medecine

Publié le 18 Février 2026

"Les polluants et les poussières naturelles ne représentent qu'une partie des substances nocives qui pénètrent dans notre organisme par le biais de l'appareil respiratoire. Quelle est la seule activité humaine qui tue un de ses pratiquants sur deux ? Réponse : fumer des cigarettes. En France, le tabac cause 75.000 morts par an. Vingt-cinq fois plus que les accidents de la route. Dans le monde, on atteint les huit millions de morts par an, soit presque un milliard en un siècle.

Les causes des décès sont multiples : des cancers, des accidents cardiaques et cérébraux, et bien sûr la BPCO (Bronchopneumopathie chronique obstructive), maladie qui provoque une insuffisance respiratoire se révélant souvent fatale à terme. Le seul cancer du poumon, majoritairement dû à la cigarette, entraine 1,8 million de décès par an dans le monde.

Et le tabac asphyxie aussi la planète ! L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) évalue à 4.500 milliards le nombre de mégots de cigarettes qui polluent les océans, les rivières, les plages, les parcs et les villes chaque année. Ceux-ci comportent des microplastiques, dont ils représentent la deuxième source dans le monde. Pour fabriquer les cigarettes, on abat 600 millions d'arbres par an, on consomme 22 milliards de tonnes d'eau (les plants de tabac demandent beaucoup d'irrigation), on condamne 200.000 hectares de terres cultivables par an (car le tabac acidifie les sols, de sorte qu'une fois une terre consacrée à cette culture, il n'est plus possible d'y faire pousser autre chose pendant de très nombreuses années). Et on appauvrit au passage les cultivateurs, qui se retrouvent littéralement asservis par les cigarettiers, tandis que les populations sont privées de terres à même d'assurer leur alimentation. Pour finir, l'empreinte carbone de la production et de la distribution du tabac est titanesque : 84 millions de tonnes de dioxyde de carbone annuel, soit 20% des émissions du transport aérien. Une catastrophe écologique véritablement majeure, et tout cela pour alimenter une pandémie d'addiction nocive…"

Extrait du livre "Les superpouvoirs de la respiration" - Pr Similowski - Ed. Albin Michel
 

le fléau du tabac

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #médecine, #environnement, #la mort, #littérature

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Publié le 19 Novembre 2025

En 2002, suite à un test génétique destiné à lui attribuer une pension alimentaire après la séparation d'avec son conjoint, une américaine nommée Lydia Fairchild enceinte pour la troisième fois fut soupçonnée de ne pas être la mère biologique de ses deux premiers enfants. Le test retrouva bien l'ADN du père dans les cellules prélevées sur les enfants mais pas celui de la mère, accusée alors d'escroquerie à la gestation pour autrui ! Après bataille judiciaire, contrexpertise médicale et nouveaux prélèvements, les analyses prouvèrent que Lydia Fairchild était porteuse de deux ADN différents, le sien et celui de la soeur jumelle hétérozygote dont l'embryon avait fusionné avec le sien in utero ! Loin de toute science-fiction, il s'agit d'un exemple naturel de "tétragamétisme" (fusion de deux embryons) ayant entraîné un cas de "chimérisme" (coexistence chez un même individu de deux types de cellules expliquant que certaines parties de son corps peuvent avoir un patrimoine génétique différent des autres).

Phénomène extrêmement rare (on ne dénombre aujourd'hui qu'une centaine de cas dans le monde), le chimérisme humain "complet" est connu depuis le milieu du XXe siècle. Il est en revanche beaucoup plus fréquent dans les laboratoires d'expérimentation animale mais aussi chez les végétaux ayant subi une greffe destinée à créer de nouvelles variétés horticoles. Il ne faut pas confondre chimérisme et hybridation : chez un hybride (mulet, grolar, narluga ou coywolf par exemple), seuls des chromosomes d'espèces différentes cohabitent au sein d'un génome unique, tandis que chez une chimère, ce sont des génomes différents et entiers qui cohabitent au sein d'un même organisme. Quant au gynandromorphisme, il s'agit d'une forme de chimérisme qui génère des animaux dont une moitié est mâle et l'autre femelle, singularité bien visible chez les insectes et les oiseaux qui présentent un dimorphisme sexuel important et conséquence de la fusion de deux embryons de sexes différents ou de la fécondation d'un seul ovule par deux spermatozoïdes mâle et femelle.

Enfin, on parle de microchimérisme quand seules quelques cellules étrangères sont présentes chez leur hôte, après un échange cellulaire entre une mère enceinte et l'enfant qu'elle porte par exemple, dans le cadre de transfusions sanguines ou à la suite d'une greffe d'organe, de moelle osseuse ou de cellules souches. Sans conséquence pour la santé, cette anomalie peut cependant compliquer les analyses d'ADN, notamment dans le cadre d'enquêtes médico-légales ou menées par la police scientifique, voire conduire à l'inculpation d'une personne innocente comme ce fut le cas pour Mme Fairchild !

