secrets et mysteres

Publié le 22 Juillet 2026

Originaire des prairies humides et des tourbières de l'ouest de l'Amérique du Nord, le mimule musqué (Erythranthe moschata, Mimulus moschatus ou "Monkeyflower" en anglais), est une plante vivace, basse et rampante, de 10 à 30 cm de hauteur environ, à petites fleurs jaune vif parfois marquées de petites taches rouges ou brunes et préférant la pénombre et le climat des jardins humides. Bref, un petit végétal insignifiant, anonyme et discret... mais qui recèle cependant un incroyable mystère !

Importé en Angleterre en 1826 où il fut rapidement et largement cultivé pour le parfum intense qui lui donnera son nom, le mimule musqué perdra complètement son odeur au début des années 1900 ! Pas uniquement quelques individus mais toutes les plantes de l'espèce cultivées au Royaume-Uni ainsi que, selon plusieurs témoignages, tous les spécimens sauvages américains !

Gène récessif ? Changement climatique ? Modification de l'odorat chez les humains ? Absence d'insecte pollinisateur dans les jardins victoriens ? Vaste mystification comme celle du monstre du Loch Ness quelques années plus tard ? En 1917, des scientifiques auraient cependant cherché et retrouvé en Amérique du Nord de nombreux exemplaires de ce végétal plus ou moins parfumés, voire même inodores.

Il faudra attendre 1947 et l'hypothèse relativement plausible du médecin et botaniste écossais William Balfour Gourlay qui évoqua l'importation initiale au Royaume-Uni d'une seule plante au patrimoine génétique aberrant et dont toutes les boutures auraient hérité avant d'exprimer collectivement le gène anormal. Phénomène identique à celui de la floraison grégaire, simultanée et mortelle de certains bambous disséminés sur toute la planète mais tous issus d'une seule plante-mère.

Ceux qui ne seront pas convaincus par cette explication pourront toujours chercher quelque part au fond des bois, près d'un ruisseau cristallin, une petite et innocente fleur jaune qui continue de dissimuler silencieusement son secret parfumé, sensuel et sacré...

Sources : Revue Nez n°21 - Printemps - Eté 2026 / Internet

Tonton Daniel
 

mimule musqué

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #au jardin, #le parfum, #secrets et mystères

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Publié le 19 Septembre 2025

Diffusé hier soir sur France 5, le documentaire "Le trésor caché du Moyen Age" s'est révélé être une véritable enquête scientifique et historique doublée d'un reportage passionnant, émouvant et intelligent entièrement consacré à un chef-d'oeuvre exceptionnel de l'art médiéval, "Les Très Riches Heures du Duc de Berry", manuscrit considéré aujourd'hui comme le plus précieux et le plus célèbre du monde.

Commandé par le richissime duc Jean Ier de Berry au début du XVe siècle à trois artistes de génie, les frères Limbourg, peintres et enlumineurs néerlandais, l'ouvrage est constitué de 206 feuillets de vélin en peau de chevreau répartis en 31 cahiers reliés présentant calendrier et données astronomiques, évangiles et psaumes en latin, offices des morts et de la semaine comme tous les livres d'heures "liturgiques" de son temps. Mais ce qui le rend unique entre tous est l'ensemble de ses 131 enluminures et miniatures peintes avec une minutie incroyable et des détails parfois invisibles à l'oeil nu !

Témoignages rarissimes de l'architecture médiévale et de la vie quotidienne au Moyen Age, les scènes montrent aussi bien le travail des paysans aux champs que le Mont Saint-Michel, le palais du Louvre, la cathédrale Notre-Dame de Paris, les châteaux de Saumur, de Chambord et de Chantilly tels qu'ils étaient il y a 600 ans. Initié en 1411 mais achevé en 1486 par d'autres artistes et copistes, le recueil, par son naturalisme innovant et son réalisme extraordinaire, a inspiré au cours des siècles suivants de nombreux peintres parmi lesquels Rembrandt, Vermeer ou Van Gogh.

Disparu vers 1630 puis retrouvé en 1855, celui qu'on a surnommé "le Livre Cathédrale" ou "la Joconde des manuscrits" est désormais propriété inestimable de l'Institut de France depuis la mort en 1897 du Duc d'Aumale, son dernier gardien. Très rarement visible, cette fragile merveille est malgré tout sortie récemment des collections du musée Condé de Chantilly pour rejoindre discrètement les sous-sols du Louvre afin de bénéficier des techniques les plus modernes mises au service de sa restauration et de sa sauvegarde mais évidemment incapables de dissiper ni son pouvoir de fascination ni sa part d'ombre et de mystère. Privilège de tous les chefs-d'oeuvre intemporels.

