Publié le 10 Avril 2013


Bonjour à tous

 

Le saviez-vous ? A l'instar d'autres mammifères comme les félins et les équidés, les baleines aussi peuvent s'accoupler entre genres et entre espèces et donner naissance à des hybrides !

 

A priori, ce mode de reproduction est rarissime et n'a été découvert par hasard que grâce aux prélèvements effectués par des scientifiques en pleine mer dans le cadre de la protection des cétacés. Dans les océans Atlantique et Pacifique, on ne rapporte ainsi qu'une dizaine de cas avérés de croisements naturels et viables entre baleines à bosses, baleines bleues et rorquals communs. Ils seraient la conséquence de la raréfaction des individus causée par la surpêche baleinière industrielle sur toutes les mers du globe depuis le XIXe siècle ainsi que celle de la pollution marine. Par leur taille et leur coloration intermédiaire, les baleines hybrides rappellent en même temps les deux espèces dont elles sont issues.

 

On ignore encore si ces individus pas encore nommés sont stériles comme la plupart des animaux hybridés entre genres différents ou fertiles comme peuvent l'être ceux issus de croisements entre espèces. Des spécialistes rappellent que l'hybridation naturelle "a été un des moteurs clé de l'évolution", mais dans ce cas précis elle serait la conséquence indirecte d'activités humaines dangereuses pour la biodiversité. Ce brassage de gênes est-il donc annonciateur de l'apparition de nouvelles espèces ? Ou, au contraire, le signe avant-coureur de la disparition définitive de nos océans des majestueuses, magnifiques et pacifiques baleines ?

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Baleine_bleue

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rorqual_commun

 

http://tontondaniel.over-blog.com/article-13290039.html (hybrides)

 

http://tontondaniel.over-blog.com/article-31485335.html (requin-baleine)

 

http://tontondaniel.over-blog.com/article-orque-albinos-104066387.html

 

Tonton Daniel

 

 

baleine et son petit

 

 

 

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #zoologie

Repost0

Publié le 7 Avril 2013


 
Si vous passez un jour par le petit port normand de Honfleur, ou simplement afin de mieux comprendre sa riche Histoire, son magnifique patrimoine et ses différents visages, voici quelques notes et impressions prises sur place ces derniers jours !
 
Honfleur, c'est d'abord et depuis toujours, son port entre Seine et Manche, entre Normandie et Angleterre, si bien décrit par Philippe Delerm. Commencez donc impérativement votre visite par le minuscule musée de la marine installé dans l'ancienne église Saint-Etienne située en face du vieux port et de sa lieutenance du XVIe siècle. Alors que s'engouffrent dans la nef les cris des mouettes survolant le Vieux Bassin, sont évoqués pour commencer le souvenir des corsaires et celui de Samuel de Champlain embarquant ici en 1608 pour aller fonder la ville de Québec. Juste après sont illustrés la Grande Pêche sur les lointains et mythiques bancs de Terre-Neuve et les campagnes de pêche à la morue pendant lesquelles les marins-pêcheurs mettaient des bateaux en bouteilles pour tuer leur ennui. Plus loin, on rappelle aussi qu'Honfleur a été l'un des principaux centres de la traite négrière en France au XVIIIe siècle... Une étonnante "civière pour porter le pain bénit" du XVIIIe siècle en forme de pyramide à porteurs est présentée dans le choeur. Dans une vitrine, une tabatière du XIXe siècle faite dans une patte d'albatros... Sur un tableau, la fuite du roi Louis-Philippe le 2 mars 1848 embarquant à Honfleur à bord du "Courrier"... On bute sur une vertèbre de baleine, on s'attarde devant des maquettes, des tableaux, un scaphandre, de nombreux objets de marine aussi anciens qu'étranges...
 
Après avoir admiré la maison natale d'Alphonse Allais et photographié les greniers à sel, dirigez-vous ensuite vers l'extraordinaire église Sainte Catherine à la conception et au décor uniques. Puis, continuez vers le musée Eugène Boudin qui présente aujourd'hui dans un cadre clair et spacieux une magnifique collection de tableaux signés Boudin, Dufy, Monet, Isabey, Courbet, Vallotton... Le charme, le calme et la beauté du site normand ont depuis longtemps attiré les peintres, au point que l'Ecole de Honfleur, sous l'impulsion du trop méconnu Eugène Boudin, sera au XIXe siècle la principale inspiratrice du mouvement impressionniste !
 
A deux pas, la visite des Maisons Satie justifierait à elle seule le voyage à Honfleur ! La maison natale du compositeur est aujourd'hui transformée en parcours muséographique aussi formidable que surréaliste ! Quel contraste entre la traditionnelle maison à colombages et les oeuvres extravagantes qu'elle abrite, présentées évidemment en musique ! L'auteur iconoclaste des "morceaux en forme de poire", des "préludes flasques pour un chien" ou de la "Sonatine bureaucratique" aurait-il pu un jour imaginer cet hommage brillant ?
 
