Publié le 6 Juillet 2016

Bonjour à tous

"Un comportement homosexuel a été documenté pour la première fois chez des femelles gorilles au Rwanda.

Des femelles gorilles des montagnes "qui paradent et se courtisent, vocalisent puis se frottent l’une à l’autre, s’accouplant vulve contre vulve, ou pressant leur appareil génital contre le dos de leur partenaire". Et qui parfois se "dissimulent à l’abri des feuillages” pour mener tranquillement leurs ébats sans être interrompues par un "dos argenté". Voici ce que Cyril Grueter, de l’Université d’Australie occidentale (Australie) et Tara Stoinski, du zoo d’Atlanta (États-Unis) ont pu observer deux ans durant chez deux clans différents de Gorilla beringei beringei, dans les massifs volcaniques des Virunga, côté rwandais. Leur recherche conduite de 2008 à 2010, au centre de recherche de Karisoke, piloté par le Fonds International Diane Fossey pour les gorilles (DFGFI) vient de faire l’objet d’une publication scientifique dans la revue Plos One.

Les chercheurs y analysent 44 accouplements entre femelles survenus entre 2008 et 2010, dans deux groupes de taille très différente, l’un de dix individus dominé par un seul mâle "dos argenté", l’autre d’une quarantaine de primates fréquenté par plusieurs mâles. C’est la première fois que des comportements homosexuels fréquents sont solidement documentés chez des femelles gorilles des montagnes en pleine nature, ce qui invalide l’hypothèse selon laquelle ces comportements seraient le fruit artificiel de la captivité. En réalité, ces jeux entre femelles sont connus depuis les années 1980 : la célèbre primatologue américaine Diane Fossey et son collègue Alexander Harcourt en avaient observé... mais n’y avaient consacré que quelques lignes discrètes et perplexes dans leurs travaux. Et pour cause… "Ces femelles s’accouplent hors du cadre théorique selon lequel le sexe vise à la reproduction", note ironiquement Thierry Lodé, un spécialiste d’écologie évolutive à l’Université de Rennes 1, persuadé que le désir est l’un des moteurs de l’évolution.

Depuis 1999, et la publication par le biologiste Bruce Bagemihl d’une somme "exubérante sur l’homosexualité animale", il est impossible de considérer cette dernière comme un comportement rare et isolé : elle serait pratiquée par 450 espèces, du cygne au lamentin, en passant par la girafe. Mais "ce comportement toucherait les mâles à 80 % dans le monde animal", selon l’auteur. L’homosexualité femelle est en revanche particulièrement bien documentée chez les primates, notamment chez les bonobos, qui en usent comme d’un moyen de consolidation sociale entre elles, et les femelles macaques japonaises, "qui n’en tirent aucune amélioration de leur statut social et cherchent simplement la gratification sexuelle", selon le Canadien Paul Vasey, spécialiste de la question.

Et nos femelles gorilles des montagnes, alors ? Les primatologues ont tour à tour éliminé les hypothèses. Notamment celle selon laquelle ces câlins viseraient à résoudre des conflits, puisqu'ils n’interviennent pas après une dispute. Ils ne renforçent pas les liens familiaux et sociaux, les partenaires se choisissant apparemment indépendamment des liens de clan.. "Il ne s’agit pas non plus d'un comportement de domination, ou de 'chevauchement hiérarchique', puisque des femelles de rangs inférieurs montaient tout autant des femelles de rang supérieur”, pointe Cyril Grueter. Ni d’un rituel d’initiation, car à une exception près, ces accouplements concernent des femelles matures entre elles ou des adolescentes entre elles. Reste l’excitation sexuelle ambiante lors des périodes d’ovulation et d’accouplement dans les groupes de primates. Les femelles — et parmi elles quelques-unes dédaignées par les mâles — chercheraient simplement à soulager leur tension et se faire du bien. Aucune d’elles n’avait de relations exclusivement homosexuelles, ni de relation durable, notent encore les deux chercheurs américain et australien. Ces conclusions rejoignent celles du primatologue Juichi Yamagiwa qui a étudié l'homosexualité chez les gorilles mâles des montagnes. Mâles ou femelles, les gorilles des deux sexes cherchent avant tout le plaisir."

(Source : http://www.sciencesetavenir.fr)

Tonton Daniel

homosexualité animale 3

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #zoologie

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Publié le 3 Juillet 2016

Bonjour à tous

A l'origine étaient l'aridité du désert, les oasis, les fleuves de Mésopotamie et les palmiers dattiers. Puis, avec la civilisation humaine, vinrent les canaux, les aqueducs, les fontaines, les bassins d'irrigation, les jardins suspendus de Babylone et de Ninive. Enfin furent dessinés les premiers jardins orientaux, géométriques, rectangulaires, fermés sur eux-mêmes et séparés en quatre parties égales par autant de canaux représentant les fleuves du paradis.

D'abord utilitaire et nourricier, puis symbolique et princier, l'espace clos devient peu à peu un lieu de détente, de délices, de musique ou de contemplation. Au jardin qu'elle structure, l'eau est partout, elle rafraichit, désaltère, murmure avec les oiseaux et permet une profusion de jasmins, d'orangers, de roses de Damas, de tulipes turques et de plantations luxuriantes. Dans les jardins paisibles de Shalimar à Lahore, de l'Alhambra de Grenade ou du Taj Mahal à Agra, parfums des fleurs, saveur des dattes et des oranges, ombre des arbres, bruissement du vent, chatoiement des céramiques, confort des pavillons et raffinement des kiosques éveillent les sens, inspirent les poètes et favorisent les rencontres galantes...

