le voyage

Publié le 13 Mai 2025

Encore une aberration écologique et une nouvelle preuve de la bêtise humaine !
En 1872, sous la plume de Jules Verne, le très pressé et très anglais Phileas Fogg faisait le tour du monde en 80 jours. Un siècle et demi plus tard, les touristes britanniques influencés par les réseaux sociaux ont adopté un nouveau "voyage de l'extrême", appelé “Extreme day tripping” ou “No hotel travel” (« Escapade extrême » en français), encore plus ridicule qu'un tour complet de l'Europe en une semaine. Leur but ? Aller beaucoup plus vite que le parieur londonien, décoller très tôt le matin, "visiter" en moins de 24 heures une grande ville à l'étranger, Milan, Copenhague, Barcelone, Prague ou Bruxelles, et rentrer le soir même par le dernier avion ! Sans réserver d'hébergement, l'œil en permanence sur leur montre ou leur smartphone, prenant juste le temps d'un selfie et d'un fast-food avant de rentrer chez eux… et se moquant éperdument de leur empreinte et de leur bilan carbone !
De quoi rendre jaloux Phileas Fogg et faire hurler tous les défenseurs de l'Environnement à l'heure du réchauffement climatique !
Pour tout comprendre de ce phénomène, voici un article du journal Ouest-France paru en octobre dernier sous la plume d'Arnaud Fischer :

"Qu’est-ce que l’« extreme day tripping », cette nouvelle tendance de voyage néfaste pour la planète ?
Des escapades à l’étranger d’un seul jour, voilà la nouvelle tendance voyage connue sous le nom d’« extreme day tripping » ou « escapade extrême » en français. L’objectif est de réduire au maximum les coûts en profitant de tarifs avantageux proposés par les compagnies aériennes. Mais cette pratique, très néfaste pour la planète, fait pâlir les défenseurs de l’environnement , l’avion étant l’un des principaux émetteurs de CO2.

« Le principe est le suivant : des voyageurs britanniques, rebutés par des hébergements plutôt coûteux, décident de s’envoler pour une ville européenne… où ils ne resteront pas plus de vingt-quatre heures afin de minimiser les frais », explique Géo.
Pour Alex Choi, le créateur de la plateforme extremedaytrips.com, si cette pratique séduit, c’est surtout à cause du faible coût que ces voyages représentent. « Les vols sont généralement bon marché, ce qui permet d’explorer aisément l’Europe. « Les vols aller-retour vers Milan sont moins chers qu’un billet de train aller simple pour Manchester ! » a pu lire sur les réseaux sociaux Claudia Rowan, journaliste pour le journal anglais The Times qui a testé une « escapade extrême » à Barcelone en partant de Londres. Elle raconte dans son retour d’expérience à quel point il faut être organisé pour optimiser son voyage d’un jour. La moindre activité doit être réservée à l’avance et calée dans un emploi du temps surchargé.

Selon le rapport 2024 sur les tendances en matière de voyages de l’aéroport de Luton (Royaume-Uni), environ 39 % de ces voyageurs d’une journée sont motivés par la volonté d’éviter les frais d’hébergement, tandis que pour 35 %, c’est la flexibilité de réserver des voyages de dernière minute.
Pour le moment, cette pratique est essentiellement pratiquée par les Britanniques, pour qui un trajet en avion est bien moins cher que rejoindre deux villes du pays en train. Le quotidien The  Mirror cite l’exemple d’une anglaise « tellement déterminée à éviter les trains coûteux du Royaume-Uni » que lorsqu’elle veut rejoindre sa famille à Manchester depuis Londres, où elle vit, « elle passe par l’Europe continentale ».
« Je prends le premier vol de la journée au départ de Londres vers un endroit qui propose également un vol bon marché en fin de journée vers Manchester. Ainsi, je passe la majeure partie de la journée dans une nouvelle destination », raconte la jeune femme de 26 ans au journal.

Aujourd’hui l’« extreme day tripping » se démocratise de plus en plus, à tel point qu’un groupe Facebook - comprenant 233 000 membres - a été créé pour les aficionados et que certains se réunissent directement à l’aéroport. The Telegraph avance que la pratique date du début des années 2000, donnant comme exemple le cas de Michael Cracknell, administrateur du groupe Facebook, qui a fait son premier séjour extrême à cette époque.

Mais si ces escapades d’un jour peuvent être alléchantes, il faut rappeler qu’elles sont un désastre pour l’environnement. Selon une étude de ScienceDirect, réalisée entre 2000 et 2018, l’avion émettrait 20 à 50 fois plus de CO2 que le train et l’aviation commerciale représenterait environ 5 % du réchauffement climatique."

