Publié le 11 Novembre 2019


Bonjour à tous

Engagement personnel, choix économique ou souci environnemental, la crémation représente aujourd'hui en France plus de 36% des techniques funéraires. Hors considération éthique ou religieuse, cette pratique soulève quelques problèmes très pragmatiques parmi lesquels le sort des matériaux non combustibles. En plus des inévitables plaques et poignées de cercueils, que deviennent prothèses métalliques, dents en or, implants articulaires, pacemakers et autres stérilets en cuivre après la crémation mortuaire ?

En fin de procédé, le squelette n'est pas encore réduit en cendres, il est donc ensuite théoriquement broyé avec les éventuelles prothèses et objets métalliques contenus dans le corps du défunt. En réalité, des quantités impressionnantes de métaux (titane, nickel, cobalt, inox, aluminium, cuivre, zinc, fer, acier, or, platine, argent...) sont récupérées discrètement par les crématoriums et les opérateurs de pompes funèbres afin d'être vendues à des entreprises spécialisées dans la revalorisation des métaux précieux issus de la crémation ou des établissements de santé (Europe Metal Concept, OrthoMetals...). Très contrôlées, ces sociétés reversent ensuite contractuellement une partie de leur bénéfice aux crématoriums qui les approvisionnent.

Hélas, seuls quelques rares crématoriums reversent à leur tour le produit de cette rente "silencieuse" à des associations caritatives, à des fondations ou à la recherche médicale. En l'absence de législation, aucun n'est en effet tenu de prévenir les familles de ce commerce aussi douteux et amoral que lucratif et secret. Elus, familles et associations réclament donc la mise en place au niveau national d'un comité d'éthique statuant sur le sort de ces déchets très particuliers. Associations qui rappellent également que dans un marché en pleine croissance représentant déjà plusieurs millions d'euros, les 90 tonnes de métaux récupérées annuellement par OrthoMetals ou les 10 tonnes récupérées par EMC servent ainsi aux filières aéronautique ou automobile, voire même... à l'industrie de l'armement !

Source : Magazine hors-série 60 millions de consommateurs n°200 - Octobre 2019

Tonton Daniel
 

 

revalorisation des déchets funéraires

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #la mort, #déchets et recyclage

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Publié le 9 Novembre 2019


Bonjour à tous

La chaine RMC Découverte diffusait hier soir un reportage incroyable sur l'un des plus grands secrets français du XXe siècle, la catastrophe ferroviaire de la Maurienne survenue le 12 décembre 1917, un an avant la fin de la première guerre mondiale. "1917, le train de l'enfer" signé Eric Beauducel et Laurent Poudroux raconte par le détail le déraillement dans la descente entre Modane et Saint-Michel-de-Maurienne en Savoie du convoi de 18 voitures ramenant du front italien 1200 soldats français en permission pour les fêtes de Noël, quelques-uns des 120.000 français et britanniques partis un mois plus tôt combattre les troupes Austro-Allemandes dans le nord des Alpes.

Matériel mal entretenu et trop sollicité, système de freinage mixte inefficace, inexpérience des serre-freins, utilisation tardive de la contre-vapeur et des sablières de secours, conditions météorologiques déplorables, visibilité nocturne réduite, configuration encaissée du tracé, tronçon de ligne parmi les plus pentus du territoire, températures fortement négatives empêchant la lutte contre l'incendie, la liste des causes de la catastrophe est presque aussi longue que celle des 435 victimes...

Longtemps passé sous silence à cause de la censure militaire imposée en temps de guerre, le drame reste aujourd'hui l'un des plus terribles de l'histoire des chemins de fer. Le dossier d'expertise est resté classé aux archives militaires pendant près de 90 ans et rares sont les passagers du TGV qui emprunte désormais la même voie à connaitre cette sombre page de notre mémoire !

Tonton Daniel
 

 

catastrophe ferroviaire de la maurienne

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Publié dans #télévision, #histoire, #transports, #la mort

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Publié le 6 Novembre 2019

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paroles et musique, #portraits

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Publié le 3 Novembre 2019


Bonjour à tous

Mais qui est donc "Bartleby le scribe", le personnage mystérieux imaginé par le romancier américain Herman Melville pour la courte nouvelle éponyme parue en 1853 ? Avec sa prose magnifique, l'auteur de Moby Dick, plus connu pour ses récits de voyage et ses poésies romantiques, dresse en effet le portrait extraordinaire mais volontairement inachevé d'un homme hors du commun dans une courte nouvelle située à mi-chemin entre conte philosophique et récit fantastique... Qui est donc Bartleby ?

