zoologie

Publié le 12 Juillet 2026


Vivant dans les eaux froides et près des côtes rocheuses de l'Atlantique Nord, la loquette d'Europe (Zoarces viviparus), aussi appelée blennie vivipare, serait la seule espèce de poisson à … "allaiter" ses petits ! Il s'agit en réalité d'un abus de langage car on n'observe pas chez elle d'allaitement à proprement parler, faculté spécifique aux mammifères, mais une curieuse aptitude conférée à ses femelles par l'évolution. 

Après accouplement par fécondation interne, chacun des embryons se fixe dans le corps de sa mère à un follicule ovarien terminé à son extrémité par un canal fournissant au futur poisson éléments nutritifs et oxygène. Après environ six mois (l'une des plus longues gestations observées chez un poisson), le petit se décroche et quitte le corps de sa mère afin de rejoindre l'océan. Vivipare comme la plupart des mammifères et comme certains poissons bien connus des aquariophiles (guppies ou mollies par exemple), la loquette donne ainsi naissance à des alevins déjà formés, développés et autonomes.

Grâce à toutes ces particularités, la loquette d'Europe est classée comme "espèce de préoccupation mineure" sur la liste des espèces menacées de l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) et ne serait pas du tout menacée d'extinction.

Tonton Daniel
 

 

la loquette d'europe

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #zoologie

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Publié le 12 Juin 2026

L'image est extraordinaire ! Sortie tout droit d'un bestiaire fantastique, une mystérieuse et minuscule chenille-serpent semble vouloir nous hypnotiser en nous regardant droit dans les yeux !

Cette larve du papillon de nuit Hemeroplanes triptolemus (de la famille des Sphinx) est pourtant tout à fait inoffensive. Lorsqu'elle se sent en danger, elle utilise une rare forme de mimétisme basé sur l'intimidation, phénomène naturel destiné à effrayer, dissuader et éloigner les nombreux prédateurs des forêts tropicales et subtropicales d'Amérique centrale et d'Amérique latine où elle a été découverte pour la première fois en 1779.

Gonflant et redressant la partie antérieure de son corps vers l'intrus, elle semble alors se métamorphoser en un serpent aux yeux noirs menaçants. L'illusion est si parfaite que de petites taches blanches imitent même des reflets de lumière sur la surface des fausses pupilles ! Entomologistes et naturalistes ont aussi observé un comportement de lent balancement identique à celui d'un vrai serpent afin de compléter l'illusion.

Grâce à des millions d'années d'évolution et à l'action de la sélection naturelle, les premiers individus porteurs de cette mutation génétique hasardeuse ont ainsi survécu beaucoup mieux que leurs parents dans un environnement redoutable. L'instinct de conservation inscrit dans leur mémoire génétique a ensuite permis aux chenilles de redresser leur tête associant ainsi un comportement inné à une adaptation morphologique.

Sources : magazine Sciences et Avenir n°952 - Juin 2026 / Wikipedia

Tonton Daniel
 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #zoologie

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Publié le 22 Décembre 2025

Exemplaire unique trouvé par hasard à la librairie du Musée de la Marine à Paris, "La baleine dans tous ses états" est un petit essai paru en 2015 sous la plume de François Garde, diplomate et haut fonctionnaire français, ancien administrateur des Terres australes et antarctiques françaises et prix Goncourt du premier roman en 2012 pour "Ce qu'il advint du sauvage blanc".

Dédié aux baleines, "gigantesques, mystérieuses, éternelles, pacifiques et décimées par l'homme", ce recueil de miscellanées nous invite à un grand voyage marin et sous-marin de la Méditerranée à la baie d'Hudson et de l'île de la Réunion à la Nouvelle-Zélande en passant par la Martinique, les Kerguelen et l'Océan Antarctique. Hélas, souvent inégal et forcément incomplet, il semble hésiter en permanence entre somme d'anecdotes érudites, récit d'aventures, chronique de grandes expéditions maritimes, recueil de souvenirs personnels, parabole écologique et psalmodie biblique répétant l'histoire du prophète Jonas tout au long de l'ouvrage !

A la recherche des fantômes d'un passé disparu, François Garde évoque marins et capitaines anonymes, le terrifiant Moby-Dick et le malicieux Pinocchio, les romanciers Jules Verne et Herman Melville. Il décrypte mythes et symboles, raconte baleines bleues et baleines des basques, cachalots et rorquals, bélougas et narvals, et dénonce enfin les ravages de l'exploitation baleinière au XIXe siècle, les incohérences de la Commission baleinière internationale ou l'hypocrisie de la chasse japonaise toujours active, sans oublier les trafiquants d'ivoire chinois et les navires-usines battant pavillons internationaux.

"Que font les baleines pendant les tempêtes ?" s'interroge l'auteur… Légères et aériennes, certaines sautent hors de l'eau comme "le surgissement d'un désir de ciel"… D'autres chantent, comme ces baleines à bosses dont les mélodies ont été envoyées dans l'espace comme message de paix universel... Le livre de celui qui se rêvait marin et explorateur, lui, manque un peu... de souffle et de profondeur ! Dommage !

Tonton Daniel
 

la baleine dans tous ses états

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #zoologie, #environnement

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Publié le 12 Mars 2025

"Inédit : des souris issues de deux pères, sans mère, naissent et deviennent adultes.