Source : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2024-10-07/qu-est-ce-que-l-extreme-day-tripping-cette-nouvelle-tendance-de-voyage-nefaste-pour-la-planete-7d0310bb-3449-4cfa-bc79-ccfd6c3a7bf1

Tonton Daniel
 

le voyage en un jour

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Publié dans #le voyage, #dérèglements climatiques, #homo absurdus

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Publié le 15 Mars 2025

Malgré son titre dans l'air du temps, "Renoncer aux voyages" de l'universitaire Juliette Morice n'évoque presque jamais le réchauffement climatique ou la pollution de la planète.  Sous-titré "une enquête philosophique", le livre n'aborde le voyage que sous ses aspects historique, économique et sociétal. L'auteure y rappelle que depuis l'Antiquité et la Renaissance "les voyages ont toujours eu un caractère ambigu et polémique", elle ne formule aucune injonction mais interroge certitudes générales, habitudes humaines et désirs individuels. Tout déplacement est-il encore utile ? Et, si oui, peut-on encore prendre la route comme avant ?

Ces questions ne se posent pas pour l'errance subie, l'exil contraint ou la migration forcée ni pour le voyage intérieur et immobile, nourri par les arts et la littérature, et encore moins pour le voyage imaginaire et impossible, odyssée dans l'espace ou promenade au fond des océans !

Le voyage réel, défini comme mouvement dans le temps et dans l'espace, est plus varié et plus complexe. Autrefois motivé par une approche intellectuelle et artistique comme le "Grand Tour", un intérêt scientifique et anthropologique comme les expéditions d'aventuriers vers des terres inconnues, ou une quête humaniste et curieuse comme le vagabondage à la rencontre de l'Autre, le voyage traditionnel a définitivement laissé place au tourisme moderne. Le voyageur en marche, libre, solitaire, désireux "d'habiter le monde" et en recherche de parole et de contacts humains a laissé place à un troupeau de touristes vaniteux, "passagers" muets en recherche de buffets à volonté et de photos pour les réseaux sociaux, consommateurs aliénés à des circuits et à des croisières vendus "comme des besoins".

Aujourd'hui, l'étude des cultures et l'exploration des sociétés humaines se sont évanouies dans un monde connu et fini, le "Grand Tour" et la lenteur ont laissé place au tourisme de masse et à la vitesse, l'expérience du cheminement et la transmission du savoir se sont transformées avec la contraction des distances et la disparition des frontières. Devenus sédentaires en ayant renoncé à tout mouvement, les plus pragmatiques évoquent perte de temps et d'argent, éloignement des amis, fatigue, maladies, risque des transports et syndromes du voyageur. Quant aux idéalistes et aux "voyageurs philosophes" avides de compréhension, de tolérance, d'humilité et de sagesse, ils déplorent désormais le fantasme d'un exotisme romantique, la désillusion de découvrir "traits communs et similitudes entre cultures", l'effacement de toute authenticité, les méfaits environnementaux et le coût écologique du tourisme de masse.

En conclusion, faut-il limiter ses déplacements, voire renoncer aux voyages ? S'éloigner pour renouveler son regard sur les choses et le monde comme le suggérait l'écrivain G.K. Chesterton avec un sentiment "d'estrangement" ? Considérer cette nostalgie égoïste et conservatrice comme relevant à la fois d'un discours élitiste et d'une vision occidentale ? Paru en 2024, l'ouvrage érudit et passionnant de Juliette Morice ne donne pas de réponse ! Enchaîné par l'ennui ou le besoin d'ailleurs, la fuite des autres ou de soi-même, le désir d'action ou d'évasion, chacun se fera sa propre opinion grâce aux "fantômes" de Magellan et de Montaigne, de Kerouac et de Rousseau, de Jules Verne et d'Alexandra David-Néel, de Jack London et de Claude Lévi-Strauss. Ici, "l'espace devient question", la réflexion sur la finalité des voyages se transforme en réflexion sur la nature humaine, le voyage d'agrément évolue en voyage intérieur, éthique et responsable.

Citations sur le voyage :
-"Voyager est le paradis des sots." (Ralph Waldo Emerson - 1841)
-"L'homme ignorant a la faculté de rêver." (Claude Lévi-Strauss - 1974)
-"Le voyage sans rencontre n'est plus qu'un produit touristique." (Philippe Gloaguen - 1973)

Tonton Daniel
 

renoncer aux voyages

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #le voyage

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Publié le 26 Février 2025

Les Deux Pigeons est la deuxième fable du livre IX de Jean de La Fontaine situé dans le second recueil des Fables de La Fontaine, édité pour la première fois en 1678.