Tonton Daniel
 

les très riches heures du duc de berry
les très riches heures du duc de berry
les très riches heures du duc de berry

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #télévision, #histoire, #les arts, #secrets et mystères

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Publié le 10 Juin 2024

Parmi les innombrables merveilles retrouvées au XIXe siècle sur le site d’Angkor au Cambodge, le temple Ta Prohm est aujourd'hui l'une des plus célèbres en raison des extraordinaires figuiers étrangleurs qui ont envahi ses nombreux édifices sacrés. Edifié sous le règne du roi khmer Jayavarman VII et consacré en 1186, le sanctuaire religieux, protégé de plusieurs enceintes, abrite tours à visages, réservoirs, esplanades ainsi que plusieurs centaines de statues et de bas-reliefs.

L'un de ces derniers, gravé sur un pilastre de la tour ouest, fait partie d’une série de médaillons dans lesquels ont été sculptés des animaux familiers. Depuis quelques années, la sculpture agite les réseaux sociaux et suscite d'invraisemblables commentaires de la part de créationnistes et de cryptozoologues qui y auraient reconnu... un dinosaure ! Et plus précisément un stégosaure, reptile du jurassique caractérisé par les grandes plaques osseuses qu'il portait sur le dos. L'occasion pour eux de réaffirmer leur croyance en un monde âgé de 6000 ans et d'établir la coexistence des dinosaures et des humains pendant cette période !

En dehors d'une contrefaçon moderne, la seule interprétation logique serait d'évoquer l'oeuvre d'un artiste du XIIe siècle inspiré par un fossile. Mais aucun fossile de stégosaure n’a jamais été signalé au Cambodge, et l'image correspond trop parfaitement à celle d'une reconstitution moderne. Il s'agit donc tout simplement d'une simple paréidolie, phénomène très commun d'illusion visuelle, permettant le plus souvent d'associer une apparence humaine ou animale à une forme quelconque et naturelle. Ici, un simple buffle entouré de feuilles et de boutons de lotus, fleur sacrée du sud-est asiatique très utilisée comme élément décoratif d’arrière plan et très fréquente à Angkor.

Rappelons-le encore et encore, les stégosaures, à l'instar de tous les dinosaures, se sont éteints il y a 65 millions d'années bien avant l'apparition des humains.
La lutte contre l'obscurantisme est un combat de chaque instant et les explications les plus simples sont toujours les meilleures.

Tonton Daniel
 

le dinosaure d'angkor

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #secrets et mystères, #architecture

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Publié le 29 Novembre 2023

Dans le cadre de l'émission "L'histoire au scalpel" diffusée jeudi sur France 5, le médecin légiste et anthropologue Philippe Charlier présentait l'étrange histoire des coeurs des rois Louis XIII et Louis XIV. Conservés dans des reliquaires en vermeil placés dans la chapelle des Princes de la basilique royale de Saint-Denis, les organes supposés des deux souverains ont été soumis à différentes analyses chimiques et techniques afin d'authentifier leur origine, paléopalynologie (étude des pollens anciens), radiographie (micro CT scanner), datation au carbone 14 ou protéomique (identification des protéines grâce à un spectromètre de masse). Les résultats obtenus concordent tous avec le profil des deux hommes mais, faute d'ADN exploitable, l'authentification ne peut être que partielle.

Mais au-delà de l'aspect médical et historique, les coeurs embaumés des rois dissimuleraient un autre mystère, celui des tableaux peints avec des pigments d'origine humaine ! Dès le XVIe siècle, la vente de momies de développe en Angleterre et atteint des records au XVIIIe grâce au courant romantique qui envahit alors l'Europe entière. Un temps broyés à fins médicinales pour d'imbéciles et prétendues vertus d'éternité, ces "objets de curiosité" macabres et exotiques ont très vite envahi le monde de l'art pour les mêmes raisons. Dénommé Mumiae, mummie, "terre de momie" ou encore "brun égyptien", le "brun de momie", pigment obtenu par broyage de momies égyptiennes, est utilisé par quelques peintres à l'imagination la plus saugrenue afin de rehausser leurs oeuvres d'un brun-rouge très particulier utilisé pour les glacis ou les ombres posées sur les visages et surtout afin de leur assurer une part d'immortalité.

Le commerce lucratif de momies antiques, humaines ou animales, vendues entières ou en morceaux, explique le nombre important de contrefaçons réalisées alors à partir d'un mélange de bitume, d'asphalte et de poix, substances proches des résines employées dans l'antiquité pour les embaumements. Lors de certaines pénuries, guérisseurs et charlatans ont recours aux corps de condamnés ou aux cadavres retrouvés dans les tourbières d'Europe du Nord mais quand le trafic reprend, il devient si important que de nombreuses momies importées du Moyen-Orient servent alors d'engrais au Royaume-Uni !

