Publié le 23 Septembre 2009


Bonjour à tous


Peccamineux (adjectif) : en théologie, relatif au péché, capable de faire le mal.


Etymologie : du latin "peccare", pécher.


Synonymes : coupable, répréhensible, faillible, fautif, peccable.


Antonyme : impeccable (sans défaut, à l'abri de toute critique, incapable de pécher)


Citations :


- "L’autre bonne nouvelle, c’est la résistance qui commence à s’organiser au-delà des Alpes contre le peccamineux mais tout-puissant Berlusconi" (Philippe Thureau-Dangin, Courrier International n°985, 17 septembre 2009).


- "Suspecte et peccamineuse, ma grand-mère, toujours au bord de faillir, était retenue par le bras des anges, par le pouvoir d'un mot" (Sartre, Mots, 1964).


Tonton Daniel




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Publié le 21 Septembre 2009


Bonjour à tous


Notre visite de la réserve naturelle de la tourbière des Dauges dans la Haute-Vienne hier après-midi fut un véritable enchantement !
La Nature y est restée à l'état presque sauvage, et je ne devrais d'ailleurs pas faire de publicité pour ce site protégé et méconnu !
Un mot malgré tout pour évoquer la mystérieuse drosera, petite plante carnivore qu'on trouve dans ce milieu humide mais qui avait décidé hier de rester bien cachée !


http://fr.wikipedia.org/wiki/Drosera


http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_naturelle_nationale_Tourbi%C3%A8re_des_Dauges


Tonton Daniel





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Rédigé par tonton daniel

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Publié le 19 Septembre 2009


Bonjour à tous

"Le sabayon (de l'italien zabajone) est une préparation culinaire d'origine italienne obtenu en incorporant un liquide, alcoolisé ou non, à des jaunes d’œufs accompagnés ou non de sucre. Cette incorporation se fait au fouet, sur un bain-marie, jusqu’à obtenir une préparation mousseuse et parfumée. Le sabayon est servi chaud ou tiède.
Il existe différents sabayons sucrés ou salés, qui sont comparables à des sauces. Par exemple le sabayon (sucré) au vin moelleux (jaune d’œufs, sucre et vin moelleux) destiné à accompagner des dés de fruits, ou bien un sabayon (salé) au citron (jaune d’œufs, citron, sel, réduction de vin blanc sec) destiné à accompagner des coquilles saint Jacques.
Il semblerait que ce soit Catherine de Médicis qui ait rapporté ce dessert d'Italie".

(source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sabayon)

Une recette de sabayon relevée sur le net :

Ingrédients pour 4 personnes:

4 jaunes d’oeuf
25 cl de vin blanc doux
75 g de sucre en poudre

Préparation :

Mélanger les jaunes d’œuf, le sucre et le vin blanc et mélanger.
Placer le mélange dans un récipient dans un bain-marie à 60 / 70°.
Battre au fouet pendant 10 à 15 minutes le temps que le mélange se transforme en une mousse tiède et aérienne. La composition doit « faire le ruban », c'est-à-dire que la composition est devenue épaisse. La composition reste attachée au fouet et retombe en s’affaissant tout doucement.

Notes de Tonton Daniel :
Le sabayon est souvent destiné à napper un plat mais peut être servi seul. Comme la crème Chantilly ! On peut aussi remplacer le vin blanc doux par du Champagne pour accompagner des fraises ou des framboises par exemple, par du jus d'orange pour napper un gratiné de clémentines, par du Porto pour des poires pochées ou un moelleux au chocolat, par du Marsala pour couvrir de la brioche ou des asperges !

Bon appétit !

