Publié le 26 Octobre 2019


Bonjour à tous

Evoquant la nostalgie de l'enfance et la cruauté du temps qui passe comme avant lui Marcel Proust, Colette, Philippe Delerm ou Annie Ernaux, Nicolas Delesalle publie en 2015 son premier roman "Un parfum d’herbe coupée" dans lequel il rassemble les "vaguelettes de la prime enfance", petits riens épars qui resurgissent de sa mémoire sans raison et font revivre tout à la fois un passé rassurant, une jeunesse perdue et un bonheur enfoui.

Tour à tour drôle et tendre, mélancolique et coloré, le récit commence par un enterrement et finit par une naissance, évoque la mort des grands-parents, l'autoroute des vacances, les premières amours, la maison natale, les profs, les copains, les bandes dessinées... puis plus tard les larmes, les regrets, les minutes oubliées, les balades "apaisantes" au cimetière, la vie comme un fleuve fait du ruisseau de la mémoire et de la pluie des souvenirs...

"Ce n'est pas tous les jours qu'on peut décider d'être heureux" conclut Nicolas Delesalle dans ce voyage intérieur sans doute inspiré par Voltaire. Comment ne pas lui donner raison quand, à la recherche du temps perdu, se retrouvent ces parfums d’herbe coupée, de menthe poivrée et de foin séché qui font resurgir la campagne, le soleil de juillet, l'insouciance et les couleurs pastels de l'enfance, le temps heureux et lointain des vacances en famille ?

Tonton Daniel
 

un parfum d'herbe coupée

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #le temps qui passe

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Publié le 23 Octobre 2019


Bonjour à tous

Un nouveau tabou vient de tomber aux Etats-Unis, pays de l'Oncle Sam, des prédicateurs religieux et des climato-sceptiques. Dans l'état de Washington où l'on dénombre déjà de nombreux "cimetières verts", il est aujourd'hui légal de transformer le corps des défunts... en compost !

Succédant à un projet de loi élargissant les possibilités offertes aux défunts et à leurs familles, le texte permettant une "humusation des corps" a été voté en mars 2019 et sera appliqué dans la région de Seattle à partir de mai 2020. De manière très pragmatique, la loi sur la "recomposition organique" évoque également d'autres pratiques alternatives "moins chères, accessibles à plus de gens et plus respectueuses de l'environnement" comme l’aquamation funéraire (dissolution du corps dans un bain chimique par hydrolyse alcaline) déjà légalisée dans seize Etats américains, canadiens et australiens.

Testée en Belgique sur des cadavres animaux puis en 2018 par l'université de l'Etat de Washington à l'aide de six corps légués à la science, l'humusation repose sur un principe simple, la transformation contrôlée des corps par les micro-organismes contenus dans un broyat de paille, de feuilles mortes, de matières végétales et de bois d’élagage, hors sol et sur un terrain sécurisé. En douze mois, le processus permet de fabriquer environ un mètre cube de compost rendu ensuite aux familles. Il est aussi possible d'accélérer le procédé naturel de décomposition du corps par les bactéries en le plaçant dans un conteneur fermé où règnent des conditions idéales d'humidité et d'oxygénation. Dans tous les cas, dents, os, plombages dentaires, stimulateurs cardiaques et autres prothèses non biodégradables sont récupérés en vue d'un recyclage sélectif.

Les promoteurs de la "réduction organique naturelle" insistent sur les pollutions engendrées par les inhumations traditionnelles, fabrication de cercueils, ajout de produits chimiques nocifs ou pollution des nappes phréatiques par la cadavérine et la putrescine. Quant aux crémations, elles engendrent émissions de CO2, rejets toxiques dans l’atmosphère, consommation d’énergie fossile et détérioration des couches superficielles du sol lors de la dispersion des cendres.

Evoquée en mars 2016 par des groupes écologistes et soutenue par la fondation "Métamorphose pour mourir puis donner la vie", la "conversion accélérée et en milieu clos de restes humains en humus" relève aujourd'hui en France d'un vide juridique et d'une incompatibilité avec l’article 16-1-1 du code civil mais pourrait être soumise bientôt au Conseil national des opérations funéraires.