Inspirés par cette pratique séculaire, deux artistes français auraient, selon la légende, utilisé des fragments des coeurs des rois Louis XIII et Louis XIV pour incorporer une part d'éternité très symbolique dans leurs tableaux. Mythe ou réalité ? Après la profanation des corps à l'abbaye du Val de Grâce et le vol des coeurs, ceux-ci auraient été vendus à deux "petits maîtres", le portraitiste Martin Drölling et le paysagiste Alexandre Pau de Saint-Martin, le premier ayant également acheté plusieurs coeurs de la maison de France dont ceux d'Anne d’Autriche et de Marie-Thérèse d’Espagne. Peint en 1815, "Intérieur d’une cuisine" de Martin Drolling est exposé au Louvre qui refuse toute dégradation provoquée de l'oeuvre. C'est donc au musée Tavet-Delacour de Pontoise que Philippe Charlier va prélever d'infimes échantillons de peinture brune sur "Paysage au moulin, dit vue de Caen" peint vers 1810 par Alexandre Pau de Saint-Martin. Malgré le scepticisme général, le microscope électronique à balayage va y révéler sans aucun doute possible la présence de cellules et fibres musculaires cardiaques ! Impossible d'aller plus loin dans l'analyse et d'établir un lien direct entre le tableau et les reliques mais le résultat semble plutôt donner corps à la légende !

Les coeurs des rois Louis XIII et Louis XIV furent très rapidement restitués à leur descendant Louis XVIII lors de la Seconde Restauration. Quant au brun de momie, il est toujours vendu aujourd'hui dans le commerce. Un pigment minéral beaucoup moins envoûtant que son prédécesseur, ne contenant que carbonate de calcium, oxydes de fer et kaolin !

Tonton Daniel
 

les coeurs des rois et le brun de momie
les coeurs des rois et le brun de momie

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #télévision, #histoire, #médecine, #le saviez-vous, #les arts, #secrets et mystères

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Publié le 30 Avril 2023


Bonjour à tous

"Saurez-vous résoudre l'énigme la plus diabolique du monde ?" A l'occasion de son 70e anniversaire, le Livre de Poche vient de rééditer "La mâchoire de Caïn" ("Cain's Jawbone"), livre mythique signé en 1934 sous le sulfureux pseudonyme de Torquemada par le mystérieux traducteur, poète et verbicruciste anglais Edward Powys Mathers. Principe de ce roman policier : ses 100 pages sont publiées dans le désordre, le texte révèle six meurtres et le lecteur doit lui-même reconstituer le puzzle littéraire afin de désigner les victimes et leurs meurtriers. Problème : il existe 32 millions de combinaisons de pages possibles et une seule correcte ! Depuis presque un siècle, seuls trois enquêteurs perspicaces auraient résolu l'énigme de ce jeu de piste et gardé le secret par contrat !

Préfacé dans la nouvelle édition française par Hervé Le Tellier, membre de l’Oulipo et prix Goncourt 2020, les pages fourmillent d'indices, de références historiques et littéraires, de dates codées, de noms d'emprunts, de formules latines, de descriptions botaniques, d'indications géographiques, de périphrases, de contrepèteries, de définitions en abyme, de jeux de mots et autres anagrammes. Il apparaît à la première lecture que le récit est fait par plusieurs personnes, que quelques rares pages se suivent logiquement grâce à des poèmes tronqués et qu'un certain Henry revient souvent, peut-être parce qu'un même nom peut désigner plusieurs personnages ou qu'un seul personnage peut être désigné sous plusieurs noms... Enigme authentique, complot littéraire, manipulation à grande échelle ou farce monumentale ?

Comme à l'origine, la publication du livre en 2023 s'accompagne d'un concours qui a débuté le 8 février et qui offre au vainqueur un prix dérisoire de 1000 € (accompagné de 100 bouquins de la collection Poche) et des seuls ouvrages aux deux suivants capables de résoudre le problème, de trouver la solution unique, de nommer victimes et assassins et d'expliquer leur méthode afin d'éviter toute fraude. Fin du concours le 7 février 2024. Et comme on ne tue pas la poule aux oeufs d'or, un accord de confidentialité sera exigé des vainqueurs après cette date !

L'inquisiteur Torquemada fera-t-il de nouvelles victimes, cette fois bien réelles ?

Tonton Daniel
 

la mâchoire de caïn

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #secrets et mystères

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