Publié le 24 Septembre 2015

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #souvenirs de voyage, #russie-urss, #le voyage

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Publié le 22 Septembre 2015

Bonjour à tous

En 2010, le scénariste Gabor Rassov signait une pièce au sujet très original, "Les Amis du placard", dans laquelle un couple de petits bourgeois esseulés achetait un couple de chômeurs pour s'en faire de nouveaux amis ! Esclaves modernes, animaux de compagnie ou simples marchandises, ces "amis" étaient vendus sous garantie et donc échangeables, se nourrissaient des restes en étant logés dans un simple placard d'où leurs propriétaires pouvaient les sortir en cas de besoin...

Aujourd'hui, la fiction a presque rattrapé la réalité : au Japon, grâce à une dizaine de sites et d'entreprises comme Book-a-friend ou Client Partners, il est désormais possible de louer des amis à l'heure ou à la journée, ou plutôt comme le précisent ces nouveaux commerçants "de louer leur temps libre"... Se faire accompagner au restaurant, embaucher quelqu'un pour vous photographier, payer un inconnu pour faire la queue à votre place, trouver un "créateur d'alibi", un petit ami factice, un guide privé, un compagnon de sport, un capitaine de soirée qui vous ramène après une soirée alcoolisée ou tout simplement quelqu'un à qui parler..., toutes les formules sont possibles pour sauver les apparences. Malgré les sous-entendus et les inévitables rapprochements avec les services d'escorts occidentaux, ces "amitiés" nippones et tarifées relèvent en réalité davantage d'un simple service commercial dans un pays où "ce qui importe avant tout, c'est ce que les autres attendent de vous".

Pour illuster cette pratique à la fois symptomatique d'une société de plus en plus déshumanisée et contradictoire à l'heure des réseaux sociaux, voici l'article signé Agnès Redon paru le 07 septembre 2015 sur le site figaro.fr :

"Pour échapper à la solitude, de plus en plus de Japonais louent des "amis" :

Pour quelques heures, des agences nippones proposent à leur clientèle des compagnons sur mesure. Au pays du Soleil-Levant, ils sont de plus en plus nombreux à être lost in solitude.

Deux fois par mois, Yoshi, un ingénieur-informaticien de 31 ans, s’offre ce petit plaisir. Pour l’heure du déjeuner, le samedi, il retrouve Asakura et Chiaki dans un karaoké de la capitale. Les deux jeunes amies passent la journée avec lui à pousser la chansonnette, faire du lèche-vitrines et papoter. Lors de cette demi-journée accompagnée qui lui coûtera une centaine d’euros, Yoshi va confier ses soucis personnels, notamment sur le deuil de son grand-père récemment décédé. « J’ai commencé à louer des amis il y a quatre mois parce que je voulais rassurer mon grand-père mourant en montrant que j’étais entouré d’amis. Depuis son décès, je continue à faire appel à leurs services car c’est l’occasion pour moi de rencontrer des personnes différentes de celles de mon environnement professionnel », explique-t-il.

Le cas de Yoshi est loin d’être isolé. Tokyo compte plus de 30 millions d’habitants, et la solitude est en hausse constante : selon l’Institut de recherche nippon NLI, les personnes vivant seules seront la norme dans le pays d’ici à 2020. L’une des conséquences les plus redoutées est le kodokushi, la mort dans la solitude, quand des parents ne reçoivent jamais la visite de leurs enfants trop occupés par leur carrière et finissent leur vie seuls. « Avant de monter cette entreprise, je travaillais dans un salon de beauté et j’avais remarqué que les gens avaient besoin de parler. Beaucoup me confiaient qu’ils n’avaient pas d’amis, d’où l’idée de cette agence », explique Megumi Furukawa, 32 ans, fondatrice de la prospère entreprise qui compte une centaine de clients par mois.

“Sauver les apparences”

Chez Support One, comme dans d’autres agences de ce type à Tokyo, si le service le plus plébiscité est la location d’amis, des clients louent aussi des membres de la famille. Cette demande se présente notamment lorsqu’un client estime que « ses parents ne sont pas assez présentables pour le jour de leur mariage », raconte Megumi Furukawa. La location d’amis n’est donc pas seulement réservée aux victimes de la solitude. Elle permet de sauver les apparences dans une société conservatrice et d’échapper à la pression sociale. Ainsi, nombreux sont les clients qui ne peuvent pas confier certains secrets, qu’ils estiment inavouables, à leurs vrais proches. Haru, 39 ans, une des amies éphémères de l’agence, se montre compatissante lorsqu’elle évoque ses clients. Ce commerce émergent au Japon lui semble symptomatique de cette société qui interdit de parler franchement de ses problèmes, même à des amis. « La conception de l’amitié est très différente entre le Japon et les États-Unis, où j’ai vécu pendant dix ans. Cette location permet à mes clients de s’échapper de cette société moutonnière, où tout le monde doit se ressembler et ne jamais montrer ses failles », analyse-t-elle. Pour beaucoup, « ces personnes manquent de confiance en elles et la pression sociale les rend particulièrement sensibles au jugement des autres », explique l’actrice.

