europe

Publié le 25 Avril 2026

Comme la plupart des états européens au XIIIe siècle, la Belgique que nous connaissons aujourd'hui n'était qu'une mosaïque de petits territoires, duchés, comtés et principautés soumis au jeu des alliances et des conflits plus ou moins violents. Parmi ces derniers, le plus rocambolesque est certainement celui que les historiens ont nommé... "Guerre de la Vache" ! Ou comment un banal fait divers survenu dans un contexte propice à un embrasement général mit tout un pays à feu et à sang !

En 1275, en plein Moyen Age, un paysan du hameau de Jalhay (dépendant du seigneur de Goesnes lui-même aux ordres du bailli de Condroz dans la principauté de Liège) se rend à la foire organisée à l'occasion d'un tournoi de chevalerie à Andenne (dépendante du comté de Namur), accompagné d'une vache qu'il vient juste de voler à Ciney (capitale du Condroz et autre ville de la principauté de Liège). Hors de sa juridiction, il est en effet assuré de ne pouvoir être condamné selon la justice féodale du moment. Hélas pour lui, le propriétaire de la vache participant aux festivités reconnait son bien et en informe son seigneur et bailli, lui aussi venu pour le tournoi. Rapidement, ce dernier trouve un compromis et demande au voleur de ramener le bovin là où il l'a pris en promettant clémence et pardon. Mais une fois l'animal rendu, le brigand est prestement pendu haut et court !

Jaloux depuis longtemps des prérogatives de son supérieur, furieux de cette perfidie et refusant qu'on dispose ainsi de ses villageois, le seigneur de Goesnes trouve ainsi le prétexte pour mettre à sac le village de Ciney et incendier le château du bailli avec l'aide de ses frères et neveux ! Riposte immédiate et incendie du château de Jalhay. Une délégation de paysans pris entre deux feux se rend alors à Liège demander aide et secours au prince-évêque dont dépendent tous les belligérants. Prudent, celui-ci refuse, les paysans dépités se tournent alors vers leur puissant voisin le marquis de Namur qui alerte à son tour son beau-père le comte de Luxembourg obligé lui aussi de prendre parti et dont les troupes finissent par incendier l'église de Ciney, dernier refuge des combattants ennemis. C'est au tour des Liégeois d'intervenir, puis de la puissante comtesse Marguerite de Flandre, duchesse de Brabant, à condition que les insurgés deviennent ses vassaux. Namur profite du chaos général et décide d'attaquer Dinant (ville du camp de Liège) restée hors du conflit jusqu'à cette date...

Cette croisade ahurissante déclenchée à cause d'une paisible et innocente vache aurait pu continuer encore longtemps et il faudra enfin l'intervention et l'arbitrage du roi de France Philippe III le Hardi qui imposera en 1280 la fin des combats et un statu quo général après un bilan effarant d'environ 15.000 morts et la disparition de 40 villages ! Vingt ans plus tard, pendant la guerre de Flandre, les armées de son fils et successeur Philippe IV le Bel se feront à leur tour écraser par les milices flamandes lors de la bataille de Courtrai en 1302... Avec ou sans vache, l'Histoire des hommes n'est-elle pas un éternel recommencement ? 

Tonton Daniel
 

la guerre de la vache

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #histoire, #europe, #homo absurdus

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Publié le 16 Juillet 2025

En Belgique, petite histoire surréaliste (et très symbolique) dont nos amis belges ont le secret... ou nouvelle preuve d'intolérance et de repli sur soi entre Wallonie francophone et Flandre néerlandophone…
Et l'Europe dans tout çà ?
Lisez plutôt le court article suivant (Source : Yahoo.com) :

"C'est honteux", "Les gens portent plainte pour un rien", "C'est à pleurer", "Total soutien contre des absurdités pareilles" : un contrôleur belge dans la tourmente après avoir dit "bonjour" en français à des passagers flamands. S'il s'en sort avec un avertissement, les internautes français et belges lui apportent tout leur soutien, outrés par la situation.

Le début de cette histoire incongrue débute en décembre dernier. Un contrôleur de la SNCB - le réseau ferroviaire belge - salue ses passagers en français. Ilyass Alba, chef de bord, enchaîne par un "bonjour" après son "Goeiemorgen" et provoque la colère d'un voyageur néerlandophone. Ce dernier a estimé que le contrôleur aurait dû s’exprimer exclusivement en néerlandais, conformément aux règles en vigueur sur le territoire flamand où le train circulait. Il dépose alors plainte contre le chef de bord.

