Publié le 13 Novembre 2016


Bonjour à tous

Très jolie exposition au musée des Arts et Métiers de Paris consacrée à l'oeuvre de Schuiten et Peeters, auteurs belges de bandes dessinées cultes. La rencontre du dessin technique et du dessin d'art ou la confrontation de machines réelles issues des collections du musée avec les machines rêvées par deux artistes. Quand technique rime avec esthétique et poétique et quand architecture se confond avec aventure et démesure...

Tonton Daniel

 

 

L'affiche et les photos prises hier :

 

machines à dessiner
machines à dessiner
machines à dessiner
machines à dessiner
machines à dessiner
machines à dessiner
machines à dessiner
machines à dessiner
machines à dessiner
machines à dessiner

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france

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Publié le 12 Novembre 2016


Bonjour à tous

Il était une fois, dans une ile proche de la Jamaïque, un dictateur qui, comme tous ses prédecesseurs, n'aimait pas du tout les mots ! Servant à fabriquer des histoires et à véhiculer des idées dans des livres dangereux pour lui, les mots inutiles devront donc être supprimés définitivement ! Malgré les autodafés, les destructions de dictionnaires, les listes de mots autorisés et les arrestation de tous les mots d'origine étrangère, notre dictateur devra néanmoins compter avec la réaction de jeunes enfants qui vont entrer en résistance et partir en guerre contre lui.

Menés par leur institutrice dans une fabrique clandestine de mots réfugiée au fond d'une ancienne mine d'or, les enfants seront peu à peu transformés en "architectes des mots", découvriront l'étymologie, les anglicismes, le verlan, l'argot, la "jalousie des synonymes" et vivront des "aventures grammaticales" à la recherche du subjonctif, des accents ou de la ponctuation. Jeanne et ses amis apprendront que les mots sont des entités vivantes qui naissent sans hasard, ont des familles, une histoire, qu'on met parfois en cage, qu'on oublie ou qui disparaissent, qu'une langue vivante, enfin, s'enrichit, emprunte, transforme, rejette et oublie en permanence.

Signée par l'écrivain et académicien Erik Orsenna, ancienne plume de François Mitterrand, prix Goncourt en 1988 et membre du Haut Conseil de la francophonie, "La fabrique des mots" est une fable illustrée, un conte très naïf et vite lu qui prouve que le silence est d'argent mais que la parole est d'or quand elle permet aux hommes de communiquer, d'accompagner musique et poésie et de vaincre tous les dictateurs de la planète !

Tonton Daniel

 

la fabrique des mots

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

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Publié le 11 Novembre 2016


Bonjour à tous

N'en déplaise à M. de La Fontaine, la cigale américaine, ayant chanté tout l'été, ne se trouve pas fort dépourvue quand la bise est revenue ! Et pour cause ! Magicicada septendecim ne passe pas l'hiver à quémander un petit morceau de mouche ou de vermisseau chez la fourmi sa voisine pour subsister jusqu'à la saison nouvelle. Ce petit insecte meurt avant la fin de l'été en laissant derrière lui de nombreux descendants destinés à s'enfouir sous terre pour une durée de... 17 ans !

Bizarrerie de Dame Nature, le cycle de vie de la cigale américaine intrigue les entomologistes depuis qu'il fut observé pour la première fois en 1893. Habitant les forêts de l'est des États-Unis, la larve de notre insecte sort de terre au printemps après y avoir passé 17 ans afin d'achever sa métamorphose. Aggripée au tronc d'arbre qu'elle a escaladé, la nymphe sort de sa carapace, fait sécher ses ailes, commence à chanter afin d'attirer son partenaire, se reproduit, pond ses oeufs et meurt ! Chaque femelle pondant des centaines d'oeufs, ce sont après quelques semaines, des milliards de petites larves tout juste écloses qui se laissent tomber au sol pour s'enfouir et se nourrir à leur tour de la sève des racines durant 17 ans ! Magicicada tredecim, une autre cigale périodique américaine plus pressée que sa cousine de 17 ans, n'attendra que 13 ans sous terre pour achever son cycle...

"Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
- Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
- Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant."

