Publié le 21 Mai 2020


Bonjour à tous

Définition (nom masculin, aujourd'hui peu usité) : 
Un nicodème est un homme simple d'esprit, borné, niais.

Etymologie :
De Nicodème, personnage de l'Evangile qui, dans l’Évangile selon Saint-Jean, alla consulter Jésus pour lui poser des questions naïves. Prénom dérivé du grec ancien formé sur les deux noms de nikê (victoire) et dêmos (peuple).
En peinture classique, Nicodème est souvent représenté au pied de la croix aux côtés de Joseph d'Arimathie, des tenailles à la main pour déclouer les pieds et les mains du Christ. Dans le calendrier catholique romain, sa fête est célébrée le 3 août.

Synonymes :
Ingénu, naïf, candide.
Par extension, Nicodème a donné les substantifs et adjectifs nigaud, nicaise et niquedouille.

Citations :

"Puis une troupe de masques se répandaient çà et là en désordre : (...) des chasseurs armés d'un fusil déculassé soufflaient du son à la figure des nicodèmes". (Charles Deulin - Contes, récits et légendes des pays de France)

"Je suis allé aux Tuileries, où j'ai trouvé ce nicodème de Wagner." (Stendhal - Journal)

"Si les Nicodèmes qui le font filer n'étaient pas aussi bêtes que canailles, ils auraient depuis longtemps la clef de cet ineffable mystère." (Clemenceau - Iniquité)

Tonton Daniel
 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #lexique

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Publié le 16 Mai 2020


Bonjour à tous

Connu depuis longtemps du grand public pour son érudition et son accent inimitable, l'astrophysicien Hubert Reeves, auteur de "Poussières d'étoiles", n'a pas toujours le nez en l'air ! Il abandonne souvent le télescope pour sa petite loupe et l'observation de la voie lactée pour la contemplation des fleurs de son jardin où, assis sur un "vieux banc du temps qui passe", il suit le passage des saisons et admire le spectacle de la Nature. Avec "J'ai vu une fleur sauvage", il nous entraîne dans des jardins ombragés, au fond de sous-bois humides, le long des chemins de campagne afin de nous faire partager avec humour et poésie ses réflexions et ses interrogations sur le cycle de la vie et sur notre rapport à l'Environnement.

"Les jardins, les prairies, les mares, les sous-bois, sont des lieux idéaux pour étudier les secrets de la nature" nous confie celui qui se désole devant "la tyrannie de la pelouse impeccable" et celle des jardins à la française. Au fil des promenades, le nez dans l'herbe ou au pied des grands arbres, en suivant abeilles et papillons, l'érudit évoque traditions, herboristerie, langage des fleurs, anecdotes historiques, histoires de magiciens et de sorcières mais le savant n'oublie pas non plus la botanique plus sérieuse en expliquant par exemple la symbiose et la coévolution adaptive entre insectes et plantes à fleurs.

Petit bijou de fraîcheur, de parfums et de couleurs, "J'ai vu une fleur sauvage" est aussi l'occasion pour l'écologiste de dénoncer le réchauffement climatique, la destruction des habitats, l'agriculture intensive, l'usage des pesticides et des herbicides qui tous entraînent l'effondrement de la biodiversité. Un constat et une vision bien sombres qui incitent évidemment notre sage promeneur à profiter de chaque instant et à s'émerveiller inlassablement de tout ce qu'il voit, étoiles, fleurs sauvages et beauté éphémère de la Nature.

Tonton Daniel

 

j'ai vu une fleur sauvage

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #au jardin, #environnement, #le temps qui passe

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Publié le 16 Mai 2020


Bonjour à tous

Sommes-nous tous en train de devenir des robots sans âmes, sans peurs et sans passions comme le suggérait Philippe Claudel en 2017 dans son roman "Inhumaines" très justement sous-titré "roman des mœurs contemporaines" ? Au fil de vingt-cinq histoires aussi courtes que drôles et terrifiantes, il dépeint une société humaine dans laquelle toute valeur morale a disparu, la mort est devenue anecdotique et la vie un fardeau ennuyeux. Un récit à l'humour noir grinçant, sans dialogue, sans point d'interrogation ou d'exclamation, la mise en page de personnages amorphes, inertes, réduits à de simples machines... inhumaines !

