la mort

Publié le 25 Août 2026

Dans le décor enneigé d'un petit village du sud de la Pologne, sur une terre de légendes peuplée de kobolds, d'ondines et de sylphides, Janina, vieille femme étrange au profil improbable, s'interroge sur plusieurs morts mystérieuses survenues près de chez elle et dans lesquelles des animaux sauvages semblent impliqués.

Tour à tour amère et cynique, philosophe et excentrique, celle qui construisit des ponts puis enseigna l'anglais a roulé sa bosse, beaucoup voyagé et devine aujourd'hui les noirceurs et la laideur du quotidien sous ses couleurs et sa beauté apparentes. Souvent méprisante pour ses semblables et doublement passionnée d'astrologie prédictive et du peintre William Blake, l'insupportable personne âgée affirme ainsi que "chaque petite particule du monde se compose de douleur", que la tristesse est "quintessence du monde", l'origine de l'Univers une "catastrophe cosmique" et la mort "libératrice du désordre"...

Amalgame étrange et déconcertant d'enquête policière, de réflexion philosophique, d'élucubrations ésotériques, de descriptions naturalistes, de parabole écologiste et de réquisitoire anti-chasse, "Sur les ossements des morts" de l'écrivaine polonaise et prix Nobel de littérature Olga Tokarczuk évoque également des fantômes inquiétants, les gens "inutiles", la mémoire qui s'efface et les camps de concentration de la Seconde Guerre mondiale avant de se conclure par une "révélation finale" aussi décevante que prévisible.

"Conduis ta charrue par-dessus les ossements des morts" résume Janina en l'empruntant au désespérant William Blake. Ou la version moderne et pessimiste du Candide de Voltaire : "Cultive ton jardin et ne t'occupe pas du sombre passé qu'il recèle" !

Tonton Daniel
 

sur les ossements des morts

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #la mort

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Publié le 10 Avril 2026

Partagé entre lassitude physique et sagesse intellectuelle, le "vieux solitaire" (comme se définissait lui-même le romancier allemand et prix Nobel de littérature Hermann Hesse à l'automne de sa vie) faisait paraitre en 1952, dix ans avant sa mort, un extraordinaire recueil de miscellanées titré malicieusement "Eloge de la vieillesse". Poèmes, portraits, aphorismes et réflexions nous invitent à oublier les photos défraichies, les fleurs fanées, les forces déclinantes et les nuits difficiles, "les incommodités et les souffrances", "l'amenuisement des sens et l'air plus dense à respirer" ainsi que l'arrivée de l'arrière-saison, double rappel du temps qui passe et de la fin qui approche !

Lecteur fatigué, grisonnant et plaintif, la sagesse se trouve souvent dans le silence. Il faut (si possible) t'ouvrir à la contemplation car vivre c'est regarder devant soi, écouter "la mélodie de l'éphémère", respirer le parfum des fleurs, observer les couleurs du ciel, sentir les respirations de la forêt, admirer le vol nocturne des vers luisants, aspirer à un temps long et lent, proche de celui des arbres et de la Nature. Place à la patience, à la tolérance et à la plénitude ! "L'art de savoir mourir" implique enfin la compréhension et l'acceptation nécessaires d'une inévitable transformation, d'un cycle éternel des métamorphoses, d'un "mouvement immobile"...

Un grand merci au magazine "Vieux" pour la découverte de cette merveille d'intelligence, de sensibilité et d'humanité agrémentée parfois d'une inestimable pointe d'humour !