Nombreux sont les opposants à cette nouvelle approche de la mort, principalement pour motifs religieux mais aussi paradoxalement pour raisons écologiques en pointant du doigt les médicaments, conservateurs, molécules chimiques, résidus hormonaux et autres perturbateurs endocriniens contenus dans les cadavres susceptibles de contaminer sous-sols et nappes phréatiques. D'autres renâclent pour raisons économiques, principalement des entreprises de pompes funèbres qui n'apprécient guère cette nouvelle concurrence !

Néanmoins, de plus en plus nombreux sont ceux qui militent pour réduire l’impact environnemental de la mort, rétablir un "cycle naturel" de la vie, découvrir une nouvelle forme de spiritualité ou réfléchir simplement à de nouveaux modes de sépultures. Rappelant que crémation et incinération qui semblaient inconcevables il y a cinquante ans sont aujourd'hui plébiscités et que les cimetières urbains débordent pour cause de pression démographique !

Sources : internet et magazine Science et Avenir n°872 - Octobre 2019

Tonton Daniel
 

compost humain

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #environnement, #la mort

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Publié le 13 Octobre 2019


Bonjour à tous

Truculent, coquin, prémonitoire, surréaliste, cynique et plein d'humour noir, le "Dictionnaire des idées reçues" de Gustave Flaubert est paru de manière posthume en 1913, trente ans après la disparition de son auteur. Il regroupe aphorismes subtils, définitions parfois hermétiques, lieux communs et anecdotes relevant souvent d'une époque révolue, permettant à Gustave Flaubert d'écorner quelques réputations, de mettre à mal certaines corporations, politiciens, écrivains ou paysans, ou de se moquer plus ou moins gentiment de la bêtise publique et de ses contemporains. Un mélange de bons mots, d'expressions communes, de brèves de comptoir et de définitions de mots croisés à redécouvrir au plus vite !

Quelques entrées de ce "Catalogue des opinions chics" :

Berger : les bergers sont tous sorciers. Ont la spécialité de causer avec la Sainte Vierge.

Chateaubriand : connu surtout par le beefsteak qui porte son nom.

Crampe : noyade.

Députés : tous bavards. Ne font rien.

Erection : ne se dit qu'en parlant des monuments.

Foutre : n'employer ce mot que pour jurer, et encore !

Mercure : tue la maladie et le malade.

Musique : adoucit les moeurs. Exemple : la Marseillaise.

Normands : tous filous.

Optimiste : équivalent d'imbécile.

Photographie : détrônera la peinture.

Vaccin : ne fréquenter que les personnes vaccinées.

Tonton Daniel

 

le dictionnaire des idées reçues

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

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Publié le 6 Octobre 2019


Bonjour à tous

Malgré son succès, ou peut-être à cause de celui-ci, il a souvent été reproché à la romancière Agatha Christie de faire peu varier les intrigues et les décors de ses romans policiers. Paru en 1940, "Je ne suis pas coupable" semble donner raison à ses détracteurs. Au fil des pages se croisent deux cadavres dans le château d'un paisible village anglais, plusieurs personnages et autant de suspects, des commérages, des héritages, des testaments, des enfants cachés et des secrets de famille... Démêlant les rapports d'une société très hiérarchisée, le célèbre détective Hercule Poirot n'aura évidemment aucun problème pour résoudre cette énigme où se mêlent jalousie, amour et cupidité. As usual !

Dans un récit sans action et axé uniquement sur la psychologie des personnages, le lecteur aura la surprise de trouver quelques lignes sur la "petite princesse Elisabeth", héritière présomptive de la Couronne britannique alors âgée de 14 ans, ainsi qu'une allusion aux collaborateurs d'Hercule Poirot parmi lesquels "un ancien cambrioleur" donnant parfois un coup de main au célèbre détective.

Mais la vraie surprise arrive dès le prologue avant de revenir en fin de récit avec l'édifiant et insupportable portrait de l'avocat de l'accusation, homme "terrible, grand, maigre et au nez juif", description que la romancière a expliqué des années plus tard comme le reflet de "la mentalité des Anglais de l'entre-deux-guerres" et qui rappelle quelques lignes tendancieuses de Rudyard Kipling, "prophète de l'impérialisme britannique". Témoignage d'une époque, sentiment général ou avis personnel, cette représentation n'a pas empêché la "reine des poisons" de devenir l'auteure la plus traduite dans le monde et celle qui semble aujourd'hui se disculper et nous suggérer dans un souffle : "Je ne suis pas coupable !"

Tonton Daniel

 

je ne suis pas coupable

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

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Publié le 5 Octobre 2019

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paroles et musique

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