Publié le 2 Août 2017


Bonjour à tous

Malgré son titre incitant à la frugalité et à la décroissance, "Eloge du peu" du japonais Koike Ryunosuke est également sous titré... "Comment l'argent peut faire le bonheur" ! Damned ! Bouddhisme et capitalisme seraient-ils donc compatibles alors que les deux notions paraissent de prime abord aussi opposées et contradictoires qu'un cerisier en fleur et une rente viagère ?

Dans la première partie, le moine zen évoque son mode de vie organisé dans un petit appartement peu meublé, sans téléphone mobile ni livres ni CD, invoquant sa bibliothèque "intérieure" faite de lectures de jeunesse. Il oppose la société de consommation, ses méfaits, les plaisirs virtuels et la possession matérielle qui parasite la pensée aux "herbivores" heureux, sans envies, qui ne rêvent ni de richesse ni de carrière ni de statut social. La réponse au mal-être de nos contemporains souffrants et dépressifs serait donc dans la renonciation aux objets, renonciation qui entrainerait sérénité, bonheur et liberté. Puisque l'Homme est faible par nature et esclave de ses passions, il lui faut "transcender le désir pour atteindre le Nirvana". "Délestez-vous de vos biens matériels", résume l'auteur. Vider sa tête en même temps que sa maison ? Préférer l'essentiel au superflu ? Sur le fond, pourquoi pas ?

Mais hélas, malgré ces conseils de bon sens, la forme ne suit pas ! Le discours optimiste devient vite caricatural et le raisonnement simpliste. Empli de nombreuses digressions, le traité philosophique est vite remplacé par les conseils trouvés dans la rubrique de Tante Yvonne ! Les exemples pragmatiques et ahurissants foisonnent, du prix des carottes bio ou de la sauce de soja au montant des factures de gaz ou au choix d'ustensiles de cuisine... En perdant toute élévation, l'éloge du peu est remplacé par l'éloge de la mesquinerie et la méditation philosophique par le décompte de chaque yen dépensé par l'auteur !

Eloigné enfin de tout exposé sur la décroissance, le discours schizophrène où pointe un orgueil sous-jacent et une relative intolérance finit par sentir le prosélytisme religieux, le fanatisme extrèmiste et l'escroquerie sectaire... La Chine n'est-elle pas évoquée par l'auteur comme un "pays émergent" et le bouddhisme comme un aboutissement logique après l'échec du Christianisme et de l'Islam, religions "en crise après la prospérité" ? Quant à l'argent, insiste notre moine blogueur, il peut faire le bonheur, celui de pouvoir acheter l'indispensable sans réfléchir ni compter... Le bonheur par la dépossession, oui. A condition d'avoir un compte en banque bien rempli !

Inégal, opportuniste et superficiel, ce gros succès de librairie est finalement bien décevant... Relisons plutôt "La sobriété heureuse" de Pierre Rabhi !

Tonton Daniel

 

éloge du peu

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

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Publié le 2 Août 2017

Orchestration Percy Faith

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paroles et musique

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Publié le 15 Juillet 2017


Bonjour à tous

A la veille de la possible attribution par le C.I.O. des J.O. 2024 à la ville de Paris, petite mais passionnante exposition consacrée aux jeux olympiques de Paris 1924 au musée d'histoire de Colombes, site de construction du célèbre stade olympique. Petit retour en arrière pour un éventuel centenaire...

Tonton Daniel

 

Les photos prises aujourd'hui :

 

L'affiche

L'affiche

Inauguration du stade du Matin

Inauguration du stade du Matin

Projet

Projet

Livraison du stade olympique en 1924

Livraison du stade olympique en 1924

La gare du stade !

La gare du stade !

Le musée d'histoire de Colombes

Le musée d'histoire de Colombes

Vue aérienne 1924

Vue aérienne 1924

Le village olympique...

Le village olympique...

La cérémonie d'ouverture

La cérémonie d'ouverture

Johnny Weissmuller, futur Tarzan à Hollywood...

