Publié le 24 Avril 2012


Bonjour à tous

 

"Pékin, cette mégapole qui pompe, qui pompe…

 

Jamais la capitale n’a souffert d’une telle pénurie d’eau. Et les solutions envisagées par le gouvernement pourraient avoir des conséquences environnementales et sociales dramatiques.

 

Selon Pan Anjun, le directeur adjoint de l’Agence pékinoise de l’eau (APE), Pékin est la grande ville où l’approvisionnement en eau est le plus compliqué au monde. Depuis mai 2011, la disponibilité en eau dans la capitale de la Chine a chuté jusqu’à atteindre moins de 100 mètres cubes par habitant, soit moins d’un dixième du seuil de carence, fixé au niveau mondial à 1 000 mètres cubes d’eau par an et par habitant. Pékin est donc la ville la plus “assoiffée” de Chine.

 

Ces dix dernières années, la capitale chinoise a grossi dans des proportions que les urbanistes n’imaginaient pas : sa population permanente a explosé, passant de 13,6 millions d’habitants en l’an 2000 à 20 millions.

 

Le “Projet de développement des grandes infrastructures de base à Pékin au cours du 12e Plan quinquennal” prévoit l’élaboration d’ici à 2014 d’un système garantissant un approvisionnement en eau diversifié à partir à la fois des réservoirs de Miyun et de Guanting, du pompage des eaux souterraines, de l’utilisation des eaux retraitées et du détournement des eaux du sud du pays vers le nord.

 

Ces cinq dernières années, la quantité d’eau consommée à Pékin a atteint 3,5 milliards de mètres cubes. Or les réservoirs peuvent fournir seulement 600 millions de mètres cubes et le retraitement des eaux usées entre 400 et 600 millions. Les 2,5 milliards de mètres cubes manquants, soit les deux tiers, proviennent principalement des aquifères [les réserves d’eau souterraines]. Or ces eaux ont été exploitées de manière excessive depuis des dizaines d’années, ce qui a mis Pékin dans une situation périlleuse alors même que la ville est située sur un gigantesque réservoir d’eaux souterraines s’étendant sur quelque 2 000 kilomètres carrés.

 

Si Pékin souffre d’un grave manque d’eau, les habitants ressentent rarement cette carence dans leur vie quotidienne. Ces deux dernières années, le fleuve Chaobai (dans la banlieue est) et le Yongding (dans la banlieue ouest) ont tous deux retrouvé de belles eaux vertes. Les dizaines de lacs urbains – dont leurs plus illustres représentants : les lacs de Qianhai, de Zhonghai et de Houhai [entourant la Cité interdite] – ont conservé leur beauté intacte. Cependant, ce Pékin lacustre n’est qu’une illusion trompeuse. La réalité, fort peu évoquée officiellement, est que les rivières et lacs naturels à l’intérieur de la municipalité se sont pour la plupart taris ou asséchés au cours des années 1970. S’ils continuent de nos jours à étaler leurs charmes, c’est grâce à l’apport d’eaux extérieures à la ville ou issues du retraitement.

 

Au niveau mondial, on estime habituellement que les prélèvements dans un cours d’eau ne doivent pas excéder 30 % de son volume, sous peine de porter atteinte à sa fonction écologique. Mais, dans le cas des grands fleuves qui abreuvent Pékin, la ville les a quasiment exploités jusqu’à la dernière goutte…

 

Avec le tarissement des fleuves Chaobai et Yongding et le pompage excessif exercé sur le Luan, on peut dire que l’écosystème du bassin du fleuve Hai a pratiquement disparu. La pollution y est particulièrement grave et la quantité d’eau fluviale qui arrive à la mer annuellement a diminué de plus de 10 milliards de mètres cubes par rapport à 1949, ce qui a contribué à rendre saumâtre une partie du golfe du Bohai et perturbé l’équilibre écologique de la région. Autre réalité bien souvent ignorée : contrairement aux dispositions des derniers plans d’urbanisme, qui ne prévoient le lancement de travaux préliminaires d’exploitation des eaux souterraines karstiques qu’au cours du 12e Plan quinquennal, la municipalité pékinoise a démarré en fait les pompages dès 2003, sous prétexte d’une situation d’urgence. Les eaux karstiques sont des eaux souterraines qui s’accumulent dans les fissures et les grottes de formation calcaire. Selon un mémoire rendu public en 2009, Pékin exploiterait déjà la moitié des 500 millions de mètres cubes pouvant être théoriquement prélevés chaque année dans ces réserves, et ce sans avoir effectué une évaluation préalable des ressources disponibles.