En 2018, une équipe de chercheurs chinois a réussi à obtenir des souris bimaternelles viables (à partir de deux mères), c’est ce que l’on appelle la gynogenèse.
Début 2025, l’exploit a été réitéré mais cette fois-ci avec des souris bipaternelles, c’est l’androgenèse. [Synonymes : éphébogenèse ou parthénogenèse mâle]
C'est la première fois que des souris bipaternelles, issues de deux génomes masculins, atteignent l'âge adulte. Il aura fallu 20 modifications génétiques - contre trois pour les bimaternelles - dans des zones précises de l'ADN qui diffèrent selon qu'il provient de la mère ou du père. C'est ce que les chercheurs appellent l'"empreinte parentale".

Pour la première fois, des mammifères conçus à partir de l'ADN de deux mâles ont atteint l'âge adulte. Seules 20 modifications génétiques ont été nécessaires au développement de ces souris (pour pallier la non-complémentarité des deux caryotypes), rapportent des chercheurs de l'Académie des Sciences chinoise à Pékin dans la revue Cell Stem Cell. Les individus ayant atteint l'âge adulte sont en revanche particulièrement touchés par des anomalies et malformations affectant leur durée de vie. (11.8 % des rongeurs génétiquement modifiés étaient viables).

"Nos résultats sont absolument surprenants", commente le biologiste Zhi-Kun Li, premier auteur de ces travaux. En modifiant seulement 20 sites génétiques, l'équipe a réussi à s'affranchir des principales barrières empêchant les mammifères de naître et grandir à partir de chromosomes bipaternels – au lieu d'un exemplaire maternel et un paternel. Contrairement aux grenouilles ou aux oiseaux par exemple, les mammifères ne peuvent en effet pas se contenter du génome maternel pour se reproduire, un phénomène appelé parthénogenèse. "La fécondation normale nécessite la contribution des deux génomes parentaux, chacun apportant des marques d'empreinte parentale distinctes", explique Zhi-Kun Li. L'empreinte parentale désigne l'inactivation de gènes complémentaires sur les ADN maternels et paternels. Pour former un embryon et un placenta fonctionnels, les deux contributions sont donc nécessaires, à la manière d'un texte à trous qui ne serait lisible qu'en combinant deux versions où les blancs seraient placés à des endroits différents."

Source : Magazine Sciences et Avenir n°937 - Mars 2025

Internet précise que la fécondation d'un ovule sans noyau par un spermatozoïde (androgenèse naturelle ou artificielle, végétale ou animale) ne formait pas jusqu'à présent de véritable embryon.

Source : https://svtcolin.blogspot.com/2011/02/fecondation-parthenogenese-gamete.html
 

 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #zoologie, #sexualité

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Publié le 10 Septembre 2024

"Nous, homo sapiens, ne sommes pas QUE des singes !" s'écrie le neurobiologiste Alain Prochiantz, professeur au Collège de France et membre de l’Académie des sciences, dans son ouvrage paru en 2019 "Singe toi-même". Si nous partageons plus de 98% de notre génome avec des primates comme les chimpanzés et les bonobos, il refuse le "brouillage des frontières", affirme que nous sommes "plus que nos gènes" et rappelle que cette minuscule différence dans notre patrimoine génétique a généré au fil de l'évolution des spécificités indiscutables, tant physiologiques que sociales et culturelles.

Au fil de quinze chapitres, le scientifique évoque une machinerie à la fois imparfaite et incroyablement complexe, les bases et la méthylation de l'ADN, les marqueurs épigénétiques, l'expression des gènes, leur traduction en protéines et les mutations parfois bénéfiques de celles-ci au gré de l'évolution et de la sélection naturelle. Il raconte le phénomène de néoténie, l'importance des connexions neuronales, le développement du cerveau humain et celui du cortex cérébral. Il décrit l'apparition de la bipédie, du langage articulé, de la pensée symbolique et de la théorie de l'esprit ayant mené à une vie sociale complexe basée sur l'entraide, les échanges et la coopération. Au fil du temps, Sapiens se serait donc démarqué de sa famille jusqu'à transcender sa nature et faire naître les arts, la culture et la science.

Hélas, si l'histoire se révèle passionnante, le récit désordonné et truffé de termes techniques imposés sans explications n'aide pas à sa compréhension. Quant au fond du raisonnement, l'auteur semble en permanence hésiter entre orgueil et humilité, entre glorification et condamnation de notre espèce ! Ainsi, il constate que "la sédentarisation et le développement des liens sociaux ont fait baisser l'agressivité de Sapiens" mais dans le même temps que l'être humain est capable de racisme, de misogynie et de fanatisme religieux. Il affirme que "La Nature n'a pas besoin de nous pour poursuivre son évolution aveugle, sans fin et sans finalité" mais dénonce dans le même temps la "folie naturaliste" et l'extrémisme écologique. Il évoque "le faible polymorphisme génétique des humains" et donc "le caractère imbécile des discours racistes", mais, en bon spéciste, justifie dans le même temps le caractère indispensable de l'expérimentation animale dans le cadre de la recherche médicale...

De nos jours, l'évolution naturelle se poursuit et chaque bébé porte des dizaines de mutations par rapport au génome de ses parents, potentiellement favorables à son existence et à son développement. Malheureusement, "tout indique que Sapiens travaille à l'accélération de sa perte" soupire Alain Prochiantz en conclusion, suggérant que notre espèce animale est capable grâce à ses extraordinaires facultés de dégrader radicalement son environnement et de compromettre ainsi sa propre survie à long terme. Nous ne sommes pas que des singes ? Quoique... Chez Sapiens, l'intelligence est parfois individuelle, la bêtise souvent collective.

Tonton Daniel
 

singe toi-même

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #zoologie

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