premier objet spatial à utiliser l'énergie de cellules photovoltaïques et était destinée à réaliser des mesures géodésiques, de l'ionosphère et de la densité atmosphérique. Le premier émetteur cessera d'émettre en juin 1958, le second en mai 1964.

Conçu initialement pour rester en orbite durant plusieurs siècles, le satellite ne devrait finalement y rester que 240 ans environ en raison des irrégularités du champ de gravité terrestre, de l'influence du Soleil et de la Lune ainsi que de la traînée créée par l'atmosphère qui subsiste en orbite basse.
Grâce à son faible format, Vanguard a beaucoup moins de risque qu'un satellite de grande dimension et de plusieurs tonnes d'entrer en collision avec l'un des 35 millions de débris spatiaux dérivant en orbite terrestre. Cependant, par mesure de précaution, des scientifiques un brin nostalgiques envisageraient de le récupérer et de le ramener sur le plancher des vaches afin de l'exposer dans un musée comme "patrimoine spatial" !

Aujourd'hui inactif mais toujours suivi par des télescopes optiques et par les radars du NORAD (North American Aerospace Defense Command), Vanguard 1 a survécu au programme Apollo, au Skylab, à la Navette spatiale et à la station Mir et survivra donc peut-être aussi à l'ISS, la gigantesque station spatiale dont le plongeon et la destruction sont programmés pour 2031 !

Sources : Magazine Ciel et Espace n°602  - Août 2025 / Wikipedia

Tonton Daniel
 

vanguard 1

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #astronomie et espace

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