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Publié le 12 Mars 2025

"Inédit : des souris issues de deux pères, sans mère, naissent et deviennent adultes.

En 2018, une équipe de chercheurs chinois a réussi à obtenir des souris bimaternelles viables (à partir de deux mères), c’est ce que l’on appelle la gynogenèse.
Début 2025, l’exploit a été réitéré mais cette fois-ci avec des souris bipaternelles, c’est l’androgenèse. [Synonymes : éphébogenèse ou parthénogenèse mâle]
C'est la première fois que des souris bipaternelles, issues de deux génomes masculins, atteignent l'âge adulte. Il aura fallu 20 modifications génétiques - contre trois pour les bimaternelles - dans des zones précises de l'ADN qui diffèrent selon qu'il provient de la mère ou du père. C'est ce que les chercheurs appellent l'"empreinte parentale".

Pour la première fois, des mammifères conçus à partir de l'ADN de deux mâles ont atteint l'âge adulte. Seules 20 modifications génétiques ont été nécessaires au développement de ces souris (pour pallier la non-complémentarité des deux caryotypes), rapportent des chercheurs de l'Académie des Sciences chinoise à Pékin dans la revue Cell Stem Cell. Les individus ayant atteint l'âge adulte sont en revanche particulièrement touchés par des anomalies et malformations affectant leur durée de vie. (11.8 % des rongeurs génétiquement modifiés étaient viables).

"Nos résultats sont absolument surprenants", commente le biologiste Zhi-Kun Li, premier auteur de ces travaux. En modifiant seulement 20 sites génétiques, l'équipe a réussi à s'affranchir des principales barrières empêchant les mammifères de naître et grandir à partir de chromosomes bipaternels – au lieu d'un exemplaire maternel et un paternel. Contrairement aux grenouilles ou aux oiseaux par exemple, les mammifères ne peuvent en effet pas se contenter du génome maternel pour se reproduire, un phénomène appelé parthénogenèse. "La fécondation normale nécessite la contribution des deux génomes parentaux, chacun apportant des marques d'empreinte parentale distinctes", explique Zhi-Kun Li. L'empreinte parentale désigne l'inactivation de gènes complémentaires sur les ADN maternels et paternels. Pour former un embryon et un placenta fonctionnels, les deux contributions sont donc nécessaires, à la manière d'un texte à trous qui ne serait lisible qu'en combinant deux versions où les blancs seraient placés à des endroits différents."

Source : Magazine Sciences et Avenir n°937 - Mars 2025

Internet précise que la fécondation d'un ovule sans noyau par un spermatozoïde (androgenèse naturelle ou artificielle, végétale ou animale) ne formait pas jusqu'à présent de véritable embryon.

Source : https://svtcolin.blogspot.com/2011/02/fecondation-parthenogenese-gamete.html
 

 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #zoologie, #sexualité

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Publié le 17 Juillet 2024

Malgré les descriptions détaillées de ceintures de chasteté datées du XIe siècle, période pendant laquelle les premiers croisés partis en Terre sainte en auraient pourvu leurs épouses pour s'assurer de leur fidélité pendant leur absence, leur existence n'a jamais pu être confirmée par les historiens. La littérature des siècles suivants décrivant des dispositifs métalliques fermés à clé et utilisés pour empêcher tout rapport sexuel est aujourd'hui considérée comme fantaisiste, satirique ou humoristique.
Tous les objets présentés comme tels dans les musées seraient en réalité issus du commerce florissant des spectacles de curiosité du XIXe siècle, époque du romantisme gothique et de l'engouement pour un "Âge sombre médiéval imaginaire".

Si l'origine des cages de chasteté fermées par un cadenas et destinées aux jeunes garçons, accessoires emprisonnant la verge et les testicules afin d'éviter érection et masturbation, reste également très floue, la documentation abonde en revanche à propos des premières "ceintures de Vénus" ou "ceintures florentines" pour dames apparues en Italie au XVe siècle. Celles-ci n'auraient pas eu forcément de fonction coercitive mais plutôt un rôle érotique et ludique.