Le 12 juillet, Ilyass Alba donne des nouvelles de l'affaire sur son compte Facebook. "Quelle Belgique ! Qu’un voyageur porte plainte pour ça, dans un souci de protéger sa langue maternelle, je comprends. Mais qu’une Commission donne raison à celui-ci alors que les voyageurs viennent du monde entier visiter la Belgique est le signe d’une fermeture d’esprit de la part d’une petite élite flamande. Comment peut-on interdire à un chef de bord d’accueillir des clients et voyageurs avec deux langues ?", s'agace le salarié de la SNCB.

Pour l'heure, Ilyass Alba ne risque qu'un simple avertissement. Mais pour les internautes, c'est déjà trop. "Je suis flamande mais ceci fait vraiment preuve du petit esprit de certains", assure Caroline sous le post du chef de bord. "Merci de rappeler que les trains relient des gens, des régions, des langues. On a besoin de plus de ponts, pas de barrières", continue Xavier. "Pathétique, on ne défend pas sa langue maternelle en rejetant les autres", peut-on également lire plus loin. "Les gens portent plainte pour un rien de nos jours… Sérieusement ? On est en Belgique, et même en Flandre, dire 'Goeiedag Bonjour' devrait être une richesse, pas un problème…"

Depuis cet hiver, les internautes, français comme belges, sont tous du côté d'Ilyass Alba. "Total soutien contre des absurdités pareilles", lance David. "Un gros soutien à votre intelligence de cœur et votre courtoisie. Restez comme vous êtes Ilyass", assure Laure juste en dessous. "C'est honteux", "Mais quelle misère", "C'est terrible", "Cette histoire est stupide", "C'est n'importe quoi !", "Surréaliste", "Triste mentalité", "C'est à pleurer", "Je n'ai pas de mot face à cette triste réalité" ... Les commentaires fusent sur les réseaux sociaux. "Ce qui est le plus affligeant, c'est l'énergie et l'argent perdu pour un simple signe de politesse...", soutient Mégane. En décembre dernier, le porte-parole de la SNCB avait déclaré qu'il n'y aurait pas de "conséquences juridiques supplémentaires" pour Ilyass Alba."
 

 

bonjour belge

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #homo absurdus, #europe

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Publié le 8 Janvier 2025

L'écrivain français Jean Giraudoux écrivait en 1929 que la paix n'était qu'un intervalle séparant deux guerres ! Fil directeur que semble avoir repris l'auteur allemand Günter Grass en 1999 pour son roman "Mon siècle". Le lauréat du prix Nobel de littérature y résume le XXe siècle au travers de 100 courts récits, chroniques étalées de 1900 à 1999, témoignages romancés, détails autobiographiques, érudit mélange de petite et de grande Histoire vécues par le peuple allemand durant trois générations.

Dès le début du XXe siècle, le territoire se couvre de Zeppelin et de casques à pointe, l'industrie de l'armement fait rugir la Grosse Berta et la Grande Guerre de 14-18 fait 10 millions de victimes. Dans les années 20, alors qu'on chante dans les cabarets de Berlin et que la firme Opel commence à produire ses automobiles à la chaîne, un certain "caporal Hitler" est condamné à trois mois de prison pour troubles à l'ordre public... Les années 30 sont marquées par les Jeux Olympiques de Berlin en 1936 et la catastrophe du Hindenburg en 1937 avant de s'achever par la campagne de Pologne faisant basculer l'Europe dans la Seconde Guerre mondiale.

Suivent les années 40, le souvenir des camps de concentration et d'extermination, la bataille de Stalingrad, la destruction du ghetto de Varsovie, le débarquement allié, le travail des déblayeuses de décombres à Berlin et le traumatisme de la partition du pays vaincu. C'est le début de la Guerre Froide et le début de la construction européenne précédant la construction du mur de Berlin en 1961, les attentats à la bombe perpétrés par la bande à Baader en 1972 et le premier choc pétrolier en 1973.

