inde

Publié le 7 Juillet 2021


Bonjour à tous

Lointaine, mystérieuse, exotique, impénétrable, fascinante, démesurée..., l'Inde a toujours paru aux yeux de l'Occident comme une terre de contrastes, figée dans une société inégalitaire et très codifiée, partagée entre le poids de traditions millénaires, le système complexe des castes, les hiérarchies familiales, la crainte de dieux cruels et l'héritage de l'impérialisme britannique.

C'est pourtant une Inde simple, intimiste et humaine que décrivait au XIXe siècle le poète, écrivain et philosophe indien Rabindranath Tagore, partisan du mouvement pour l'indépendance de l'Inde, défenseur de la condition féminine et prix Nobel de littérature en 1913. "Kabuliwallah et autres histoires", recueil de nouvelles publié en 1895, est peuplé d'enfants innocents, de filles à marier, de comédiens ambulants, de commerçants cupides et de vieillards ingrats, d'hommes et de femmes qui s'aiment, se déchirent, se jalousent, partagent humiliations, déceptions, frustrations et ambitions déçues.

Malgré un quotidien souvent sombre et impitoyable, la Nature, elle, est sublime, le soleil brûlant règne en maître sur le Bengale, l'eau est omniprésente, fleuves, rivières, étangs, pluies et moussons se mêlent aux jeux et aux larmes, les étoiles évoquent dans leur course le destin des hommes, les mariages arrangés, les fêtes religieuses, les histoires d'amour secrètes et impossibles. Puissance évocatrice des mots, beauté de la langue, poésie indéfinissable, les récits débordent de vie, de chaleur, de rayons de lune, d'arbres sacrés et d'offrandes religieuses, tout n'est que couleurs, musique, parfums, chants amoureux et langueur du temps qui passe...

Depuis son évocation par Rabindranath Tagore, l'Inde a conquis l'atome, l'Espace et son indépendance politique, elle a montré de nouveaux visages et perdu un peu de son aura mystérieuse. Alors, afin de ne pas oublier le passé ou pour simplement continuer à rêver, ouvrons un livre, témoignage irremplaçable, guide de voyage éclairé, promesse d'aventures merveilleuses et certitude de rencontres inoubliables. Il était une fois au pays de Kabuliwallah...

Tonton Daniel
 

kabuliwallah et autres histoires

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #inde

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Publié le 21 Mai 2020


"Le monde est submergé par une crise sans précédent. J’ai 83 ans et je n’ai jamais connu une situation semblable. Le coronavirus est une démonstration de la force de la nature, qui échappe à notre contrôle. Les êtres humains contemporains imaginent que, par la science et la technologie, nous pouvons conquérir la nature. Mais celle-ci nous rappelle très clairement en ce moment que croire cela est pure arrogance.

Le désir de conquête de la nature vient de notre croyance que nous sommes en dehors d'elle. La pensée dualistique est à la racine du problème. Les êtres humains font partie de la nature comme toutes les autres formes de vie. Vivre en harmonie avec la nature est l'impératif urgent de notre époque et la toute première leçon que nous avons besoin de tirer de cette crise. 

La seconde leçon à retenir du coronavirus est que chaque action humaine a des conséquences. Ces cent dernières années, les activités humaines ont été la cause de la diminution de la biodiversité, de l'augmentation des émissions carbone et de la production de gaz à effet de serre, à l'origine du changement climatique. Nos océans sont pollués par le plastique, nos sols sont empoisonnés par les produits chimiques artificiels, nos forêts tropicales disparaissent à une vitesse jamais vue. Toutes ces activités humaines néfastes auront des conséquences désastreuses. Dans l'immédiat, nous devons accepter que la nature nous envoie un message fort. 

Mais une crise est aussi une opportunité. Le coronavirus peut être un appel à nous réveiller. Nous avons besoin de ralentir et, avec humilité, d'écouter la voix de la Terre. Nous devons affronter cette crise avec résilience, patience, solidarité et équanimité.

Mais la nature est bonne et généreuse, compréhensive et attentive. Dans la nature, tout finit par passer. Le coronavirus passera, lui aussi. L'humanité doit répondre de manière collective à la crise et la voir comme l'occasion de reconfigurer notre économie, nos systèmes politiques, notre mode de vie. Nous devons apprendre à respecter la place de la nature sauvage, apprendre à célébrer l'abondance de beauté et la diversité de la vie. Ce que nous faisons à la nature, nous le faisons à nous-mêmes. Dans le processus de l'évolution de la nature, il y a eu de nombreuses crises. Qui sait, peut-être la crise du coronavirus est-elle là pour donner naissance à une nouvelle conscience : celle de l'unité de la vie."

