Publié le 20 Juillet 2008
Bonjour à tous
Dans un courrier que j'ai reçu hier, Amnesty International rappelle à la veille des jeux olympiques de Pékin que la Chine est "le pays des records les plus inhumains" :
"La Chine détient le record mondial des exécutions. Classé secret d'Etat, il dépasserait les 8000 par an."
"Les journalistes chinois restent soumis à d'importantes restrictions et à une sévère censure. (...) Internet est placé sous la haute surveillance des 30 000 policiers du net. Des centaines de
sites sont bloqués ou interdits, les mots "Droits de l'homme", "Tibet", "Amnesty International" sont bannis."
"Entrave aux défenseurs des droits humains. (...) Plus de 500 avocats sont aujourd'hui en prison."
"La torture et les mauvais traitements restent très répandus en Chine. (...) Décharges électriques, passages à tabac, suspension par les bras, privation de sommei et de nourriture..."
Autre source, l'incontournable Wikipedia :
"Les condamnés à mort sont fréquemment exhibés pendant des heures, avant d'être promenés dans les rues sur des plate-formes de camions découverts, précédés par les sirènes et les gyrophares des
voitures de police. Les exécutions sont toujours publiques, généralement organisées dans des stades, comme à Pékin, avec une tribune d'honneur réservées aux officiels.
Le rituel judiciaire est réglé de façon théâtrale : les condamnés sont présentés à la foule entre deux policiers, tête basse, chacun d'eux porte une pancarte au cou, sur laquelle leur nom a été
barré d'une croix pour signifier qu'ils n'appartiennent plus au monde des vivants. La nature et le nombre de crimes commis y sont également inscrits (et de surcroît, énumérés par
haut-parleurs).
Les suppliciés mis à genoux sont fusillés d'une balle de fusil ou de revolver tirée à bout portant dans la nuque. Seule exception à la règle : les quelques insurgés de la Place Tiananmen (en
1989), qui furent condamnés à mort, ont été exécutés d'une rafale de mitraillette dans le dos, à hauteur du cœur.
Après la mise à mort, le nom du condamné et les motifs de sa condamnations sont affichés sur les murs, avec une grande marque rouge indiquant que justice est faite.
Sa famille apprend la nouvelle de la mort en recevant une enveloppe contenant les douilles qui ont servi à l'exécution, ainsi que la cordelette qui liait les mains du condamné. Il est joint à
cette enveloppe une facture de 80 yuans (environ 8 euros) pour "frais d'exécution" dus à l'État."
"Alors que depuis plusieurs années des dissidents chinois dénonçaient les prélèvements d'organes sur les condamnées à morts exécutés, en 2005, le gouvernement chinois a confirmé officiellement
cette pratique, en la personne du vice-ministre de la santé, Huang Jiufe, lors d'une conférence internationale à Manille. Ces prélèvements représentent 95% des organes greffés, donc seulement 5%
des organes proviennent de dons libres.
Longtemps tabou, ce sujet est actuellement à l'étude et une réforme est annoncée visant à réguler ce marché. Les organes étaient vendus par les tribunaux aux hôpitaux. Certains responsables
judiciaires avaient donc un avantage pécuniaire (de l'ordre de quelques milliers d'euros à plusieurs dizaines de milliers d'euros pour un rein ou un foie) à prononcer des sentences à la peine de
mort.
L'injection létale sur le modèle américain a été adoptée en 1997. De plus en plus de provinces l'utilisent dans des camions spécialament prévus à cet effet, permettant une exécution efficace et
un prélèvement d'organe rapide. Les seringues sont poussées par un policier et la scène peut également être filmée sans que le public ne puisse accéder à la vidéo."
Tonton Daniel