A partir d'ici, les moins sportifs pourront se rendre sur la plage en passant devant le phare de l'Hôpital et se poser dans le Jardin des Personnalités alors que les plus courageux iront voir la vue sur le proche Pont de Normandie depuis la chapelle de la Côte de Grâce et la vue sur la ville depuis le Mont-Joli tout proche. L'occasion d'évoquer également la ferme-auberge Saint-Siméon perchée sur ce promontoire où se retrouvaient les peintres de l'Ecole de Honfleur "chez la Mère Toutain" !
 
Vous l'aurez compris, Honfleur, épargnée miraculeusement par les bombardements et les destructions pendant la 2e guerre mondiale, c'est avant tout une ambiance, un site, une parenthèse... La magie opère toujours et, pour s'en convaincre, il suffit de citer Charles Baudelaire : "Mon installation à Honfleur a toujours été le plus cher de mes rêves"...
 
 
Tonton Daniel
 
 
 

 

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #sur les routes de france

Repost0

Publié le 3 Avril 2013


Bonjour à tous

 

Dans le Saint Empire Romain Germanique, pendant une période incertaine du Moyen-Age, les chemins de deux jeunes hommes que tout oppose a priori vont se croiser dans les couloirs d'un monastère. Ces deux êtres complémentaires sont Narcisse et Goldmund, les héros éponymes du récit écrit en 1930 par l'allemand Hermann Hesse qui fera naitre entre eux une amitié que rien ne laissait présager. Tel Achille dans la mythologie grecque qui préféra un jour une vie courte et glorieuse à une vie longue et terne, Goldmund quittera cloitre et discipline pour mener une vie errante d'artiste hédoniste, accumulant les expériences qui nourriront son inspiration esthétique et artistique. Quant à Narcisse, il deviendra plus tard l'abbé du monastère où, sans le quitter, il affrontera lui aussi des épreuves personnelles. Après leurs retrouvailles, chacun des deux amis finira par admirer et envier le choix de vie de l'autre...

 

Au long des pages de ce voyage initiatique, les symboles foisonnent, et en particulier celui de l'arbre, à la fois enraciné dans le réel comme Narcisse et laissant ses branches plier au gré du vent comme Goldmund. Dans l'ordre d'apparition, le premier personnage du récit est d'ailleurs un chataignier "au tronc puissant" et "au coeur plein de tendresse". Viennent ensuite les calmes tilleuls du monastère, la verdure des buissons d'aulnes, l'ombre des bouquets d'érables, les frênes recouverts de neige, la sérénité et la solidité des grands chênes... C'est près de grands pins que Goldmund aura sa première expérience amoureuse et ce sont des pins blancs "très gros" et "tout droits" qui lui rappelleront pendant son voyage les colonnes et les piliers du monastère. Plus tard, des arbres fruitiers mettront en relief la fragilité de la vie humaine pendant une épidémie de peste. Les bois de hêtre sont destinés à la cheminée, les bois de bouleaux servent de refuge, et des "pins tordus et rougeâtres" sont annonciateurs de la mort d'une femme avant que Goldmund émerge des saules à la recherche de l'amour... Enfin, vient le retour de l'enfant prodigue à son point de départ. Son premier geste en mettant pied à terre est de porter "avec tendresse la main sur le tronc" du chataignier solitaire dont les "écorces éclatées et piquantes répandues sur le sol" illustrent évidemment les aléas et les revers de cette vie d'errance. A partir d'ici et jusqu'à la fin, si nous ne trouvons plus qu'un vieux pommier aux branches tordues, un stock de bois abattu et pour finir un arbre désséché "mort à jamais", une dernière image est destinée à nous faire comprendre que nous faisons partie d'un tout malgré nos différences : "Ce que, au cours de plusieurs siècles, on avait ici bâti, ciselé, peint, vécu, pensé, enseigné avait un air de famille, provenait d'un même esprit, et s'accordait ensemble comme s'accordent les branches d'un même arbre".

 

"Narcisse et Goldmund" est un récit initiatique caractéristique de l'oeuvre de Hesse. On y retrouve le ton un peu mièvre hérité du romantisme allemand et tous les thèmes chers à l'auteur : la dualité intrinsèque de la nature humaine avec "l'opposition entre vie active et vie contemplative", la recherche d'une certaine spiritualité, "l'instabilité de toute existence", la fugacité du bonheur, la futilité des passions, la liberté, l'amour, le doute permanent face au sens de la vie... "La vie était belle, beau et fugitif le bonheur, belle et si vite fanée la jeunesse"...

 

La beauté et l'art comme moyen de sublimer les passions humaines tiennent également une grande place dans "Narcisse et Goldmund" : "La source de tout art et sans doute aussi de toute pensée est-elle la crainte de la mort" écrit Hesse qui adjoindra au sculpteur Goldmund un apprenti pour la transmission du savoir et afin de "se survivre à lui-même". Dans cet ouvrage quasi-philosophique, on pense aussi à Voltaire et à son Candide quand Narcisse reconnait qu'il est "plus courageux et plus noble" de "cultiver un beau jardin d'harmonieuses pensées". Enfin, un thème pas assez relevé est aussi celui de l'amitié entre deux personnalités différentes, celui des contraires qui s'assemblent, celui du conflit entre raison et passion, entre pragmatisme et idéologie.

