Publié le 14 Juin 2008


Bonjour à tous


On savait déjà que les conditions de travail des ouvriers immigrés sur les chantiers des Emirats Arabes Unis étaient plus que déplorables, notamment sur le chantier de construction de la Burj Dubai, gratte-ciel le plus haut du monde avec ses 815 mètres qui sera livré avant la fin de l'année, et qui pourrait servir d'emblème moderne à la lutte contre l'esclavage.
http://tontondaniel.over-blog.com/article-17122415.html
Privés de leur passeport à leur arrivée, travaillant 7 jours sur 7 pour un salaire de misère dans des conditions climatiques extrêmes et entassés dans des dortoirs-poubelles, ces immigrés représentent plus de 80% de la population des Emirats.
Courrier International n°917 du 29 mai explique un quasi-esclavage et un trafic d'êtres humains avec l'attribution par les autorités à chaque citoyen émirati de plusieurs titres de séjours qu'il peut utiliser à sa guise : ce système est nommé "kafala", chaque ouvrier étant placé sous la responsabilité et la protection d’un "kafil" (citoyen émirati).


"Titres de séjour à vendre :


Dans les pétromonarchies du Golfe, chaque citoyen dispose d’un certain nombre de titres de séjour, qu’il peut attribuer à des travailleurs immigrés selon des quotas par pays définis par le gouvernement. Une famille peut embaucher une employée de maison et un chauffeur, tandis que les entrepreneurs peuvent faire venir des ouvriers par centaines. “Ce système s’apparente nettement au trafic d’êtres humains”, souligne le quotidien koweïtien Al-Jarida dans un élan d’autocritique extrêmement rare à ce sujet dans la région. Car les “titres de séjour sont vendus et revendus” par les ayants droit, ce qui constitue pour certains d’entre eux une véritable rente. “Et, une fois que quelqu’un a ainsi ‘acheté’ un travailleur, il lui confisque son passeport et le tient donc à sa merci.” Il faut rappeler que, dans ces six monarchies, c’est aux immigrés, qui représentent entre 20 % et 80 % de la population, qu’échoient tous les métiers pénibles."


http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2008/3/19/enqu0.htm


http://communisme.wordpress.com/category/emirats-arabes-unis/


Tonton Daniel


Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #international

Repost0

Publié le 13 Juin 2008


Bonjour à tous


Les protections hygiéniques utilisées par les femmes lors de leurs règles sont de trois types : serviettes, tampons, coupes menstruelles. Les deux premières sont les plus répandues mais aussi les plus nocives pour l'environnement car jetables et non réutilisables (à l'exception des serviettes lavables en tissu guère plus usitées aujourd'hui).


Une coupe menstruelle est un petit réservoir en silicone (le latex est plus rare car pouvant provoquer des allergies), en forme de cloche et placé dans le vagin pour récupérer les menstruations.
Fabriquées en série depuis les années 80, ces coupes sont réutilisables, donc économiques et écologiques, lavables, hygiéniques, peu encombrantes, plus esthétiques, compatibles avec les sports nautiques, et parfaitement fiables car introduites pliées et maintenues en place par effet de "ventouse".
Contrairement à une serviette, une coupe menstruelle n'entretient pas d'humidité et donc évite les mycoses. Contrairement à un tampon, elle n'absorbe rien et donc évite la sécheresse vaginale.
Non blanchie avec des produits irritants comme le chlore ou l'eau de javel utilisés pour la fabrication des serviettes hygiéniques et des tampons, la coupe reste aussi une méthode plus écologique.


Malgré tous ces avantages, on comprend pourquoi ce dispositif n'est pas plus répandu : les lessiviers fabricants de serviettes et de tampons comme Procter & Gamble et son célèbre Tampax ont tout intérêt à pérenniser le marché du jetable ! Procter & Gamble, c'est aussi (entre autres) les garnitures périodiques Always et les couches Pampers... Son concurrent Kimberly-Clark, c'est (entre autres) la ligne d'hygiéne féminine Kotex, mais aussi les mouchoirs Kleenex et les couches Huggies...


Les protections jetables, ça rapporte aux multinationales et ça pollue ! Mesdames, utilisez des coupes !


http://www.20minutes.fr/article/236833/Debats-Marre-de-saigner-la-planete-Essayez-la-mooncup.php


http://www.mooncup.fr/


Tonton Daniel


Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #sexualité

Repost0

Publié le 11 Juin 2008


Bonjour à tous


Réchauffement des océans, surpêche, rejets toxiques... autant de facteurs qui expliquent la prolifération des méduses dans les océans. La guerre à la méduse va-t-elle être déclarée ?