Tonton Daniel

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Publié dans #alimentation

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Publié le 17 Septembre 2009


Bonjour à tous


LE JARDINIER ET SON SEIGNEUR


            Un amateur de jardinage,
            Demi-Bourgeois, demi-Manant,
            Possédait en certain village
Un jardin assez propre, et le clos attenant.
Il avait de plant vif fermé cette étendue.
Là croissait à plaisir l'oseille et la laitue,
De quoi faire à Margot pour sa fête un bouquet,
Peu de jasmin d'Espagne , et force serpolet.
Cette félicité par un Lièvre troublée
Fit qu'au Seigneur du bourg notre homme se plaignit:
Ce maudit animal vient prendre sa goulée
Soir et matin, dit-il, et des pièges se rit.
Les pierres, les bâtons y perdent leur crédit.
Il est sorcier, je crois.  Sorcier, je l'en défie,
Repartit le Seigneur. Fut-il diable, Miraut
En dépit de ses tours, l'attrapera bientôt.
Je vous en déferai, bon homme, sur ma vie.
Et quand ?  Et dès demain, sans tarder plus longtemps.
La partie ainsi faite, il vient avec ses gens.
Ca, déjeunons, dit-il, vos poulets sont-ils tendres ?
La fille du logis, qu'on vous voie, approchez.
Quand la marierons-nous ? quand aurons-nous des gendres ?
Bon homme, c'est ce coup qu'il faut, vous m'entendez,
            Qu'il faut fouiller à l'escarcelle.
Disant ces mots, il fait connaissance avec elle,
            Auprès de lui la fait asseoir,
Prend une main, un bras, lève un coin du mouchoir ;
            Toutes sottises dont la Belle
            Se défend avec grand respect ;
Tant qu'au père à la fin cela devient suspect.
Cependant on fricasse, on se rue en cuisine :
De quand sont vos jambons ? ils ont fort bonne mine.
Monsieur, ils sont à vous.  Vraiment, dit le Seigneur,
            Je les reçois, et de bon coeur.
Il déjeune très bien ; aussi fait sa famille,
Chiens, chevaux et valets, tous gens bien endentés :
Il commande chez l'Hôte, y prend des libertés,
            Boit son vin, caresse sa fille.
L'embarras des Chasseurs succède au déjeuné.
            Chacun s'anime et se prépare :
Les trompes et les cors font un tel tintamarre
            Que le bon homme est étonné.
Le pis fut que l'on mit en piteux équipage
Le pauvre potager : adieu planches, carreaux ;
            Adieu chicorée et poreaux;
            Adieu de quoi mettre au potage.
Le lièvre était gîté dessous un maître chou,
On le quête, on le lance : il s'enfuit par un trou,
Non pas trou, mais trouée, horrible et large plaie
            Que l'on fit à la pauvre haie
Par ordre du Seigneur ; car il eût été mal
Qu'on n'eût pu du jardin sortir tout à cheval.
Le bon homme disait : Ce sont là jeux de Prince.
Mais on le laissait dire ; et les chiens et les gens
Firent plus de dégât en une heure de temps
            Que n'en auraient fait en cent ans
            Tous les lièvres de la province.


Petits Princes, videz vos débats entre vous.
De recourir aux Rois vous seriez de grands fous.
Il ne les faut jamais engager dans vos guerres,
            Ni les faire entrer sur vos terres.


Jean de la Fontaine
... et Tonton Daniel




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Rédigé par tonton daniel

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Publié le 15 Septembre 2009


Bonjour à tous

23 suicides et tentatives de suicide depuis février 2008...
Sur le modèle du célébrissime "J'accuse" d'Emile Zola à propos de l'affaire Dreyfus, un salarié de France Telecom fait paraitre aujourd'hui dans le journal "L'Humanité" un terrible réquisitoire contre "les logiques financières qui ont balayé les relations humaines dans l’entreprise" :

"Lettre ouverte au PDG de France Télécom :

Devant le désastre humain de ces derniers jours, je me permets de vous interpeller pour apporter ma vision d’agent France Télécom sur ce séisme que vous n’avez pas vu venir, enfermé que vous êtes dans votre tour de Babel. J’estime de mon devoir de vous faire part de mes réflexions pour comprendre comment on en est arrivé là. Je suis convaincu que vous n’avez pas le monopole de la vérité, malgré votre fonction de PDG.