Autre certitude, le médecin suisse Samuel Auguste Tissot connaît au XVIIIe siècle une célébrité internationale après la parution en 1764 de son ouvrage "L'onanisme, dissertation sur les maladies produites par la masturbation", cette dernière y étant accusée d'être cause de dégénérescence, de folie et de mort. L'ouvrage, aujourd'hui jugé comme une incroyable imposture médicale, influença néanmoins l'Europe entière au point de voir la création dans l'Angleterre victorienne d'un véritable dispositif anti-masturbatoire pour les hommes, le jugum (ou pollution ring), constitué d'anneaux métalliques à pointes intérieures enserrant la verge et relevant davantage d'un objet de torture que d'un appareil médical.
Le jugum, mot latin, désignait dans l'antiquité le joug servant à atteler des boeufs de trait puis par extension la pièce de bois servant aux esclaves à porter des fardeaux.

Désormais, cages, anneaux et colliers font partie de la panoplie d'accessoires sexuels utilisés pour les pratiques de BDSM regroupant bondage, domination, soumission et sado-masochisme.
Quant à la masturbation, pratiquée naturellement par certains mammifères et par tous les primates, elle est reconnue par la sexologie occidentale comme "une activité sexuelle aussi normale que les autres".

Sources : Arte - Magazine 28' - 15.07.2024 / Dictionnaire encyclopédique Larousse Ed.1930 / Internet

Tonton Daniel
 

jugum
jugum
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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #sexualité

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Publié le 2 Février 2022


Bonjour à tous

Aurait-on enfin trouvé la réponse au célèbre mais controversé "Complexe de Napoléon" grâce à une mystérieuse photographie ? Sur ce cliché mal cadré, reposant dans un petit coffret de taille indéterminée, un objet étrange est présenté comme... le pénis de Napoléon Ier, ex-Empereur des français et ancien conquérant de la moitié de l'Europe ! Rabougri, désséché, informe, il ne ressemble à rien mais son histoire est néanmoins rocambolesque !

Mort dans des circonstances toujours indéterminées le 5 mai 1821 sur l'île de Sainte-Hélène, au milieu de l'océan Atlantique Sud, l'ex-empereur déchu sera autopsié selon sa propre volonté afin de découvrir les causes médicales de son décès. Il craignait en effet être victime d'une maladie héréditaire déjà cause du décès de son père Charles Bonaparte et possiblement transmise à son fils le Roi de Rome. Après la prise d'empreintes pour trois masques mortuaires, la dépouille est placée sous la responsabilité du docteur anglais Archibald Arnott par le gouverneur de l'île, Hudson Lowe, mais c'est le docteur et prosecteur Francesco Antommarchi, assisté de sept médecins britanniques, qui assurera l'autopsie, mesurera le corps (5 pieds 2 pouces soit 1,68 m) et prélèvera publiquement le foie, l'estomac et le coeur avant de refermer le cadavre.

Le rapport médical décrit un sexe de 1,5 pouce soit 3,8 cm et l'histoire officielle rapporte aussi que Marie Louise d'Autriche, seconde épouse de Napoléon et mère de l'Aiglon, ne recevra jamais le coeur que son mari désirait lui léguer. Plus tard, le second valet de Bonaparte rapporta que les témoins de l'autopsie avaient tous fui les lieux à cause des odeurs pestilentielles et affirma que le médecin en profita pour prélever furtivement deux côtes, des dents, des ongles, des cheveux... et le sexe du cadavre ! Une légende raconte qu'Antommarchi gardait rancune à son patient qui l'aurait rayé de son testament, le praticien aurait donc pu récupérer quelques futures "reliques" dans le seul but de les monnayer discrètement plus tard. 