Une forme de liberté, donc, ajoute-t-elle en citant l’exemple d’un client de 35 ans qui n’osait pas demander conseil à ses amis pour avoir une petite amie. « Avec moi, il pouvait poser toutes ses questions sur les rapports hommes-femmes, sans honte ni gêne », raconte-elle. Mais les personnes ayant recours à ses services ne cherchent pas systématiquement une oreille compatissante. Les conseils et les discussions plus légères sont aussi très demandés. C’est ainsi qu’une fois par semaine, un retraité de 70 ans loue quelques heures du temps de Haru, car il aime parler de sa passion pour le vin. Même s’il est entouré, ses proches trouvent ce sujet barbant. Maintenant qu’il loue une amie, il se sent libre d’en parler à volonté.

Être à l’écoute des problèmes de l’autre, s’en préoccuper et apporter un soutien infaillible… « L’amitié implique son lot de responsabilités que la plupart des clients ne souhaitent pas assumer : pour ceux qui recherchent une oreille attentive ou un bon moment sans lendemain, louer un ami est beaucoup plus simple ! » explique Megumi Furukawa.

Une tradition millénaire

Si ces relations éphémères semblent bien éloignées d’un véritable échange, c’est aussi parce qu’elles sont très encadrées : pas question d’aller au-delà de la relation amicale, le contrat l’interdit. Les amis de location n’ont pas le droit de rencontrer leur client en dehors du temps contractuel, de jouer le rôle du petit ami et de se rendre seul au domicile d’un client, encore moins de monter dans sa voiture. Pas question non plus de se toucher. Megumi Furukawa veille au grain et à ce que son entreprise ne soit pas assimilée à un service de rencontres amoureuses. « Depuis très longtemps, les Japonais paient cher des jeunes femmes pour leur conversation, sans attendre d’elles une relation sexuelle. C’était notamment le travail des geishas », explique-t-elle. C’est aussi le travail de ce qu’on appelle les hôtesses, des femmes qui ont pour rôle de tenir compagnie à leurs clients masculins en leur offrant boissons et conversation. Dans la continuité de ces services, le temps d’une soirée, la compagnie d’un acteur ou d’une actrice soulage désormais le vague à l’âme de ces Nippons solitaires".

Source : http://madame.lefigaro.fr/societe/japon-comment-jai-loue-un-ami-280815-97930

Tonton Daniel

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #japon, #homo absurdus

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Publié le 19 Septembre 2015

Bonjour à tous

Inspirée de l'histoire vraie de l'extravagante Florence Foster Jenkins, "cantatrice" américaine qui aurait également suggéré à Hergé le personnage de Bianca Castafiore, "Marguerite" de Xavier Giannoli est une fable tour à tour drôle, féroce, cruelle et sensible. Dans le rôle-titre, magnifique comme à son habitude, la grande Catherine Frot compose le portrait émouvant, excentrique et adorable d'une femme sans autre talent que celui de savoir sublimer un vide amoureux et existentiel en le transformant en passion irraisonnée pour le chant et l'Opéra.

Seconds rôles, musique, décors, scénario, tout est parfait dans un film beaucoup moins futile que ne le laissent prévoir à la fois le sujet et la bande-annonce. Un film plein d'émotions, qui fait du bien, qui nous incite à vivre nos rêves, qui engage à la tolérance en modifiant notre regard sur les autres et sur leurs différences. Du grand cinéma !

César et Marguerite, le couple de l'année 2016 ?

Tonton Daniel

marguerite

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #cinéma

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Publié le 17 Septembre 2015

Bonjour à tous

Finis les dépôts sauvages de pneus usagés défigurant les paysages et offrant aux moustiques des lieux de développement favorables ! Grâce aux directives européennes de 2002 et au Code de l'Environnement, producteurs (fabricants et importateurs), distributeurs (garagistes, centres auto, concessionnaires automobiles), détenteurs (entreprises de transport, collectivités locales) et collecteurs (entreprises de ramassage et de tri) ont été obligés de financer par éco-contribution la collecte des pneus usagés dont la totalité est aujourd'hui valorisée ou recyclée. Et les chiffres sont astronomiques ! Principalement destinés au transport routier (deux-roues, voitures, camions, engins de génie civil) et composés essentiellement de gomme de caoutchouc, d'acier et de textiles, 300 milliards de pneumatiques sont produits annuellement dans le monde, générant 17 millions de tonnes de pneus usagés chaque année !