 

De nombreux hydrologues et environnementalistes s’insurgent contre l’utilisation des eaux karstiques. En effet, ils estiment que celles-ci, loin d’être des ressources supplémentaires, doivent être assimilées à des cours d’eau souterrains qui communiquent avec les eaux de surface et les autres eaux souterraines, avec lesquelles elles maintiennent un équilibre naturel. Selon eux, les nappes souterraines sont déjà surexploitées et le volume des eaux de surface diminue de jour en jour. Dans ces conditions, puiser dans les eaux karstiques pourrait conduire à des affaissements de terrain, avec notamment la formation de cratères géants. De plus, les lieux où l’eau est puisée sont en général des zones écologiques fragiles, fortement exposées à des risques de pollution à grande échelle.

 

Si la municipalité a réussi à maintenir jusqu’à aujourd’hui le prix de l’eau à un niveau peu élevé (4,60 yuans le mètre cube [environ 55 centimes d’euro]), c’est dans une certaine mesure grâce à sa position politique, qui lui a permis de faire venir à faible coût, voire pour un coût nul, de l’eau des alentours. Début 2001, après l’approbation par le Conseil des affaires d’Etat du Plan d’utilisation durable des ressources hydriques dans la capitale de 2001 à 2005, le schéma d’alimentation en eau de Pékin s’est orienté vers le recours à un approvisionnement extérieur.

 

Plusieurs démarches ont été effectuées en parallèle. D’une part, il a été demandé aux communes situées en amont des fleuves Chaobai et Yongding de restreindre leur utilisation de l’eau pour soutenir la capitale et de lancer la construction de stations de pompage d’urgence. D’autre part, fin 2003, a débuté le chantier de déviation des eaux du sud vers le nord. La construction du canal central de ce projet pharaonique a entraîné le déplacement de plus de 300 000 personnes. Celui-ci, aujourd’hui presque terminé, est le deuxième plus important déplacement de population après celui qui a été provoqué par la construction du barrage des Trois-Gorges.

 

Les scientifiques estiment qu’à la suite de ce projet de déviation des eaux le fleuve Han pourrait voir son niveau baisser dangereusement dans la région de la ville de Xiangfan et, par conséquent, son degré de pollution s’aggraver. D’autres chercheurs pointent également du doigt le fait que la réalisation des canaux de déviation risque d’entraîner une remontée beaucoup plus importante de marées salées dans l’estuaire du fleuve Bleu, nuisant à l’approvisionnement en eau potable de Shanghai, qui pourrait connaître à son tour une crise de l’eau.

 

Un hydrologue estime de son côté que le fait d’avoir affecté en exclusivité les ressources des réservoirs de Guanting et de Miyun à l’approvisionnement en eau de la capitale dans les années 1980 revient en fait à avoir détourné les cours d’eau de la province du Hebei pour alimenter Pékin. Or ces régions n’ont obtenu quasiment aucune compensation ni indemnités pour préjudice écologique. Elles ont été obligées d’assumer la lourde charge de garantir l’approvisionnement en eau de la capitale en en payant seules le prix sur le plan économique et environnemental.

 

D’après les plans du gouvernement, l’eau acheminée jusqu’à la capitale grâce à la déviation vers le nord de cours d’eau du sud devrait constituer la principale source d’approvisionnement de la capitale en 2014. Cependant, Pékin tient prêtes des solutions de réserve comme la désalinisation de l’eau de mer et la déviation d’eau du fleuve Jaune.

 

Le 10 octobre 2011 se sont achevés les travaux de construction d’une usine de dessalement de l’eau de mer à Caofeidian, dans le Hebei, financée par la société Aqualyng et capable de traiter 50 000 tonnes d’eau de mer par jour. La désalinisation pourrait même devenir l’un des principaux moyens pour approvisionner la capitale en eau.