Un article passionnant sur le site dinosoria.com, daté du 20.09.2007 :


"Des mers transformées en soupes de méduses :


Jacqueline Goy, biologiste et maître de conférences au Muséum, est une grande spécialiste des cnidaires. L’étude qu’elle a menée avec l’Institut océanographique de Paris, est très inquiétante.
« Les eaux de la mer Noire et de la Baltique sont d’ores et déjà devenues des soupes de méduses », constate t-elle.
D'ici 2020, la population des méduses, qui infeste déjà la plupart des mers du monde, aura pratiquement doublé.
Pour le tourisme, ces invasions sont une véritable catastrophe. Elles obligent les stations balnéaires à déployer de grands filets de protection et à créer des espaces de plages artificielles.  Cannes, puis Monaco, ont été les deux premières stations balnéaires de Méditerranée à déployer des filets en 2007 pour protéger les baigneurs.
Cet été, en Espagne, les plages ont été envahies par les méduses. La prolifération est telle que les autorités espagnoles ont créé un nouveau drapeau, avec méduses bleues sérigraphiées sur fond blanc, pour avertir le public.
L’espèce concernée est la Pelagia noctiluca. Cette méduse qui atteint 10 cm de diamètre est particulièrement urticante. Ses 8 tentacules sont très extensibles. La coloration est translucide légèrement bleutée, rosâtre parfois beige. L'ombrelle et les tentacules buccaux sont couverts de verrues allongées beige à brun-rouge.
A son contact, le baigneur ressent une brûlure intense qui peut provoquer de graves troubles, voire des syncopes.
Cette méduse évolue en Mer du Nord, Manche, Atlantique, et Méditerranée.
A la nuit tombée, les Pelagia noctiluca remontent à la surface pour se nourrir. Elles sont alors à la merci des courants et du vent, qui peuvent les rabattre par milliers vers le littoral.
Dans le monde entier, les méduses inquiètent et provoquent de graves perturbations. En 2006, des chercheurs avaient démontré que le long des côtes namibiennes, dans l’Atlantique sud, les méduses étaient plus nombreuses que les poissons.
Dans le golfe du Mexique, des méduses géantes font concurrence aux pêcheries de crevettes.
En mer du Japon, on a constaté une prolifération de méduses géantes de 200 kg. Ces méduses géantes dites "Echizen Kurage", ou "méduses de Nomura" peuvent allonger leurs tentacules jusqu’à 35 mètres. Elles peuvent atteindre 2 mètres de diamètre. Ces méduses brisent les filets de pêche et déciment la faune locale.


Les méduses sont des carnivores à l’appêtit insatiable. Si cette prolifération persiste, elle mettra rapidement en danger toute la biodiversité.
Plusieurs facteurs semblent être la cause de cette invasion mondiale. Tout d’abord, les changements climatiques influent directement sur la surpopulation des invertébrés.
Concernant Pelagia noctiluca, tous les spécialistes s’accordent pour parler de cycle. Gabriel Gorsky, biologiste marin à l'Observatoire océanographique de Villefranche-sur-Mer, parle de périodes à méduses. "Un déficit prolongé de pluviométrie associé à une hausse des températures de l'eau et de l'air ainsi que des hautes pressions atmosphériques sont des facteurs favorables à la pullulation", a-t-il expliqué à LCI.fr.
Les populations de Pelagia noctiluca augmentent tous les 12 ans environ. Ces pics sont liés à l’évolution de la température et de la salinité des eaux.
D’autres espèces de méduses prolifèrent également de manière inquiétante comme Chrysaora melanaster, la méduse striée du Pacifique.
Cette méduse est reconnaissable à son chapeau rond de petite taille présentant des doubles stries marrons concentriques. Ses filaments peuvent atteindre 3 à 6 m de long.
Si la méduse est une prédatrice, elle est elle-même la proie d’autres prédateurs. Les tortues marines se nourrissent de méduses ainsi que certaines espèces de poissons comme le thon.
Malheureusement, l’homme pêche de manière beaucoup trop intensive thons et tortues.
Faute de prédateurs, les populations de méduses ne sont plus régulées.
En surnombre, les méduses déciment les œufs et les larves de leurs principaux prédateurs, déjà en situation précaire à cause de l’homme.
En Baltique ou en mer Noire, les derniers bancs de harengs ou d’anchois sont en train de disparaître.
En Espagne, les autorités ont commencé à réintroduire des tortures marines pour rééquilibrer le biotope.
Jacqueline Goy s’inquiètent de certains rejets dans les océans :
« Les hormones contenues dans les pilules contraceptives ou les traitements de la ménopause, une fois rejetées par les urines, ne sont pas éliminées par les stations d’épuration. Elles se retrouvent dans la mer, avec les mêmes effets : blocage de la fécondation et féminisation des poissons ».
Des études sont en cours pour confirmer l’impact de ce type de rejets. Toujours est-il qu’ils risquent d’être encore favorables aux méduses ainsi qu’aux salpes, deux espèces dont la reproduction est partiellement asexuée.
Les Salpes sont des Thaliacés pélagiques filtreurs qui peuvent vivre en vaste colonies atteignant  jusqu'à 40 m.
Ces organismes translucides sont herbivores.  Actuellement, les salpes sont en train d’envahir l’océan Austral.
Les immenses colonies y dévorent d’énormes quantités de phytoplancton, leur principale nourriture.



