Publié le 22 Décembre 2025

Exemplaire unique trouvé par hasard à la librairie du Musée de la Marine à Paris, "La baleine dans tous ses états" est un petit essai paru en 2015 sous la plume de François Garde, diplomate et haut fonctionnaire français, ancien administrateur des Terres australes et antarctiques françaises et prix Goncourt du premier roman en 2012 pour "Ce qu'il advint du sauvage blanc".

Dédié aux baleines, "gigantesques, mystérieuses, éternelles, pacifiques et décimées par l'homme", ce recueil de miscellanées nous invite à un grand voyage marin et sous-marin de la Méditerranée à la baie d'Hudson et de l'île de la Réunion à la Nouvelle-Zélande en passant par la Martinique, les Kerguelen et l'Océan Antarctique. Hélas, souvent inégal et forcément incomplet, il semble hésiter en permanence entre somme d'anecdotes érudites, récit d'aventures, chronique de grandes expéditions maritimes, recueil de souvenirs personnels, parabole écologique et psalmodie biblique répétant l'histoire du prophète Jonas tout au long de l'ouvrage !

A la recherche des fantômes d'un passé disparu, François Garde évoque marins et capitaines anonymes, le terrifiant Moby-Dick et le malicieux Pinocchio, les romanciers Jules Verne et Herman Melville. Il décrypte mythes et symboles, raconte baleines bleues et baleines des basques, cachalots et rorquals, bélougas et narvals, et dénonce enfin les ravages de l'exploitation baleinière au XIXe siècle, les incohérences de la Commission baleinière internationale ou l'hypocrisie de la chasse japonaise toujours active, sans oublier les trafiquants d'ivoire chinois et les navires-usines battant pavillons internationaux.

"Que font les baleines pendant les tempêtes ?" s'interroge l'auteur… Légères et aériennes, certaines sautent hors de l'eau comme "le surgissement d'un désir de ciel"… D'autres chantent, comme ces baleines à bosses dont les mélodies ont été envoyées dans l'espace comme message de paix universel... Le livre de celui qui se rêvait marin et explorateur, lui, manque un peu... de souffle et de profondeur ! Dommage !

Tonton Daniel
 

la baleine dans tous ses états

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #zoologie, #environnement

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Publié le 14 Décembre 2025

Plantés il y a 65 ans à Rio de Janeiro, des palmiers talipot (Corypha umbraculifera) sont en fleurs pour la première et dernière fois de leur vie ! Originaire des forêts tropicales d'Asie, l'espèce ne fleurit en effet qu'une seule fois et meurt d'épuisement après cet effort aussi spectaculaire que définitif. Cette stratégie reproductive extraordinaire est appelée "monocarpie". Pouvant atteindre 25 mètres de hauteur, chaque arbre produit simultanément des millions de fleurs dans la plus spectaculaire des inflorescences jamais documentées dans le monde végétal, structure ramifiée de 8 mètres de hauteur, durant deux à trois mois et inscrite depuis longtemps au livre Guinness des records.

Après floraison, l'arbre produit des fruits sphériques de la taille d'une balle de golf qui ne parviennent à maturité qu'au bout d'un an. Même si toutes ses fleurs ne donnent pas de fruit, un palmier talipot peut fournir jusqu'à 2 tonnes de fruits mûrs ! Epuisé par cette unique fructification, il finit par mourir comme de nombreux végétaux dits "haxapanthes" parmi lesquels on relève plusieurs espèces d'agaves, de yuccas et de bambous.

En attirant massivement les pollinisateurs, insectes, oiseaux ou chauves-souris, dans un rayon considérable, le végétal sacrifie donc sa survie individuelle pour maximiser les chances de transmission de son patrimoine génétique. Dans la Nature, la survie des espèces prime toujours sur celle des individus mais, à Rio, le jardin botanique a prévu de récolter fruits et graines afin de cultiver au plus vite de nouveaux plants. Au contraire des arbres, l'homme ne connaitra jamais la patience !

Sources : 
Magazine Ca m'intéresse n°507 - Mai 2023
https://sciencepost.fr/
Wikipedia

Tonton Daniel
 

floraison du palmier talipot
floraison du palmier talipot

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #arbres, #actualité

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Publié le 3 Décembre 2025

Oeuvre de jeunesse publiée à titre posthume en 2025 trois ans après la mort de son auteur, "L'eau des miroirs" du poète et romancier Christian Bobin débute en silence avec le geste fatal et romantique d'une femme délaissée par son amant et dont le sang et la vie s'écoulent peu à peu…

Regrettant le temps long de l'attente, "les songeries, la lenteur, la patience secrète des oiseaux", elle se remémore les couleurs d'un passé disparu, la nostalgie des jours heureux qui ne sont plus, le silence remplaçant les mots inutiles. Les cristaux de neige, la pâleur des roses et "l'eau verte des prés" ont laissé place à des fantômes, à des "orages d'hirondelles", aux couvertures jaunies de livres anciens, à la mort d'un rouge-gorge meurtri par un rayon de Lune, à la "malédiction d'aimer".

Tout oubli est impossible. La rosée matinale n'est plus que larmes, la passion est devenue jalousie et vide existentiel, "les miroirs brouillés ont éclaté en fragments blessants", leur eau limpide et transparente comme le diamant s'est troublée, noyant dans les reflets trompeurs d'un monde inversé une histoire d'amour changée en illusion et recouverte d'une extraordinaire "écharpe de mots".

Tonton Daniel
 

l'eau des miroirs

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

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