Publié le 14 Novembre 2010


Bonjour à tous

 

Qu'il est loin, le "Temps X" des frères Bogdanoff qui nous faisait rêver les samedis après-midi dans les années 80 ! Aujourd'hui, Igor et Grichka, en mal de reconnaissance, essayent par tous les moyens médiatiques, audiovisuel, publicitaire, "littéraire" ou informatique, de refaire parler d'eux. Même les opérations de chirurgie inesthétique qui les ont défigurés ne suffisent plus à attirer l'attention sur leurs petites personnes. Forts d'un égo démesuré et d'un aplomb colossal, les jumeaux ont donc tenté de se faire passer pour de vrais chercheurs en présentant des thèses fantaisistes que la communauté scientifique s'est empressé de dénoncer. Quant à leur dernier opus écrit, "Le visage de Dieu", il surfe avec opportunisme et sous prétexte de vulgarisation sur la vague mystico-religieuse qui gagne hélas toute la planète en cette période tourmentée.

 

L'hebdomadaire Marianne dans ses éditions des 15 et 23 octobre 2010 rappelle qu'un rapport du CNRS a qualifié leurs thèses de "dénuées de sens" et d'un "agglomérat décousu de paragraphes remplis d'imprécisions, de confusion et d'incompréhensions" !
Extrait du rapport : "l'ensemble des articles considérés ici ne répond à aucun critère de clarté, de précision et d'exactitude en vigueur en physique théorique. Ce manuscrit de thèse ne peut pas être qualifié de contribution scientifique".

 

Directeur de recherche au CNRS et membre de l'observatoire de Paris-Meudon, Jean-Pierre Luminet évoque le piston proposé par les deux frères pour passer à la télé en échange de son appui public ! Il est vrai que les Bogdanoff se sont autoproclamés docteurs dans leur précédent ouvrage "Dieu et la science", ce qui leur aurait valu le rare exploit de se faire virer de TF1 en 1991 !

 

Plus tard, le magazine Ciel & Espace fait paraitre en octobre 2004 un article intitulé "La mystification Bogdanov". Cette même année, les jumeaux utilisent de fausses identités sur le net pour faire accréditer leurs théories. En 2008, le journaliste scientifique Pierre Vandeginste du magazine La Recherche estime que l'émission "Science X" propose un "contenu scientifique proche du zéro absolu". Quant à  l'astrophysicien Alain Riazuelo, il dénonce "les élucubrations pseudo-scientifiques des auteurs".
Autres commentaires relevés dans Marianne : "l'auteur ne domine pas la question", "un ahurissant galimatias", "un maelström de données amassées mais fort mal digérées", etc...
Fermez le ban !

 

Voilà assez d'indices et de témoignages sérieux pour me convaincre de ne pas acheter leur bouquin !
Les Bogdanoff ne sont pas laids à l'extérieur. Ils sont laids à l'intérieur.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Igor_et_Grichka_Bogdanoff

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Bogdanoff

 

http://www.marianne2.fr/REVELATIONS-Le-rapport-du-CNRS-qui-flingue-les-Bogdanoff_a198523.html

 

http://ybmessager.free.fr/wp/index.php?p=9

 

http://tontondaniel.over-blog.com/article-19463875.html

 

Tonton Daniel

 

 

les bogdanoff

 

 

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Rédigé par tonton daniel

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Publié le 13 Novembre 2010


Bonjour à tous

 

Oubliez tous vos préjugés sur l'Afrique ! Le vieux Continent Noir, objet de fantasmes et de convoitises, théâtre de coups d'état et de conflits ethniques, victime du sida et de famines, est aussi le creuset de toute une jeunesse souriante et le lieu de tous les espoirs. C'est le message de la réalisatrice Debs Gardner-Paterson dans son film "Africa united" qui sortira sur les écrans français en janvier 2011.

 

"Parmi les nombreux films grand public de ces dernières années qui se passent en Afrique, on distingue un fil rouge : Blood Diamond, Le Dernier Roi d’Ecosse, Shooting Dogs ou The Constant Gardener, tous ont reçu un bon accueil du public et de la critique, et tous avaient pour héros des Blancs s’impliquant héroïquement sur ce continent dangereux et sauvage. Cette harmonieuse série pourrait avoir trouvé son point de rupture. Africa United, surnommé par ses créateurs le “projet de la bleusaille”, a été interprété par de jeunes adolescents âgés de 11 à 15 ans qui n’avaient jamais joué la comédie auparavant, écrit par un scénariste dont c’était le premier scénario et réalisé par une réalisatrice qui tournait ainsi son premier long-métrage. Déjà, le film se voit comparé à Slumdog Millionaire.