 

Quant au détournement des eaux du fleuve Jaune, l’APE a annoncé à plusieurs reprises ces dernières années qu’elle dressait des plans pour rendre ce projet réalisable. Celui-ci consisterait à dévier une partie des eaux du fleuve Jaune au niveau de Wandazhai, dans le Shanxi, pour les amener par un savant réseau de tunnels et d’aqueducs à se jeter dans la rivière Sanggan, puis dans le réservoir de Guanting. Il est prévu de détourner ainsi jusqu’à 300 millions de mètres cubes d’eau par an. Or le fleuve Jaune n’est plus capable de supporter une telle charge… D’ailleurs, sans l’intervention humaine, il serait tari depuis longtemps."

 

(source : Xin Shiji Zhoukan sur http://www.courrierinternational.com/article/2012/04/19/pekin-cette-megapole-qui-pompe-qui-pompe)

 

Tonton Daniel

 

 

 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #chine

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Publié le 22 Avril 2012


Bonjour à tous

 

"Le baiser a-t-il une raison d'être ?


Le fait qu'il soit pratiqué par 90 % des humains laisse en effet penser qu'il présente un avantage évolutif. Probablement celui de renforcer le système immunitaire. Car en s'embrassant, les amoureux échangent des microbes, comme le cytomégalovirus, contre lequel il est préférable d'être immunisée avant de tomber enceinte."

 

(source : Science et Vie hors série "Les nouveaux mystères du sexe" Mars 2012)

 

"Le baiser labial et inter-buccal peut être une modification des activités alimentaires de nourrissage bouche à bouche des nouveau-nés et des petits enfants. Ce comportement se retrouve chez tous les grands singes et est pratiqué, chez l'humain, dans des cultures très diverses. La littérature rapporte également que cette pratique était relativement courante, en occident, dans certaines régions rurales. Chez le chimpanzé commun, les adultes en font un geste amical et ils le font avec ou sans nourriture, le chimpanzé bonobo le pratique avec la langue."

 

(source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Baiser)

 

"La zone orale est une des principales zones érogènes du corps, et la langue est plus érogène que les lèvres. Par ordre de préférence, le baiser est une activité érotique préférée, qui vient juste après les activités érotiques stimulant le pénis et le clitoris."

 

(source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Baiser_amoureux)

 

Les bisous auraient donc une raison biologique et physiologique ? Pas très romantique, tout çà !

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cytom%C3%A9galovirus

 

http://tontondaniel.over-blog.com/article-21075640.html

 

Tonton Daniel

 

 

baiser avec masque

 

 

 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #sexualité

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Publié le 21 Avril 2012


Bonjour à tous

 

La vengeance selon Oscar Wilde :

 

"Always forgive your enemies ; nothing annoys them so much."

 

("Pardonnez toujours à vos ennemis, rien ne les agace autant.")

 

Terriblement intelligent, cynique et élégant, n'est-il pas ? ;-)

 

Tonton Daniel

 

 

 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #extraits et citations

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Publié le 19 Avril 2012


Bonjour à tous

 

Depuis bien longtemps, tous les professeurs de biologie enseignent à leurs jeunes écoliers que notre air ambiant est constitué de 78 % d'azote, de 21 % d'oxygène et d'environ 1 % de gaz rares et de dioxyde de carbone. S'ils rappellent que l'oxygène est produit par la photosynthèse et les plantes vertes, ils oublient de préciser que ces proportions ont varié au cours des âges géologiques et qu'elles ont eu des conséquences... inattendues !

 

Pendant le carbonifère (- 300 millions d'années), les continents que nous connaissons aujourd'hui n'étaient pas encore séparés et une grande partie de cette "pangée" primitive se trouvait au niveau de l'équateur terrestre. Bénéficiant d'un grand ensoleillement et d'un climat chaud et humide, la forêt primitive s'est donc développée de manière considérable, les arbres pouvant atteindre des hauteurs démesurées.


Conséquence immédiate, cette forêt a piégé beaucoup de CO2 et produit énormément d'oxygène, le taux dans l'atmosphère atteignant alors le record de 35 %, mesure relevée grâce aux analyses de bulles d'air prisonnières de morceaux d'ambre fossile. Quelques chercheurs doutent de ce chiffre élevé qui induirait selon eux des incendies spontanés mais les modèles scientifiques et les relevés ont démontré que ce taux pouvait être atteint dans un environnement différent du nôtre, avec des espèces végétales archaïques plus résistantes au feu.