Tonton Daniel
 

éloge de la vieillesse

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #le temps qui passe, #la mort

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Publié le 22 Mars 2026

cimetière américain de suresnes
cimetière américain de suresnes
cimetière américain de suresnes
cimetière américain de suresnes
cimetière américain de suresnes
cimetière américain de suresnes
cimetière américain de suresnes
cimetière américain de suresnes
cimetière américain de suresnes
cimetière américain de suresnes
cimetière américain de suresnes

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france, #USA, #histoire, #la mort

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Publié le 18 Février 2026

"Les polluants et les poussières naturelles ne représentent qu'une partie des substances nocives qui pénètrent dans notre organisme par le biais de l'appareil respiratoire. Quelle est la seule activité humaine qui tue un de ses pratiquants sur deux ? Réponse : fumer des cigarettes. En France, le tabac cause 75.000 morts par an. Vingt-cinq fois plus que les accidents de la route. Dans le monde, on atteint les huit millions de morts par an, soit presque un milliard en un siècle.

Les causes des décès sont multiples : des cancers, des accidents cardiaques et cérébraux, et bien sûr la BPCO (Bronchopneumopathie chronique obstructive), maladie qui provoque une insuffisance respiratoire se révélant souvent fatale à terme. Le seul cancer du poumon, majoritairement dû à la cigarette, entraine 1,8 million de décès par an dans le monde.

Et le tabac asphyxie aussi la planète ! L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) évalue à 4.500 milliards le nombre de mégots de cigarettes qui polluent les océans, les rivières, les plages, les parcs et les villes chaque année. Ceux-ci comportent des microplastiques, dont ils représentent la deuxième source dans le monde. Pour fabriquer les cigarettes, on abat 600 millions d'arbres par an, on consomme 22 milliards de tonnes d'eau (les plants de tabac demandent beaucoup d'irrigation), on condamne 200.000 hectares de terres cultivables par an (car le tabac acidifie les sols, de sorte qu'une fois une terre consacrée à cette culture, il n'est plus possible d'y faire pousser autre chose pendant de très nombreuses années). Et on appauvrit au passage les cultivateurs, qui se retrouvent littéralement asservis par les cigarettiers, tandis que les populations sont privées de terres à même d'assurer leur alimentation. Pour finir, l'empreinte carbone de la production et de la distribution du tabac est titanesque : 84 millions de tonnes de dioxyde de carbone annuel, soit 20% des émissions du transport aérien. Une catastrophe écologique véritablement majeure, et tout cela pour alimenter une pandémie d'addiction nocive…"

Extrait du livre "Les superpouvoirs de la respiration" - Pr Similowski - Ed. Albin Michel
 

le fléau du tabac

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #médecine, #environnement, #la mort, #littérature

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Publié le 5 Novembre 2025

Peut-être inspiré par l'invraisemblable "nécrophone" de l'inventeur Thomas Edison, dispositif créé en 1920 pour capter la présence de fantômes, le japonais Itaru Sasaki a imaginé en 2010 un "téléphone du vent", vieille cabine dont l’appareil non connecté lui permettait de communiquer symboliquement avec un de ses parents décédé.

Grâce aux progrès de son travail de deuil, le créateur a très vite proposé l'accès gratuit à son "téléphone" à tous les proches des victimes du tsunami du 11 mars 2011 au Japon. Succès immédiat à l'ère des réseaux sociaux, des nouvelles technologies funéraires ou de la création numérique d'avatars de personnes disparues. Le concept s'est ensuite répandu dans le monde entier et l'on compte aujourd'hui plus de 500 cabines réparties sur toute la planète.

Chacun, en fonction de ses convictions, reste libre de croire ou non à un lien possible avec l'au-delà. Et "parler au vent" semble être un moyen très simple et très poétique pour aider des personnes éloignées de tout pragmatisme scientifique. Mais la mort, aboutissement de la vie, n'est-elle pas la fin de toute relation ? Et comme beaucoup d'autres pratiques, le "téléphone du vent" ne participe-t-il pas à un déni ? A un refus de l'indispensable processus de deuil ? A une négation de l'inévitable destin de tout être vivant ?

Le nécrophone de Thomas Edison, lui, n'a évidemment jamais fonctionné.

Sources : magazine 28' Arte 04 11 2025 / Wikipedia

Tonton Daniel
 

le téléphone du vent

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #la mort, #japon

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