Deux Pigeons s’aimaient d’amour tendre.
L’un d’eux s’ennuyant au logis
Fut assez fou pour entreprendre
Un voyage en lointain pays.
L’autre lui dit : Qu’allez-vous faire ?
Voulez-vous quitter votre frère ?
L’absence est le plus grand des maux :
Non pas pour vous, cruel. Au moins, que les travaux,
Les dangers, les soins du voyage,
Changent un peu votre courage.
Encor si la saison s’avançait davantage !
Attendez les zéphyrs. Qui vous presse ? Un corbeau
Tout à l’heure annonçait malheur à quelque oiseau.
Je ne songerai plus que rencontre funeste,
Que Faucons, que réseaux. Hélas, dirai-je, il pleut :
Mon frère a-t-il tout ce qu’il veut,
Bon soupé, bon gîte, et le reste ?

Ce discours ébranla le cœur
De notre imprudent voyageur ;
Mais le désir de voir et l’humeur inquiète
L’emportèrent enfin. Il dit : Ne pleurez point :
Trois jours au plus rendront mon âme satisfaite ;
Je reviendrai dans peu conter de point en point
Mes aventures à mon frère.
Je le désennuierai : quiconque ne voit guère
N’a guère à dire aussi. Mon voyage dépeint
Vous sera d’un plaisir extrême.
Je dirai : J’étais là ; telle chose m’advint ;
Vous y croirez être vous-même.

À ces mots en pleurant ils se dirent adieu.
Le voyageur s’éloigne ; et voilà qu’un nuage
L’oblige de chercher retraite en quelque lieu.
Un seul arbre s’offrit, tel encor que l’orage
Maltraita le Pigeon en dépit du feuillage.
L’air devenu serein, il part tout morfondu,
Sèche du mieux qu’il peut son corps chargé de pluie,
Dans un champ à l’écart voit du blé répandu,
Voit un pigeon auprès ; cela lui donne envie :
Il y vole, il est pris : ce blé couvrait d’un las,
Les menteurs et traîtres appas.

Le las était usé ! si bien que de son aile,
De ses pieds, de son bec, l’oiseau le rompt enfin.
Quelque plume y périt ; et le pis du destin
Fut qu’un certain Vautour à la serre cruelle
Vit notre malheureux, qui, traînant la ficelle
Et les morceaux du las qui l’avait attrapé,
Semblait un forçat échappé.
Le vautour s’en allait le lier , quand des nues
Fond à son tour un Aigle aux ailes étendues.
Le Pigeon profita du conflit des voleurs,
S’envola, s’abattit auprès d’une masure,
Crut, pour ce coup, que ses malheurs
Finiraient par cette aventure ;
Mais un fripon d’enfant, cet âge est sans pitié,
Prit sa fronde et, du coup, tua plus d’à moitié
La volatile malheureuse,
Qui, maudissant sa curiosité,
Traînant l’aile et tirant le pied,
Demi-morte et demi boiteuse,
Droit au logis s’en retourna.
Que bien, que mal, elle arriva
Sans autre aventure fâcheuse.

Voilà nos gens rejoints ; et je laisse à juger
De combien de plaisirs ils payèrent leurs peines.
Amants, heureux amants, voulez-vous voyager ?
Que ce soit aux rives prochaines ;
Soyez-vous l’un à l’autre un monde toujours beau,
Toujours divers, toujours nouveau ;
Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste ;
J’ai quelquefois aimé ! je n’aurais pas alors
Contre le Louvre et ses trésors,
Contre le firmament et sa voûte céleste,
Changé les bois, changé les lieux
Honorés par les pas, éclairés par les yeux
De l’aimable et jeune Bergère
Pour qui, sous le fils de Cythère,
Je servis, engagé par mes premiers serments.
Hélas ! quand reviendront de semblables moments ?
Faut-il que tant d’objets si doux et si charmants
Me laissent vivre au gré de mon âme inquiète ?
Ah ! si mon cœur osait encor se renflammer !
Ne sentirai-je plus de charme qui m’arrête ?
Ai-je passé le temps d’aimer ?