Avec les PDG qui vous ont précédé, MM. Bon et Breton, vous avez planifié, programmé avec des juristes, des experts, des consultants, des organismes de formation pour cadres, une politique de management et organisationnelle pour mettre sur les rails du capitalisme pur et dur notre entreprise. À travers cette politique, vous avez laminé les syndicats, vous avez éloigné inexorablement les centres de décisions en augmentant les territoires des directions régionales, ne laissant sur le terrain au plus près de vos agents que quelques petits chefs issus de leurs rangs pour servir de liens.

La première grosse erreur de cette politique a été de spolier l’identité professionnelle de la majorité de vos agents venant des PTT avec de réelles formations de métiers. Le lien sur le terrain dévolu à ces cadres « N+1 » n’avait plus rien de social. Ce n’était, ce n’est qu’un relais pour mettre en place vos méthodes, vos processus, vos directives, vos aspirations de suppressions d’emplois, pour être crédible auprès des marchés financiers. Beaucoup ne se rendent pas compte du rôle que vous leur avez fait jouer ou qu’ils jouent encore.

Les syndicats, parlons-en… Stratégiquement, là aussi tout était planifié. Par des restructurations incessantes, vous les avez confinés année après année, changement de périmètre après changement de périmètre, dans un travail de réorganisation permanent pour répondre à votre mise en place des institutions représentatives du personnel (lRP). Vous avez voulu des syndicats affaiblis. Vos fiançailles avec les marchés financiers, les actionnaires, vous ont poussé à détruire insidieusement les contre-pouvoirs garants des équilibres sociaux. Certainement au-delà de vos espérances…

Oui, pendant des années, devant le peu de lutte collective d’envergure, vous avez cru gagner. Vous pensiez, comme notre président de la République, que « quand il y a une grève à France Télécom, on ne s’en rend plus compte ». En surfant sur la démagogie et sur l’individualisation à outrance, vous avez mis en place votre politique de restructurations incessantes de vos services.

Après la perte d’identité professionnelle, la perte d’identité géographique : mobilités forcées, imposées. Avec à la clé un travail répétitif, sans autonomie, à la place d’un vrai métier.

Quel projet proposez-vous à ces personnels en errance pour se reconstruire ? Votre projet d’entreprise ? Croyez-vous sincèrement qu’ils puissent y adhérer ? Quel manque de discernement !

Pour casser toute velléité, mise en place d’un management impitoyable, infantilisant, ou dans chaque parole des cadres on entend les mêmes réponses, les mêmes allégations, les mêmes phrases, les mêmes arguments, à la virgule près, pour nous faire accepter l’inacceptable. Sans oublier les chiffres, les indicateurs… Ces années que vous avez planifiées sont d’une violence inouïe. Je suis sûr que l’histoire le jugera un jour ou l’autre. Et voilà que cette violence vous revient en pleine figure, comme un boomerang.

Vous avez cru gagner mais vous avez perdu. Ne laissant que peu d’espace à l’expression démocratique, aux luttes collectives, aux résistances organisées, en méprisant la représentation syndicale (il suffit de lire les réponses faites aux questions des délégués syndicaux et des délégués du personnel où ne transpirent qu’arrogance, suffisance, mépris), vous n’avez pas vu ou pas voulu voir apparaître depuis quelques années une nouvelle forme de lutte insidieuse, souterraine : le suicide… La nature a horreur du vide. Sur les conseils éclairés de certains experts ès communications à la solde des décideurs économiques et politiques, vous avez fanfaronné, dénié ce sujet. Vous avez sali la mémoire des premiers collègues disparus en les méprisant, en cantonnant leur geste désespéré dans des problèmes familiaux, personnels.