Johnny Weissmuller, futur Tarzan à Hollywood...

Football 1924

Football 1924

Médaille d'argent anonyme 1924

Médaille d'argent anonyme 1924

Vas-y Léon !

Vas-y Léon !

La carte des jeux (Source internet)

La carte des jeux (Source internet)

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france, #sports et jeux, #actualité

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Publié le 11 Juillet 2017


Bonjour à tous

Inéluctablement, les années passent, les individus disparaissent, les souvenirs demeurent... Grâce à de vieilles photographies en noir et blanc et à bords dentelés qui ont fixé autant de petites histoires et d'anecdotes personnelles, Annie Ernaux se remémore les mille et un souvenirs de son passé avant "le commencement de l'oubli"... Récompensé par de nombreux prix depuis sa parution en 2008, "Les Années", son roman autobiographique, à la fois journal intime, mise en abyme et manuel d'Histoire contemporaine, évoque avec "la jouissance de la lucidité" l'apaisement d'une vie bien remplie et la nostalgie d'un monde disparu.

Car le constat est accablant. Dans l'immédiateté des désirs et des évènements, tout désormais s'accélère et se précipite. La mémoire informatique oblitère le passé, empêche l'oubli, efface le vieillissement des êtres et des choses et entraine paradoxalement la fin de tout souvenir et de toute chronologie. Le temps devient marchandise dans une société de consommation et de loisirs de plus en plus pressée, au point que ce temps naguère si précieux arrive aujourd'hui à manquer "pour la mélancolie des choses". Le temps qui passe devient "un temps palimpseste" qui tourne en rond de plus en plus vite...

Sans dialogue ni chapitre, entièrement écrit à l'imparfait, "Les années" se feuillette comme un album de famille et s'adresse par nature à une génération ne faisant plus de grands projets, à des anciens sans futur regardant sereinement en arrière en cherchant illusions perdues et "temps d'avant" dans "l'invisible des photos"... Photos en noir et blanc et témoignages matériels qui finiront eux aussi par disparaitre alors que la course des étoiles au firmament rappellera inlassablement aux derniers Hommes "le temps qui reste" et les années qui passent...

Tonton Daniel

 

les années

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #le temps qui passe

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Publié le 22 Juin 2017


Bonjour à tous

Ne vous fiez pas aux apparences et à leurs looks extravagants tout droit sortis de "Priscilla folle du désert" et du Grand Magic Circus de Jérôme Savary ! Ces cinq-là ont un vrai talent ! Soprano, mezzo-soprano et contralto, Flore Philis, Marie Menand, Alexandra Hewson, Jazmin Black Grollemund et Mathilde Legrand sont issues des meilleures écoles de chant lyrique classique et forment depuis peu le bien-nommé groupe D.I.V.A. au sein duquel chacune d'elle complète avec malice et fantaisie la personnalité complexe et exceptionnelle d’une prima donna.

Accompagnées sur la scène du théâtre Montparnasse à Paris par un formidable quatuor à cordes, les cinq Castafiore revisitent à leur manière et avec liberté des oeuvres aussi célèbres qu'emblématiques et dissemblables, La Traviata, Don Juan, Carmen, La Flûte Enchantée, Tosca ou Les Contes d'Hoffmann. Si les puristes amateurs de bel canto pourraient crier au délit et si on imagine la surprise de Verdi, Bizet ou Puccini à la relecture déjantée de leurs opéras, on imagine également la joie délirante de Mozart et d'Offenbach à ce spectacle aussi visuel que musical !

Humour, rythme, jeux de scènes, décors, éclairages et arrangements servent des voix puissantes et parfaites capables d'aborder des registres tour à tour léger, lyrique et dramatique. Au final, ni bémol ni cantatrices capricieuses ni aucune fausse note ! Nos divas font naitre un bouquet d'émotions variées avec la facilité apparente qu'offrent en réalité des années d'apprentissage. Du grand art !

Tonton Daniel

 

diva

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france, #paroles et musique

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