Les années 80 sont marquées par la poignée de main de François Mitterrand et Helmut Kohl à Douaumont en 1984 ainsi que par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986 et s'achèvent avec la chute du mur de Berlin et l'ouverture des archives de la Stasi en 1989. La réunification de la RFA et de la RDA en 1990 posera alors presque autant de problèmes que de solutions, effondrement économique brutal et hausse massive du chômage, retour du libéralisme et de l'individualisme, inquiétude, inégalités, incompréhension, questionnement sur l'identité nationale et, à l'aube du XXIe siècle, rejet de l'immigration ou peur des "islamistes fanatiques". La conclusion revient enfin en 1999 à une vieille femme centenaire qui évoque toutes les guerres qu'elle a traversées dans l'attente de la prochaine...

Au fil des pages de ce bouquin sombre et pessimiste, souvent hermétique en raison de subtilités germano-germaniques, Günter Grass dresse le portrait d'un siècle très marqué par la violence, les guerres et les conflits, évoque les guerres d'Espagne, du Vietnam, des Falkland et du Golfe et présente en alternance les deux visages opposés de la guerre vus par les allemands au gré de leur mémoire, "élan chevaleresque et moral guerrier" contre enfer des tranchées et peur de la mort.
L'Histoire, dit-on, serait un éternel recommencement, un temps tournant en boucle de manière stupide et dérisoire. Peut-être en effet l'alternance naturelle de paix et de guerres inhérente à la nature des Hommes ?

Tonton Daniel
 

mon siècle

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #histoire, #europe, #le temps qui passe

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Publié le 2 Décembre 2024

 

La guerre et les bombardements vécus au quotidien par les enfants de Novotoshkivske, non loin de Louhansk dans l'extrême est de l'Ukraine :

"Ce sont simplement les adultes qui jouent à leurs jeux"...

Source : Exposition photos Unicef / Ville de Courbevoie (membre du réseau "Ville amie des enfants") - Parc de Bécon
 

 

jeux d'adultes

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #actualité, #europe

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Publié le 5 Septembre 2024

Connaissez-vous l'île paradisiaque de Psimythos ? Située en pleine mer Egée, ce minuscule territoire grec aux eaux turquoise et au sable blond ne compte que 250 habitants, la Nature y est préservée depuis toujours, la météo est idéale 365 jours par an, son patrimoine culturel est exceptionnel avec notamment un magnifique temple d'Aphrodite et le camping y est autorisé et gratuit. Psimythos aurait échappé au tourisme de masse grâce au tournage sur le site dans les années 80 d'un film pornographique ayant entraîné une censure implacable et son exclusion de tous les guides touristiques jusqu'à nos jours !

L'histoire est trop belle ? Et pour cause ! Tout comme avant elle Ifkinthos et Kivdilos au début des années 2000, Psimythos est une pure invention, un canular lancé sur les réseaux sociaux par le journaliste grec Kostas Maniatis (alias Beat Bukowski) afin de dénoncer le snobisme de certains internautes, la privatisation des plages par les groupes hôteliers et le surtourisme dans son pays.

Les grecs, eux, ne sont pas tombés dans le panneau, nombre d'entre eux ayant même alimenté la fausse page Wikipedia consacrée à cet Eden et supprimée depuis. Certains ont rédigé un guide de voyage, créé un site psimythos.gr, posté des photos de la pleine lune locale ou imaginé la bande-annonce d'un documentaire consacré à l'endroit. Les détails les plus farfelus ont rapidement circulé, nuit du 15 août éclairée de bûchers de chaussures sur la plage, omelette aux "oeufs de dauphin" (!) ou même autorisation de conserver des antiquités trouvées sur le site ! A priori mal informé, le très réel ministre de la santé grec aurait, lui, réagi vigoureusement à l'annonce du départ supposé du seul médecin de l'île faute de maladies à soigner !

Au-delà de la mystification, le surtourisme est devenu un fléau indéniable sur notre petite planète. Pollutions générées par les transports, montagnes de déchets, gaspillage de l'eau potable, dégradation des sites, perturbations de la faune et de la flore, conflits avec les populations locales... Déjà, Venise, Barcelone, Dubrovnik, le Machu Picchu, l'Everest, les calanques marseillaises ou les plages thaïlandaises ont pris des mesures pour réduire l'invasion de la marabunta humaine...

Moralité de cette fable moderne sur la crédulité humaine et le pouvoir des réseaux sociaux : ne jamais croire tout et n'importe quoi... et garder le sens de l'humour !

Source : Magazine 28' - Arte - 04.09.2024 / Internet

Tonton Daniel
 

psimythos

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #europe, #humour, #actualité, #environnement, #le voyage

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