Publié le 9 Mars 2016

Bonjour à tous

Avec "L'arabe du futur", bande dessinée autobiographique dont les deux premiers tomes déjà parus racontent son enfance en Lybie et en Syrie dans les années 70 et 80, le dessinateur et réalisateur Riad Sattouf signe une BD pas tout à fait comme les autres. Décrivant une société régie par la peur, la bêtise, la corruption, la tradition, l'ignorance et l'endoctrinements politique et religieux, l'ancien collaborateur de Charlie Hebdo signe un réquisitoire sévère contre une société sclérosée et souvent violente. A l'aide de scènes parfois surréalistes, ce "roman dessiné" est également l'occasion pour lui de rendre hommage à ses parents, de dénoncer le "socialisme arabe" et de dresser un tableau effrayant du système éducatif, de la vie quotidienne et de la position sociale des femmes dans la culture arabo-musulmane.

Dans l'attente de la parution du troisième et dernier tome, cette BD politique et engagée a été traduite dans plusieurs langues et a été couronnée de nombreux prix. Un témoignage à la résonnance particulière à découvrir d'urgence afin de mieux comprendre l'actualité.

Tonton Daniel

l'arabe du futur
l'arabe du futur

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

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Publié le 6 Mars 2016

Bonjour à tous

Aujourd'hui oublié en bordure de la forêt de Fausses-Reposes entre Vaucresson et La Celle-Saint-Cloud en région parisienne, le pavillon du Butard est un petit bâtiment de style Louis XV, édifié de 1750 à 1754 par l'architecte Gabriel sur le terrain des Hubies dépendant alors du parc de Versailles, ancien rendez-vous de chasse d'apparence coquette et anodine mais à l'histoire sulfureuse...

Caves aux murs épais, petites chambres à fenêtres basses, salon décoré de miroirs et de frises d'amours, le Butard abrite dans un premier temps les turpitudes et les très jeunes conquêtes du roi Louis XV avant la construction du scandaleux Parc-aux-cerfs à Versailles. Après la Révolution, il devient pendant quelques années la propriété de l'insouciante et frivole Joséphine de Beauharnais qui l'intègre à son domaine de Malmaison. Après le second Empire et les visites de Napoléon III, le pavillon est brièvement occupé par les troupes prussiennes en 1870 et sombre dans l'oubli et la décrépitude. Théâtre de fêtes fastueuses avant la seconde guerre mondiale, il est classé au titre des monuments historiques en 1927, est peu à peu remeublé et restauré avant de servir de cachette à la Libération à différentes personnalités accusées d'avoir collaboré avec l'occupant.

Mis par l'Etat à la disposition des présidents de l'Assemblée nationale, le discret pavillon est en 1959 au centre d'une célèbre affaire de moeurs pédophile, dite "des ballets roses", dans laquelle est impliqué entre autres André Le Troquer, 73 ans, résistant proche du général de Gaulle, ancien ministre à la Libération et dernier président de l'Assemblée nationale de la IVe république, ainsi que sa compagne, la pseudo comtesse de Pinajeff ! Alcool, drogue, soupers libertins, séances de strip-tease, spectacles érotiques et chatiments corporels, les plus jeunes "invitées" n'ont alors que 14 ans... Après le procès, en réaction à ce vaste système de détournement de mineures, le Canard Enchainé titrera alors sur le "tout pourri" !

Désormais confié à l'Office national des forêts qui l'entretient et le loue pour des manifestations culturelles, familiales ou privées a priori plus avouables, le pavillon du Butard n'est toujours pas ouvert au public. De peur que ses murs ne puissent parler ?

Tonton Daniel

Les photos prises ce matin :

le pavillon du butard
le pavillon du butard
le pavillon du butard

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Publié le 2 Mars 2016

Bonjour à tous

Il était une fois un paysan algérien nommé Fatah qui rêvait d'amener son unique vache nommée Jacqueline au salon de l'agriculture à Paris. La traversée à pied d'un pays plein de surprises et la rencontre de personnages hauts en couleurs seront l'occasion pour lui de prouver que l'humour et l'entraide n'ont pas de frontières. Avec persévérance et lenteur, dans cette France "idéale" et malgré le choc de deux civilisations, Fatah ira jusqu'au bout de ses rêves et de son voyage initiatique.

Le scénario improbable de "La Vache" de Mohamed Hamidi est cousu de fil blanc, l'histoire est pleine de clichés et de bons sentiments, les personnages frisent souvent la caricature (syndicalistes en colère ou fonctionnaires véreux), mais on rit franchement et sans arrière-pensée des aventures de cet algérien naïf dans lesquelles la religion est évoquée quelques secondes par un tapis de prière et la visite d'une église de campagne. Encadré de Jamel Debbouze et de Lambert Wilson, Fatsah Bouyamed est formidable dans le rôle principal de cette fable sociale à double lecture, à la fois drôle et émouvante, conte de fée moderne qui donne en plus l'occasion de revoir un court extrait du film d'Henri Verneuil "La vache et le prisonnier" et Fernandel dans un de ses plus beaux rôles.

Pas de sang ni de violence ni de cascades ni de courses-poursuites ni d'effets spéciaux dans cette comédie humaniste déjà récompensée à plusieurs reprises. Autant de bonnes raisons d'aller admirer Jacqueline et ses yeux de biche et de comprendre pourquoi "c'est la faute à la poire" !

Tonton Daniel

la vache

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #cinéma

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Publié le 1 Mars 2016

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #télévision

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