Sources : magazine Sciences et Avenir n°920 - Octobre 2023 / Wikipédia

Tonton Daniel
 

chimérisme

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #médecine, #lexique

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Publié le 26 Juillet 2024

Elus en 2005 "meilleurs pères du monde" par un quotidien anglais pour le temps passé à s’occuper de leurs enfants et de leurs nouveau-nés, les pygmées Aka d'Afrique centrale ont aussi une autre particularité. Ils seraient les seuls hommes dans le monde à pratiquer l'allaitement traditionnel de leurs bébés !

Si le naturaliste anglais Charles Darwin s'interrogeait au XIXe siècle sur l'utilité des tétons chez les hommes en particulier et chez les mammifères mâles en général, médecins et anatomistes s'accordent aujourd'hui pour affirmer que l'homme, comme la femme, possède depuis la quatrième semaine du développement embryonnaire glandes mammaires et mamelons, hypothalamus, structure qui secrète l'ocytocine (hormone favorisant contractions de l'utérus et excrétion du lait), et hypophyse, glande endocrine qui secrète la prolactine (hormone de la lactation). Les organes nourriciers restent cependant "muets" chez les mammifères mâles à cause de la production importante par leur hypothalamus d'une autre hormone, la dopamine, inhibant la production de prolactine et d'ocytocine.

Plusieurs témoignages rapportent d'ailleurs des histoires d'allaitement paternel à toutes les époques et sous toutes les latitudes, reliées principalement à des situations d'urgence, des chocs émotionnels et des bébés en danger de mort. D'autres causes peuvent également expliquer le phénomène de lactogenèse mâle, tumeurs, dérèglements hormonaux liés à des traitements par chimiothérapie ou prise d'hormones lors d'une transition de genre. Quant aux naturalistes, ils rappellent la découverte en Malaisie en 1992 d'une espèce de chauves-souris dyacoptères dont les mâles secrètent naturellement quelques gouttes de lait, probable avantage sélectif chez une espèce dont la femelle a une période d'allaitement particulièrement longue et fatigante.

Aujourd'hui, pédiatres et sages-femmes insistent sur l'importance de la proximité entre le père et le nouveau-né. Contact peau à peau, odeurs corporelles, chaleur physique, battements du coeur, présentation du biberon... aident le bébé à réguler son rythme cardiaque, à profiter d'une meilleure digestion et à s'endormir plus rapidement.
Une fonction de nidification commune aux pères et aux mères que les Aka connaissent instinctivement et n'ont jamais oublié !

Sources diverses : Wikipedia / Internet

Tonton Daniel
 

allaitement au masculin

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #le saviez-vous, #médecine

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Publié le 29 Novembre 2023

Dans le cadre de l'émission "L'histoire au scalpel" diffusée jeudi sur France 5, le médecin légiste et anthropologue Philippe Charlier présentait l'étrange histoire des coeurs des rois Louis XIII et Louis XIV. Conservés dans des reliquaires en vermeil placés dans la chapelle des Princes de la basilique royale de Saint-Denis, les organes supposés des deux souverains ont été soumis à différentes analyses chimiques et techniques afin d'authentifier leur origine, paléopalynologie (étude des pollens anciens), radiographie (micro CT scanner), datation au carbone 14 ou protéomique (identification des protéines grâce à un spectromètre de masse). Les résultats obtenus concordent tous avec le profil des deux hommes mais, faute d'ADN exploitable, l'authentification ne peut être que partielle.

Mais au-delà de l'aspect médical et historique, les coeurs embaumés des rois dissimuleraient un autre mystère, celui des tableaux peints avec des pigments d'origine humaine ! Dès le XVIe siècle, la vente de momies de développe en Angleterre et atteint des records au XVIIIe grâce au courant romantique qui envahit alors l'Europe entière. Un temps broyés à fins médicinales pour d'imbéciles et prétendues vertus d'éternité, ces "objets de curiosité" macabres et exotiques ont très vite envahi le monde de l'art pour les mêmes raisons. Dénommé Mumiae, mummie, "terre de momie" ou encore "brun égyptien", le "brun de momie", pigment obtenu par broyage de momies égyptiennes, est utilisé par quelques peintres à l'imagination la plus saugrenue afin de rehausser leurs oeuvres d'un brun-rouge très particulier utilisé pour les glacis ou les ombres posées sur les visages et surtout afin de leur assurer une part d'immortalité.

Le commerce lucratif de momies antiques, humaines ou animales, vendues entières ou en morceaux, explique le nombre important de contrefaçons réalisées alors à partir d'un mélange de bitume, d'asphalte et de poix, substances proches des résines employées dans l'antiquité pour les embaumements. Lors de certaines pénuries, guérisseurs et charlatans ont recours aux corps de condamnés ou aux cadavres retrouvés dans les tourbières d'Europe du Nord mais quand le trafic reprend, il devient si important que de nombreuses momies importées du Moyen-Orient servent alors d'engrais au Royaume-Uni !