 

Au final, même si Herman Hesse semble prendre parti en ne laissant survivre qu'un seul de ses deux personnages, ce récit ne vous aidera pas à choisir un chemin de vie, celui de Narcisse ou celui de Goldmund. C'est peut-être la morale pessimiste de l'oeuvre : nous disparaitrons tous un jour, même en laissant une trace quelconque de notre passage et quelle que soit la voie que nous empruterons !

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hermann_Hesse

 

"L'art, c'est la plus sublime mission de l'homme, puisque c'est l'exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et à le faire comprendre." (Auguste Rodin)

 

Tonton Daniel

 

 

narcisse et goldmund

 

 

 

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

Repost0

Publié le 1 Avril 2013


Bonjour à tous

 

Pas brillante la Villa des Brillants ! La dernière demeure acquise à Meudon par le sculpteur Auguste Rodin en 1895 n'est pas plus grande qu'un modeste pavillon de banlieue. Seules deux pièces du rez-de-chaussée sont accessibles à la "visite", l'ancienne salle à manger et l'atelier de l'artiste. Difficile de croire que sont passés ici le poète Rainer Maria Rilke, la danseuse Loïe Fuller, le roi d'Angleterre Edouard VII ou le président de la république Raymond Poincaré... Quant au "jardin", il se résume à une allée de marronniers et à un carré de pelouse, grand comme un mouchoir de poche et aujourd'hui interdit d'accès !

 

Il n'y a donc que le musée-atelier bâti derrière la maison qui soit digne d'intérêt et susceptible d'attirer le visiteur. On y retrouve maquettes, modèles, études en plâtre, en marbre ou en grès émaillé de ce que seront plus tard en bronze certaines des plus grandes oeuvres de l'artiste, la porte des enfers, le baiser, Balzac, l'âge d'airain, les bourgeois de Calais...
Dehors, sous une des versions en bronze du Penseur, on devine à peine le caveau où reposent Auguste Rodin et sa compagne Rose Beuret disparus tous deux en 1917...

 

Préférons donc la visite du musée Rodin de Paris logé dans l'hôtel Biron rue de Varenne et une promenade dans son magnifique jardin, où la qualité des oeuvres le dispute au charme extraordinaire de l'endroit. Pour une fois, la sérénité de la Capitale l'emporte sur celle de la banlieue !

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_Rodin

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Villa_des_Brillants

 

http://tontondaniel.over-blog.com/article-3721447.html

 

http://tontondaniel.over-blog.com/article-le-hangar-y-103117490.html

 

http://tontondaniel.over-blog.com/article-6776225.html

 

Tonton Daniel

 

Deux photos prises hier après-midi, la villa des Brillants et l'intérieur du musée :

 

 

musee rodin meudon 1

 

 

musee rodin meudon 2

 

 

 

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france

Repost0

Publié le 31 Mars 2013


Bonjour à tous

 

Bâti pour le connétable Anne de Montmorency et son épouse Madeleine de Savoie de 1538 à 1555, le château d'Ecouen dans le Val d'Oise abrite depuis 1977 le Musée national de la Renaissance. Peu connu du grand public, ce petit joyau du 16e siècle abrite pourtant de véritables trésors et n'a rien à envier aux grands palais de Chantilly, de Chambord, de Blois ou de Fontainebleau. Abritant également le souvenir de François Ier, d'Henri II et de son épouse Catherine de Médicis, il a même été qualifié un temps de "seul château de la Loire en Ile-de-France" !

 

Symétrie, confort, lumière, grandes galeries et décors précieux caractérisent les palais de la Renaissance qui, par leur inspiration antique et italienne, ont définitivement remplacé les châteaux-fort médiévaux. Resté quasiment intact depuis son origine, le château d'Ecouen renferme de plus nombre de chefs-d'oeuvre appartenant à tous les domaines artistiques, tapisseries, armes, sculptures, vitraux, céramiques, mobiliers, orfèvreries, horloges, peintures... toutes pièces de la Renaissance placées ici dans un ensemble cohérent et parfait.

 

Parmi les pièces les plus extraordinaires, on peut citer la sublime et fragile statuette de Daphné en argent et corail rouge datée de 1550, la fantastique collection de tapisseries du 16e siècle retraçant sur 75 mètres de long l'histoire de David et Bethsabée, la fabuleuse Nef automate de Charles Quint, les cuirs peints "de Scipion", un monumental ensemble des douze cheminées peintes, une incroyable machine à tréfiler... La liste des merveilles présentées à Ecouen est longue !

 

Hier, au centre de son grand parc désert, le palais semblait attendre le retour annuel du printemps comme une nouvelle renaissance annoncée...

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_d%27%C3%89couen

 

http://www.musee-renaissance.fr/

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Renaissance_(p%c3%a9riode_historique)

 

Tonton Daniel

 

 

chateau d'écouen

 

 

 

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france

Repost0