 

Le Soudanais Emmanuel Jal, ancien enfant soldat devenu star du rap, qui joue un méchant, est le seul visage connu dans la distribution d’Africa United. Mais c’est pour lui aussi sa première expérience d’acteur. Ce road-movie a pour héros cinq enfants qui parcourent près de 5 000 km pour rejoindre l’Afrique du Sud, où a lieu la Coupe du monde de football. Leurs origines sont aussi bigarrées que le continent : il y a Fabrice, petit génie du foot issu des classes moyennes, Dudu, un orphelin du sida à l’incroyable détermination, Beatrice, sa petite sœur douce et pieuse, la fière Celeste, une adolescente prostituée, et Foreman George, un ancien enfant soldat traumatisé originaire de république démocratique du Congo.

 

Les premières projections ont été marquées par une pluie de louanges pour les acteurs, et au Festival du film de Toronto le film a même reçu une standing ovation. “Ce fut un moment délirant, et un immense soulagement”, raconte la réalisatrice Debs Gardner-Paterson. Mais c’est surtout le moment où sort Africa United, après le succès de la Coupe du monde, qui rend le film si important, estime-t-elle. “Il y a toute une facette de l’Afrique qu’on ne voit tout simplement pas. Ce n’est pas une tâche facile de la dévoiler. Mais notre ambition à nous était de faire un film familial qui n’évince pas cet aspect de la réalité. De montrer aux gamins d’ici qu’il y a là-bas des gamins comme eux, dans d’autres situations, qui sont des individus formidables. Il y a tant d’histoires superbes et de gens formidables, entreprenants, intelligents, pleins d’entrain. Il y a tant d’ingéniosité et de créativité en Afrique, c’est proprement incroyable. J’ai un cousin qui a 14 ans et qui, après avoir lu le scénario, m’a dit : ‘Tu t’es trompée, ce gamin a un téléphone portable, on ne voit pas ça en Afrique.’ Je l’ai détrompé, bien sûr que si, qu’on voit ça, et c’est précisément ce qu’on veut montrer. Il y a tout un pan de l’Afrique que tu ignores complètement.” Debs Gardner-Paterson, dont la mère a grandi au Rwanda, était déterminée à tourner là-bas, ainsi qu’en Afrique du Sud et au Burundi. Africa United est ainsi devenu une coproduction rwando-britannique. “Les paysages sont hors normes, sidérants, et je trouvais moralement contestable de tout tourner en Afrique du Sud simplement parce que c’est plus facile”, explique-t-elle.

 

A l’origine d’Africa United, il y a Eric Kabera, [un producteur rwandais] qui a grandi dans un camp de réfugiés au Congo. A ses yeux également, c’était le moment idéal pour un film aussi euphorisant. “Quand je vais dans les festivals de cinéma, les gens disent en me voyant ‘Ah, voilà le gars du génocide’, parce que j’ai beaucoup travaillé sur cette période. Mais le temps est venu de montrer autre chose de l’Afrique. Il n’y a pas que des guerres civiles ici. Il ne faut pas éluder les problèmes. Mais n’ignorons pas non plus l’espoir. Ce film est l’occasion pour les gens de commencer à porter un autre regard sur l’Afrique, à travers des yeux d’enfant. Le football n’est qu’une métaphore. Mais j’espère que le film ouvrira la voie à bien d’autres histoires venues de ce continent.”

 

Comme pour Slumdog Millionaire, les créateurs d’Africa United ont été très sensibles à ce que cela représente de travailler dans un pays en développement. Ils soulignent que tous les enfants ont été très entourés. Africa United devrait faire évoluer les esprits des spectateurs et influer sur le sort de ses talentueux acteurs. Comme le dit Dudu dans le film, “rien n’est impossible”.

 

(source : article de Tracy McVeigh et Vanessa Thorpe pour The Observer repris dans Courrier International n° 1043)

 

Tonton Daniel

 

 

Africa United

 

 

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Rédigé par tonton daniel

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Publié le 10 Novembre 2010


Bonjour à tous

 

"Vénus noire" est un film choc, dérangeant, très dur, parfois insupportable, à la limite du voyeurisme et de la pornographie. Il raconte la terrifiante descente aux enfers de Saartjie Baartman, sud-africaine exposée au 19e siècle dans un "cirque humain" comme une bête sauvage en raison de ses mensurations particulières (hypertrophie des fesses et organes génitaux protubérants), avant de finir prostituée et de mourir à Paris à l'âge de 25 ans.