New-York, au milieu du XIXe siècle. Dans le décor austère d'un cabinet notarial, le directeur de l'étude embauche un homme singulier, "d'aspect rassis", pour seconder ses trois employés au travail des écritures. Travailleur modèle mais solitaire, silencieux, machinal, le nommé Bartleby se révèle vite asocial, dépourvu de besoin et sans passé. Avec sa figure pâle et son aspect maladif, il s'immobilise et se coupe peu à peu du monde, cesse de travailler pour contempler avec son regard vide le mur faisant face à sa fenêtre. Tel un spectre, il deviendra inutile pour son employeur qui le prendra malgré tout en pitié mais qui ne lui évitera pas une fin aussi surprenante que misérable.

Quel est le secret de cet homme énigmatique sans aucun intérêt pour son prochain ? Malade mental ? Fantôme dépressif et mélancolique ? Pur esprit retiré des contingences matérielles et des conventions sociales ? Philosophe ayant atteint une certaine forme de sagesse ? Herman Melville suggérera une histoire de vie en impasse et de lettres sans destinataire mais ne répondra pas à cette question obsédante, laissant à chacun le choix d'une interprétation.

Depuis sa création, la silhouette de Bartleby a influencé de nombreux auteurs, les "écrivains de l'absurde" comme Samuel Beckett ou, plus tard, le français Philippe Delerm en 2009 et son personnage d'Arnold Spitzweg, petit employé de bureau parisien, indépendant, silencieux, spectateur du monde en mouvement qui l'environne et qui a "quelque chose en lui de Bartleby"... Mais qui est donc Bartleby ?

Tonton Daniel

 

bartleby le scribe

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

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Publié le 30 Octobre 2019


Bonjour à tous

Le hasard d'un voyage en province m'a récemment permis de rencontrer l'auto-entrepreneure Aline Gubri, diplômée d’un master en développement durable à La Sorbonne, consultante en Consommation Responsable et auteure du livre "Zéro plastique, zéro déchet". Malgré son jeune âge, Aline Gubri a déjà travaillé pour la mairie de San Francisco, donné plusieurs conférences en France et à l'étranger, participé à de nombreuses émissions sur différents médias, elle est aussi la créatrice du blog "Consommons sainement".

Paru en 2017, "Zéro plastique, zéro déchet" est un livre clair, bien fait, agréable à lire, plein d'infos et de photos qui traite hélas d'un sujet très à la mode, l'invasion de notre quotidien et de notre environnement par une infinité d'emballages et d'objets en plastique. Chiffres et exemples font frémir : 25 millions de bouteilles en plastique jetées chaque jour en France, 11 millions de rasoirs jetables envoyés quotidiennement à la poubelle dans le monde, 50 millions de pailles en plastique jetées tous les jours aux Etats-Unis... Aline Gubri rappelle que les plastiques contiennent phtalates, triclosan ou bisphénols et que beaucoup de produits d'usage domestique dissimulent perturbateurs endocriniens, pesticides, polybromés, parabènes, composés perfluorés, solvants, adjuvants, catalyseurs et autres produits chimiques qui ont des conséquences directes sur l'Homme, son environnement, les nappes phréatiques et les océans. 

Pourquoi subir tous ces plastiques quand des alternatives simples et peu coûteuses existent ? Recyclage et compostage ne sont pas les solutions, affirme l'auteure, il faut consommer moins et réduire les déchets en amont ! Sans nous culpabiliser ou adopter un modèle économique décroissant, Aline Gubri propose donc remèdes et solutions pragmatiques pour réduire notre consommation, 101 conseils déjà connus ou innovants, simples à appliquer ou plus difficiles à appréhender, parmi lesquels certains nous sont déjà familiers, usage en cuisine de pinces en métal, de pailles en inox et de bouteilles en verre, utilisation dans la salle de bains de savon de Marseille, de vinaigre blanc, d'huiles essentielles et de bicarbonate de soude, choix au bureau de tasses lavables en lieu et place de gobelets jetables... D'autres astuces plus surprenantes transgressent quelques tabous du quotidien quand l'auteure évoque la coupe menstruelle, le préservatif en latex végétal ou les serviettes hygiéniques lavables !

Au fil des pages, Aline Gubri aborde aussi quelques thèmes bien connus : obsolescence programmée, économie circulaire, pillage des ressources naturelles, greenwashing, malbouffe, impact environnemental des élevages bovins, commerce de proximité, consommation de produits de saison... Si la réponse à tous ces problèmes doit prioritairement être législative (et sans être influencée par les lobbies industriels), une action citoyenne parait aujourd'hui indispensable. A la manière du petit colibri souvent évoqué par le philosophe Pierre Rabhi, chacun de nous peut et doit agir. "L’objectif n’est pas nécessairement de tout faire, mais de faire votre part, à votre rythme et à votre manière" conclut notre conférencière.

Tonton Daniel
 

zéro plastique zéro toxique - aline gubri

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #portraits, #environnement, #déchets et recyclage

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