Philippe Claudel ne nous épargne rien, violence gratuite, "cannibalisme écologique", liquidation physique des personnes âgées, vente d'êtres humains assimilés à des "meubles qui parlent", ainsi que des horreurs inspirées de faits réels ou historiques, bébés au congélateur, effondrement de tours jumelles, rafles, tatouages et déportation des pauvres... Le sexe, lui, est devenu banal et bestial, parfois virtuel, relève parfois de l'inceste, de la zoophilie quand il n'est pas devenu un esclavage consenti. Dans cette société dystopique, altruisme, compassion, empathie, sentiments et amour ont définitivement disparu !

Réalité ? Fiction ? Anticipation ? L'auteur dénonce en vrac tous les défauts humains, indifférence, égoïsme, snobisme, bêtise, lâcheté, racisme ou jalousie ainsi qu'une société basée sur la mondialisation et la surconsommation, le transhumanisme et le contrôle des naissances, la torture et l'aliénation par le travail, le révisionnisme et l'anti-sémitisme...

Acide, dérangeant, cynique, absurde, effrayant, surréaliste, amoral, parfois insupportable et, on l'espère, pas trop visionnaire, "Inhumaines", c'est Orange Mécanique et Buffet froid, Jean Teulé et le marquis de Sade, une lecture et une parabole jouissives qui nécessitent quelques références et beaucoup de recul, un ouvrage à ne pas mettre entre toutes les mains, qui aurait sans doute fini dans l'Enfer des bibliothèques à une autre époque mais qui fera frémir et réfléchir tous ceux qui ne sont pas encore devenus des machines privées d'humanité !

Tonton Daniel
 

 

inhumaines

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Rédigé par tonton daniel

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Publié le 16 Mai 2020


Bonjour à tous

Ceux qui s'attendront à des révélations fracassantes sur des dossiers secrets ou des mystères cachés au fond des souterrains du Vatican en seront pour leurs frais ! Car il y a cave et cave, confusion orchestrée discrètement, volontairement et malicieusement par l'auteur ! 

Pièce de théâtre déconcertante qu'André Gide tira en 1950 d'une sotie qu'il fit paraître en 1914 sous le même titre, "Les caves du Vatican" compose un récit "délibérément décousu", dont l'argument principal raconte un complot fictif contre le pape Léon XIII et dont la distribution disparate regroupe catholiques traditionnels et libres penseurs, miraculés et faux-dévôts, escrocs et assassins. Sans oublier les "caves", ceux qui ne comprennent rien à rien, les sots, les niais, les naïfs, les croyants crédules, ceux qui ne font pas partie du sérail, du complot, du milieu des truands et qui parfois se rebiffent !

Dans cette oeuvre à tiroirs où se croisent curie romaine, jésuites et francs-maçons, l'auteur dénonce les mensonges, les impostures, les faux dieux, "la foi mondaine", la rapacité du clergé, les crimes couverts par l'Eglise, le secret hypocrite de la confession... La mise en scène d'un meurtre exécuté par jeu, acte gratuit réalisé par un jeune désœuvré, est aussi un défi philosophique à Dieu et aux hommes, une réflexion sur la liberté de celui qui se débarrasse des conventions bourgeoises, des contraintes morales et religieuses, celui qui se cache et "qui en est" comme le fait dire André Gide à ses personnages à la fin du deuxième acte...

Théâtre blasphématoire, aujourd'hui vieilli avec ses récitants et ses nombreux tableaux, l'ouvrage fascina les surréalistes et fit scandale dans les milieux catholiques lors de sa parution. L'oeuvre complet de Gide, pourtant prix Nobel de littérature en 1947, fut d'ailleurs mis à l'Index par le Vatican en 1952. Les caves apprécieront !

Tonton Daniel

 

les caves du vatican

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Rédigé par tonton daniel

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Publié le 16 Mai 2020

Bonjour à tous

Une intrigue simplissime cousue de fils blancs, un style scolaire, bavard et descriptif, des personnages caricaturaux et des dialogues frisant le ridicule, sans oublier des fautes d'orthographe, de conjugaison et de syntaxe impardonnables, "Trésor mortel à saint-Omer" accumule tous les défauts ! Edité à compte d'auteure par Sylviane Rose, écrivaine audomaroise dont la réputation n'a pas dépassé son département, ce "roman policier" mièvre et superficiel est à ranger sans hésiter dans le rayon de la littérature de gare ou dans celui des ouvrages pour pré-adolescents... Et encore !

Tonton Daniel
 

 

trésor mortel à saint-omer

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Rédigé par tonton daniel

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