Satish Kumar, philosophe et activiste écologique indien, auteur de "Pour une écologie spirituelle" et "Tu es donc je suis".
02 mai 2020
 

 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #actualité, #environnement, #inde

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Publié le 13 Janvier 2020


Bonjour à tous

Perdu en Inde dans le massif de l'Himalaya à 5000 mètres d'altitude, dans une vallée proche du Tibet éloignée de toute civilisation, un lac mystérieux alimente les plus folles rumeurs depuis presque un siècle. Petit lac glaciaire très peu profond de 40 mètres de long, le Roopkund est gelé pendant 11 mois de l'année et laisse voir au fond de ses eaux vert-bleutées pendant quelques semaines estivales des centaines d'ossements humains qui lui ont donné depuis sa découverte en 1942 le surnom macabre et peu flatteur de "lac aux squelettes" ! 

Après différentes hypothèses s'inspirant parfois des légendes de la région (procession royale soumise à la colère de divinités hindoues, pèlerins tués par une tempête de grêle, secte religieuse suicidaire, armée japonaise égarée...), plusieurs missions scientifiques ont visité les lieux afin de percer le secret de ce cimetière d'altitude. Les premières constatations ont dénombré plus de 500 individus, hommes, femmes et enfants, faisant parfois état de fractures crâniennes et notant la remarquable conservation de certains squelettes auxquels étaient encore attachés certains muscles en raison des conditions climatiques.

La deuxième étape qui a intégré datation des ossements au carbone 14 et analyse génétique a permis de déterminer la date de 840 ap. JC. et des origines locales, laissant ainsi supposer des décès simultanés survenus au sein d'un groupe uniforme lors d'un événement unique. Enigme résolue ? En 2019, une nouvelle observation basée sur l'étude de 38 nouveaux squelettes de tous âges révèle au contraire trois groupes distincts d'individus sans liens familiaux directs et aux régimes alimentaires distincts : le premier, déjà connu, apparenté aux Indiens contemporains et daté du IXe siècle, le deuxième associé à l'Asie du Sud-est et le troisième à la Méditerranée orientale, ces deux derniers beaucoup plus récents car postérieurs au XVIIe siècle !

Pour comprendre l'origine des défunts, la seule piste sérieuse évoque un chemin de pèlerinage passant à proximité du lac et menant à un sanctuaire hindou populaire du culte de Nanda Devi. D'aucuns évoquent aussi "la présence d'une communauté grecque installée au XVIIIe siècle à Calcutta et venue explorer les sommets". Quant aux causes de décès, les chercheurs ont éliminé les combats violents, les sacrifices, les offrandes rituelles, les infections bactériennes et les épidémies. Restent le froid, les tempêtes de grêle, les éboulements fréquents entre ces montagnes encaissées, le lac voisin permettant au fil du temps l'inhumation rapide et facile des voyageurs égarés, victimes des conditions climatiques ou des catastrophes naturelles.

Alors que le site est régulièrement pillé par des randonneurs sans scrupule, d'autres squelettes devraient bientôt être étudiés, ainsi que des artefacts archéologiques trouvés sur place. L'occasion de nouvelles surprises ? Dans son décor beau à couper le souffle, le lac aux squelettes n'a pas encore révélé tous ses secrets !

(Source : internet et magazine Science et vie n°1226 - Novembre 2019)

Tonton Daniel
 

le lac aux squelettes

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #secrets et mystères, #la mort, #inde

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Publié le 21 Décembre 2018


Bonjour à tous

Le saviez-vous ? La population des vautours dans le sous-continent indien a chuté de 99% depuis 1990, passant de plusieurs millions d’oiseaux à quelques milliers aujourd'hui ! Selon les services sanitaires et la communauté scientifique, la quasi-disparition de ces rapaces résulte indirectement de l'emploi du Voltarène, un anti-inflammatoire non stéroïdien très commun en médecine traditionnelle et l'un des antidouleurs les plus vendus au monde, massivement utilisé par la médecine vétérinaire indienne pour soigner... les 500 millions de bovins que compte le cheptel du pays !

Rapaces charognards et communautaires, les vautours se nourrissent presque exclusivement en Inde, au Népal et au Pakistan des carcasses de bovins, animaux considérés comme sacrés et donc non consommés par la population hindoue. Ingurgité à haute dose et accompagné d'effets secondaires délétères, le Diclofenac, molécule active du Voltarène, provoque chez les oiseaux une grave insuffisance rénale et est ainsi devenu un poison mortel pour tous les nettoyeurs de la nature que sont vautours gyps, vautours chaugouns, vautours indiens et vautours à long bec. Deux autres espèces locales, vautour de l'Himalaya et vautour fauve, sont moins touchées car hibernant en Inde ou exclusivement montagnarde.