Proche du médecin, l'abbé Ange Paul Vignali récupère l'organe impérial et le fait rapatrier immédiatement en Corse. Sa famille la gardera près de cent ans jusqu'à sa mise en vente en 1916, le catalogue le présentant pudiquement comme un "tendon momifié". Racheté en 1924 par le richissime collectionneur américain Abraham S.W. Rosenbach surnommé en son temps "Le Napoléon des Livres", le trésor est prêté en 1927 au Museum of French Arts de New York et exhibé en vitrine sur un petit coussin de velours. La presse le compare alors à "un bout maltraité de lacet en peau de daim", "une anguille ridée" ou "un morceau de boeuf séché" ! L'organe passe alors de main en main et change trois fois de propriétaire entre 1940 et 1960. Après Donald Hyde, John Flemming et Bruce Gimelson, c'est l'urologue John K. Lattimer qui l'achète en 1977 pour 3.000 dollars, le fait scanner, certifie qu'il s'agit bien d'un pénis humain et le conserve amoureusement dans une petite valise cachée sous son lit avant de le transmettre à sa mort en 2007 à sa fille Ewan. Cette dernière le cache depuis lors et aurait refusé une offre d'achat de 100.000 dollars !

Le corps du "Petit Caporal" ayant été incinéré et ses cendres rapatriées aux Invalides à Paris en 1840, tout ce qui en reste officieusement est donc toujours caché dans le New Jersey aux Etats-Unis, réduit à un objet de la taille d'un doigt de bébé, avec "de la peau ridée blanche et de la chair beige" selon les très rares témoins oculaires et une mystérieuse photographie mal cadrée. Aucune analyse ADN n'ayant été pratiquée, nul ne sait s'il s'agit bien du zizi de "Napoléon le Grand", celui qui confia un jour de décembre 1812 à son ancien aumônier, l'abbé de Pradt : “Du sublime au ridicule, il n'y a qu'un pas.”

(Sources : Le gros livre du pénis - Ed. First / Différents sites internet)

Tonton Daniel
 

le pénis de napoléon

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #histoire, #sexualité, #secrets et mystères

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Publié le 16 Juillet 2021


Bonjour à tous

Successeur de John F. Kennedy à la Maison Blanche au lendemain de l'attentat de Dallas du 22 novembre 1963 puis élu à la présidence américaine en 1964, Lyndon B. Johnson est principalement connu aujourd'hui dans les livres d'Histoire pour avoir été confronté dans les années 60 à d'importantes émeutes raciales dans son pays et au développement de la guerre du Vietnam.

Hors contexte politique, sa personnalité est aujourd'hui très controversée et il est considéré par la prude et pudibonde Amérique comme le plus vulgaire président de son Histoire ! Lyndon B. Johnson avait en effet une obsession bien masculine : son sexe ! Témoignages incroyables et anecdotes ahurissantes fourmillent sur ce "sujet" ! 

Le président en exercice avait surnommé son imposant membre viril "Jumbo", il l'évoquait publiquement à chaque occasion et le montrait aux députés dans les toilettes du Congrès en leur demandant : “Have you ever seen anything as big as this ?” ("Avez-vous déjà vu quelque chose d'aussi gros ?") tout en le faisant tournoyer avec la main.
A un journaliste qui lui demandait en conférence de presse pourquoi envoyer toujours plus de soldats au Vietnam, il répondit en sortant "Jumbo" de sa braguette et répondit simplement : "Voilà pourquoi !" 
Celui qui urinait en plein air devant tout le monde et agitait régulièrement et ostensiblement sa main dans la poche de son pantalon n'hésitait pas non plus à convoquer ses collaborateurs face à lui quand il se soulageait assis sur la cuvette des toilettes...

Ego démesuré ? Pulsion exhibitionniste ? Maladie mentale ? "Paranoïa destructrice" comme le suggérait des psychiatres mandatés discrètement par certains de ses assistants ? Simple désir de choquer, de provoquer, d'humilier, de rabaisser son prochain ?
On retient souvent davantage d'un chef d'état ce qu'en rapporte la petite Histoire... Hélas !

