prix des céréales en afrique
Publié le 8 Avril 2008
Bonjour à tous
Deux dépêches relevées sur 20minutes.fr ce jour qui illustrent les problèmes récurrents des africains pour se nourrir :
"Les prix flambent et l'indignation monte. Ces derniers mois, le riz, devenu depuis les années 1970 un aliment de base dans de nombreux pays d'Afrique, aurait augmenté de 50% en Côte d'Ivoire et
en Centrafrique, de 39% au Cameroun, jusqu'à atteindre 300% de hausse en Sierra Leone. Mais ce n'est pas la seule céréale dont le coût connaît une hausse exponentielle. Selon l'Unesco, les prix
du soja et du blé ont crû respectivement de 87% et 130% depuis mars 2007. Des augmentations qui provoquent de sérieuses tensions sociales, notamment au Cameroun, où des émeutes auraient fait une
quarantaine de morts fin février.
Comment expliquer cette envolée des prix ? En ce qui concerne le riz, Frédéric Lançon, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad),
explique que dans un contexte de stocks peu importants, «la baisse des exportations de la Chine et de l'Inde, soucieuses de pourvoir à leur propre marché, conjuguée à l'entrée sur le marché des
importateurs du Bangladesh en raison d'un accident climatique à l'automne» ont suffi à provoquer des tensions, et, de fait, une flambée des prix.
La solution ? Pour les ministres africains de l'Economie et des Finances réunis le 2 avril dernier à Addis-Abeba, en Ethiopie, un des moyens à court terme d'endiguer la hausse des prix consiste à
suspendre ou diminuer les taxes sur certains produits. Mais, à long terme, l'enjeu serait, évidemment, d'accéder à l'autosuffisance."
"Les forces de sécurité ont tué la protestation dans l'oeuf. Mais dans une Egypte en proie à une grave crise sociale, l'impressionnant déploiement policier de dimanche montre que les autorités
avaient pris très au sérieux l'appel à la mobilisation contre la hausse des prix qui circulait depuis quelques jours sur Internet et via SMS. Plus de 200 personnes ont été arrêtées avant-hier
dans tout le pays. Dans le sillage de l'appel lancé par les ouvriers de Mahalla el-Kubra, dans le delta du Nil, des groupes d'opposition minoritaires, tels Kefaya (Ça suffit!), avaient appelé à
une extension du mouvement à tout le pays, en protestation contre «la vie chère».
Les prix des denrées de base comme la farine s'envolent. Face à cette inflation, les plus démunis - 44% des Egyptiens vivent avec moins de deux dollars par jour - achètent du pain subventionné,
moins cher. Du coup, les files d'attente s'allongent devant les fours. Cette crise fait la une de la presse, qui rapporte que plusieurs personnes auraient trouvé la mort dans les queues,
réveillant le spectre des «émeutes du pain» de 1977, qui, violemment réprimées, s'étaient soldées par quelque soixante-dix morts. Le ministère de l'Intérieur avait prévenu qu'il prendrait «des
mesures fermes et immédiates ». Promesse tenue : le centre-ville du Caire était en état de siège. Les initiateurs du mouvement appelaient à une opération «villes mortes». Mais la plupart des
commerces étaient ouverts. «Les gens ont peur de manifester, ils participent en restant chez eux», veut croire Shahinaz, membre de Kefaya. Pour Walid, «les gens du peuple pensent d'abord à leur
repas du lendemain; j'ai la chance de venir d'un milieu aisé, alors je proteste pour eux». A défaut de braver les interdits dans la rue en défilant, Shahinaz comme Walid et quelques centaines de
personnes ont organisé un sit-in sur les marches du syndicat des avocats face à un impressionnant dispositif policier. Un homme tient une pancarte résumant les revendications du jour: «La liberté
et le pain».
Nourriture ou bio-carburants, il va falloir choisir ! Et arrêter la spéculation à outrance !
Tonton Daniel
Deux dépêches internet de dernière minute :
"Manifestations contre la vie chère en Haïti :
Des manifestants ont protesté contre la hausse du coût de la vie chère, dans les rues de Port-au-Prince, en Haïti. On ne signale aucune victime dans l'immédiat mais les commerces et les écoles
sont restés fermés et la capitale haïtienne était paralysée. Les autorités gouvernementales ont multiplié mardi les réunions pour arrêter la conduite à tenir face à ces troubles."
"Les manifestations s’intensifient contre la vie chère :
Des manifestations contre la vie chère gagnent du terrain dans plusieurs régions du monde. Au Bourkina Faso débute ce mardi une grève générale de deux jours à l'appel de plusieurs syndicats pour
protester contre la vie chère. En Haïti, de nouvelles manifestations dénonçant la pauvreté et le coût de la vie ont fait un mort, dans la ville des Cayes, et un blessé grave à Port-au-Prince.
Depuis le début de cette protestation mercredi dernier, 5 personnes ont été tuées par balles et une trentaine blessées."