mer d'aral
Publié le 9 Avril 2007
Bonjour à tous
A la faveur d'un voyage en Ouzbékistan en avril 2000, j'ai pu vérifier in situ
les ravages que peut provoquer l'homme sur son environnement. Lors d'une halte
entre Khiva et Boukhara, notre guide fit arrêter le mini-bus pour nous montrer
le célèbre fleuve Amou-Daria qui, avec son jumeau le Syr-Daria, alimente la mer
d'Aral, l'une des rares mers intérieures de la planète.
En fait, il subsistait juste une petite rivière, au fond de ce qui ressemblait
à une large vallée désséchée, mais qui était en réalité l'ancien lit du fleuve !
40 ans d'irrigation forcenée pour la culture du coton ont eu raison de ce qui
était à l'origine l'un des grands fleuves d'Asie centrale.
L'assèchement de l'Amou-Daria entrainant celui de la mer d'Aral, les populations
locales ont subi maladies, abus d'engrais et de pesticides, manque d'eau potable,
pertes d'emplois, pollution des sols, disparition de la flore...
Et le pire est peut-être l'abandon des installations secrètes de l'ex-URSS sur
l'ile centrale de la mer d'Aral : les laboratoires d'essai d'armes bactériologiques
sont désormais accessibles à pied sec ! La mer d'Aral est ainsi divisée en deux
parties inégales appelées aujourd'hui "petite" et "grande" mers.
Hier matin sur France Inter, enfn une bonne nouvelle ! La construction d'une digue
au sud de l'embouchure du Syr-Daria et la volonté d'un certain nombre ont permis
un retour de l'eau, une baisse de la salinité, l'augmentation du nombre de poissons
et donc une reprise des activités humaines à petite échelle.
Petite échelle car ceci est encore ponctuel et nécessitera plusieurs dizaines d'années
ainsi qu'une réelle volonté politique avant un retour à une certaine normalité.
L'homme est capable du pire comme du meilleur : cette région du globe en est une
parfaite démonstration.
Tonton Daniel