Inspirés par cette pratique séculaire, deux artistes français auraient, selon la légende, utilisé des fragments des coeurs des rois Louis XIII et Louis XIV pour incorporer une part d'éternité très symbolique dans leurs tableaux. Mythe ou réalité ? Après la profanation des corps à l'abbaye du Val de Grâce et le vol des coeurs, ceux-ci auraient été vendus à deux "petits maîtres", le portraitiste Martin Drölling et le paysagiste Alexandre Pau de Saint-Martin, le premier ayant également acheté plusieurs coeurs de la maison de France dont ceux d'Anne d’Autriche et de Marie-Thérèse d’Espagne. Peint en 1815, "Intérieur d’une cuisine" de Martin Drolling est exposé au Louvre qui refuse toute dégradation provoquée de l'oeuvre. C'est donc au musée Tavet-Delacour de Pontoise que Philippe Charlier va prélever d'infimes échantillons de peinture brune sur "Paysage au moulin, dit vue de Caen" peint vers 1810 par Alexandre Pau de Saint-Martin. Malgré le scepticisme général, le microscope électronique à balayage va y révéler sans aucun doute possible la présence de cellules et fibres musculaires cardiaques ! Impossible d'aller plus loin dans l'analyse et d'établir un lien direct entre le tableau et les reliques mais le résultat semble plutôt donner corps à la légende !

Les coeurs des rois Louis XIII et Louis XIV furent très rapidement restitués à leur descendant Louis XVIII lors de la Seconde Restauration. Quant au brun de momie, il est toujours vendu aujourd'hui dans le commerce. Un pigment minéral beaucoup moins envoûtant que son prédécesseur, ne contenant que carbonate de calcium, oxydes de fer et kaolin !

Tonton Daniel
 

les coeurs des rois et le brun de momie
les coeurs des rois et le brun de momie

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #télévision, #histoire, #médecine, #le saviez-vous, #les arts, #secrets et mystères

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Publié le 13 Mars 2023


Bonjour à tous

Entre 1628 et 1631, une terrible épidémie de peste fit plus de 50.000 morts dans la ville de Toulouse mais épargna quatre voleurs qui y furent arrêtés en flagrant délit alors qu'ils dépouillaient les cadavres de plusieurs pestiférés. S'introduisant depuis longtemps chez les malades, ils étaient en parfaite santé et reconnurent utiliser une macération de plantes et d'épices à base de vinaigre qui les protégeait de toute infection, la buvant et s’en frictionnant le corps régulièrement. Afin d'éviter le bûcher en place publique et de n'être "que" pendus haut et court, ils livrèrent la liste des ingrédients et la formule de cet élixir miraculeux contenant absinthe, romarin, sauge, menthe, rue, lavande, acore, cannelle, girofle, muscade, ail, ortie, thym et camphre.

En réalité, la préparation existait depuis le XIVe siècle et sa formule mise au point dans l'atelier de parfumerie et de pharmacie de la basilique Santa Maria Novella à Florence. A une époque où l'eau chaude était considérée dangereuse pour l'organisme, senteurs et vinaigres aromatiques étaient en effet utilisés pour la "toilette" et les soins du corps. Les quatre opportunistes s'étaient juste emparé d'une vieille recette italienne contenant plantes aromatiques et médicinales dont les principes actifs et les propriétés antiseptiques, dépuratives et tonifiantes étaient connus depuis fort longtemps. Qu'importe ! La légende du "Vinaigre des Quatre Voleurs" était née !

Réutilisée en 1720 à Marseille par d'autres brigands-détrousseurs lors d'une nouvelle épidémie de peste, la formule du "Vinaigre de Marseille" fit la fortune d'un astucieux distillateur-vinaigrier dont la marque subsiste encore de nos jours, fut officiellement inscrite en 1748 sous le nom de “Vinaigre antiseptique” au Codex de la Pharmacopée française et prescrite par les pharmaciens jusqu'en 1884 comme antiseptique naturel en usage interne ou externe. Anti-infectieux, anti-bactérien, anti-viral, antiseptique, antiparasitaire, dépuratif, stimulant et détoxifiant, le mythique Vinaigre des Quatre Voleurs est toujours commercialisé aujourd’hui et recommandé par phytothérapeutes et herboristes pour soigner affections cutanées et buccales, guérir infections des voies respiratoires ou renforcer le système immunitaire. Interdit aux enfants et aux personnes souffrant de troubles cardiaques en raison du camphre qu'il contient, le mystérieux breuvage au nom chargé d'histoires et d'aventures n'a pas fini de rapporter beaucoup d'argent à d'habiles et avisés commerçants !

Sources : Conférence olfactive de M.Bruno Hervé "Histoire de la parfumerie" (Osmothèque de Versailles) + Différents sites internet

Tonton Daniel
 

le vinaigre des quatre voleurs

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #le parfum, #histoire, #médecine

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