Grâce à une double volonté politique et industrielle, le réseau de valorisation des pneumatiques usagés est aujourd'hui efficace à 100% et est devenu un modèle à suivre pour toutes les filières de recyclage en France et pour l'économie circulaire en général. Créée conjointement par les principaux fabricants de pneus de l'Hexagone dès 2003, l'éco-organisme Aliapur gère 80 % des pneus usagés français. L'entreprise a collecté 100 000 tonnes de pneus usagés en 2014, soit 40 millions de pneus de voitures. 15% environ de ces pneus sont réutilisés après rechapage, 30% sont revalorisés après broyage (granulats servant à fabriquer poubelles, objets moulés et mobilier urbain, revêtements et remblais routiers, supports de voies ferrées, sols amortissants pour aires de jeux et terrains sportifs), 55% sont brûlés dans des cimenteries, aciéries, fonderies ou centrales thermiques agréées. A noter que les pneus usagés de grande taille peuvent servir à la réhabilitation de carrières et qu'une faible quantité est réutilisée par la filière agricole pour le soutien de bâches d’ensilage. Quant à la quantité de pneus brûlés lors de manifestations aussi spectaculaires que médiatiques et polluantes, elle reste infinitésimale !

Soucieux d'une valorisation toujours plus efficace et afin de diminuer la combustion énergétique, des chercheurs français et allemands ont imaginé le moyen de transformer des pneus usagés en pétrole brut, raffiné ensuite de manière classique pour obtenir diesel, essences et solvants ! Présenté au dernier concours Lépine à la foire de Paris en mai 2015, le procédé par pyrolise est ainsi utilisé par la jeune entreprise Pyrum Innovations et devrait être commercialisé dans les prochains mois après d'inévitables tests de performance. Les fabricants "historiques" ne sont pas en reste. Le français Michelin a ouvert l'an dernier une nouvelle voie prometteuse, "traiter des particules de pneus avec des micro-organismes qui devront dévulcaniser le caoutchouc en éliminant le soufre".

Tonton Daniel

http://tontondaniel.over-blog.com/article-21769074.html

recyclage des pneus

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #déchets et recyclage

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Publié le 8 Septembre 2015

Bonjour à tous

Définition et étymologie : en médecine, doctrine du docteur Franz Anton Mesmer, célèbre magnétiseur allemand du XVIIIe siècle. Doctrine très en vogue jusqu'au XIXe siècle selon laquelle "tous les êtres sont soumis à l'influence d'un fluide magnétique universel" dont le déséquilibre provoque les maladies, notamment les maladies nerveuses. Lors de ses séances, Mesmer utilisait souvent des plaques aimantées et inventa une méthode de traitement collectif dite du baquet.

Synonymes par extension : magnétisme, charlatanisme, pseudo-science, hypnose.

Le mesmérisme eut une telle renommée dans le monde anglophone (Grande-Bretagne et Amérique du nord) que le verbe "hypnotiser" se dit non seulement "to hypnotize" en anglais, mais également "to mesmerize".

Citations :

- "On disait à Delon, médecin mesmériste : "Eh bien ! M. de B. est mort, malgré la promesse que vous aviez faite de le guérir. - Vous avez, dit-il, été absent, vous n'avez pas suivi les progrès de la cure : il est mort guéri". (Chamfort - Caractères et anecdotes - 1794)

- "Le corps respectable des médecins de Paris déploya contre les mesmériens les rigueurs des guerres religieuses". (Honoré de Balzac - Ursule Mirouet - 1841)

- "Pour amener le somnambulisme, ils projetèrent de construire un baquet mesmérien. Déjà même Pécuchet avait recueilli de la limaille et nettoyé une vingtaine de bouteilles, quand un scrupule l'arrêta. Parmi les malades, il viendrait des personnes du sexe. - Et que ferons-nous s'il leur prend des accès d'érotisme furieux ?" (Gustave Flaubert - Bouvard et Pécuchet - 1880)

- "Chanter, et la pensée de le faire devant un auditoire, était une autre façon mesmérienne de tuer le temps". (Truman Capote - De sang-froid - 1966)

Tonton Daniel

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #lexique, #médecine, #histoire

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