Quelle erreur, quel dédain, quelle suffisance ! À force de ne côtoyer que les arcanes des pouvoirs politiques, économiques, médiatiques, on en devient aveugle… Les travailleurs, les gens de peu, les millions de personnes n’ayant pas de Rolex à cinquante-cinq ans n’existent plus…

Et pourtant, la médecine du travail, malgré son peu de moyens, vous alertait. Les comités d’entreprises (CE), les comités d’hygiène et de sécurité (CHSCT) aussi. Mais la victoire est une drogue douce, elle enivre, elle isole, elle grise. Votre rouleau compresseur écrasait tout sur son passage. Les bénéfices année après année justifiaient vos choix auprès des marchés. Vos actionnaires vous remerciaient…

Devant ce no man’s land de luttes dignes de ce nom, ces signaux puérils de détresse ne vous inquiétaient pas. La puissance de votre communication étouffera à travers les médias ces résidus de gêne d’image de la marque, pensiez-vous. La voie royale du libéralisme était dégagée. On a gagné ! on a gagné ! Et puis le grain de sable. Vos agents hommes, femmes qui veulent vivre debout, dignes, devant votre mutisme, osent symboliquement perpétrer leur suicide sur leur lieu de travail. Crime de lèse-majesté…

En réponse, toujours votre mépris. Pour calmer les médias, vous faites dire par un de vos directeurs : « À France Télécom, on ne se suicide pas plus qu’ailleurs. » Quelle gaffe ! Quel camouflet pour ces hommes et ces femmes ! Vous rendez-vous compte où vous a mené votre aveuglement ? Obliger vos agents avant leur dernier geste à bien préciser qu’ils n’avaient pas de problèmes familiaux, financiers ou autres. Leur problème, c’est bien France Télécom, c’est bien la politique managériale que vous avez mise en place. C’est une violence supplémentaire à laquelle je ne trouve pas de nom. C’est une insulte à la dignité de ces personnes et à leur famille. Ce que j’ai écrit et affiché sur mon lieu de travail avant les événements du 10 septembre 2009 (un collègue qui se poignarde) et du 11 septembre (une collègue qui se défenestre), malheureusement me donne raison : « Le pire est à venir. »

Votre réunion du 10 septembre dernier n’apporte qu’une partie des réponses aux attentes de ces centaines d’agents en stand-by. La mise en place d’un audit extérieur, quelle désillusion, quel manque de respect pour vos équipes de médecine du travail, des élus du CE et du CHSCT qui n’ont eu de cesse de vous alerter, signaler les dérives, les ravages de votre politique à travers des rapports. Peut-être étaient-ils rédigés en chinois et vous n’avez pas daigné les traduire ?

Il est encore temps de les lire…

À l’heure où nous en sommes, que vous reste-t-il pour demeurer crédible auprès de vos agents ?

Soit vous reconnaissez publiquement votre responsabilité dans la souffrance de vos agents, avec en parallèle de véritables négociations avec les syndicats pour infléchir cette politique.

Cette décision serait un geste fort, à même de calmer cette spirale infernale. Elle demande du courage et du coeur… Soit vous restez droit dans vos bottes en niant les relations de cause à effet de votre politique et là, effectivement, je redoute le pire…

Je n’accepterai pas, pour ma part, la troisième solution qui se dessine. C’est-à-dire la mise en place du repérage des agents potentiellement à risque pour un traitement individualisé pour les éradiquer, les gommer, les culpabiliser, les stigmatiser et recommencer comme si rien n’était arrivé.

Veuillez accepter cette humble contribution à votre réflexion ; humainement, pour tous mes collègues, je ne pouvais plus me taire.

Malgré la souffrance qui m’écorche, recevez mes respects.

Ceci est mon « code alliance » à France Télécom, car en tant qu’être humain, je n’existe plus depuis 2002 dans votre entreprise.

DYDO 5403"

http://fr.wikipedia.org/wiki/J'accuse

Tonton Daniel



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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #actualité

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