Toutes les études sont très pessimistes. Il est impératif que nous prenions conscience du problème pour stopper cette invasion qui est en train de déséquilibrer tout le fonctionnement de nos océans."


Autres anecdotes :


-Trois mille méduses de Nomura ont été prises dans un seul coup de filet au large de Nyuzenmachi. Les poissons survivants ont été empoisonnés et couverts de gélatine.


-Le littoral méditerranéen de l'Espagne, notamment celui de Barcelone ont connu dès juin 2007 des invasions de méduses (Plus de 10 000 blessés, plus ou moins gravement en quelques mois). Cette invasion serait due notamment à l'élévation de la température de l'eau et à la régression des prédateurs de méduses comme le thon.


-La centrale nucléaire de Gravelines, très proche de la mer du Nord, a déjà connu des problèmes liés à une pullulation de méduses dites « groseille de mer » qui ont failli provoquer l’arrêt de la centrale.


-En Irlande du nord, en novembre 2007, une pisciculture a perdu plus de 100 000 saumons, attaqués par des millions de petites méduses urticantes.


-Tuer des méduses en les coupant avec des filets de pêche accélèrerait leur multiplication, les individus blessés relâchant dans l'eau leurs gamètes reproductrices.

 

Quelques liens :


http://www.koreus.com/video/invasion-meduses.html


http://www.actualite.lycos.fr/events/meduses.php


http://etic.univ-reunion.fr/hydraires/animaux_sarsia_reproduction.htm


http://www.mer-littoral.org/32/thaliacea-4.php (salpes)


http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9duse_(animal)


http://www.youtube.com/watch?v=w6Q1uSMpMHc&feature=related


http://www.youtube.com/watch?v=crIPutYQuoc (magnifique et effrayant - extrait de Thalassa)


Tonton Daniel

 

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #zoologie

Repost0

Publié le 10 Juin 2008


Bonjour à tous


Champagne ! Grâce à Wikipedia, faisons la fête :


"La bouteille de champagne classique a une contenance de 75 cl ; elle est plus épaisse et résistante que les bouteilles de vin courantes afin de résister à une pression des gaz de six atmosphères. Le fond du flacon est aussi fortement creusé pour la même raison, ce qui permet au remueur de bouteilles de pouvoir y glisser son pouce. Cependant une seule marque propose une bouteille à fond plat transparente, il s'agit de la célèbre cuvée "Cristal de Roederer". Le tsar Alexandre II de Russie qui craignait pour sa vie, avait exigé ce type de bouteilles afin de vérifier facilement qu'aucune bombe ne soit dissimulée dans le renforcement de la bouteille.


Les négociants champenois ont créé au XIXe siècle une série de bouteilles de différentes contenances (À noter que pour les vins de Bordeaux, certains noms de bouteilles correspondent à des contenances différentes). Seuls la demi-bouteille, la bouteille et le magnum sont couramment utilisés pour l'élevage du vin, les autres formats sont généralement remplis avec du vin déjà fermenté :


le huitième : 9,4 cl (inusité) ;
le quart :     20 cl (utilisé par les compagnies aériennes et parfois dans les boîtes de nuit) ;
la demie :   37,5 cl (vendue en restaurant) ;
le médium :    60 cl (inusité) ;
la bouteille : 75 cl (la plus vendue) ;
le Magnum :    1,5 l soit 2 bouteilles. L'expérience montre que le vin de Champagne se conserve le mieux dans un magnum, il y vieillit plus lentement, assurant au nectar une excellente longévité. Un magnum de champagne déçoit rarement et il est recommandé au-delà de quatre convives ;
le jéroboam :  3 l soit 4 bouteilles, est le plus demandé des grands flacons.