Tonton Daniel

Sources : nombreux sites internet en anglais et en français parmi lesquels :
 

un président exhibitionniste

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #portraits, #sexualité, #USA, #le saviez-vous, #histoire

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Publié le 9 Février 2020


Bonjour à tous

Néologisme également employé en anglais, le "trouple" existe depuis peu. Ce qu'il désigne existe au contraire depuis longtemps ! Appelé auparavant triade, couple à trois ou triangle amoureux, le trouple n'a trouvé sa modernité que depuis quelques années et ne reflète en aucun cas un phénomène récent, un nouveau comportement ou une révolution amoureuse. Illustré au cinéma par de nombreux réalisateurs, décrit dans la littérature par Virginia Woolf, Henri-Pierre Roché ou Simone de Beauvoir inspirée par le "pacte de poly-fidélité" signé par elle et Jean-Paul Sartre, ce "contrat amoureux" entre trois individus adultes et consentants relève d'un simple choix de vie personnel et revêt de nombreuses formes, homosexuel ou hétérosexuel, relation "en triangle" ou "en V" ("vee" en anglais), amour physique ou relation sentimentale, impliquant cohabitation ou pas, souvent un compromis entre plusieurs configurations. Triangle plus souvent isocèle qu'équilatéral, le trouple n’est ni un besoin ni une mode mais une opportunité, le fruit de rencontres dûes au hasard, un phénomène complexe légal mais sans reconnaissance juridique qui remet en question l’unicité du modèle de famille traditionnel et ne laisse personne indifférent.

Le triolisme n'est qu'une des nombreuses formes de polyamour (ou pluriamour), terme générique regroupant les différentes options d’amour multiple entre au moins trois individus mais sa pratique ne doit pas être confondue avec l'adultère, l'infidélité, l'échangisme, le libertinage ou la polygamie. Basé sur de nombreuses règles tacites, le polyamour implique sentiments, liberté, consentement, complicité, ouverture d’esprit, maturité, suppression de toute jalousie, confiance en la parole donnée, honnêteté entre partenaires, respect de l'individualité et de l'autonomie de chacun, absence de possessivité et reconnaissance des droits individuels de tous, compersion, empathie et souci réciproque du bien-être des deux autres partenaires.

Les partisans du trouple mettent en avant les avantages financiers, la sécurité pour l'enfant (quand il y en a) d'un parent supplémentaire au sein d'une "famille surcomposée", la fin d'un modèle traditionnel archaïque, un meilleur épanouissement sexuel ou un appui au mouvement de libération de la femme. Bien avant la théorisation du polyamour, le phénomène a été soutenu par quelques mouvements politiques minoritaires en lutte contre les conventions, le mariage, la monogamie bourgeoise, l’exclusivité, la possessivité, la jalousie et même le romantisme : "le pluriamour est libertaire, anarchiste et révolutionnaire" !

L'être humain est-il par nature destiné à la monogamie ? Peut-on aimer plusieurs personnes à la fois ? L'amour donné est-il plus faible quand il est partagé ? Peut-il être comparé à l'amour filial multiple ? Demande-t-il plus de temps et d'énergie ? Est-il plus instable sur le long terme ? Scientifiques, sociologues, sexologues, écrivains et hommes d'église se disputent depuis longtemps sur ce sujet. Tous sont néanmoins d'accord sur un point : polyamour et triolisme sont incompatibles avec la passion, ce sentiment exclusif, rare et magnifique, douloureux et tragique, destructif et insupportable, qui ne tolère aucun compromis, aucune tiédeur, aucun partage ! Mais ceci est un autre débat !

Tonton Daniel

 

trouple
trouple
trouple
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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #le saviez-vous, #sexualité, #lexique

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