 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #le voyage

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Publié le 5 Septembre 2024

Connaissez-vous l'île paradisiaque de Psimythos ? Située en pleine mer Egée, ce minuscule territoire grec aux eaux turquoise et au sable blond ne compte que 250 habitants, la Nature y est préservée depuis toujours, la météo est idéale 365 jours par an, son patrimoine culturel est exceptionnel avec notamment un magnifique temple d'Aphrodite et le camping y est autorisé et gratuit. Psimythos aurait échappé au tourisme de masse grâce au tournage sur le site dans les années 80 d'un film pornographique ayant entraîné une censure implacable et son exclusion de tous les guides touristiques jusqu'à nos jours !

L'histoire est trop belle ? Et pour cause ! Tout comme avant elle Ifkinthos et Kivdilos au début des années 2000, Psimythos est une pure invention, un canular lancé sur les réseaux sociaux par le journaliste grec Kostas Maniatis (alias Beat Bukowski) afin de dénoncer le snobisme de certains internautes, la privatisation des plages par les groupes hôteliers et le surtourisme dans son pays.

Les grecs, eux, ne sont pas tombés dans le panneau, nombre d'entre eux ayant même alimenté la fausse page Wikipedia consacrée à cet Eden et supprimée depuis. Certains ont rédigé un guide de voyage, créé un site psimythos.gr, posté des photos de la pleine lune locale ou imaginé la bande-annonce d'un documentaire consacré à l'endroit. Les détails les plus farfelus ont rapidement circulé, nuit du 15 août éclairée de bûchers de chaussures sur la plage, omelette aux "oeufs de dauphin" (!) ou même autorisation de conserver des antiquités trouvées sur le site ! A priori mal informé, le très réel ministre de la santé grec aurait, lui, réagi vigoureusement à l'annonce du départ supposé du seul médecin de l'île faute de maladies à soigner !

Au-delà de la mystification, le surtourisme est devenu un fléau indéniable sur notre petite planète. Pollutions générées par les transports, montagnes de déchets, gaspillage de l'eau potable, dégradation des sites, perturbations de la faune et de la flore, conflits avec les populations locales... Déjà, Venise, Barcelone, Dubrovnik, le Machu Picchu, l'Everest, les calanques marseillaises ou les plages thaïlandaises ont pris des mesures pour réduire l'invasion de la marabunta humaine...

Moralité de cette fable moderne sur la crédulité humaine et le pouvoir des réseaux sociaux : ne jamais croire tout et n'importe quoi... et garder le sens de l'humour !

Source : Magazine 28' - Arte - 04.09.2024 / Internet

Tonton Daniel
 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #europe, #humour, #actualité, #environnement, #le voyage

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Publié le 12 Mars 2021


Bonjour à tous

Exercice le plus naturel du monde, la marche est aussi l'activité la plus simple et la plus efficace permettant de retrouver silence, lenteur et sérénité perdus. Motivations, durée ou parcours, l'expérience peut néanmoins être vécue différemment que l'on soit promeneur du dimanche ou randonneur aguerri. Pour le premier, un temps ralenti, la découverte du monde, la contemplation de la Nature, le regard tourné vers l'autre et vers l'ailleurs. Pour l'autre, seul par définition, le temps figé, l'introspection, la découverte de soi, la conscience de l'impermanence des choses et l'indifférence envers son prochain.

Pour évoquer la pratique de la marche à pied, les sensations qu'elle procure et les sentiments qu'elle fait naitre, le sociologue David Le Breton se range d'évidence du côté des randonneurs en quête de spiritualité ! "Transcendance", "retrouvailles avec le cosmos", "félicité métaphysique" et "résonance sans défaut avec les mouvements du monde" traversent son dernier ouvrage "Marcher la vie", sobrement sous-titré "un art tranquille du bonheur". Au fil des pages se croisent Jean-Jacques Rousseau, Henry David Thoreau, John Muir, Alexandra David-Néel, Robert-Louis Stevenson, Théodore Monod ou Jacques Lanzmann, marcheurs qui tous ont eu un jour besoin de liberté, chaussé leurs souliers et vécu un "sentiment intense de présence au monde" et une "expérience du temps autant que de l'espace".

Marcher est-il un simple loisir aux vertus thérapeutiques ? Un art qui donne accès au bonheur comme le suggère David Le Breton ? L'occasion de trouver la paix et la béatitude devant un paysage sublime ? Que l'on soit promeneur curieux ou randonneur au long cours, il faut savoir se perdre, s'égarer, s'arrêter et prendre son temps pour réaliser que le chemin et le cheminement importent plus que la destination et l'arrivée. Memento Vivere !

Tonton Daniel
 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #la marche, #le voyage

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