Publié le 4 Février 2017


Bonjour à tous

Imaginez un monde sans livre, sans bibliothèque, sans souvenir, sans mémoire ni Histoire... Impensable ? C'est pourtant celui que nous proposait en 1953 l'écrivain américain Ray Bradbury dans son célèbre roman de science-fiction "Fahrenheit 451", contemporain du "1984" de George Orwell. Adapté au cinéma en 1966 par François Truffaut, le roman de Bradbury décrit une société totalitaire dans laquelle les livres sont systématiquement brûlés dans des autodafés publics et leurs propriétaires accusés de dissidence et de trouble à l'ordre public. Du "Nom de la rose" d'Umberto Eco aux "Combustibles" d'Amélie Nothomb, vecteurs d'idées ou simple matériau, les livres ont souvent fini au feu dans la littérature mondiale !

Au fil des pages, on notera d'abord l'extraordinaire vision prémonitoire de Bradbury quand il décrit surpopulation, société de consommation, importance des médias audiovisuels, télé-réalité, matraquage publicitaire, disparition de la presse écrite, progrès médicaux, pollution lumineuse nocturne ou respect nécessaire de l'Environnement. Sans oublier la violence sportive organisée dans ce qui ressemble à des parcs de loisirs, "exutoire au mal de vivre" comparable aux jeux du cirque dans la Rome antique. Du pain et des jeux !

Destinés à assouvir passions animales et instincts primaires d'hommes réduits à l'état de simples robots anesthésiés ou de "fainéants assistés", l'abrutissement et le décervelage organisés des masses conduisent à l'oubli, à la disparition progressive de la Culture, à un univers figé, en stase, qui n'évolue plus. Si cela ne suffit pas, la peur d'une guerre lointaine (et peut-être imaginaire) sera utile à la cohésion de la société, société dans laquelle l'individu ne pense plus donc n'existe plus... Au sein de la société insouciante imaginée par Bradbury, la résistance va donc s'organiser, formant des hommes-livres chargés de perpétuer une mémoire vivante de la littérature. S'il y a "plus d'une façon de brûler un livre", il est en revanche impossible de brûler une idée ou, comme le légendaire phénix, de la faire disparaitre par le feu.

"Ne jugez pas un livre d'après sa couverture" prévient l'auteur et l'on aurait envie d'ajouter "ni d'après son titre" ! Outre la dénonciation du maccarthysme, chasse aux sorcières organisée dans les années 50 par les autorités américaines contre toute idée subversive, Fahrenheit 451 nous met en garde contre autoritarisme et totalitarisme, censure, propagande, soumission, conditionnement, pensée unique... A l'heure des tablettes numériques et de leur fragile contenu électronique, avant la disparition des cités et de la Mémoire dans les cendres de la guerre ou celles de l'oubli, il nous faut rester vigilant et veiller à la sauvegarde des livres, du savoir et de la sagesse.

"Un veillard qui meurt, c'est comme une bibliothèque qui brûle" (Proverbe africain)

Tonton Daniel

 

fahrenheit 451

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

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Publié le 3 Février 2017

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paroles et musique, #le temps qui passe

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Publié le 28 Janvier 2017


Bonjour à tous

Sept Golden Globes en janvier, quatorze nominations pour les prochains Oscars, des critiques dithyrambiques et une affiche alléchante réunissant Emma Stone et Ryan Gosling... Votre oeil de cinéphile commence à briller ? Hélas, avec son titre qui évoque en anglais une situation déconnectée de la réalité, "La La Land", dernier film musical de l'américain Damien Chazelle, réalisateur du remarqué "Whiplash" en 2014, n'est vraiment pas le chef-d'oeuvre génial que la critique veut bien décrire.

Souvent prévisible et cousue de fil blanc, cette histoire d'amour entre un pianiste de second ordre et une petite serveuse qui rêve de devenir actrice à Los Angeles emprunte beaucoup à l'âge d'or de la comédie musicale hollywoodienne sans atteindre son niveau, s'inspire ouvertement des films de Jacques Demy et lorgne aussi beaucoup du côté de Woody Allen : même scène de danse dans un observatoire astronomique que dans "Magic in the moonlight" (avec la même Emma Stone !), quais de Seine à Paris de "Tout le monde dit I love you" et de "Midnight in Paris" ou rêves brisés accompagnés de jazz du récent "Café society"...

Evidemment, la mise en abyme (studios de tournage, auditions, répétitions...) ainsi que les nombreuses références au 7e art, d'Ingrid Bergman à "La fureur de vivre", du reverbère de "Chantons sous la pluie" aux décors évoquant "Tous en scène", ont beaucoup plu à Hollywood et expliquent le nombre de récompenses passées et à venir obtenues par le film. Soyons réalistes, sous les paillettes et les projecteurs, l'industrie du cinéma brille aussi par son autosatisfaction et son nombrilisme.

Laissons de côté le pessimisme général ambiant qui empêche les scénaristes d'envisager un réjouissant happy end. Restent les magnifiques lumière et photographie, la musique signée Justin Hurwitz et un ou deux moments magiques qui font de l'ensemble un film agréable à regarder et à écouter. Malgré le message qui incite à se tourner vers l'avenir, on regrettera sans doute les lueurs du passé. Car malgré leur remarquable prestation, il faut reconnaitre qu'Emma Stone et Ryan Gosling ne sont ni Fred Astaire ni Ginger Rogers, ni Gene Kelly ni Cyd Charisse ! Dommage !

Tonton Daniel

 

la la land

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #cinéma

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Publié le 27 Janvier 2017


Bonjour à tous

Hommage à Mike Connors, héros de la série américaine Mannix, disparu hier à l'âge de 91 ans.
L'occasion de retrouver l'inoubliable générique de la série et la musique de Lalo Schifrin.
L'occasion également d'évoquer le souvenir de la magnifique Gail Fisher, une des premières actrices afro-américaines à jouer dans une série de façon régulière et récompensée par deux Emmy Award et un Golden Globe Award pour le rôle de Peggy Fair, secrétaire de Joe Mannix.

Tonton Daniel

 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #télévision, #portraits

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Publié le 25 Janvier 2017

 

"Fin d'après-midi hivernale dans la Capitale" ou "Quand les bassins des Tuileries sont figés par la glace"...

 

l'hiver à paris
l'hiver à paris
l'hiver à paris
l'hiver à paris
l'hiver à paris
l'hiver à paris
l'hiver à paris
l'hiver à paris

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france

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