Publié le 7 Janvier 2008
Bonjour à tous
Le Nigéria, ce n'est pas que pétrole et violence ! C'est aussi un héritage culturel unique : les monolithes d'Ikom, dans le village d'Alok.
Dépêche : "A quelques heures de route au nord de Calabar (sud), le Nigeria recèle un trésor archéologique avec les cercles de monolithes d'Ikom, peut-être vieux de 2.000 ans et que certains
qualifient de "Stonehenge africain".
Depuis quelques années seulement, en l'absence d'études scientifiques probantes, journaux et bloggeurs nigérians se passionnent pour ces monolithes en forme de phallus hauts de 1 m à 1,80 m.
Disposés en une trentaine de cercles dans et autour du village d'Alok, dans l'Etat de Cross River, au sud du Nigeria, ces monolithes ont été récemment ajoutés à la liste des sites jugés en danger
par le Fonds Mondial des Monuments (WMF) et l'UNESCO étudie leur inscription au patrimoine mondial de l'humanité.
Selon le WMF, ces monolithes en pierre volcanique gravée sont gravement menacés par l'érosion, l'humidité, les pluies tropicales, les fortes chaleurs, mais aussi les voleurs et les actes de
vandalisme.
Calabar a beau avoir érigé en 2006 des répliques géantes des monolithes pour décorer un rond-point, ces pierres mystérieuses ornées d'inscriptions non encore déchiffrées sont peu connues des
habitants de la région. Aucun panneau ne les indique.
(...)
Les sacrifices d'animaux y sont interdits mais tous les 14 septembre, pour la fête des moissons, les pierres sont décorées et recouvertes de poudres de couleurs: blanc pour la paix, bleu pour la
fertilité et rouge pour la bravoure. Curieusement, seuls les enfants pré-pubères et les femmes ménopausées sont autorisées à décorer les monolithes.
"Les impurs n'oseraient pas s'en approcher. Si des voleurs en touchaient un, la pierre se fissurerait et ce serait un mauvais présage. Quant aux voleurs soit ils deviennent aveugles, soit on les
retrouve sans jambes", affirme mystérieusement Chief Sylvanus.
Les monolithes ont bien suscité une certaine curiosité de chercheurs étrangers dans la seconde moitié du 20e siècle, mais ce n'est que récemment que les Nigérians eux-mêmes s'intéressent
sérieusement à "leurs" monolithes.
(...)
Les autorités sont plus prudentes, notamment dans leur dossier de classement au patrimoine mondial transmis à l'UNESCO: ces monolithes ont une "exceptionnelle valeur universelle" et "présentent
une forme d'écriture ainsi qu'un complexe système d'informations et de symboles codifiés".
Tonton Daniel