 

Conséquence secondaire, avec les végétaux gigantesques, ce taux d'oxygène a favorisé l'apparition d'espèces animales surdimensionnées, insectes, amphibiens ou dinosaures dont la taille était proportionnée à leur capacité à absorber de l’oxygène. La grande taille des dinosaures herbivores leur permettait également d'atteindre les feuilles des arbres les plus hauts et de stabiliser leut température corporelle. Enfin, d'aucuns avancent même l'hypothèse que la composition d'une atmosphère plus dense aurait favorisé l'émergence d'animaux volants... Hypothèse très peu crédible car l'azote et l'oxygène ont des masses atomiques très voisines !

 

Au fil du temps, de la dérive des continents et des nombreux incendies provoqués conjointement par les volcans, la foudre et un taux d'oxygène élevé (sans compter la célèbre météorite du Yucatan), les forêts se sont stabilisées, les animaux ont réduit leur taille et la composition de notre air ambiant s'est figée. Du moins, jusqu'à l'apparition de l'espèce humaine et de sa capacité à modifier rapidement et à grande échelle son environnement...

 

http://www2.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s4/oxygenation.html

 

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC34224/

 

http://www.universalis.fr/encyclopedie/respiration/1-la-respiration-des-animaux/

 

Tonton Daniel

 

 

oxygène au carbonifère

 

 

 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #le saviez-vous

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Publié le 18 Avril 2012


Bonjour à tous

 

"Marcher pourrait jouer un rôle dans la lutte contre la dépression. C’est ce qu’ont découvert des chercheurs écossais.

 

Alors que 19 % des Français, soit près de 9 millions de personnes ont vécu ou vivront une dépression au cours de leur vie, des chercheurs écossais croient avoir trouvé un bon moyen de soigner cette maladie. Ce mystérieux remède serait tout simplement la marche. L’étude publiée dans Mental Health and Physical Activity montre les effets importants de la marche contre la dépression. Son impact serait similaire à la pratique d’exercices physiques intenses, dont l’efficacité est reconnue pour soulager les symptômes de la dépression. La dépression se manifeste souvent par une fatigue et un ralentissement physique et intellectuel importants, une tristesse intense, une hypersensibilité émotionnelle, un sentiment d’inutilité, une perte de plaisir, une dégradation du sommeil et de l’appétit, etc...

 

Si l’état dépressif peut se soigner par le suivi d’un psychothérapeute ou d’un traitement médicamenteux, plusieurs études ont déjà souligné les bénéfices de la pratique d’une activité physique régulière et modérée. Les médecins la recommandent parce qu’elle contribue à diminuer les symptômes des formes de dépression légères et modérées. Faire du sport préviendrait aussi la réapparition des symptômes dépressifs.

 

Les chercheurs de l’Université de Stirling en Ecosse ont passé au crible huit études qui analysaient essentiellement les effets de la marche et portaient sur 341 patients. “La marche présente les avantages d’être accessible à la plupart des gens et elle ne comporte presque aucun coût financier, observent les auteurs du rapport. De plus elle s’intègre facilement dans notre quotidien”.

 

Les auteurs de l’étude reconnaissent néanmoins que de plus amples recherches doivent être menées pour savoir combien de temps, à quelle vitesse et sous quelle forme (intérieure ou extérieure) la marche est conseillée pour traiter la dépression. Une chose est sûre, la pratique du sport en groupe ou avec des proches peut améliorer le mental en donnant l’opportunité de se couper de son isolement et d’avoir des échanges avec d’autres personnes.

 

Balade en forêt, footing léger, natation, peu importe l’activité d’endurance pratiquée, du moment qu’elle plaît. 5 séances hebdomadaires de 30 à 40 minutes chacune sont préconisées pour commencer à se sentir mieux et mieux rebondir après un épisode dépressif."

 

(source : http://www.topsante.com/sante-au-quotidien/Actus/Marcher-pour-lutter-contre-la-depression)

 

Merci à tous ces chercheurs, mais j'avais évoqué l'efficacité de la méthode dès juin 2010 :

 

http://tontondaniel.over-blog.com/article-solviture-ambulando-52381454.html

 

Tonton Daniel

 

 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #médecine, #la marche

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