Inévitablement, par effet domino, ce désastre écologique a entraîné de nombreuses conséquences environnementales, sanitaires, économiques et culturelles : contaminations des points d’eau par les carcasses pourrissantes, remplacement du vautour dans la chaîne alimentaire par des espèces moins efficaces comme le chien et le rat devenus alors propagateurs de germes pathogènes, recrudescence de certaines maladies (rage, anthrax, peste...), coûts exorbitants induits pour les institutions de santé, abattage et stérilisation des chiens errants et même abandon par la communauté Parsis de ses rites funéraires !

Si l'utilisation de Voltarène vétérinaire est théoriquement interdite depuis mars 2006 par les autorités indienne, népalaise et pakistanaise, le produit est toujours en vente dans certaines régions du sous-continent et souvent remplacé par du Voltarène classique pour lequel aucune législation n'est en vigueur ! Et en Europe, malgré une demande officielle déposée par plusieurs associations visant à l'interdire, le médicament vétérinaire est toujours commercialisé alors que l'Espagne et l'Italie regroupent 90% de tous les vautours du continent, vautours fauves, vautours moines, vautours percnoptères et gypaètes barbus.

La disparition annoncée des vautours a fini par alerter écotoxicologues et agences sanitaires nationales qui affirment aujourd'hui après de nombreuses études que le Voltarène serait également nocif pour les consommateurs humains ! Prescrit sous ordonnance en France contre les douleurs arthritiques et rhumatismales, le Voltarène est désormais associé à un fort risque de trouble cardiaque (thrombose artérielle, crise ou arrêt cardiaques, AVC, arythmie...) et fortement déconseillé à tous les insuffisants cardiaques...

Entre colère, ahurissement et écœurement, qui saura trouver la morale de cette triste et lamentable fable ?

Sources : Internet et Magazine Sciences et Avenir n°861 (Novembre 2018)

Tonton Daniel
 

le vautour, le voltarène et le petit chimiste

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #zoologie, #médecine, #environnement, #le saviez-vous, #inde

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Publié le 2 Avril 2018

 

"Inde : quand le lac de Bangalore prend feu

Par France 2 – France Télévisions - 02/04/2018

Un lac qui prend feu : cela se passe à Bangalore, la "Silicon Valley indienne". La pollution est telle qu'une mousse toxique se répand sur les lacs et cours d'eau, et parfois s'enflamme. La ville pourrait être inhabitable d'ici 7 ans.

À première vue, cela ressemble à de la glace, qui dérive lentement sur une rivière. Mais aujourd'hui, à Bangalore, il fait plus de 30°C, et ce qui flotte ici, c'est de la mousse toxique. La partie visible de la pollution extrême qui touche toute la ville. Certains jours, le phénomène prend des proportions gigantesques. Cet automobiliste filme lui-même ces montagnes de mousse qui débordent de partout. Et parfois, quand le vent se lève, il neige sur Bangalore.

Les lacs et rivières de Bangalore sont en train de mourir

Sauf que cette neige est loin d'être naturelle : elle est extrêmement dangereuse. Ce phénomène, c'est le résultat d'un mélange entre les eaux usées des habitations et les rejets massifs de produits chimiques des usines de la région. Ici, rien n'est traité. Ces deux types de pollution cumulés créent cette mousse extrêmement rare. Les résidents ont dû installer des filets pour s'en protéger. Un système d'arrosage a été installé par les autorités pour faire redescendre la mousse : il est pour l'instant la seule solution pour la combattre.

Mais l'odeur est toujours là, et après quelques minutes sur place, la peau est irritée. Les vapeurs chimiques menacent la santé des habitants. "J'ai eu des problèmes respiratoires, j'ai aussi un enfant en bas âge, et à cause de ça, il a des difficultés à respirer", témoigne un habitant. À plusieurs reprises, l'impossible s'es même produit : les lacs et rivières ont pris feu.

Sous l'effet du soleil, les produits chimiques se sont enflammés pendant plusieurs heures. La combustion serait due à la présence de phosphore et de pétrole flottant sur l'eau. À cause de la pollution, il faut creuser de plus en plus profond pour trouver de l'eau potable. La pénurie se fait sentir ; des camions-citernes circulent partout pour ravitailler les familles. Tout autour, les lacs et les rivières de Bangalore sont tout simplement en train de mourir."

Source : https://mobile.francetvinfo.fr/monde/inde/inde-quand-le-lac-de-bangalore-prend-feu_2686690.html

 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #international, #environnement, #inde

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