 

Les foires aux monstres dans lesquels étaient présentés nains, siamois, femmes à barbe et autres hommes-troncs et les zoos humains qui exposaient pygmées africains, indiens d'Amérique ou Canaques d'Océanie étaient très en vogue au 19e siècle colonial, époque où la mauvaise interprétation des théories darwiniennes favorisait les théories racistes et le sentiment de supériorité des européens. Des "scientifiques" comme Georges Cuvier et Geoffroy Saint-Hilaire affirmaient alors l'infériorité de certaines races et comparaient visages et fesses des populations noires à ceux et celles de singes comme l'orang-outang ou le mandrill...

 

Par son sujet, le film d'Abdellatif Kechiche rappelle le fantastique "Freaks" de Tod Browning en 1932 ou "Elephant man" de David Lynch en 1980 mais le ton est très différent, plutôt neutre et souffre parfois de quelques longueurs. Il bénéficie de l'interprétation d'une actrice débutante extraordinaire, la cubaine Yahima Torres dans le rôle-titre, ainsi que de la présence d'Olivier Gourmet, qui confirme ici son grand talent.

 

Ce film bouleversant sur l'histoire vraie de celle qu'on surnomma "la Vénus Hottentote" dénonce tout à la fois la curiosité malsaine, le racisme, l'intolérance, la mysoginie, la peur de l'autre et de ses différences.
Et si, à l'heure de la télé-réalité et des webcams, le monstre était réfugié en chacun d'entre nous ?

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9nus_Hottentote

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Zoo_humain

 

"Vénus noire" était aussi le surnom de Joséphine Baker :

 

http://tontondaniel.over-blog.com/article-4848202.html

 

Tonton Daniel

 

 

la vénus noire

 

 

 

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Rédigé par tonton daniel

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Publié le 7 Novembre 2010


Bonjour à tous

 

Encore un film de copains ! Très bien réalisé, très bien interprété, certes... Drôle, triste, émouvant, léger... mais juste un film de copains fait par une bande de copains comme en ont réalisé bien d'autres avant Guillaume Canet. On pense inévitablement à "Vincent, François, Paul et les autres" de Claude Sautet, à "Mes meilleurs copains" de Jean-Marie Poiré, aux films de Lelouch ou de Klapisch, et bien sûr aux réunions familiales d'Agnès Jaoui et aux "Bronzés" de Patrice Leconte.

 

Loin du chef d'oeuvre annoncé par une partie de la presse et par certains de mes collègues, le film souffre de quelques longueurs ou de quelques effets faciles comme le remplacement de certains dialogues par de la musique. Le scénario est bien léger et certains des personnages frôlent la caricature, comme François Cluzet en clone de Jean-Pierre Bacri ! Restent les décors, la baie d'Arcachon et la dune du Pyla, fragiles et difficiles d'accès comme l'amitié...

 

Désolé mais je n'ai pas sorti mon petit mouchoir !

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Petits_Mouchoirs

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Canet

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Film_choral

 

http://tontondaniel.over-blog.com/article-31030649.html

 

Tonton Daniel

 

 

les petits mouchoirs

 

 

 

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Rédigé par tonton daniel

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Publié le 6 Novembre 2010


Bonjour à tous

 

"La Petite Fille de Monsieur Linh", roman de Philippe Claudel paru en 2005, est un vrai petit bijou !
Il raconte sans fioriture ni pathos le déracinement d'un vieux monsieur, la guerre, l'exil, les boat-people mais aussi l'amitié entre deux hommes que tout oppose et qui ont tout perdu. Le lieu de leur rencontre ? Un simple banc dans une ville et un pays anonymes, comme un bateau échoué pour un voyage immobile. Leur dialogue ? Des regards, une poignée de main, un paquet de cigarettes... Et entre eux, Sang Diû, la petite fille de Monsieur Linh, sage comme une image, imperturbable aux évènements extérieurs...

 

Le ton est rapide, les phrases simples et courtes afin de mettre en valeur des sentiments forts et puissants. A travers l'histoire de Monsieur Linh, le lecteur va découvrir l'Asie, vivante et chaleureuse, patiente et colorée, si différente de la ville inconnue et froide. Avec lui, les parfums deviennent des messages universels au-delà du langage humain, chaque regard, chaque attention apportent l'espoir d'un jour meilleur. Difficile d'imaginer l'adaptation en cours de ce roman pour le cinéma !

 

Je ne vous raconterai pas le dénouement ni la surprise des derniers moments mais évoquerai plutôt la parabole humaniste, pleine d'espoir, d'émotions et de poésie. Hautement recommandable !

 

Merci à Vincent et Anaïs pour m'avoir fait rencontrer Monsieur Linh.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Claudel

 

Tonton Daniel

 

La Petite Fille de Monsieur Linh

 

 

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Rédigé par tonton daniel

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