Tonton Daniel

 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #zoologie, #secrets et mystères

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Publié le 9 Novembre 2016

 

Donald Trump est élu 45e président des Etats-Unis d'Amérique et prendra ses fonctions le 20 janvier 2017.

 

 

le rêve américain

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #actualité, #USA, #portraits

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Publié le 5 Novembre 2016


Bonjour à tous

Le hasard aura voulu que je termine "La 6e extinction" de la journaliste d'investigation américaine Elizabeth Kolbert quelques jours après la parution du rapport du WWF "Planète Vivante 2016" faisant état d'une accélération alarmante de la disparition de la faune sauvage, à quelques jours de l'ouverture de la COP22 et alors que le magazine Sciences et Avenir consacre un article passionnant sur le début de l'ére anthropocène dans son numéro d'octobre dernier.

Le constat dressé par Elizabeth Kolbert est très clair. Après les cinq grandes extinctions précédentes caractérisées par une "baisse marquée de la biodiversité", la sixième vient juste de débuter. Si les premières sont d'origine naturelle, dues à des causes multiples et réparties sur des durées géologiques très longues, météorites géantes, dérive des continents, glaciations ou simple sélection naturelle, la dernière a commencé avec l'apparition d'Homo Sapiens et se développe avec une effrayante et extrême rapidité.

A travers quelques exemples à la fois symboliques et très concrets, effondrement des stocks de batraciens et de chauves-souris ou modification des écosystèmes dépendant des arbres, l'auteure brosse un tableau pessimiste et réaliste, froid et sans passion, de l'extinction programmée de tout ou partie de la faune et de la flore sauvages de notre planète. Les avertissements sont nombreux : extinction du dodo en 1681, du grand pingouin en 1844 ou de la grenouille de Darwin en 2014, blanchiment des barrières de corail, constat de surchasse et de surpêche, crainte sur la disparition des abeilles et des grands singes, paradoxe des espèces obligées de migrer pour survivre mais bloquées par des réalisations humaines, routes, barrières, villes, zones défrichées... Parmi d'autres exemples, on citera également la migration des végétaux vers le nord ou en altitude, la propagation d'espèces invasives causées par le commerce mondial et le tourisme transcontinental engendrant la fin de la "distribution géographique" darwinienne, les extinctions locales à petite échelle dans des iles et des espaces réduits devenant rapidement régionales puis mondiales.

Chacune des cinq extinctions précédentes a été associée à une ère géologique précise. Capable de modifier rapidement, massivement et durablement son environnement, l'Homme a volontairement ou accidentellement engagé une nouvelle ère d'extinction massive, aujourd'hui nommée "Anthropocène" dans laquelle les biomes sont devenus des "anthromes". Homo Sapiens est désormais capable de modifier la "signature stratigraphique planétaire" par sa consommation de combustibles fossiles et de sable à béton, le stockage de déchets et les retombées d'explosions nucléaires, la création d'iles artificielles ou les détournements de fleuves, toutes cicatrices définitives qui demeureront bien après le bref passage de l'Homme sur Terre. Parmi d'autres conséquences des activités humaines entrainant la disparition de nombreuses espèces animales et végétales, on rappellera également l'emprise démographique, l'acidification des océans, la dispersion de plastiques, les émissions de gaz à effet de serre et la modification de la composition atmosphérique engendrant dérèglements climatiques, recul des glaciers, avancée des déserts et fonte des calottes glaciaires polaires..

Récompensé en 2015 par le Prix Pulitzer de l'essai et sous-titré sans ambiguité "Comment l'homme détruit la vie", le livre est passionnant de bout en bout. Il pointe du doigt le paradoxe de la petitesse de l'homme face à son énorme pouvoir de nuisance et laisse à penser qu'une espèce invasive appelée Homo Sapiens pourrait être la cause du "remplacement imparfait" de l'homme de Néanderthal... Les expériences de Biosphère, les parcs nationaux et les banques de gènes congelés ne serviront à rien. S'achevant par l'auto-destruction de cette espèce autrefois qualifiée de "sage", la sixième extinction pourrait bien être la dernière...

Tonton Daniel

 

la 6e extinction

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #environnement, #zoologie, #dérèglements climatiques, #la mort

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