Bien des siècles plus tard et loin des routes orientales, construite sur le parvis autour de son jardin éphémère et en intérieur le long d'un canal bleu azur aux fontaines de marbre blanc, l'exposition Jardins d'Orient présentée par l'Institut du Monde Arabe à Paris nous invite aujourd'hui à un voyage immobile, silencieux, intérieur et philosophique. Prenez un siège, fermez les yeux, enivrez-vous du parfum des roses et du murmure de la fontaine... Le "pairi-daeza" persan désignant un espace fermé n'aurait-il pas donné naissance à notre "paradis" ?

Tonton Daniel

jardins d'orient

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france, #au jardin

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Publié le 2 Juillet 2016

"A compter du 1er juillet 2016, les sacs plastiques ne seront plus vendus en caisse et d'autres restrictions sont prévues. Inscrite dans la loi sur la transition énergétique, l'interdiction des sacs plastique fins va entrer en vigueur en deux temps: le 1er juillet 2016 pour les sacs de caisse et le 1er janvier 2017 pour les sacs d'emballage des fruits et légumes.

- Pourquoi interdire les sacs plastique fins ?

Ces sacs sont à l'origine d'un énorme gaspillage : fragiles, ils sont souvent jetés sitôt rentrés chez soi et la marchandise déballée. Selon le gouvernement, il y a chaque année, 5 milliards de sacs fins en plastique distribués aux caisses et 12 milliards aux rayons fruits et légumes. Une partie se retrouve dans les océans, où ils sont une catastrophe pour une partie de la faune marine, qui les ingère. Ils viennent aussi alimenter les gigantesques "mers" de plastique formées par de grands courants marins.

- Quels sacs interdits le 1er juillet ?

Les sacs fins en plastique ne pourront plus être distribués à la caisse des grandes surfaces, des petits commerces (boulangeries, pharmacies, boucheries, etc.) et des marchés. Les sacs dont l'épaisseur est supérieure à 50 microns seront encore autorisés. Depuis une dizaine d'années, la grande distribution a commencé à faire payer les sacs de caisse, qu'ils soient fins ou solides, ce qui a fait passer le nombre de sacs qu'elle distribuait à ce niveau de 12 milliards à 700 millions. Certaines enseignes proposent aussi des sacs en papier payants.

- Et les sacs pour les fruits et légumes ?

Les sacs ultrafins utilisés pour les fruits et légumes seront interdits au 1er janvier 2017. Après cette date, il faudra les remplacer par des sacs en papier ou des sacs qui sont à la fois "biosourcés" et "compostables de manière domestique", selon le décret paru en mars 2016. Un sac biosourcé est composé en partie de matière organique (amidon de maïs ou de pomme de terre) et contient encore du plastique, mais qui pourra se dégrader totalement. La loi prévoit des sacs biosourcés à 30% en 2017, 40% en 2018, 50% en 2019 et 60% en 2025. Un matériau compostable a la faculté - dans certaines conditions et même s'il contient du plastique - de se dégrader tout seul et de se transformer en eau et en CO2. Le compostage nécessitant un certain taux d'humidité, de chaleur, d'aération, la norme "compostage domestique" correspond à ce qui peut se faire à la maison, en quelques semaines, et pas dans des conditions industrielles optimales.

- Est-ce plus cher ?

A priori, oui. Le coût d'un sac fin en plastique, en général produit en Asie, est d'environ 0,5 centime. Ceux biosourcés, qui pourraient être fabriqués en France et en Europe, coutent une poignée de centimes.

- Que deviendront les sacs biosourcés jetés dans un poubelle ?

Si une ville a une collecte séparée des biodéchets (matière organique), ces sacs pourront être mis dans le bac ou le sceau dédié. Si un particulier fait du compostage individuel, il pourra le mettre dans son compost. En revanche, en l'absence de collecte séparée, le sac se retrouvera dans la poubelle d'ordures ménagères classique et finira soit enfoui, soit incinéré.

- Y a-t-il de faux sacs biodégradables ?

Les sacs oxo-dégradables, que certains disaient biodégradables, ne le sont pas et ne sont pas autorisés. Ce sont des sacs en plastique qui sous l'action de la chaleur et de la lumière se décompose en minuscules granules de plastique. La pollution est moins visible mais néanmoins réelle, surtout pour la faune marine.

- Comment font nos voisins ?

Il existe une grande disparité entre les Européens. Les Danois ou les Finlandais consomment quatre sacs par habitant et par an, les Français 80, les Portugais et les Polonais plus de 400. Mais l'Union européenne a imposé aux Etats de rendre payants les sacs fins non biodégradables au plus tard au 31 décembre 2018 ou de prendre des mesures pour réduire leur consommation annuelle à 90 sacs par habitant et par an fin 2019."

(Source : http://www.sciencesetavenir.fr)

la fin des sacs en plastique à usage unique

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #déchets et recyclage, #environnement, #actualité

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