Publié le 27 Février 2026

En villégiature avec sa mère dans un hôtel des Alpes autrichiennes où se retrouve "la bonne société" du début du siècle dernier, un jeune garçon de douze ans, seul, craintif et innocent, devient l'entremetteur et le messager involontaire entre sa mère et un jeune diplomate sans scrupules avant de s'interroger sur leurs comportements incompréhensibles et leurs changements d'attitude à son égard. Quel est donc le "brûlant secret" que partagent les deux adultes ?

Après de multiples angoisses, de nombreuses larmes et autant de colères et de questions, il faudra à l'adolescent une fugue déterminante, une expérience initiatique et la découverte nocturne d'amoureux enlacés dans un parc silencieux pour enfin comprendre et éclaircir le mystère, découvrir ses "premiers sentiments d'adulte" ainsi que le "grand mystère de la vie"...

Il faudra aussi en 1911 la plume de l'écrivain autrichien Stefan Zweig pour évoquer avec autant de délicatesse, d'intelligence et de sensibilité la fin de l'enfance et le monde cruel des adultes empli de mensonges et de compromis, de trahisons et de secrets. Une nouvelle et un "brûlant secret" à relire et à redécouvrir sans attendre.

Tonton Daniel
 

 

brûlant secret

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

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Publié le 25 Février 2026

Esclaves modernes emplis d'insatisfaction, de jalousie et de rancœur, Gabby et Edwin, travailleurs à la chaîne dans une usine de poulets de l'Arkansas, ont toujours fait de mauvais choix. Depuis sept ans, l'abattage, le découpage et la préparation des volailles, poulets de chair élevés en batterie, "gavés aux antibiotiques et aux stéroïdes", ont usé le corps, l'esprit et les espoirs des deux mexicains. Le jour où Edwin sera licencié de manière expéditive, son renvoi allumera la première étincelle d'un enchainement fatal pour le couple ainsi que pour leur patron, son épouse et leur jeune bébé.

En 2024, Eli Cranor, écrivain américain et auteur de romans noirs, signait "A la chaîne", thriller extraordinaire dont le titre original ("Broiler" - Poulet de chair) évoque beaucoup mieux le sort commun des volailles et des hommes, tous broyés par une chaîne dévastatrice capable de démembrer ses employés comme de simples poulets. Au fil des pages, il dresse le portrait d'une Amérique sordide, violente et monstrueuse depuis toujours, celle des rues poussiéreuses, des mobile homes délabrés et des armes à feu, système hypocrite et inégalitaire écrasant les paumés, les clandestins latinos et les travailleurs journaliers, dénonçant d'une même plume le capitalisme sauvage, la société de consommation délirante et le rêve américain envolé : "Tout rêve américain naissait d'un cauchemar".

Un soir d'orage, les poulets finiront par s'échapper de leur enclos, anticipant et symbolisant une situation devenue incontrôlable pour les humains...

Merci à Violaine pour cette belle découverte !

Tonton Daniel
 

à la chaîne

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #USA

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Publié le 18 Février 2026

"Les polluants et les poussières naturelles ne représentent qu'une partie des substances nocives qui pénètrent dans notre organisme par le biais de l'appareil respiratoire. Quelle est la seule activité humaine qui tue un de ses pratiquants sur deux ? Réponse : fumer des cigarettes. En France, le tabac cause 75.000 morts par an. Vingt-cinq fois plus que les accidents de la route. Dans le monde, on atteint les huit millions de morts par an, soit presque un milliard en un siècle.

Les causes des décès sont multiples : des cancers, des accidents cardiaques et cérébraux, et bien sûr la BPCO (Bronchopneumopathie chronique obstructive), maladie qui provoque une insuffisance respiratoire se révélant souvent fatale à terme. Le seul cancer du poumon, majoritairement dû à la cigarette, entraine 1,8 million de décès par an dans le monde.

Et le tabac asphyxie aussi la planète ! L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) évalue à 4.500 milliards le nombre de mégots de cigarettes qui polluent les océans, les rivières, les plages, les parcs et les villes chaque année. Ceux-ci comportent des microplastiques, dont ils représentent la deuxième source dans le monde. Pour fabriquer les cigarettes, on abat 600 millions d'arbres par an, on consomme 22 milliards de tonnes d'eau (les plants de tabac demandent beaucoup d'irrigation), on condamne 200.000 hectares de terres cultivables par an (car le tabac acidifie les sols, de sorte qu'une fois une terre consacrée à cette culture, il n'est plus possible d'y faire pousser autre chose pendant de très nombreuses années). Et on appauvrit au passage les cultivateurs, qui se retrouvent littéralement asservis par les cigarettiers, tandis que les populations sont privées de terres à même d'assurer leur alimentation. Pour finir, l'empreinte carbone de la production et de la distribution du tabac est titanesque : 84 millions de tonnes de dioxyde de carbone annuel, soit 20% des émissions du transport aérien. Une catastrophe écologique véritablement majeure, et tout cela pour alimenter une pandémie d'addiction nocive…"

Extrait du livre "Les superpouvoirs de la respiration" - Pr Similowski - Ed. Albin Michel
 

le fléau du tabac

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #médecine, #environnement, #la mort, #littérature

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Publié le 8 Février 2026

Un an avant la parution de son célèbre "Portrait de Dorian Gray" en 1890, Oscar Wilde signait "Le Portrait de Mr. W. H.", nouvelle évoquant le mystère de la dédicace placée par le dramaturge et poète William Shakespeare en début de son recueil de Sonnets paru en 1609. Qui était donc ce "W.H." à qui il dédia cet ensemble de 154 poèmes et méditations ?

Sachant que les règles du théâtre élisabéthain des XVIe et XVIIe siècles interdisaient formellement la présence de femmes sur scène et que les rôles féminins étaient donc tous interprétés par de jeunes hommes imberbes et à la voix d'ange, Oscar Wilde supposait au terme de son récit que les sonnets enflammés et "mystiques" furent adressés à un certain Willie Hugues, jeune acteur d'une fascinante beauté et d'un talent rare, dont Shakespeare, "esclave de la beauté" comme tout artiste, aurait été follement amoureux et avec lequel il aurait pu avoir une liaison physique et charnelle. Transposition ? Identification ? Fantasme ?

Auréolées de nombreux mystères, la vie, l'œuvre et la sexualité de William Shakespeare ont toujours fait couler beaucoup d'encre. D'aucuns ont ainsi supposé que cette "enquête" signée Oscar Wilde, forcément partiale de la part d'un auteur lui-même ouvertement homosexuel, n'était pour lui qu'un moyen à peine voilé de justifier auprès de ses contemporains son esthétisme extravagant et ses provocations géniales en pleine période victorienne. D'autres soulignent la limite floue entre amitié virile, amitié romantique et amour platonique dans le contexte des XVIe et XVIIe siècles et les rapprochent du concept de bromance élaboré dans les années 1990. D'autres enfin renoncent au débat en pointant la théorie récente selon laquelle William Shakespeare n'aurait même jamais existé !

Au-delà de l'énigme et des interprétations demeurent une étude argumentée sur la création littéraire et l'art de l'écriture, des thèmes modernes comme le travestissement, la fluidité de genres et l'ambiguïté sexuelle et un extraordinaire débat sur la passion, la mort et le passage du temps. Bien qu'il s'en défende, le portrait de Mr. W. H. n'est-il pas un peu celui d'Oscar Wilde ?

Tonton Daniel
 

le portrait de mr W.H.

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

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