parfums

Publié le 10 Octobre 2017


Bonjour à tous

La dernière page tournée, il est des livres que l'on quitte à regret, tel "Parfums" de Philippe Claudel, abécédaire autobiographique sensuel et gourmand évoquant, de "Acacia" et "Alambic" à "Vieillesse" et "Voyage", les parfums d'une enfance heureuse...

Grâce à un extraordinaire travail de mémoire olfactive, Philippe Claudel évoque les figures de son passé "enfermées dans une boucle du temps", les premières amours, les personnes âgées qui sentent le lait d'amande, la fleur d'oranger et la rose ancienne. Et puis les senteurs oubliées de sa jeunesse, charbon dans le poële, angélique des fruits confits, naphtaline des armoires, salpêtre des caves humides, fumée des Gauloises brunes, huile brûlée des moteurs deux-temps, encaustique à la cire d'abeille, craie sur le tableau noir...

Il y a aussi les parfums sans nom, odeurs de liberté et de grands espaces, les parfums à emporter sur une île déserte "qui n'en aurait aucun", les parfums "courbés" et discrets qui renoncent à vivre, les bouquets intimes et les effluves sexuels dont on ne parle pas, les pestilences, relents et autres miasmes putrides, et bien sûr "le remugle des vieux livres" aux feuilles jaunies...

On pense à Philippe Delerm, à Annie Ernaux, à Montand sur sa bicyclette... Il aurait fallu ralentir la lecture et s'accorder avec le rythme du livre et de l'auteur... Le livre est fermé... Ne reste en mémoire que quelques mots, une fragrance qui s'évapore lentement avec le temps qui passe, le souvenir proustien d'un parfum trop tôt évanoui...

Tonton Daniel

 

parfums

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #le parfum

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