Les contenances supérieures au jéroboam sont très rares, bien que leur dimension et leur esthétisme accentuent le caractère festif des évènements, les flacons, fragiles et très chers à produire, deviennent rapidement peu pratiques à manipuler. Toutes les bouteilles de contenance supérieure au jéroboam portent des noms bibliques, à l'exception du souverain (26,25 litres) et du primat (27 litres).


Le choix de noms bibliques reste pour le moment inexpliqué. Certains ont voulu y voir l'empreinte des familles protestantes qui sont venues s'installer en Champagne. En fait, il semble que la source de cet usage soit beaucoup plus ancienne car dès les années 1370 on trouve la trace du « jéroboam », appelé « roboam » et du « balthazar » dans l'œuvre poétique d'Eustache Deschamps.


le réhoboam :      4,5 l soit 6 bouteilles, qui n'est plus commercialisé depuis 1983. ;
le mathusalem :      6 l soit 8 bouteilles ;
le salmanazar :      9 l soit 12 bouteilles ;
le balthazar :      12 l soit 16 bouteilles ;
le nabuchodonosor : 15 l soit 20 bouteilles, soit entre 120 et 140 flutes..


Certains négociants ont récemment introduit des flacons aux contenances encore plus extravagantes :


le salomon :     18 litres soit 24 bouteilles, créé par la Maison Drappier  ;
le Souverain :   26,25 litres soit 35 bouteilles ;
le primat :      27 litres soit 36 bouteilles, créé par la Maison Drappier, fait référence au Primat des Gaules  ;
le melchizédec : 30 litres soit 40 bouteilles. Ce flacon de 54 kilogrammes, inventé par Michel Drappier, doit son nom à un ancien roi de Salem. Empli de brut « Carte d'or », il a été tiré initialement à dix exemplaires et vendu au prix de 2 925 euros. Fabriqué par un verrier italien, son prix de revient vide est de 750 euros. Chaque année dix exemplaires sont commercialisés.


Un moyen mnémotechnique rend les principales tailles de bouteilles dans l'ordre croissant de contenance : "Car de bon matin je remarquais sa banalité" (Quart / Demi / Bouteille / Magnum / Jéroboam / Réhoboam / Mathusalem / Salmanazar / Balthazar / Nabuchodonosor)."


Et j'ajoute ces derniers vers d' Alfred De Musset :
"Aimer est le grand point, qu'importe la maîtresse ?
Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse ?"


Tonton Daniel


Mention légale : à consommer avec modération !

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #alimentation

Repost0

Publié le 7 Juin 2008


Bonjour à tous


"Entre les murs", le film de Laurent Cantet qui vient de remporter la palme d'or à Cannes ne sortira sur nos écrans que le 24 septembre prochain. Et pourtant, sur le fond comme sur la forme, la polémique sur le contenu du film grossit déjà. Sur le lien suivant, vous trouverez les commentaires d'un professeur et d'autres liens pour bousculer certaines idées reçues et voir cette récompense d'un oeil plus critique :


http://leblogagrege.over-blog.com/article-20108023.html


Il faut en effet se méfier des effets d'annonce, du battage médiatique et des récompenses attribuées sur le coup de la passion par des professionnels du spectacle. Car tout ceci n'est que l'adaptation d'un roman à succès, avec une mise en scène, des jeunes acteurs sélectionnés pendant un an dans des ateliers d'improvisation, et un auteur-acteur jouant le rôle du professeur, comme Jacques Brel dans "Les risques du métier", Depardieu dans "le plus beau métier du monde" ou Coluche dans "Le Maître d'école". Rien à voir avec le film "Etre et avoir" de Nicolas Philibert, qui pourtant suscitera lui aussi une polémique a posteriori mais pour des raisons financières. Comme disait une célèbre marionnette des Guignols de l'info : "on nous aurait menti ?"


Parmi les nombreux films de fiction consacrés à l'enseignement (Le Cercle des poètes disparus, Esprits rebelles, Être et avoir, Les Quatre Cents Coups...), l'un de mes préférés restera sans doute  "Diabolo menthe" de Diane Kurys...


http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Film_sur_le_th%C3%A8me_de_l%27%C3%A9ducation


Tonton Daniel


Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #cinéma

Repost0